BLAS
bien plus expédition lai «s.* tremper Un toiles dans de l’ean chaude pour enlever toutes les parties solubles; on les dégorge par un moyen mécanique quelconque; on tes fait bouillir dans nno lessive de soude: on les rince, rt ou les fait séjourner pendant quelques heures dans un bain de chlorure do chaux. Après le rinçage à Peau courante, on leur donne un bain d’eau aiguisée par un peu d'acide sulfurique; ou lave, et l’on finit par un bain de savon. — On blanchit la laine au moyen du soufrage, c'est-à-dire en l'exposant humide à l’action du gaz aride sulfureux; le chlore et les alcalis attaquant la laine , Il est impossible de les employer pour la blanchir. — On blanchit la soie en la maintenant dans des dissolutions bouillantes de savon; on y parvient aussi par le soufrage. — Pour blanchir Y ivoire jauni , on le brosse avec de la pierre ponce calcinée et délayée dans Peau, puis ou le renferme encore humide sous une cloche de verre qu’on expose Journellement au soleil. — Ou blanchit la cire jaune en la réduisant en rubans minces qu'on expose au soleil et à la fraîcheur des nuits, sur des châssis en toile. La cire se blanchit promptement dans le gax oxygène pur. Un procédé cx[>éditif et peu coûteux consiste à la faire fondre, à y verser une petite quantité d’aride sulfürique, puis à y ajouter quelques fragments de salpêtre, en agitant le tout avec une spatule de bois.
BLANCHIMENT DES MÉTAUX. VûJ/i DÉROCHER.
BLANCHISSAGE du linge. Il comprend huit opérations : 1® Irempa/je , simple imblbition d’eau froide; ‘2° essangeaye , lavage fait aussi à Peau froide pour enlever le plus gros de la malpropreté; 3® coulage ou lessivage, qui consiste à faire passer à travers le linge une dissolution alcaline de soude ou de potasse , le plus souvent des cendres {Voy. lessive); 4° savonnage , dans le but d’enlever les taches qui auraient résisté aux opérations précédentes; 5® ri/ 1cage, pour enlever Peau de savon ; 6* égouttage; >° séchage ; .8® pliage et revassage. — On a substitué avec succès au mode ordinaire de blanchissage , qui est fort pénible, le blanchissage à la vapeur. Cette méthode u était d’abord appliquée qu’au blanchiment du coton écru; ce fut Chaptal qui le premier imagina qu’on pourrait s'en servir pour le blanchissage du linge. Curaudau |»erfei*tlonna ce procédé, et le recommanda au public dans un Essai sur le blanchissage h la vapeur (Paris , 1806). Ce procédé réunit des avantages qui doivent le faire préférer : économie de temps, de savon et de combustibles, uniformité, exactitude dausle lessivage. Il aété adopté pour l'armée par décret du 10 déc. 1853. — On doit à M. René Duvoir un Appareil de lessivage par circulation, qui abrège le travail et ménage le linge.
BLANCHISSERIE, établissement destiné à blanchir les toiles. Pour les procédés de blanchiment, Voy . bi.anchimf.nt. — On nomme plus spécialement Buanderies les établissements destinés au blanchissage du linge de corps et de rnêuage.
BLANQUETTE, espèce de raisin dont la feuille est recouverte d’un duvet blanc et cotonneux. En Gascogne et dans le bas Languedoc, on en fait un vin blanc , doux et spiritueux , qu’on nomme aussi blanquette : on estime surtout la B. de Limoux (Aude). — On appelle encore blanquette ou btant/uet une poire d’été qui a la peau blanche. Il y en a de deux sorte* , le gros et le petit blauquet : le gros b/anquet i*sl bon à manger au commencement de juillet, et le petit blanquet, vers la fin d'août.
BLAI*$ (du grec blaptA , nuireï, genre <f insectes Coléoptères, «le la l.umile des Mélasomes, so lient dans les partie* obscures, sales et humides des habitations. <îes insectes sont noirs, et répandent au toucher une odeur désagréable. Ils n’ont pas d’ailes, mais ils courent avec beaucoup de vitesse. Le B. portemalheur (B. morltsaga) , qu’on trouve dans tout le
nord de l’Europe, passe pourêtre de mauvais augure : aussi les cens superstitieux le redoutent-ils beaucoup.
