‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 11 sur 508 · ACCO · texte numérisé non relu

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circonflexe quand elle s’élève cl s'abaisse successivement sur ia même voyelle. Ces diverses maniérés il’accentuer les syllabes, qui font de la parole uue espèce de chant, étaient surtout sensibles chez les (becs et les Romains; elles forment , avec la quantité, la base de leur versification. Elles se retrou- ! veut, quoique avec, moins de force , dans les langues moderne*; les Français seuls ne fout pas sentir Laccent, ou du moins ils ne le placent généralement que sur la dernière syllabe.

Accent grammatical. On donna d’aliord le nom d 'accents aux signes employés pour masquer l’accent prosodique : ces signes sont ( ' ) pour l’accent aigu, (*) pour le grave, (*) pour l’acceut circonflexe. On en attribue l’invention à Aristophane de Byzance, grammairien qui Ûorissail dans Alexandrie au a* siècle avant J.-C. — Ces signes, qui, dans les langues anciennes, marquaient véritablement l’accent ou l’intonation, ne sont plus dans notre langue que de purs signes orthographiques , destinés soit a indiquer les diverses maniérés de prononcer certaines voyelles ( é , è, é) , soit à distinguer un mot d’un autre mot qui s’écrit de même (a, d; ou, où; du, dû). Cet emploi de l’accent dans notre orthographe ne parait pas remonter plus* haut que le règue de Louis Mil.

ACCEPTATION se dit, en Droit, du consentement légal de celui à qui l’on fait uue offre. On distingue : A. de communauté , acte par lequel une veuve ou ses héritiers acceptent la communauté de biens, qui était entre le mari et la femme; — A. d' une donation , consentement du donataire; — A. de succession, acte par lequel le présomptif héritier du défünt manifeste qu’il se jiorte son héritier; — A. de succession sous bénéfice d’inventaire , celle qui est précédée ou suivie d’un inventaire tidèlo et exact; ses effets sont de donner à l’héritier l’avantage de n’ètre tenu des dettes que jusqu’à concurrence des biens de la succession, et de ne point confondre ses biens personnels avec ceux de la succession. — Dans le commerce , acceptation se dit de la signature qu’un banquier, marchand ou négociant, met au bas d’une lettre de change Urée sur lui : cette acceptation l’oblige à payer la lettre à son échéance.

ACCÈS [à'accedere, s’approcher), ensemble de symptômes qui cesseut et reviennent à des intervalles plus ou moins éloignés. Ce mot se dit surtout dans les cas de fièvre Intermittente. L’accèi de fièvre intermittente se compose do trois temps ou stades : le froid, la chaleur et la sueur. L’accès complet est celui qui présente ces trois stades ; l’accès est incom - >let si un ou deux de ces stades vienuentà manquer, /intervalle qui sépare les accès est dit apyrexie ou intermission. Quand la douleur est portée à sou plus liant degré, l'accès prend le nom de paroxysme.

ACCESSION (d 'œxedere, s’approcher, s’ajouter), sc dit, en Droit, de l’extension que reçoit uue chose dont on est propriétaire , par l’union d’un objet accessoire; cette union de l’accessoire au principal rend le propriétaire du principal maître de l’accessoire. De là le principe : L'accessoire suit le principal. La loi française a fait de l'accession une manière d’acquérir la propriété; elle a posé eu principe que « la propriété d’une chose , soit mobilière , soit immobilière, donno droit sur tout ce qu’elle produit, soit accessoirement, soit naturellement, soit artificiellement. » Les fruits de la terre, les fruits civils, le croit des animaux , appartiennent au propriétaire par droit d’accession, aidSi que tout ce qui peut être extrait d’un terrain au moyen des fouilles (sauf les exceptions relatives aux mines), tout ce qui s’y ajoute par atterrissement ou alluvion. Voy. Code civil, art. 546-577.

ACCIPITHES (du latin accipiter, épervier) , nom donné par Linné au premier ordre de la classification des oiseaux, que Cuvier a désignés sous le uom

<ï Oiseaux de proie , et Duméril sous celui de Rapaces.

