AURI
A lit O
et ligulées, celles de l'intérieur régulières, tubuleuses, à 5 dents, et à anthères munies do caudicules. VA. hélène (Inula helenium) était, suivant les Grecs, née des larmes d'Hélène. Sa racine amère et aromatique est employée comme stimulante , emrucuagogue et diaphonique. Thompson en a retiré un principe immédiat appelé 1 nu line {Voy. ce mot). VA. odorante s'emploie de même et est encore plus aromatique. VA. des prés a été préconisée contre la dysenterie.
AURA, mot latin qui signifie souffle, vapeur subtile, a été employé par les Physiologistes pour exprimer la sensation d une sorte de vapeur qui semble partir du tronc et des membres et s’élever vers la tète, avant l'invasion des attaques d’épilepsie et d'hystérie. On dit en ce sens Y Aura épileptique.
Y Aura hystérique , etc.
AUBADE, a rit a do (d’ourum, or), nom vulgaire du Spare doré , sur les côtes de France, principalement sur celles de la Mediterranoée. Vu y. spare.
AURANT1ACEES (du nom spécifique de l'Oranger commun, Citrus aurantium ), famille de plantes dicotylédones polypetalcs, à étamines hypogyues, appelée aussi famille des Hespéridées (Voy. ce mot). Ses caractères sont : calice urcéolé ou campanulé à 3, 4 ou 5 dents, même nombre de pétales alternant avec les dents du calice, étamines eu nombre double ou multiple des pétales, ovaire libre, style simple, et, pour fruit, baie sèche ou charnue, 1 écorce épaisse, renfermant un nombre variable de graines entourées d'une pulpe inucilagineuse ou enfermées dans des vésicules succulentes. Les Aurantiacées sont des arbres ou arbustes à feuilles alternes, il folioles coriaces, criblées d utricules transparentes remplies d'huile volatile d'odeur ordinairement suave. Quoique originaires des régions tropicales , elles se trouvent aujourd’hui ré)»andues sur toute la terre, et leur multiplication est si facile que leurs feuilles mêmes, mises en terre, y prennent racine en, fort peu de temps. Le principal genre de cette famille est YOranyer (Citrus), qui renferme le Limonnier,
10 Citronnier et Y Oranger proprement dit , tous arbres counus de tout le monde.
AERATES ( d’aurum, or), sels formés par la combinaison d’une base salifiahle avec l'oxyde aurique eu oxyde d'or jouant le rôle d'acide.
AURÉLIE (d’aurum, or), nom que les anciens donnaient aux nymphes des Lépidoptères, à cause de l'éclat doré qu’oure J’epveloppe de quelques papillons diurnes. Ou les appelle aujourd hui chrysalides. Voy. ce mot.
AURÉOLE, cercle lumineux dont les peintres et quelquefois les sculpteurs ornent la tète des personnages d’une origine céleste. On ne donna d’abord d’auréole qu'a Jésus-Christ ; puis on l’éteudità la Vierge, aux apôtres , aux anges ; enfin , dès le v* siècle, on l’accorda à tous les saiuts, et même aux objets symboliques du culte chrétien. Voy. mmbf..
AEREES (sous-entendu mjmmus), monnaie d’or des Romains, ne fut en usage que fort tard, vers l'an 203 av. 1.42. L’anmi pesait d’abord un scrupule seulement, le 24* do l’once, et valait 20 sesterces ou 5 deniers (environ 4 fr. 9 c.). On en frappa depuis de 2, de 3 et de 4 scrupules , valant 40 , 60 et 80 sesterces. Depuis César jusqu’à Constantin , l’or étant devenu plus commun, le poids de fttareus fut porté bien au delà d’uu scrupule et varia fréquemment : Constantin en fixa le poids à 4 scrupules , et le nomma solidus aureus ; pendant toute cette époque, il équivalait à 100 sesterces ou 25 deniers. Sous Auguste, l'aureur valait 20 fr. 38 c.; sous Domi tien,
11 ne valait plus que 17 fr. 59 c.
