BLEU
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BLASPHÈME Mu grec b/aptô , nuire , cl phémè, réputation), parole impie prononcée avec l'intention d’outrager la Divinité ou la Religion. Le blasphème différé du sacrilège en ce que le premier consiste en paroles, et le deuxième en actions. Cites les Hébreux, le blasphémateur «tait puni ch- mort et lapidé par le peuple ( Lévit ., ch. xxtv, v. 14 et 16). En France, les ordonnances dc S. Louis et de quelques autres de nos rois lui infligeaient la peine du pilori ou le condamnaient , selon les cas, à avoir la langue percée avec un fer rouge. Le pape Pie V, par décret de 1556, condamna ceux qui s’élaient rendus coupables de ce crime à une amende pour la première fois, au fouet pour la deuxième; s’ils étaient ecclésiastiques, ils étaient dégradés et envoyés aux galères. Depuis , le châtiment a été réduit a une amende honorable prononcée au pied des autels.
BLASTEME (du grec blastos, germe), nom donné, dans les plantes , nu corps qui porte les cotylédons , etqui comprend la radicule, la gemmule et la tigelle.
BLATTE (du grec blaptâ, nuire), Blat ta, genre d’insectes Orthoptères, de la famille des Coureurs, d’une grande agilité, ne se montrent que la nuit, et habitent les planchers des maisons, où ils sont un véritable fléau; ils mangent le pain, la farine, etc. Leur couleur est brune, roussàtre ou jaunâtre; ils répandent une odeur désagréable. Ou en distingue un grand nombre d'espèces : la B. des cuisines [Blatta or ien faits), qui est d’un brun noirâtre et très-aplatie , infeste les boulangeries, les cuisines et les garde-manger de presque toute l’Europe; la B. des Lapons , qui est plus petite , dévore les provisions de poissons que les habitants du Nord font sécher pour leur nourriture.
BLE ou bled (du saxon blaa, grain), plante de la famille des Graminées hordéacées, à tige longue et mince, qui produit le grain dont on fait le pam. On appelle vulgairement blé toute espèce de céréales : aros blés , les froments et les seigles; blé méteil, le blé moitié froment, moitié seigle ; petits blés, l’orge, l’avoine, le millet, le sarrasin. On appelle blé par excellence le pur froment (triticuni satioum ) : lorsqu’on dit blé simplement, on entend toujours le froment. Voy. ce mot.
On nomme vulgairement B. à chapeaux une espèce de blé de Toscane, dont la paille sert à fabriquer des chapeaux estimés; B. avril let, le froment que l'on seine en mars et en avril; B. blanc, une variété commune dans l’ancien Dauphiné, qui fournil une très-belle farine; B. cotonneux ou français , une vdriété que l’on cultive dans le haut et bas Rhin , en Italie et en Espagne.
Le blé est dit broui s’il est attaqué par la rouille ; charbonné , s'il est noirci par la carie ; coulé , si 1rs grains sont petits, peu farineux ; échauffé , si une fermentation intérieure a détruit la partie alimentaire; mouillé , si le grain est altéré par les pluies; vermoulu, s’il est gâté par la présence d’insectes.
Ou donne quelquefois le nom de blé h des plantes qui n’oul aucun rapport avec le genre Froment : ainsi on nomme B. barbu ou de Guinée le Sorgho, espèce de millet; B. de Canarie ou d’oiseau , Y Al- Çiste; B. de vache , le Mélampyre des champs, la Sapouaîre rouge ; B. noir, la Renouée et le Sarrasin ; B. de Turquie, d'Inde, d' Espagne ond' Italie, le Mais.
L’origine du blé se perd dans la nuit des temjis : on ne le trouve pas aujourd'hui à l’état naturel , et l’on doit présumer qu’il n'est qu'une transformation opérée |iar la culture d’une espece inférieure, comine l’épeautre ou la fétuque flottante. Uu savant agronome . M. Esprit Fabre, a cru trouver la première forme du blé dans VÆffilops triticoides. La Fable a fait honneur de l'introduction du blé tantôt à üsiris, divinité de l’Egypte , tantôt à Cérês , qui l’aurait cultivé d’abord dans les plaiues d’Euna , en Sicile. Les Athéniens, les Cretois et plusieurs autres peuples se disputaient l'honneur de l'avoir cultivé les pre-
miers. Ce qui est certain . c’est que la culture du blé était eu honneur en Chine bien des siècles avant nos temps historiques. Voy. cr.ni vi.r.s et graims.
