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nées à payer les frais rtc construction et d'entretien des Toits puhliijiies.
Autrefois, a i*aris, les «argents du Châtelet se tenaient ordinairement appuyés sur la barrière qui était au-devant dn Châtelet, pour être prêts , au premier ordre du juge ou à la réquisition des parties; dans la suite , on leur construisit en différents quartiers, des corps de garde qui conservèrent le nom de barrières des sergents ; c’est de la qu’a pris son nom le lieu appelé la barrière des sergents , dans la rue Snlnt-Houoré , en face de la rue du Coq.
BARRIQUE , e*i»èrcde futaille ou de tonneau servant, comme le baril , a expédier des marchandises solides ou liquides, telles que la morue, les vins, les huiles, 1rs eaux-do-vic et les sucres. Sa contenance varie suivant les pays : à Bordeaux, la barrique de vin contient 200 pintes de Paris ou 186 lit., 263; à La Rochelle, a Cognac, et dans tout le pays d’Au- :>is, la barrique d'eau-de-vie compte pour 27 veltes (205 lit., 45) ; à Nantes et en divers lieux du la Bretagne et de l'Anjou, elle est évaluée à 20 veltes (220 lit., 69); à Bordeaux, à Bayonne, et en plusieurs endroits de la Guyenne , à 32 veltes (243 lit., 84). La barrique en usage pour les vins et eaux-do-vic a Agen contient 100 pots du pays, lesquels font à jhîu près 240 pintes de Paris, ou 223 lit. 31 cent.
BARTAVELLE, nom vulgaire de la perdrix grecque.
BARTOMA , nom Imlanique de la Centaurelle.
BARYTE (du grec barys , pesant), dite aussi protorydede ban/uni , terre alcaline composée de baryum et d'oxygène [BaO], blaurlie ou grisâtre, d’une saveur caustique, tire son nom de sa pesanteur (4 fois celle de l'eau). Lorsqu'on fait tomber sur de la baryte quelques gouttes d'eau , elle s'échauffe, m délite et fait entendre un bruissement semblable a celui que produirait un fer rougi : 1 partie de baryte exige 5 parties d'eau pour se dissoudre. Exposée a l’air, la baryte, comme les autres alcalis, eu attire l'humidité et se carbonate. Calcinée dans le çax oxygène, elle se convertit en bioxyde ou jieroœyde de baryum ( BaO* J.
La baryte se rencontre fréquemment dans la nature, en combinaison avec l'acide sulfurique, à l'état de spath pesant ou baryte sulfatée , ou avec l'acldc carbonique, à l’état de baryte carte matée ou withéri/e. Ces deux minéraux, et surtout le premier, servent A la préparation de tous les sets ue baryte. On obtient la baryte pure en calcinant au rouge, dans un creuset, le nitrate de baryte. M. Boussmgault s'en est servi tout récemment pour obtenir l'oxygène en grand, en l’enlevant directement à l'air atmosphérique, et le rendant libre immédiatement après. M. Dubrunfaut en a tiré parti dès 1830 pour extraire des mélasses tout le mère mstaJhsable qu elles contiennent. La baryte est peu employée en médecine ; mêlée a l’huile d olive, elle a été conseillée à l'extérieur contre les dartres. Les sels de baryte solubles sont d’un qmploi fort utile dans l’analyse rhimique ; ils servent particulièrement à découvrir l'acide sulfurique et les sulfates, avec lesqm 1s ils donnent un précipité blanc, insoluble dans les acides. Ils sont fort vénéneux. — La baryte a été découverte par Scbeele en 1774 dans le spath pesant ou baryte sulfatée.
baryte carrgna î£e, dit aussi withérite, minéral composé de baryte et d’acide carbonique, découvert par le docteur Wilhering dans la mine de plomb de Snailbacti, dant le Shropshire, en Angleterre. Il a été trouvé depuis dans plusieurs autres localités. Il est blanc, fibreux, insoluble dans l’eau, et d’une densité de 4,3. La baryte carbonatée est un poison pour les animaux : rette propriété la fait désiguer, en Angleterre , sous le nom de pierre contre les rats.
baryte sulfatEe , spath pesant ou barytine, minéral blanc ou jaunâtre, remarquable par sa forte pesanteur spécifique qui est de 4,5 (de là le nom de baryte ) ; ge présente en veines ou en couches dans les terrains de toutes les époques ; c’cst la gangue
la plus considérable des substances métalliques. On l'emploie dans les laboratoires de elnnue pour préparer les autres sels de baryte. Les céruses communes du commerce sont quelquefois sophistiquées avec la poudre de ce minéral.