AURICULAIRE (d’awrij, oreille). Un témoin
auriculaire est relui qui a entendu lui-même les choses dont il dépose. — Lu confession auriculaire est celle qui se fait ou secret , à l’oreille du prêtre,
de manière que lui seul puisse l'entendre. — Le doigt auriculaire est le petit doigt, ainsi nommé parce qu’à cause de sa petitesse il {tout facilement être introduit dans le conduit auditif externe.
En Botanique, ou nomme Auriculaires up genre de Champignons de la section des Basidiosporés, et qui out la forme d une oreille. Ce genre, autrefois confondu avec les Auricule* ( Voy. ce mot), a été détaché des Théléphores par Bulliard. Une espèce, VA. mesenlcrv'a , croit en France sur le* vieux troues.
A UH ICC LE (diminutif d'auri#, oreille), nom que l’on donne eu Anatomie à l’oreille externe ou pavillon de l’oreille. — En Zoologie, on nomme Auricule : 1° les crêtes formées sur les côtés de la tête de certains oiseaux par les pennes les plus élevées, comme dans plusieurs espèces île chouettes ; 2° un genre de Mollusques gastéropodes pulmonés, dont l’ouverture est semblable a l’oreille d’un homme : les espèces de ce genre sont assez rares; Y A. de Midas et VA. de Judas sont les plus grandes de toutes.
En Botanique, on nomme Auricule (vulgairement Oreille d'ours) un genre de la famille des primulacées, à calice campanule, à colonne ventrue, et remarquable par l’élégance de ses Heurs. L'A. commune ou des fleuristes, qui orne tous les parterres, est originaire des Alpes. — On nomme encore Auricttles les appendices en forme d’oreille qui se trouvent à la hase des feuilles, comme dans la sauge, ou des pétioles, comme dans lo citron, ou des stipules, comme dans les jungermaues. — Enfin , eu nom à' Auricule a été donné a deux espèces de Champignons appartenant l'une au genre Pézize ., l'autre au genre Thétéphora. Voy. ces mots.
AURIQUE. Eu Chimie, cette épithète exnrimo toute combinaison dont l’or fait la base : oxyde aurique, sels atiriqucs.
Dans la Marine, on nomme voile aurique toute voile trapézoïdale , telles que celles qui se hissent dans la direction des étais ou s’enverguent sur des cornes ; on nomme les premières voiles iTélait et les i secondes voiles à conte. L'usage de ces voiles a, dans les bâtiments dits traits-carrés , des inconvénients qui les y ont fait abandonner. On ne les emploie guère que dans les lougres et les chasse- marées.
AUROCHS (de l'allemaud aurochs, hoeuf sauvage), espèce du genre Bœuf, appelée aussi Crus. L'Aurochs a le pelage composé de deux sortes de poils, les uns, fauves, doux et laineux, espèce de bourre recouvrant les parties inférieures; les autres, ceux du dos et des régions antérieures, plus longs, bruns, durs et grossiers. Le menton est ombragé par une barbe longue et pendante, les cornes sont grosses, rondes et latérales; le front est bombé; enfin, cet animal a li paires de côtes, tandis que nos bœufs n’en ont que 13. L’aurochs est , après l’élephaut et le rhinocéros , le plus gros des quadrupèdes mammifères. Le mâle, haut de 2 ni., a jusqu'à 3*33 de long. Cet animal, très-féroce à l’état de nature, est susceptible d'être réduit en domesticité lorsqu'il est pris jeune. Sa chair est un excellent manger ; sa toison et son cuir sout très-recherchés. L’aurochs était autrefois très-répandu dans les forêts de l’Europe tempérée; il est aujourd'hui confiné dans les forêts de la Lithuanie, des monts Kra packs, et du Caucase. On l’a considéré comme la souche de nos bœufs domestiques. Voy. boeuf.
AUR01DES, classe de métaux renfermant l’or et l'iridium. Leurs combinaisons oxygénées n’ont pas d'acidité ni d’alcalinité à un degré marqué: ils ne sont altérés ni par les acides seul», ni par les sels biuaires avec les acides* ils forment des combinaisons dirertes avec le chlore.
