A CA R
ACALÊPHE (mot grecquiveut direo rtie),2' classe des Zoophytes (3e de Cd«ier) , animaux marins, gélatineux, a forme circulaire et rayonnants, divisas par Cuvier en deux ordres : A. simples, qui flottent et uageut dans la mer au moyen de lu contraction et de la dilatation de leur corps, et A. hydrostatiques, suspendue» dans les eaux au moyeu de vessies. Leurs mouvements sont lents; leur bouche leur sert aussi d'anus. Dans cette classe rentrent les Méduses, les Vêle lies , les I1 ht/ sali es , les Diphyes. — Plusieurs de ces animaux ont la propriété de causer au contact une sensation de brûlure analogue à celle des orties : de là leur noui.
ACALYPHE (du grec, a- uhjpha , pour acaléphè, ortie) , vulgairement Htcinelle. genre de la famille des Luphorbuio-cs, type de lu tribu des Aralypbées, renferme un assez graud nombre d'espèces , la plupart originaires des régions tropicales de l'Amérique. Elles sont herbacées ou frutescentes , et ressemblent assez par leur port à l 'ortie, sans toutefois posséder lus propriétés nuisibles de cette plante.
ACALYTHEES («lu genre type Aulypha) , tribu de la r.unille des Euphorbiacées. Elle est formée des genres Acalypha. Mercurialis , Alchoriiea, Tragunthus . Map/ a, T ray i a .
ACANÎHACEES, famille de plantes dicotylédones, appartenant .i l'Hypororollie de Jussieu et aux Exogènes corollillores de De Caudollu, a pour type le genre Acanthe, it se distingue par les caractères suivants : plantes herbacées ou frutescentes, feuilles opposées, fleurs hermaphrodites, calice découpé eu plusieurs parties, corolle niouopétale, deux ou quatre étamines, un style, un ou deux stigmates, capsules à deux loges, deux .valves longitudinales, cloison opposée aux valves se partageant en deux parties adhérentes aux valves et pourvues de crochets dans les aisselles desquels le» gnlOM sont planta. Le* Acanthacées forment trois tribus : les Thunbergiées , les Se/soniées et les Kcrnatacant liées.
ACANTHE (du grec akantlui, épine), plante herbacée, de la famille des Acantliacta, remarquable par la ttcauté de sou port et par ses feuilles élégantes. Ou eu connaît douze espèces, la idupurt dons les régions tropicale*. Deux seulement, YAanthus mollis et YAcanthus s pi nos us , croissent naturellement dans le midi de l'Europe. — La feuille d’acanthe, large et profondément découpée, a été appliquée de bonuo heure à l’ornement des frises , dès corniches, et principalement du chapiteau ; elle est un des traits distiurtifs de l’ordre corinthien. Yitruve raconte que Collimaque , habile architecte de Corinthe, aurait conçu l'idée de cet ornement en voyant le bel effet produit par des brauchc* d'acanthe roulées en volute , qui s'étaient développées spontanément autour d’un panier laissé dans l’herbe. On donne à l’acanthe le nom vulgaire de brancursine , a cause, dit-on, d'une prétendue ressemblance qu’aurait sa feuillu avec la patte d’ours.
ACANTHIAS, < sucre de Squale. Yoy. aiguillât.
ACANTHOPTER YGIENS (du grec akantha, épine, et ptcryyion, nageoire; à nageoires piquantes) , nom donné par Cuvier, d’après Arledi , au premier ordre des Poissons osseux. Ils ont la mâchoire supérieure mobile, les branchies eu forme de peigne, des rayons osseux et piquants aux nageoires. Cet ordre te subdivise en quinze familles : Percoides, Jouescuirassées, Sdémndes, Sparoides, Ménides, Squamm i pennes, Scombéroides, Tœ moules, T eut lu es, Pharyngiens labyriuthi formes, Mugiloides. Gobioides, Pectorales védiculees, Labroides, Houches-en-flùte.
