AVAL
do ceux qui exercent ce droit. On distinguo : A. législative , administrative , judiciaire, municipale. etc. — En Logique , autorité est synouyme de crédibilité, motif de certitude : c’est en ce sens que l’on dit A. des sens, de la conscience , de la raison, du témoignage, de l’Église, etc. — Ou prend plus particulièrement ce mot daus le sens de foi due au témoignage , et l’on appelle système de l’autorité cette doctrine, enseignée par M. de Lamennais dans son Traité de T indifférence , qui veut que la raisou soit impuissante par elle seule, et que les jugements auxquels nous adhérons d'après nos lumières individuelles ne soieut certains qu'autant qu’ils sont confirmés par la révélation divine ou par le consentement universel.
AUTORITÉ (ABUS D’j. Voy. ABUS.
AUTOSITE (du grec autosites, qui se nourrit de soi-méme), nom donné par b. Geoffroy Saint -Hilaire aux monstres simples qui sont capables de vivre et de se nourrir par le jeu de leurs propres organes, et qui, par conséquent, peuvent subsister plus ou muins longtemps hors du sein de leur mère.
AUTOUR, Astur (du grec as ter ias, étoilé, k cause des étoiles que forment en se croisant les raies de son plumage) , genre de l'ordre des Rapaces, de la famille des Diurnes et de la tribu des Faucons. 11 est un peu plus grand que la Bu$e# a laquelle il ressemble. Il se divise en deux sous-genres, les Autours et les Éperviers, et contient beaucoup d’especes répandues dans les deux hémisphères. VA. ordinaire est brun en dessus et blanc rayé de brun en dessous. 11 n’y a que la femelle qui s'appelle autour; le mâle se nomme tiercelet; et comme il v a d’autres oiseaux de proie dont le* mâles s’appellent tiercelets, il faut dire tiercelet d’autour, |>our le distinguer du faucon , du gerfaut , etc. — On employait autrefois l'autour, ainsi que l'épervicr. pour la chasse aux perdrix et aux faisans. Cette chasse est appelée autourserie ou chasse du bas vol , par opposition avec la chasse du haut vol , qui se fait avec le faucon. L’autour, en effet , chasse en rasant la terre et non en s’élevant comme le faucon. On ne le chaperonne point. On le prend jeune pour l'habituer à partir de dessus le nointr , et à revenir k la voix de son maître. On a des chiens pour faire lever le gibier : des que l'autour le voit, il part, et, lorsqu’il l'a atteint, ou le lui relire en lui présentant quelques morceaux de viande. Cet art était connu des Romains. Autrefois, en France, l’autourserie était le délassement des particuliers cl «les simples gentilshommes, tandis que la fauconnerio était celui des rois et des princes. Aujourd'hui encore elle est pratiquée en Allemagne, en Bologne, en Perse, pour lâchasse de la perdrix , du faisan, du canard , de l’oie sauvage, du lièvre et du lapin. En Perse, on cha«se meme la gazelle avec, l'autour, en lui apprenant il ue trouver sa nourriture que dans les yeux d’uno gazelle empaillée.
AUTOURSERIE. Voy. autour.