AURONE , Artemisia abrotanum , espère de plan te du genre Armoise, que l’on cultive dans les jardins. On la nomme aussi Aurvne mâle, Citroiielle ou I Garde-robe. L’Aurone est un arbuste très -ramifié,
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dont lus fouille*, pressée» entre les doigt*, exhalent une odeur de ci trou ; elle jouit des propriétés de l'armoise commune, mais à un moindre degré. Cette plante croît naturellement dans le midi de la France. — Un nomme Aurone femelle une piaule d’un autre genre de la mémo famille, la Santoline pet it-*y près.
AURORE ( aurora , qu’on dérive d’uumi Ao/ti), lumière faible qui commence à colorer l'atmosphère quand le soleil est A 18 degrés au-dessous do 1 horizon, et qui continue A augmenter jusqu’au lever du cet astre. Le* poètes ont fait de l'Aurore une divinité, et lui ont créé une intéressante légende ( Voy. le Dirt. unir. cTHist. et de Géf-grA. Ils la représentent vêtue d’une robe de safran ou d’un jaune pûle, un flambeau à la main, sortant d’un palais du vermeil, et montant sur un quadrige attelé de chevaux blancs aux frein* d'or, aux réucs de pourpre. Homère la dépeint couronnée d’un grand voile, chassant dedevant die le Soleil et la Nuit, et faisant pâlir les étoiles; il lui donne des doigts et des cheveux couleur de ro*e, lui fait verser la rosée sur la terre, et met dans ses mains les clefs de* portes de l’Orient.
Ai'Roitr. nonÊALK , phénonicine lumineux qui parait quelquefois dans le ciel, la nuit et du cAtô du nord , ce qui le fait aussi appeler lumière polaire. On l'aperçoit rarement dans nos climats; mais a-sez fréquemment dans les pays plus voisins du pAle arctique, en Laponie, en Norvège, en Islande, eu Sibérie, où il rompt la monotonie des longues nuits byverboréennes. il se présente sous l’aspect d’un arc enflammé, qui subsiste pendant plusieurs heures; l’espace sombre entouré par cet arc est traversé, du temps à autre, par des éclairs diffus et colorés, tandis que l’arc luimème est continuellement agité par de* trait* éclatants, qui forment des raies blanchâtres analogues aux dents d’un peigne , et qui , lancés au dehors , dépassent le zénith, et TOU t concentrer leur lumière dans un espace presque circulaire appelé la couronne de t aurore boréale. — Ce phénomène est intimement lié A la cause du magnétisme terrestre. En effet, le sommet de l'arc lumineux est toujours situé dans le plan du méridien magnétique du lieu de l’observation ; le centre do la couronne se trouve toujours sur le prolongement de la boussole d'inclinaison ; enfin , des qu’nne aurore boréale est signalée , on etrattate , même dans les lieux très-éloignés de son apparition , ifet perturbations dan* l'inclinaison et la déclinaison de l’aiguille aimantée. — L’aurore boréale fut pendant longtemps un sujet de terreur et de superstition. Gassendi vit le premier ce phénomène avec les yeux d’un philosophe ; il l’observa plusieurs fuis, notamment te 12 sept 1621. Halley soupçonna que les aurore* boréales pourraient bien être de simples phénomènes magnétiques ; aujourd’hui, la découverte de Faraday, qui fit naître de la lumière par l’action des seules forces magnétiques, a donné a ce soupçon la valeur d’une certitude expérimentale. « L’apparition de l’aurore boréale, dit M. de Humholdt , est l’acte qui met fin à. un orage mngnétique , de même que, dans les orages électriques, un phénomène de lumière, l’éclair, annonce que l'équilibre, momentanément troublé, vient de se rétablir enfin dans la distribution de l’électricité. » — On a aussi reconnu de semblables météores dan* les rétrions australes : Frasier, Cook et plusieurs autres navigateurs en ont aperçu dans ces parages. Vou. sur les aurores boréales le Cosmos de M. de Hum- , et tous les Traités du météorologie.
. combinaisons de l’or avec un autre métal, sont attaquables par l’eau régale , et donnent ainsi une solution qui précipite en pourpre par le protochlorurc d’étain. Le* seuls composés do ce genre qu’on connaisse sont : IM. d'argent ou or argentifère, et VA de palladium et <V argent , appelé aussi auro-poudre.
