BAH
ruineuses, tribu des PapiUonacées, renfermant des arbrisseaux très-agréables a la vue et qui croi&suut naturellement dans nos climats. Lo B. ordinaire, tres-eommun en France , atteint de 3 à 4 m. ; ses feuilles sont composées de 9 à 11 folioles ovales, arrondies, un peu échanrrées au sommet. Les fleurs sont jaunes, disposées en épis; elles paraissent on mai et dureut jusqu'à la lin de l’automne. Les fruits ou baguenaudes sont des uo tisses vésiculeuses d'un reri rougeâtre; elles sont plein* s d'air et * « latent arec bruit quand on les presse entre les doigts. Cet arbrisseau est aussi rounu sous le nom de faux séné, parce que ses fleurs et ses fruits sont, comme le sené, purgatifs, mais ce n'est que quand ils août administres a fortes doses. On cultire encore le B. d'Ethiopie, à fleurs écarlates, et le B. d’Orient, à fleurs rouges marquées de deux taches jaunes.
BAGUETTE divinatoire. II a toujours été d'usage d'armer d'une baguette les magiciens , les sorciers, les devins de toute sorte, par souvenir sans doute de la verge miraculeuse de Moïse et d’Aaron , ou de la baguette magique de Circé ou de Médéc. Ùn désigne plus particulièrement sous le nom de baguette divinatoire un bâton de coudrier, de noisetier, d’aune, de hêtre, de pommier, courbe ou fourchu par un bout, au moyen duquel on prétendait découvrir les sources d’eau cachées, les mines, les trésors enfouis et même les traces des meurtriers et des voleurs. L’opérateur tenait la baguette horizontalement entre ses mains, en la lassant libre de se mouvoir, et d*s qu'il approchait d'un endroit où il y avait de l'eau ou du métal, elle se mettait spontanément à tourner entre ses doigts. L'art de s’en servir s'appelait rhabdomancie ; celui qui était doué de la vertu de découvrir ainsi les sources était appelé hydroscope. A la fin du xvu# sierle, un paysan lyonnais, nommé J. Aymar, et plus tard un nomme Blelon, ont passé pour d'habiles rhabdomauriens, et il s’est trouvé quantité de savants pour discuter gravement sur la puissance de la baguette divinatoire. baguette d’or, nom vulgaire de la Giroflée jaune. baguettes (passer par les), punition corporelle qu'on infligeait autrefois aux soldats pour de légères fautes de discipline; elle consistait à passer, nu jusqu'à la ceinture, entre deux haies «le soldats armés do baguettes de saule ou «l’osier, dont ils frappaient le palieut lorsqu’il passait devant eux. Cette puuitioo, supprimée eu France en 17S8 subsiste encore en Angleterre, en Allemagne, en Prusse et eu Russie.
BAHUT, mot ancien qui désigne uoe sorte de coffre dont le couvercle, fait en voûte, est recouvert de cuir ou de cuivre, et garui de clous rouges avec soin. Cette dénomination a depuis été étendue à toutes sortes de coiffes am'iens, de quelque forme qu’ils soient. Quelques-uns de ces vieux meubles, sculptes avec un art aujourd’hui perdu , sont recherchés par les amateurs, qui les payent un grand
λrix. — En Architecture , on uomme pierres tailées en bahut celles «pii sont arrondies par-dessus, comme le sont les couvercles de bahut : telles sont le* pierres qui recouvrent le parapet de nos ponts.
BAI (de l’espagn«)I bajo), couleur brune tirant sur le rouge, se dit et du poil de certains chevaux et du cheval même qui a le poil d«î celte couleur. On distingue le bai clair , le bai doré , le bai brun , le bai châtain , le bai cerise. On appelle bai miroité ou à miroir la couleur d’un cheval dont le corps est parsemé de taches rondes d’une teitile plus claire que la teinte générale.
