RALE
disque u sou extrémité inferieure, et qui sort à régler le mouvement des roues. Voy. pendule.
Dans la fabrication des Monnaie*, le balancier est une sorte du presse mise eu mouvement à l'aide d*un double levier horizontal chargé de plomb a ses extrémités,et dont on se sert pour battre la monnaie. La ▼U de pression . qui en forme la pièce principale, est terminée inférieurement tantôt par un coin qui forme l'empreinte, tantôt par un outil à découper que Ton appelle emporte-pièce. Ce balancier fut inventé en lo41 par Nicolas Briot, tailleur des monnaies sous Louis \ 111 , et perfectionné par Drox.
En Histoire naturelle, on somme balanciers de petits appendices membraneux au 'on remarque à l'origine des ailes des insectes diptères; il* sont placés au-dessous des ailerons, et se composent d’un iilel plus ou moins long, terminé par un bouton arrondi, ovale, ou tronqué. On n'est pas d’accord sur l'usage de ces organes ; les uns pensent qu’ils servent 1 faciliter le vol des insectes qui les portent, eu les maintenant en équilibre; d'autres, qu’ils font partie de l'appareil respiratoire ; quelques-uns ont prétendu, mais ô tort, que ce sont eux qui produisent le bourdonnement que ces insectes font entendre en volant.
balançoire. Voy. bascule et escarpolette.
BALANEf Balanus (du grec balanos , gland), genre d’ Articulés, de la classe des Cirrl lipides, a pnurtypo le B. tintinnabulant. appelé vulgairement Glana de mer, Tulipe, Turban. Il est assez semblable à un glatul, d'où son nom. Il s’attache aux roches des Cotes, aux pieux des digues, & la carène des vaisseaux. C est , en Chine, un mets délicat.
BALAN1NE (du grec balanos , gland), genre de Coléoptères tétrameres, de la famille des Curculionites, est surtout remarquable par sa trompe, qui surpasse la longueur de son corps. Avec elle il perce les noisettes encore vertes , et y glisse un CBuf. La larve, apres avoir vécu aux dépens de l'amande , perce dans la coque un trou circulaire , s« glisse en terre, et s’y transforme en uymphe.
BALANITE (du crée balanos , gland) , nom que Pline donne au Châtaignier. — Il désigne aussi un genre de plantes de la famille des Olacinées. fondé sur une Seule espère, le B. égyptien {H. teaypiiaca) , abondant en Nigritic. 11 y eu a au Jardin îles plantes, mais ils n’y Heu rissent point.
BALAllSTE (en grec, balaustion ), fleur du Grenadier sauvage. Elle est d’un rouge vif, et a des propriété* astringente*. — Les botanistes ont donné ce nom à tous le* fruits qui ont pour caractère l’adhérence au calice , comme dan* le grenadier : cet fruits sont couronnés par les dents du calice; ils ont l’écorce dure, et renferment, dans un grand nombre de loges, de* graine* à épiderme drupocé.
BALBUZARD , dit aussi Aigle pécheur, en latin Pandion, oiseau de proie de la famille des Falconidées, long de près de 70 cenlim., porte un manteau brun, el a la télé plus ou moins variée de blanc. Sa nourriture consiste en poisson*, qu’il va chercher jusqu'au fond de l'eau, apres avoir plané au-dessus et s'êtrc précipité du haut des air*, comme le fait le faucon. On le trouve sur le bord de* étangs, des lacs et de* rivières, dans presque tous le* continents.
BALCON (de l'italien balcone , qu'on fait dériver «oit du bas latin palcus, poutre, soit du grec ballA, lancer), «saillie pratiquée sur la façade extérieure d'un batiment, et ordinairement portée sur des colonnes ou des consoles. Les balcons ne paraissent pas remonter an delà du moyen âge : c'était alors de petites tourelles placées au-dessus des portes des forteresses et d’où on lançait des traits sur l'ennemi. Les balcons sont prodigués dans les monuments d'architecture gothique, surtout en Espagne et en Italie; ils sont beaucoup plus rares dans les pays du Nord. — Dan* une salle de spectacle , on appelle balcon certaines place* réservées aux deux extrémités
de la première galerie, près des toge* «1 avant-scène.