AUSCULTATION (de ausculfare, écouter). On
boldt (I, 214) AURORES.
désigne ainsi, dans le laneatre médical, une méthode de diagnostic, qui e*t basée sur la connaissance des bruits que l’organisme en fonction produit, tant dans l’état sain que flans l’état de maladie. Elle comprend l’étude et l’appréciation de tou» les bruits qui peuvent èlre perçus soit à distance , soit par l'oreille immédiatement appliquée snr la région qui résonne, ou encore par l'intermédiaire d’instruments destinés A traduire le ion \stétlinseope, plessimètre). I^espraticions préfèrent aujourd'hui, avec raison, au stéthoscope {auscultation médiate > ,1‘application immédiate de l’oreille seule [ausrultaiion immédiate). — L’auscultation s’applique le plu* généralement au diagnostic ut au traitement dus maladies des poumons et du rieur. Elle a été en outre appliquée au diagnostic de* fracture*, de la péritonite adhésive, du la grossesse, dus maladie* de l’encéphale, de la caisse du tympan et de* sinus frontaux. — Cette méthode de diagnostic, indiquée déjà par Hippocrate, fut mise en honneur par Laénnec, en 1816. La méthode de Laënnec. exposée par M. And rai dans le Traité de l’Atiscultation médiate ( 4« édit., 1837 1, a été perfectionnée par M. Piorry et par MM. Harth et Roger, auxquels on «loit un lion Traité (T auscultation et de percussion , 1841 et 1844.
AUSPICES, nom donné par le* anciens, d’abord aux présages tirés du vol du* oheaux , puis aux devins qui se livraient à ce uenre de divination. Dans l’origine, les fonctions d’an spicer différaient de celles d 'augures ; le* premiers tirant leur* présage» du vol des oiseaux, et les seconds de leur chant ; dépote, on confondit ce* deux fonctions sous le titre d "augures. Voy. ce mot.
AUSSIERE, cordage composé de trois ou qnatre cordes ou torons tordu* ensemble ei dont on fait les râbles; il a une circonférence d’environ 33 centimètre-. On s’en sert communément pour remuer de lourdes masses et pour changer de place les navire*.
AUSTER, uom latin du vent du midi, qu'on dérive du grec and, sécher. Les marins de la Méditerrannéo , le iiommunt encore de nos jours austro.
AUSTRAL (du latin auster. vent du sud). On appelle ainsi tout ce qui appartient an sud : on dit {‘hémisphère austral , le p<de austral , etc. Les terres auv/ra/ex (Nouvelle-Hollande, etc.) ont été découvertes I en 1628, par une flotte hollandaise commandée par Charpentier. Plusieurs navigateurs ont cru à l’existence d'un continent austral , situé à de hautes latitudes, et faisant contre-poids aux parties boréales de l’Asie et du l’Amérique. L’existence de ce continent est encore à prouver.
AUSTREGUES (de l’allem. austragen, rapporter, décider), uom qu’on donnait dans l’ancien empire germanique à dus arbitres devant lesquels les électeurs, princes, comtes, barons, prélats et nobles immédiats, avaient le droit de porter certaine* causes. Il y avait trois sortes d’austrègues : ceux de plein droit, pour les prince* et Etats immédiats de l'Empire, ceux qu’on nommait par compromis et ceux que les empereurs accordaient A des villes impériales ou à d’autres membres du saint-empire. L'établissement des auslrcgues date du xui* siècle. Ils ont été, depuis, remplacés par la diète germanique pour toutes les contestations élevée* entre les membres de la Confédération ; cependant, il y a encore des cas réservés à une juridiction d ’austrègvet.