BARYTON (du grec barys , grave, et tonos, ton). C'est la voix d'homme qui, pour la gravité, tient le milieu entre le ténor et fa basse-taille , et qui est spéciale aux voix de basse dans leur jeunesse. On la aussi nommée taille v t concordant , parce quelle servait a lier entre elles les deux autres voix. Son dia|ia$i*ii commence au si bémol grave , \ et s'élève jusqu’au fa, à la 12r. On l’écrit ordinairement, dans la partitiou, à la clef de fa, 4® ligne. Le baryton est fort employé dans les opéras français, et c'est peut-être le genre de voix le plus commun en France. — Ou a donné le même nom à un instrument de la famille des Violons qui se montait avec sept cordes. L’usage de cet instrument est aujourd’hui abandonné.
BARYUM, corps simple métallique contenu dans la barvte, a été isolé pour la première fois j»ar Humphry I)avy , en 1808 , au moyen do la pile de Voila. Il est blanc ou gris, brillant, mou, et d une densité d’environ 4,0.
BAS. Ce vêtement, ainsi nommé parce qu’il couvre le bas de la jambe , était inconnu aux anciens. Les Germains et les peuples du Nord n'en portaient point non plus. Au moyeu Age, on se couvrit d'abord les jambes avec du drap , de la toile ou de la peau iiu’ou attachait avec des corduus ou des courroies. Les premiers bas de tricot ue datent que du règne de François 1«. Sou fils, Henri 11, porta, diton, les premiers bas de soie qui aient été fabriqués en France. — Le métier à bas ou métier à tricoter , celte machine ingénieuse avec laquelle on fabrique non-seulement des bas, mais toute espèce de tricot , fut inventé en France , en 1650, par un compagnon serrurier des environs du Caen, qui, rebuté par les tracasseries que lui suscita le corps des marchands bonnetiers , alla porter son invention en Angleterre. Elle en fut rapportée par un Français nomme J. Hindres, qui , en 1656, établit au château de Madrid , près de Boulogne , la première manufacture de bas qu’on ait vue en Frauce. Depuis cette époque, le raétierà lias a reçu de nombreux perfectionnements.
Bas-bleu. En France et en Angleterre, on appelle ainsi ( Une stneking en anglais) les femmes beaux esprits, ou qui visent à une réputation littéraire. Quelques-uns attribuent l’origine de cette expression à lady Montague; d’autres la font remonter au xv« siècle, parce qu’alors il existait à Venise une société littéraire dite Societa delta Catza (société du Bas) , dans laquelle les femmes étaient reçues.
BASALTE (mot qu'ou croit tiré do l'éthiopien), roche noire ou bruue d'origine ignée, très-dure et trèste nace, sonore , d'une densité égale à 3 , composée d'un mélange extrêmement intime de nyroxi ne et de feldspath , d'albite ou labradoritc. Ou y trouve souvent disséminés des cristaux de péridot, de pvroxene,de mica, de xéolithes, de fer titané, etc. On rencontre le basalte en filons et en masses intercalé.* dans toutes sortes de roches, et surtout en grandi s nappes qui recouvrent comme un manteau la surface du sol, comme dans les anciennes provinces de l'Auvergne, du Velay et du Vivants, en plusieurs point» des Iles britanniques, de l’Islande, etc. Les masses basaltiques sont souvent divisées en fragments prismatiques, placés dans une situation verticale; celte division provient du retrait de la roche eu fusion au moment du refroidissement. Les prismes basaltiques ont quelquefois une longueur considérable , et présentent les apparences les plus extraordinaires : les monuments naturels les plus célèbres en ce genre sont les colonnades de la cote d’Antrim en Irlande, le pavé basaltique ou la Chaussée des