BAIE. En Botani<iue, on appelle baies (en latin baccæ) tous les fruits charnus, sans loges distinctes, dopt les graines (ou pépins) nagent sans ordre au milieu de la pulpe : tels sont les grains de raisins , le* groseilles, etc. On étend ce nom a la fraise, à la framboise, à la mûre, formées de fruits agrégés, qui sont à proprement parler des syncai'pcs. On le
donne aussi, par oxtensi«>u, à des fruits dont les graines sont contenues dans des loges, tels que ceux de la belladone, de la morellc, du genévrier, etc. ; on dit alors baie monosperme ou pn! y sperme , suivant qu’elle est à une ou plusieurs graines.
Eu Architecture, le mot haie, écrit autrefois bée, qu’on fait dériver du vieux français béer (ouvrir la bouche), désigne toutes sortes d’ouvertures percées dans les murs pour y ouvrir une porte ou des fenêtres.
RMEK1NE (de l’allemand Baiern, Bavière), nom donné à la Tautahte de Bavière.' Voy. ce mot.
BAIL» contrat par lequel celui qui est propriétaire d’une chose , ou qui en a temporairement la disposition, la ce«ie à un tiers pour en jouir et en recueillir les fruits fiendant un temps déterminé , moyennant un prit annuel. On nomme bailleur celui qui code, qui baille; preneur, celui à qui le bail est consenti. Le mot de bail s’applique aux objets les plus divers :1e bail qui comprend les services persouncls de l’homme s’appelle contrat de louage; celui qui s’applique aux bestiaux, bail à cheptel; celui uni s'applique au logement, contrat de location, bail de maison , bail à loyer; le louage des héritages ruraux, bail à ferme ou de biens ruraux.
Tout bail, quel qu'en soit l’objet, peut être fait verbalement ou par écrit; sous seing-privé ou pardevant notaire. La durée des baux varie au gré des parties contractantes : on les fait ordinairement de 3, 6 ou 9 ans. Si le temps que doit durer un bail n'était pas fixé par la convention, l'usage des lieux et la nature de la chose louée détermineraient la règle à suivre pour le fixer. A Paris, II y a annuellement quatre termes pour commencer et pour finir les baux et locations des appartements et des maisons. Ainsi, le bail sur la durée dinpiel ou n’a fait aucune convention ne finit qu’au terme pour lequel l'une d«*s parties juge à propos de donner ou de prendre conge. Si le loyer excède 1,000 fr. par an, le congé doit éLre signifié six mois avant l’expiration du termu auquel on doit sortir; il sutfit que le congé soit signifié trois mois avant l’expiration du terme, si le loyer est au-dessous de 1,000 fr. et au-dessus de 4t>0 fr. , et six semaines avant la lin du terme si 1*5 loyer est au-dessous de KM) fr. L’obligation principale du bailleur est de délivrer au preneur la chose louée afin que celui-ci puisse en faire usage, et de lui en garantir la jouissance : quand mémo cette obligation ne serait pas expressément énoncée dans le bail, le bailleur n’y serait pas moins «oumis. Lu principal*'obligation «lu preneur est l’obligation de payer au bailleur le prix convenu pour la jouissance «le la chose louée ; il doit, en outre, user des choses en bon père de famille, suivaut la destination convenue, et faire les réparations lrcatives. 11 peut sous-loncr si cette faculté ne lui a pas été formellement interdite. Le défaut de payement des loyers suffit pour donner ouverture à la résolution du bail.
On nomme Baux par Anticipation ceux que l'on fait longtemps avant l'expiration du bail courant : ceux qui seraient faits plus de deux années avant l'expiratiou du bail courant, lorsqu'ils émanent d'un simple administrateur,9ont réputés nuis si l'administrateur n'a plu* ses pouvoirs au moment de l’ouverture du bail; — B. à comptant, à mnt\st>n ou fl portion de fruits , ceux par lesquels le propriétaire d'une vigne la donuait a loyer sous la condition que le preneur lui remettrait une portion des fruits; — B. à convenant ou à domaine congéable, des baux particuliers a la Bretagne, par lesquels le propriétaire d'une maisôn et de terres de la campagne ayant besoin d’argent, ou voulant assurer les rentes d’une terre éloignée et n’avoir pas l'embarras des répa ratio ns , donnait sa terre et sa maison à une autre personne, à la charge, pour le preneur, de payer une route et de faire les corvées ordinaires pour en jouir à perpétuité ; — B. Bmphytéoiûjues ,