AUTEL (dulal. a/tare, qu’on dérive d’alfa ara), construction érigée sur un lieu élevé , consacrée A la divinité, et sur laquelle les premier* hommes consommaient leurs sacrifices ou déposaient leurs offrandes. On en trouve chez tous les peuples. Dan» le temple des Juifs, il y avait deux «autels, l’un d’airain et servant aux holocaustes, l'autre d'or et servant A brûler des parfums. Dans les temples païens, le gramt, le porphyre, les riches métaux, serraient à la construction des autels. Ils avaient la forma d’un
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uédeslal carré, triangulaire ou même circulaire. On es ornait de sculptures, <le fois-reliefs et d'inscriptions, et on les entourait d'une balustrade d’or et d'airain, dont l'enceinte formait le sanctuaire. On trouve chez les Gaulois des pierres carrées, percées d’un trou [dolmen et menhir ), qui, à ce qu’on croit, leur servaient d'autels. — Chez les Chrétiens, l'autel cet une espèce de table carrée, de marbre, de bois , de pierre ou de métal, élevée a hauteur d'appui, et placée daus les é-r lises ou les chapelles de telle sorte que , autant que possible , la face du prêtre soit tournée vers l'orient. A l’eudroitoù le prêtre consacre le paiu mystique est une pierre marquée de quatre croix, et sous laquelle sont renfermées des reliques do saints. La cérémonie de la béuédictiou do cette pierre par l’évêque est la consécration de l'autel. Au-dessus de l’autel se trouve le tabernacle, et devant est placé une lampe qui brûle jour et nuit. Lorsqu’il y a plusieurs autels dans la même église, l’autel principal , érigé dans le chœur, est dit maître-autel. Il y a des autels portatifs , que les missionnaires (Kirtent avec eux dans leurs courses apostoliques : ce sont des pierres carrées, beaucoup plus petites et plus minces que celles des autels fixes.
En Astronomie, Y Autel est une ruustellation de l'hémisphère austral , qui a trois étoiles tertiaires, et qui est placée sous la queue du Scorpiou. Les poètes disent que c’est Vaut et sur lequel 'les dieux jurèrent fidélité à Jupiter avant la guerre contre les Titans.
AUTEUR. Les Droits des auteurs sont réglés par les lois des 13 janv. 1791 et 19 juillet 1793, par le décret du 5 févr. 1810, et parles lois du 3 août 1x44 et 8 avril 1854: les auteurs ont droit à la propriété de leurs ouvrages pend uit toute leur vie ; aprts eux, leur veuve exerce ce droit pendant toute sa vie, et leurs enfants pendant 30ans. La propriété littéraire est protégée par les loi* qui punissent la contrefaçon ( Y ou. propriété LITTÉRAIRE et COÜTRLFAÇOÎ*) . On doitA ftf. A.-Gl. Rc-
nou ird un excellent Traité des droits d'auteur.
On entend plus spécialement par droit. uF auteur les allocations accordées aux auteurs d’ouvrages dramatiques, et qui leur sont pavées chaque fois qu’on joue leurs pièces sur un point quelconque du territoire. A Paris, a l'Académie de musique, 500 fr., partagés entre le compositeur et le poète , sont alloués à un grand opéra pour chacune des 40 premières représentations; puis 100 fr. A chacune des suivantes indéfiniment ; les opéras en 2 actes ou en 1 acte sont payés 170 fr. aux 10 premières représentations, et ensuite 50 fr. Il en est de même pour les ballets en 3 et 2 actes; ceux d’un acte p ont que le tiers de cette somme. Au ThéAt re-Français et A POpéra -Comique les droits sont fixés, pour les grands ouvrages , au 12* de la recette broie ; pour les autres, suivant le nombre d’actes, au 10e ou au 24*. Les thé lires des départements sont divisés en cinq classes, dont la première, qui comprend nos grandes filles, paye, suivant le nombre d'actes, de 36 A 18 fr. Os droits, dans les départements, sont perçus par des agents dramatiques.
AUTHENTIQUÉ (du grec authentès, qui agit de an propre main). En Jurisprudence, ou appelle actes authentiques les actes émanés d'officiers publics, et accompagnés de toutes les conditions exigées par la loi pour que foi y soit ajoutée. — Dans la Critique historique, on nomme livres authentiques ceux qui sont réellement do fauteur auquel le titre les attribue, et du temps auquel la tradition les rapporte : on oppose, eu ce sens, authentique au mot apocryphe { voy. ce mot.) — Dans l’histoire du Droit rom, mi , les Authentiques sont la traduction authentique des So relies do Justinien, traduction revêtue par l’empereur Justin 11 de la sanction de l'autorité publique. Cette traduction a été mise au jour vers l'an 1130, par le jurisconsulte lrnérius, et revue au xut® siècle par Accurse.