BALDAQUIN ( «le l'italien Bnlduchina, ville où l’on fabriquait de* draps de diverses couleurs). On appela d’abord ainsi le dais sous lequel , dans le* processions, ou porte le Sai ut-Sacremcnt. Plu* tard, on donna ce nom à un ouvrage d’architecture en bois, en marbre ou en brome , élevé en forme de dôme sur des colonnes, et servant à couvrir l’autel d’une église. Le plus célèbre baldaquin de ce genre est le baldaquin de Saint-Pierre de Rome, construit par Le Bernin : il t-st eu brome, et porté sur quatre colonnes tor**$. Ou remarque aussi ceux des Invalides et du Val-de-Gràce. — On appelle encore baldaquin la tenture dressée, dans les églises , audessus de la chaire épiscopale; celle qui couvre le trône d’un souverain, et même encore le ciel d’un lit.
BALEINE (en latin balœna ; du crée phalæna , nom commun à plusieurs espèces de Cétacés), gigantesque auimal,dc la classe des Mammifères, ordre de* Cétacés, a pour caractères distinctifs: au lieu de dents, de* fatums ou lames cornées , minces, fibreuses, éditées à leur bord et en forme de faux , occupant, au nombre de 8 à 900, la mâchoire supérieure seulement, l’inférieure étant nue et sans armure ; deux évents , ou orifices situé* au sommet de la tète.
La H. franche ou B. proprement dite {Balœna mysticetus L.) atteint une longueur de 20 à 25 m. sur une circonférence de 10 à 13 m. à son plus grand diamètre, et pèse de 70 à 100 mille lulogr.; sa tète énorme fait à peu près le tiers de sa lougueur totale, et ne se distingue du tronc que par une légère dépression; sa gueule, transversale, large, un peu sinueuse, est située à la partie antérieure-inférieure de la tète : elle a de 2 à 3 ra. de largeur sur 3 à 4 m. de hauteur intérieurement. Chaque foi* que la baleine ouvre la gueule, une énorme masse d'eau s’y précipite , passe à travers les fanons comme à travers un crible en y laissaul pris les poissons qu'elle contenait, et s’échappe par les évents avec une force telle , que la gerbe s’élève quelquefois À plu* de 6 m. Le gosier ne la haleine est fort étroit : aussi cet énorme animal ne *e nourrit- il que de fucus, de plantes marines, de mollusques et de poissons de petite taille, tels que les harengs, les merlans, etc. Sa langue est épaisse, fort longue et presque entièrement formée d uo tissu graisseux. Les yeux, de la grosseur de ceux du bœuf, sont relativement très-petits; ils sont très-écartés ; on D’aperçoit pas à l'extérieur de conduit auditif. La baleine n’a que deux membres autérieurs, court* et dilatés en forme de nageoires : ils sont situés à la face antérieure de la poitriue, assez rapprochés l’un de l’autre, mais nullement préhensiles ; sa queue est agile et vigoureuse ; elle est d’une largeur énorme et placée horizontalement ; l’animal s’en sert pour frapper l’eau: il avance en plongeant et se relevant alternativement. Son dos est lisse, sans bosse ni nageoires : sa peau est une sorte de cuir mollasse et huileux, de couleur brune ou noirâtre, quelquefois marbré de blanc en dessus, et blaucltàtre en dessous; sou* cette peau s'étend une couche trèsépaisse de tissu lardacé dont on extrait jusqu’à 60 et 80 quintaux d’une huile très-préeieuso pour l’industrie. — La baleine vit toujours dans l’eau ; mai* elle a souvent besoin de mouler a la surface pour prendre l’air nécessaire à sa respiration. Elle nage avec assez de vitesse pour faire environ 10 kil. à l’heure ; sa queue seule lui sert de moteur pour avancer ; ses nageoires pectorales , toujours étendue*, la tiennent en équilibre. Elle plomre jusqu'au fond de l’Océan avec une extrême rapidité. On ignore la durée normale de la vie de la haleine. A chaque portée elle ne produit qu’un seul baleineau: elle l'allaite au moyeu de mamelles placée» sur le devant de la poitrine ; elle ne s’en sépare que fort tard , et semble l’élever avec beaucoup de tendresse.