ACCISE (du bas latiu acrisia, taille, impôt, dérivé d'acci'Jere , couper, tailler), impôt analogue à nos contributions indirectes, porte lu plus souvent ! sur les boissons. L’accise commença d’être en usage eu France; clic fut établie en Hollande dès la naissance de la république; de la elle passa, en 1430, en Allemagne, puis dans les Etats de Brandebourg , et enfin en Saxe. En Belgique, les droits d’accise sont aujourd’hui perçus sur les bières, vins, vinaigres, boissons distillées, et s’étendent même sur le sel et le sucre. En Angleterre , l’accize s’appelle excise.

ACCOLADE (do ad collum) , cérémonie usitée dans la rùccptiou d’un chevalier, consistait à l’embrasser en lui passant les deux bras autour du cou; on le frappait aussi du plat do l’épée en forme de croix sur l’une et l’autre épaule , et en prononçant en même temps quelques paroles sacramentelles. — L'accolade est eucore en usage dans la franc-maçonnerie.— Daus l’ordre de la Légion d’honneur, c’est la cérémonie par laquelle uue personne qui vient d’être brevetée de cet ordre est reçue par un membre délégué à cet effet. — En Musique , l’accolade est un trait vertical , tiré à la marge des portées , afin d’unir ensemble toutes les parties.

ACCOMPAGNEMENT. On appelle ainsi , en Musique , l’application des accords a une mélodie donnée , suivant les règles de la science harmonique. C’est un emploi restreint de l’harmonie. On distinguo plusieurs sortes d’accompagnements : VA. plaque consiste à placer sous les notes principales d’une mélodie l’accord qu’elles doivent porter; IM. figuré réunit les formes de la mélodie à celles de l’harmonie ; c’est proprement le contre-point ; IM. de la partition s’entend de l’art de traduire sur le piano les effets d’instrumentation que le compositeur a conçus pour l’orchestre ou pour divers instruments. — Dans le sens vulgaire , accompagner , c’est exécuter les parties d’harmonie <jui soutiennent la partie principale, en même temps que le chanteur ou l'instrumentiste qui récite cette partie. Le talent de l’accompagnateur est de faire valoir le chant sans le couvrir, comme cela n’arrive que trop souvent. — Un attribue l'invention de l'accompagnement à Louis Viadana , maître de chapelle à Mantouc au commencement du xvnr siècle. Cet art fut perfectionné au siècle suivant par François Gasparini à Venise, et par Hameau, Catcl et rétis en France. On doit à Fétis un Traité de 1‘ accompagnement , 1829, in-4.

ACCORD. En Musique, plusieurs sons émis simultanément et dont la réunion est agréable à l'oreille prennent le nom d'accord. L’accord le plus simple est formé par deux notes. Deux voix chantant à la tierce produisent déjà une harmonie agréable ; mais s’il s’y joint une troisième voix attaquant la quinte , l'harmonie est complète , et il en résulte ce qu'on nomme uu accord parfait', c’est l'accord normal, d’où procèdent tous les autres. L’accord parfait a pour fondement les premières divisions du monocorde , c’est-à-dire d’uue corde tendue qui donne un son déterminé. Si l’on divise cette corde par la moitié, on obtient l'octave supérieure ; son quart donne la double octave; son tiers, la douzième; le cinquième, la dix-septième; le sixième, l'octave du tiers; le septième, la vingt et unième ; le huitième, la triple octave , ut le neuvième la vingt-troisième : ce qui représente une suite de tierces, et donne tous les sous dont se forme l'accord le plus compliqué. — On distingue des accords consonnants et des accords dissonants. Les premiers sc composent des intervalles do tierce, de quarte, de quinte, de sixte* et d’octave , qui sont lus plus agréables ; les autres , où figurent la seconde et la septième , ne peuvent satisfaire l'oreille qu’à la condition d’étre suivis d’un accord consonnaut, ou, comme on dit, du se nef-

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