En Mu«iquc, on nomme mode authentique un
mode ou ton dont la dominante est la quinte de la finale. On regarde aussi comme authentiques tous les tons, pourvu que la modulation soit régulière, parce qu’on ne reconnaît jamais pour finale que la note qui a pour dominante la quiute a l’aigu ou la quarte au grave. L'Eglise latine a aujourd'hui 4 tous authentiques : le l*r, le 3*, le 5e et le 7®; on les nomme ainsi parce que ce furent les 4 tons approuvés par S. Ambroise, a qui on doit le plain-chant.
AUTOBIOGRAPHIE (du grec au/os, soi-méme, bios, vio, et graphA, écrire), récit qu’un personnage fait de sa propre vie. — (’,e mot, tout moderne, peut s'appliquer aux détails qu’a différentes époques quelques hommes célébrés ont donnés sur leur propre histoire, sous le nom de Confessions, comme saint Augustin et J. -J. Rousseau , ou sous celui de Mémoires, comme B. Celliui, Gœthe, Alfieri, Casanova. C’est surtout en Allemagne que les autobiographies sont en vogue.
AUTOCHTHOHEâ (du gr. autos, même, chthén, terre : issu du pays même), nom que les Grecs donnaient aux peuples qui se prétendaient originaires du pays même qu’ils habitaient. Ce mot est synonyme A' aborigène ou A' indigène. Les peuples anciens, surtout les Athéiiieus, tenaient .A honneur dépasser pour autO' ht houes , quoique l’histoire atteste que l’Attique avait été peuplée par des colonies égyptiennes.
AUTOCLAVE (du gr. autos, soi-méme, et du latin clavis , clef), vase qui a la propriété de se fermer de lui-même par la pression de la vapeur. Cet appareil n'est autre chose qu’un perfectionnement de la marmite de Papin (Voy. ce mot). L’ouverture est ovale ; le couvercle est de même forme, mais un peu plus grand. Ou l’introduit dans le vase par sou petit diamètre, eton le retourne pour qu’il bouche l'orifice; la vapeur, en se dégageant, le presse contre l'ouverture, et ferme celle-ci d’autant plus hermétiquement que la température est plus élevée. Des rondelles d’alliage fusible , placées en dedans du couvercle, servent de soupape de sûreté A l'appareil , qui doit être en tôle ou en cuivre. On a introduit l'autoclave dans les ménages comme marmite économique pour soumettre à une prompte et puissante coction la viande et autres aliments, mais l'usage n’en est pis sans danger.
AUTOCRATE (en grec autocrator, A' autos, soimèuie, ut cratéô, exercer le pouvoir), souverain absolu. Ce titre, donné d'abord par les Athéniens à un géuéral en chef investi de pouvoirs discrétionnaires et dispensé de rendre compte, fut ensuite affecté aux empureursde Byzance; c’est d’eux qu’il a été emprunté, comme c« lui de Tzar (César), par les empereurs de Russie qui le portent seuls aujourd’hui.
AUTOGRAPHE (du grec autos, soi-méme, et qraphâp écrire }• Ce mot s'emploie comme adjectif : lettre autographe , écrite de la main de l’auteur; et comme substantif : un autographe de Voltaire, de Rousseau, de Napoléon. — Le mot A'autographe était déjà connu des anciens: Suétone et Pline parlent de recueils d’autographes. Depuis le commencement de ce siècle, on s’est plu à recueillir de nombreux autographes , et ce goût est devenu chez quelques personnes une vive passion, pour la satisfaction de laquelle on n'a pas reculé devant les plus folles dépenses; aussi La recherche des autographes estelle devenue pour d'habiles spéculateurs une branche importante île commerce. — Les autographes ne servent pas wulemeot A alimenter la curiosité ; ils peuvent quelquefois aider a résoudre d'intéres* sauts problèmes d'histoire et de critique littéraire. . — Outre les riches collections qu'offrent les établissements publies , notamment la Bibliothèque nationale de Paris et les Archives, on cite relies de plusieurs amateurs : de MM. de CbAteau-Giron , Doloraieu , Monmerqué, Guilhert de Pixeréconrt, Bérard, Berthcvin, Saint-Gervais, d'Aligrc, Anatole de Mon-
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tesquiou; surtout celles de WM. de Viilenavc et Feuillet de Couches. — Ou supplée à la possession des aut nymphes par les fac-similé , dont il a été publié d’iuléressants recueils ; le plus abondant est Y hographie des hommes célébrés, publiée de 1827 & 1830. ebez Treuttel et Wurtz.