ACAR1ÜES (du grec ukarès, insécable, d'où acari, ciron, mite), tribu de la famille des Uoletres, ordre des Arachnides. Cette tribu se compose d'animaux fort petits ou même microscopiques, connus vulgairement sous les noms de mites , cirons , teignes. U u les trouve partout, vus le* écorces d'arbres,
— ACCE
dans la terre, sur les animaux vivant* ou morts. Ils sont ovipares , et se multiplient prodigieusement. Le type de cctle famille est l’Acaru». Yoy. ce mot
ACARUS i du grec akarès , Indivisible), genre d’animalcules de la tribu des Acarides. Ils ont la bouche conformée en suçoir et respirent par des trachées. Ce genre renferme plusieurs espèces que l’on trouve dans les substance- qui subissent quelque a'tération, notamment dans la poussière du vieux fromage ; ou les appelle aussi miles ou cirons. Quelques-uns vivent en parasites sur d’autres animaux et même sous leur chair ; on les rounall sous le nom de tiques ou n i s . et de sarcoptes. Parmi ces derniers, on doit surtout remarquer Parants de la gale, A. erabiei , qui a donné lieu à de longues controverses. Signalé dès lu xu1 siècle par Scaliger et Ingrassias, décrit par BJorgagni, son existence fut compromise par Gales, qui, dans un travail publié en 1K12, l’avait confondu avec la mite du fromage : il fut retrouvé une vingtaine d’années plus tard par un élève en médecine, M. Renucci, dans les sillons qu’il so creuse; son existence est aujourd'hui hors de doute : c’est à sa morsure qu'on attribue les vésicules de in gale.
ACATAI. ECHOUE (vr.**). Yoy. catàlkctiqux.
ACàTALEPSIE du grec <z privatif, et catalepsis, compréhension) , iororopréhensibilité ou impossibilité de saisir le vrai, de rien connaître certainement. Celte doctrine fut soutenue par Arcésilas , chef de la deuxième Académie, eu oppositiou au dogmatisme des Stoïciens qui enscignuiuut la catalepsis ou faculté de saisir le vrai. — Les partisans de cette doctrine s'appelaient A cataleptiques ,• ce nuui s’étendit à tous les Sceptiques et Pyrruonion*.
A GALLE (du grec a privatif et raulos , tige) , se dit des plante* dont les feuille* et les fleurs semblent être privées de tige et naître du collet de la rnrint, comme le pissenlit, la primevère, etc.; la tige existe, mais dans des proportions si petites qu'elle ne constitue qu’une souche ou rhizome.
ACCAPAREUR (du latin * avéré, prendre), spéculateur qui retire de la circulation uue forte quantité de denrée* vtu de marchandises de la même espèce, dans l’iuteutiou d'en causer la rareté sur le marché, d'en élever le prix , et de s’en approprier alors le débit, alin de réaliser un bénéfice exorbitant. Ce genre de spéculation , qui s'exerce le plus souvent sur les choses de première nécessité, notamment sur le blé, ne petit «0 faire qu'aux dépens du consommateur , surtout du pauvre. Il fut pratiqué en grand sous Louis XV par une association toute-puissante qui longtemps exploita et ruina la France ( V. Pacte ue F AUI» 00 Dut. unir. d’Hist. et de QaOffr.), — L’accaparement, condamné par la morale , a été, dans presque tous les pays , défendu par les lois : François W voulut le proscrire en France par un édit de 1593. Il est atteint indirectement par les articles 4l9 et 4'^0 du Code pénal, dirigés contre ceux qui emploient des manœuvres frauduleuses pour faire hausser ou baisser le prix des marchandises.
ACCELERATION ne mouvement des étoiles.
Voy. ÉTOILES.
ACCENT (d 'accentue, chant, intonation). On nomme ainsi ; 1° certaine manière do prononcer soit les mots , soit les syllabes ; 2° certains signes grammaticaux.
On peut, en débitant une phrase on un membre de phrase, appuyer sur lus mots qui semblent plus propres, soit a faire comprendre la pensé*', soit à mieux reudre le sentiment; l'accent est dit logique dans le premier cas, pathétique dans le second. On peut au-si , en prononçant un mot, élever ou abaisser la voix sur une sy Halte , selon le degré d'importance qu'on attribue \ cette syllabe dans le mot; e est alors l’accent prosodique ou tonique ; on l’appelle aigu quand U voix s élèv^, grave quand elle s’ahaisv,
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