‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 110 sur 508 · B A LA · texte numérisé non relu

B A LA

loux de rivière rougis par le feu d’tin fourneau. En | versant de l’eau sur les cailloux, l'étuve, de sèche, devient humide. I,es personnes qui fréquentent res [ bains se mettent sur des banquettes ou sur des matelas de foin. Les bains russes ont été introduits ré- I • em ment dans les grandes villes de l'Europe, et en particulier à Paris, où ils ont été perfectionnés : aujourd'hui, la vapeur, préparée dans des chaudières, I arrive par des tuyaux dans une chambre revêtue de I faïence. Apres le bain , on se fait frictionner et i masser; puis on reçoit la douche froide.

Bains furet. C’est l'étuve sèche. Les édifices destinés à ces bains chez les Turcs sont construits en pierre de taille et composés de plusieurs pièces pavées de marbre et chauffées au moyen de tuyaux qui parcourent leurs parois et portent la chaleur partout. Apres avoir pris le bain, on se repose sur un lit, où l’ou prend du café, des sorbets, de la limonade.

bmn (Ordre du), ordre de chevalerie en Angleterre. Kotf. le Dict. unir. d'Hist. et de Géogr.

BAIN-MARIE, balneum Maria: (ainsi appelé du nom de l'inventeur), appareil employé en chimie pour chauffer d'une manière douce et uniforme , quand on craint l’action immédiate et inégale de la ilamme. On emploie pour cela un vase rempli d’eau ou de tout autre liquide en ébullition, dans lequel on plonge un autre va se contenant la matière sur laquelle on veut opérer. Le bain-marie est constamment employé en cuisine ; il sert aussi à distiller les substances volatiles et aromatiques , A évaporer les extraits, etc. — Quand on remplace l’eau bouillante par le sable , le mémè vase prend le nom rte B. de sable; il s'appelle B. de vapeur lorsqu’il contient de l’eau en vapeur.

BAlONNETTE , sorte de dague ou d’épée que l'on adapte au bout du fusil, tire son nom de Bayonne, où on la fabriqua d’abord. Cet instrument est mentionné par les auteurs dès 1571 ; mais ce n’est qu'en 1040 qu'ou essaya d’adapter les baïonnettes au bout des canons des mousquets. En 1070, elles remplacèrent une partie des piques des troupes françaises. On plaça d’abord la baïonnette dans le canon du mousquet ; aujourd'hui , on la fixe au bout du fusil au moyen d’une douille a ressort. Dans les compagnies de chasseurs de Viucennes, la baïonnette a été remplacée par le sabre-poignard , dont la poignée est disposée de manière a pouvoir s'adapter au canon du fusil.

BAI0QUE (de l it alien hajocco), monnaie de enivre qui a cours a Rome et dans l'Etal ecclésiastique : c'est le sou italien ; il vaut à peu prés 6 centimes de cotre monnaie. Vingt baioques fout une lire ou papelo 11 fr. 80 c.).

BAISE MAIN. Dans l’ori gine, le vassal rendait hommage à son seigneur en lui baisant la main. Plus tard, le baise— main ne fut plus qu'une partie de l’étiquette des cours. Cet usage subsiste encore en Espagne et eu Russie. On nomme aussi baisemain l’audience que le sultan donne aux ambassadeurs, parc»; que ceux-ci lui baisaient jadis la main. — Ou appelle encore Ut tse-main la cérémonie qui a lieu au moment de l’offrande : autrefois lecurédonnait A baiser sa main ; il ne donne plus auj. que la patène.

BAISEMENT dus pieds. Ce mot se dit: 1° de la cérémonie où l'on baise les pieds ou la mule du pape ; 2° de la coutume, observée dans l'Eglise catholique, par laquelle , le jeudi saint , l’officiant qui a célébré la messe lave cl baise les pieds de treize vieillards ou «Je treize enfants, en commémoration du pareil acte de J«*sus-Cbrist pendant la Cène.

BAJET, espece d'hultre, commune sur les cftte* occidentales de l’Afrique, a la coquille plus épaisse que l’hntlrc ordinaire, tres-aplatie et presque ronde.

BAJülRE.,On nomme ainsi en Numismatique une pièce de monnaie ou nne médaille qui a pour effigie deux têtes de profil qui paraissent appliquées l’une sur l’autre, celles, pir exempte, de deux époux.

BAJOUE, partie de la tête du cochon et do quelque* autres quadrupèdes qui s'étend depuis l’œil jusqu’à la mâchoire. — Dans les Arts mécaniques, on nomme ainsi les bossages ou coussinets qui tiennent aux jumelles d’une machine, comme le tire-plomb, dont les vitriers se servent pour fondre le plomb qu'ils emploicul pour les vitres.

BAJOYERS. Ou nomme ainsi en Architecture les murs de revêtement d’une chambré d’écluse, dont les extrémités sontfermées par des portes ou des vannes, ainsi que les murs ou ailes des culées des ponts.

BAJULE (du latin bajtdus , porteur, soutien), nom donné primitivement à un des magistrats k« plus importants du Bas-Empire, spécialement à celui qui était chargé de l'éducation d'un prince; Ce mot désigna au moyen Âge le principal ministre d’Etat, chargé du poids des affaire*. Charlemagne donna Arnould pour bajule A son fils Louis d’Aquitaine. En Italie , bajule signifiait la même chose que régent en France et protecteur eu Angleterre. — 11 y avait dans les églises et les monastères des bajules préposés a diverses fonctions. — On dirait aussi baile par corruption. C’est de ce mot qu'on dérive celui de bailli.

BALADINS (du latin barbare bal/are, qu’ou dérive du gr. ballizéin, danser), danseurs de théâtres et de carrefours, étaient déjà nombreux chez les Romains; ils furent mis en vogue au moyen Affe par les trouvères , qui les introduisirent à leur suite dans les châteaux pour distraire les nobles châtelains. Ils faisaient jadis partie de la confrérie des ménestriers , et étaient gouvernés par un chef qu'on appelait le roi des baladins. Voy. jongleurs,

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