AUTOGRAPHIE (d 'autographe), application do la lithographie au moyeu de laquelle ou peut décalquer * t transporter sur une pierre lithographique les traits do sa propre écriture ou d’un dessin fait à la plume , et les multiplier ensuite par l'impression. Il faut pour cela écrire sur du papier préparé, et se servir d'encre préparée également (Ko;/, litrocrai iuk). —C'est Senefelder qui inventa ce procédé dès 1799. Ou s’en sert journellement pour les circulaires, les fac-similé, les factures, etc. On peut appliquer aussi avec succès ce procédé aux cartes de géographie, aux dessins au trait, et même aux gravures.
Il existe un autre procédé autographique qui consiste à écrire sur uu papier dont le verso est enduit d'une couleur qui se déteint, dans les seuls endroits touchés par la plume ou le crayou, sur un autre papier placé au-dessous.
AUTOMATE (eu gr. automates, spontané, formé d t autos , soi-roème , et maô , s’élaucer, se mouvoir), machine qui, par l’effet d'un mécanisme caché, imite les mouvements des créatures vivantes. Le pouvoir moteur de presque tous les automates est un ressort que l’on fait en acier, à cause de la force qu'il possède sous un Ires-faible volume. On se sert aussi, mais plus rarement, de poids, ou de sable tin tombant sur la circonférence d'une roue par laquelle le reste du mécanisme est mis en mouvement. On a construit des automates dés les temps anciens : on connaît le pigeon d’Archytas , qui volait; mais c’est aux progrès de l’horlogerie que cet art doit ses plus grandes merveilles. Vers la Ou du xiu* siècle , plusieurs horloges , entre autres celles de Strasbourg, de Lubeck, de Prague et d’OIrnütx faisaient déjà mouvoir des mécanismes remarquables. Deux aiitomatesdu célèbre mécanicien français Yaueanson excitèrent au plus haut point l'admiration publique au siècle dernier : l’uu était un loueur de flûte qui exécutait plusieurs airs, cl i’antre un canard qui nageait, mangeait, digérait et offrait une imitation parfaite de l’animal. Droz, de La Chaux de Fonds , ut Frédéric de knauss, de Vienne, sont aussi connus pour leurs automates. — On cite encore : Y ami rouie d’Albert le Grand , qui ouvrait en saluant à ceux qui venaient frapper à sa porte ; la mouche et l’aigle volants de Hegiomontanus ; plusieurs pièces de Léouard de Vinci ; les têtes par tantes de l'abbé Mical ; eulin, le fameux joueur d’éc liera du harou de kempclen, automate qui , l-u 1809, lit sa partie à Schombrunn avec l’empereur Napoléon.— On ne construit presque plus d’automates, parce que ces machines sont très- coûteuse» , et qu'ayant bicutût satisfait la curiosité , elles cessent d’intéresser. Ceiwudant, dans la Suisse française, plusieurs artistes continuent encore de faire de petits automates, par exemple, des serins ou d’autres petits oiseaux qu'ma place dans des tabatières. — Pour plus de détails sur Ira automates, Voy. Schott, Technica curiom ; les Œuvres de kirchcr, de Lana, de Porta, de Wilkins, de Salomon de Guis ; Borguis, Trmté des machines imitatives , 1820, în-4; Kemptlui, K xpl uni ion du joueur d' cchees, 1821, iu-8.
AUTOMATIQUES (uouvf.mv.nts), mouvement* qui dépendent uniquement de l'organisation, et sur lesquels la volonlé n'a aucun pouvoir; tels sont : la rekpiratiou, la circulation du sang, le battement des veines; ou qui ont lieu sans aucun but déterminé, tels sont: les mouvemeuls de l’entant nouveau-né, les mouvements de certains maniaques ou délirants.