RLKCliNE, Blechnum , genre de Fougères , tribu des Aspléniacées, à feuillesallongées, composées de folioles simples, aiguës, à une seule nervure. On trouve chez nous le B. spicant, qui est le type dc ce genre.
BLKIME (du grec hlêma, coup, blessure), meurtrissure ou rougeur qui survient quelquefois à la sole des talons du cheval , et qui est suivie d’abcès.
BLENDE (de l’ail, blenden, briller), nom donné, en Minéralogie, au sulfure de zinc naturel. V. zikc.
BLEPHARITE (du grec blépharon, paupière), inflammation des paupières, soit qu'elle affecte le corps de la paupière , soit qu’elle s’arrête au bord ciliaire et aux follicules pileux et muqueux dont il est garni : c’est cette dernière qu'on appelle quelquefois lippitude, psorophthalmic ou teigne des paupières.
BLES1TF. (uu latin blasus, bègue) , Vice dans la parole, qui consiste à substituer une consonne douce a une plus dure , comme le s à I ’s. le d au t, IV au g, 1’» au j, etc.; par exemple , à prononcer r erbe, zevat, ail lieu de gerbe, cheval. Cette prononciation est familière aux enfants. Si elle persistait, il suffirait, pour la faire disparaître, d’une attention constante.
BLESSURE (du grec plesséin, frapper). Selon la cause qui les produit, les blessures peuvent être rapportées à deux grandes divisions : le« unes sont l’effet d'agents chimiques, tels que le calorique et les caustiques; elles comprennent la brûlure et la cautérisation; les autres sont opérées par des puissances mécaniques, telles que les percussions, les tractions, les instruments tranchants, piquants , contondants, déchirants, et prennent les noms de contusion, distension. luxation, fracture, plaie, etc. — Eu Médecine légale, on distingue : 1° les B. mortelles , qu’on subdivise en B. nécessairement mortelles ci B. accidentellement mortelles; 2° les B. non mortelles, qui sout complètement curables ou incomplètement curabl es .
OndoitàDupuytreu un Tiaitédesblessui'cxpurat'mes de guerre [Leçons de Clinique, 1839). Voy. hlail.
Selon notre législation , l'auteur dc blessures faites volontairement, et qui entraînent une maladie de plus do 20 jours, est puni de la réclusion (Code pénal, art. 309), ou au moins d’une anuée d’emprisonnt loi de 1832). Si ell*s ont été faites avec préméditation, la peine est celle des travaux forcés A temps (art. 310). Si la maladie n'a pas été de plus dc 20 jours, l’auteur de blessures volontaires est puni d’un emprisonnement de G jours à 2 ans, et d’une amende de 16 à 200 fr., ou de l’une de res deux indues seulement ; et s'il y a eu préméditation ou guetapens, l’emprisonnement est dc 2 à 5 ans, et l'amende do 50 à 500 fr. (art. 311). S» les blessures ont été involontaires, leur auteur est puni seulement d'un emprisonnement de 6 jours h 2 mois , et d’une ameude dc 16 à 100 fr. (art. 320). — La loi détermiue, en outre, les cas où l’auteur dc blessures serait puni plus rigoureusement à raison de la qualité des personnes blessées, ou des circonstances du crime ou délit ; elle détermine également certains ras où les blessures sont réputées excusables (arL 321, 463). — Indépendamment des peines ri-déssus, l’auteur de blessures peut, sur la demande de la personne léséo, être condamné a des dommages-intérêts, qui varient selon la gravité et les suites des lésious, et qui sont fixés ordinairement d'après les rapports des médecins.
BLETE ou blette (du grec blax% mou), Blitum, genre do plantes annuelles, glabres, charnues, de la famille des Chénopodées. La principale espère est la Blette à tète ou Epinard- fraise [B. capitatum), ainsi appelée A cause de s*-s fleurs en capitules agglomérés, et ii cause dc ses fruits semblables h des fraises. On la cultive dans les jardins. On l’emploie aussi comme plante potagère, ut, en médecine, comme émolliente.
BLEU d’azuii, oii simplement .mut , matière violu-