AUTRUCHE (du grec strouthos, autruche), genre de l’ordre des Echassiers, famille des Brévipcnucs, caractérisé par sa taille gigantesque , ses jambes demi-uues, ses deux doigts dont l’externe est plus court que l'interne , et ses ailes rudimentaires impropres au vol. Son bec déprimé, ses grands yeux et sa petite této, lui donnent un air stupide qui a passé en proverbe. Ses plumes fournissent un orii» ment fort recherché et sont un important objet du commerce. On ne connaît qu'une espèce d’autruche, VA . d'Afrique, que les Grecs appelaient Slrouthocamélos ou ni seau-chameau, d’après les ressemblances qu'ils lui trouvaient avec lo chameau. Cette espèce sc trouve dans l'Intérieur de l’Afrique et en Asie, dans l’Indu en deçà du Gange. L’autruche est le plus grand do tous lus oiseaux : sa taille dépasse deux mètres, et son poids -10 kilogr. Elle est her-
bivore, mais si vorace, quelle avale indistinctement avec ses aliments tout ce qui se présente , comme bois, pierres, fragments de métaux, etc. C’est le seul oiseau qui urine. Sa chair, défeudue par la loi aux. Hébreux, était, au contraire, estimée des Romains. Plusieurs tribus d’Afrique s’en nourrissent. Ses œufs pèseut un kilogr. et demi. L'autruche les dépose sur le sable, où ils éclosent à la chaleur du soleil ; cependant elle les couve la nuit et dans les saisons froides. L'autruche ne peut voler; mais, en revanche, sa force et sa rapidité k la course sont incroyables : les meilleurs coursiers ne peuvent l’atteindre que lorsqu'elle est fatiguée, et après 8 ou 10 heures de poursuite; aussi •'en sert-on comme de monture. Ceux qui chassent l'autruche la tuent à coups de bâton pour éviter de gâter ses plumes. Certains peuples d'Afrique en élèvent en domesticité de nombreux troupeaux. — On donne le nom d'il. d’Amérique au Nandon . qui forme un genre distinct. Vou. ce mot.
AVAL(du latin ad, à, vers; vallis, vallée :cn bas). On nomme ainsi, dans la navigation des rivières, le côté vers lequel descend la rivière; 11 est l'opposé d’amont , qui signifie le côté d'où la rivière descend. Naviguer en aval, aller aval, c'est suivre le cours de l’eau. On dit par corruption : aller ù vau l’eau, pour : sc laisser entraîner par le couraut. Le pays d’aval est celui où l’on arrive en descendant 1a rivière , par opposition au pays d’amont, vers lequel on irait en remontant la rivière. — Dans la Marine , on appelle vent d’aval tout vent qui soufile sur les eûtes en venant du large, depuis le S.-S.-E. jusqu’au N.-N.-O., passant par l'O.; il est l’opposé du vent d'amont.
Dans le Commerce, on appelle aval (par abréviation pour à valoir . à valoir ;>our), ou ami de garantie, une souscription qu'un tiers étranger au tireur appose â une lettre de change ou à un billet à ordre négociable; U suffit pour cela de mettre au-dessous sa signature avec ccs mots : bon pour aval. C'est un engagement solidaire. Le plus souvent ou donne son aval sur le billet même ; quelquefois on le donne par acte séparé. Lo dounetir d’aval s’engage aiusi envers le porteur k payer le montant du billet, dans le cas où ce bilki n'aurait pas été payé par celui pour qui l’aval est donné.
AVALANCHE (du latin ad, et valles , vallée ) , masse de neige qui roule du sommet des liantes montagnes, grossit dans sa course, et renverse tout ce qu’elle rencontre. La fonte des neiges, an printemps, est la principale cause de la formation des avalanches; la terre s’échauffe aux rayous du soleil, et, communiquant sa chaleur k la hase de la neige qui repose sur elle , en dêtermiue la fusion , do manière que les couches supérieures s’eu détachent et viennent ainsi rouler avec fracas sur le flanc des montagnes. La moindre agitation de l’air provoque souvent la chute des avalauchcs : c’est pour cela qu’on recommande aux voyageurs le silence daus le voisinage des musses de neige où elles ont coutume de se former. Elles causent, en roulant, un vent si violent qu’il arrive souvent que les hommes et les animaux en sont étouffés. C’est surtout en Suisse , en Suède et en Norvège que les avalanches sont commîmes et terribles.
AVAL01RE, partie du harnais consistant en une large bande de cuir double , assujettie par lus deux bouts à deux anneaux do fer situés k l’extrémité des rcculemcnts, et soutenue par des bandes de cuir qui descendent du surdos. L'avaloire, maintenue dans une position horizontale , entoure les caisses du cheval , et sert k faire reculer la voiture k laquelle le cheval est attaché, au moyeu des bandes de côté nui tirent les chaînettes et le timon en arrière. — Les chapeliers nomment ainsi un outil moitié métal ot moitié bois dont ils se servent