AUTOMNE (/lu lat. antumnus , dérivé de nurto ou uageo , augmenter, |»arce que c’est la saison de lu fé-
condité de la terre ), troisième saison de l’année , qui commence lejourdu deuxième équinoxe, au moment où le soleil entre dans le signe de la Balance, le 23 sej»tembre et quelquefois le 22 {Vou. Saisons), /pii linit le 21 ou le 22 décembre, lorsque le soleil entre dans le signe du Capricorne ; sa durée est de 89 jours IG heures &/10. Depuis le premier jour de l’automne, qui est celui de l’équinoxe, Ira jours vont en décroissant dans notre hémisphère et sont toujours plus courts que Ira nuits. C’est dans cette saison que les fruits mûrissent dans nos climats ; c’est aussi la plus féconde en maladies. Les pays placés prés de l'équateur n ont pas d’automne ( Voy. saisons). — Un représente l’Automne sous les traits d’une femme puissante; elle est couronnée de pampres, et tient d’une main une belle grappe de raisin, et a un bras chargé d’une corne d’abondance pleine de fruits de toute espèce. Quelquefois elle est représentée sous la figure de Bardais on d'une bacchante.
AUTONOME (du grec autos, soi-même , et notons, loi : qui ne reçoit de loi que de Mi-mine).
En Morale , on nomme ainsi , depuis k.uit, l'Ame qui, soustraite à l’empire des passions, n’ol>éitqu’à la raison. L’état d’une telle aine est Yautonomic.
Eu Histoire, on nomme autonomes certaines villes auxquelles le* Romains, après les avoir conquises, laissaient le droit de se gouverner par leurs propres lois, tout en restant vassales de la république : telle» furent longtemps la plupart des villes de la Grèce et de l’Asie Mineure. Elles différaient des villes entièrement libres en et que celles-ci ne reconnaissaient pas l’autorité du magistrat romain qui gouvernait la province dans laquelle elles étaient situées.
En Numismatique, on appelle médailles autonomes colles qui étaient frappées dans les villes qui avaient conservé ou obtenu le droit de battre monnaie comme preuve de leur autonomie; et par extension, toutes les monnaies que les villes ont fait frapper pour leur usage particulier, lorsque ces monnaies ne portent aucun type étranger.
AUTOPLASTIE. Voy. hminoplastie et plastique.
AUTOPSIE ( A* autos , soi-même, et opsis, vue) , inspection faite par soi-inème de l'état d’un corps. Ce mots’entend spécialement do Y autopsie cadavérique, ou nécropsie, acte par lequel on explore tous les organes après la mort, soit pour en connaître la disposition, les altérations morbides; soit, en médecine légale,
Iiour déterminer quelle a été la cause* de la mort, huis le premier cas. on peut se borner A l’ouverture de telle ou telle cavité splanchnique, ou à l’examen spécial du telle uu telle partie; mais, dans ce cas même , on ne peut faire (‘ouverture du corps que du consentement de la famille, et apres ou avoir prévenu l’ofllcicr de police; en outre, il no peut y être procédé qu’apres la vérification légale du décès, et en présence de l'officier de santé chargé de constater les décès. — Dans les cas de médecine légale, Y autopsie ne doit être faite qu'après qu’un pruc. s-verbal Constatant la levée du cadavre a été adressé au procureur impérial : c’est à ce magistrat seul qu’il appartient de juger si U autopsie est nécessaire, de ilésigncr des hommes de l'art pour* la faire, et de faire à ce sujet les réquisitions convenables.
AUTORISATION. En Droit, on nomme ainsi le consentement donné «à un acte fait par une personne qui est sous notre dépendance, ou qui ne peut agir sans notre participation : il faut qu’une femme soit autorisée par son mari ou par la justice, un fils pur son pi re, un pupille par son tuteur; uu avoué par celui qu’il représente , uu syndic par sa communauté, un administrateur de commune ou d’hospice par l’autorité à laquelle il est subordonné. Il faut, eu outre, des autorisations spéciales pour attaquer en justice les représentants et les fonctionnaires.
AUTORITE w dü et du droit de commander et