BLASON , science qui s'occupe de la connaissance et de l’explication des armoiries. On fait dériver le mot blason de l’allemand blasen , sonner du cor. parce que c’est en sonnant du cor que ceux qui se présentaient aux lices des anciens tournois annonçaient leur venue. Les hérauts décrivaient ensuite à haute voix les armoiries de chacun des concurrents, ce qu’on appelait blasonner : c’est de cet office de* hérauts qu’est venu le uom d’ Art héraldique, sous lequel on désigne souvent le blason. — Les principaux éléments de la science du blason consistent dans la connaissance de lYcu, des émaux, des pièces et meubles. Vécu , ou champ sur lequel sont placées les armoiries f représente l’ancien bouclier ; sa forme .variable suivant le* pays, est le plus souvent, en France, celle d’un rectangle posé droit, et terminé , au milieu de sa ligne inférieure , par une pointe peu saillante. 0» y distingue le haut ou chef, le milieu ou centre , et le bas ou pointe; il se divise en quatre partitions . savoir : le parti , formé par une ligne perpendiculaire divisant l’écu ; le coupé , formé par une ligne horizontale; le tranché, par une ligne diagonale 3e droite h gauche ; et le taillé, par une lienedtagonale de gauche à droite. — Le* émaux sont le notn collectif 3onné aux métaux, couleurs ou fourrures qui colorent l’écu. Il y a deux métaux , l'or et l'argent; cinq couleurs, Yazur (bleu) , kt gueules (rouge), le sinople (vert) , le sable (noir) et le )>ourpre (violet) ; et doux fourrures , Y hermine et le vair ^fourrure de couleur blanc et azur) . — Les pièces , dites pièces honorables ou figures héraldiques . sont nu nombre de neuf, savoir : le chef, la fasce. le pal, la croix, la bande, la barre , lt* chevron, le sautoir et le j>airle [Voy. cos mots). Les meubtes sont les ornemoDla Intérieure de l*éeu : il faut y distinguer les figures naturelles , prises des animaux, des plantes, des astres, du corps humain , etc., et les figures artificielles, telles que châteaux , instruments de guerre ou de métiers, hesants, tourteaux, billottes, alérions, merlettes, canettes, étoiles, crolssantSjCroiscttes, molettes d'éperons, etc. — Outre les ornements intérieurs qui meublent lechampdc l’écu, il y a les ornements extérieurs qui l'entoureut : tels sont les casques et couronnes, les lambrequins, les supports et tenant* , les insignes et ordres de chevalerie. Four pins de détails, on peut consulter les traités spéciaux de blason , entre autres, celui du I*. Méncstrier , revu et augmenté par M. L. Lyon , 1/iO, ceux de la Roque, de La Golombière, du U. de Varenne, le Manuel du Bl. de J. Pautct, Y Armorial universel de JoutTrov d’Eschavanues. 1814, le Tmile complet du Bl. de Bord dTlauterive, 1846, le Dut. / ié- TOMiÿw/'deCh.Graudinaisou, 1853, etc. V. armoiries.
Les Français sont les premiers qui aient réduit le blason en art, ot ce sont eux qui oui les armes les plug régulières. Les Allemands ne s’eu occupèrent que bien postérieurement, et les Anglais blasonnent encore aujourd’hui en français. — Le blason ne parait pas remonter au delà des croisades. Bien avant cette époque, il y eut des signes particuliers, des emblèmes, des ornements pris par les peuples guerriers ou les héros {tour servir de signe de ralliement dans le combat ; mais il ne faut pas confondre ces signes isolés, variables, avec les signes convenus, invariables et surtout héréditaires qui constituent le blason proprement dit. Au tt-mps des croisades, dans ces armées composées du vingt peuples divers . la nécessité de se faire reconnaître de ses soidaU obligea chaque chef de revêtir des insignes particuliers. Au retour de la croisade, le guerrier eut soin de conserver ces insignes, qui rappelaient scs exploits, et les transmit à ses descendants comme un titre d’honneur. C’est sous S. Louis, à ce qu’on croit, que cette transmission reçut un caractère régulier.