BOA
B0F.ll
d'une place, d'un port, soit pour empêcher le* sorties, soit pour réduire Ja place et l'obtenir par famine. — Les blocus au moyen des lignes fortifiées étaie nt fréquents riiez Je» anciens; ils sont devenus plus rares dans l'art militaire moderne. Cependant, on cite les blocus d'Ancône (1799), de Gènes (1800), de Pampelunc (1813), qui tous ont duré près de 0 mois.
Dans le Droit maritime , les neutres ont généralement adopté le principe de ne reconnaître en état de véritable blocus que les ports que des vaisseaux de guerre surveilleraient effectivement de manière a intercepter toute communication.
On appelle blocus continental le système d’exclusion géuérale par lequel Napoléon voulait interdire à l'Angleterre tout accès sur le continent européen : il fut décrété par l'Empereur le 21 novembre 1800. On sait que l'exécution de ce système l'entraîna dans des ! guerres continuelles qui finirent par amener sa ruine, j
BLONDE, ouvrage semblable a la dentelle pour le travail, et qui n'en dith-re que par la matière : elle i se fait généralement en soie blanche. Il existe aussi des blondes noires. — La perfection des blondes résulte de leur finesse, de la régularité de leur texture, et de la blancheur qu'on a su conserver a la soie. Ou les blanchit difficilement. On a donné le nom de blonde de fil à la mignmmeUe, sorte de dentelle faite k fond clair, et ressemblant au fond de la blonde connue sons le nom de tulle. 11 y a aussi des blondes de coton. — Les villes de France où Fou fabrique des blondes de soie sont : Arras, Àvcsne, Barde-Duc, Baveux, Caen, Clermont en Auvergne. Gisors, Lyon, Magny, Orléans, Paris, le Puy, Saint-Etienne, Tours, Vienne; les plus belles blondes se font à Chantilly. Ou en fabrique aussi en Suisse, h Geneve, en Hollande, en Save, à Milan.
BLOUSE, espèce de sarrau de grosse toile, ayant à peu près la forme d'une chemise , que les charretiers, les paysans et les ouvriers porteut par-dessus leurs autres vêtements. — La blouse n 'est autre chose que le sttyon des Gaulois ; elle i*orte même encore ce nom dans le midi de la France. L’ancien savon était de laine ou de peau ; la blouse moderne est de toile. Je coton ou de laine. Sous l’Empire, la blouse fut adoptée en Franco pour la milice citoyenne et rurale et pour les ouvriers dans les villes. C'est encore l'uniforrne des gardes nationales dans beaucoup de campagnes.
On sait qu’on nomme aussi blouse chaque trou des coins et des côtés d'un billard : un billarda six blouses.
BLUET .niante des champs. Voy. bleuet.
BLUTAGE, opération qui a pour but de nettoyer le grain et de débarrasser la lAnne, eu la tamisant, du "son ainsi que des corps étrangers introduits par la mouture. On appelle blutoir ou bluteau l’instrument employé pour ce travail : et on distingue le bluteau à grain , espèce de crible, et le bluteau à tonne, tamis tres-fin, formé de toile» métalliques. Le blutoir est partagé en trois ou quatre divisions, selon l'espèce de farine qu’on veut obtenir. Ordinajrement on emploie des blutoirs tournants ; on a depuis imaginé de rendre le blutoir fixe , ot d'établir dans son intérieur et sur son axe un système de brosses tournantes, qui , passant continuellement sur les mailles du tamis , les empêchent de s'obstruer. — Le bluteau a remplacé le tamis â la main, dont on se sert encore dans beaucoup de localités,et qui luimême a remplacé les paniers de jonc dont on se servait dans les temps anciens.
BOA (du nom que les anciens donnaient à une couleuvre qui se glissait dans les troupeaux pour y sucer, dit-on, le lait des vaches, boex, en grec), genre de Rcptikttdel'ordredes Ophidiens, qui n’a pointdecrochuts venimeux, mais qui est cependant redoutable par sa grande taille et sa force musculaire. On en trouve plusieurs espèces répandues en Asie , en Afrique et en Amérique ; la plus célèbre est, sans contredit, le B . constricteur, dit aussi B devin, B. royal ou cm-
vereur{ qui habite les parties humides des forêts de l’Amérique du Sud, notamment de la Guyane. Ce serpent est quelquefois long de près de 10 m. et gros comme le corp* d’un homme ; il est brun sur le dos, jaune sur les flancs, avec de larges taches noirâtres, et par-dessous pointillé sur un rond argenté; il a 1»; corps couvert d écailles en dessus, de plaque* courte* et serrée* sous le ventre et sous la queue ; sa tête est plate et petite , relativement à la longueur de son coq»* , *on cou grêle et son museau court et obtus ; sa bouche, largement fendue, peut, au moyen d'un os mastoidc libre et d'un os intra-artieufaire qui unissent la mâchoire inférieure au temporal , «'ouvrir et se distendre démesurément. Celte faculté, jointe à relie de sécréter une espèce de bave gluante, permet au boa d'engloutir des animaux entiers, de* agoutis, des gazelles , des chèvres même. Le boa vit dans le creux des vieux arbres, où il se tient dans une immobilité complète et roulé en spirale jusqu'à ce que la faim le fasse sortir; il se glisse alors dans les roseaux, ou se su*j»end aux branches d’un arbre pour guetter le* animaux dout il fait sa proie, se lance *ur eux avec une violenee extrême , les enlace de scs replis , les brise et les pétrit, pour ainsi dire, dans se* anneaux vigoureux . et réduit ainsi en une masse informe qu’il engloutit dans son énorme gueule. Le Boa étant dépourvu d’appareil masticateur, la digestion e«t lente et difficile; aussi, pendant tout le temps qu’elle s'opère, est-il dan* un état d'engourdissement qui permet de l’approcher sans danger : il répand alors une odeur insupportable. La chair des Boa» est, dit-on, comestible ; leur graisse, assez abondante , passe mur un excellent remède contre les meurtrissure». La ménagerie de Paris possède plusieurs boas, qui même ont pu s’y reproduire. — On a pensé que l'énorme serpent tué en Afrique par l’armée de Régulais aurait pu être un boa : ce ne peut être qu’un Python Won/, ce mot), dont la longueur {tarait avoir été exagérée par Pline.
BOCARD , machine servant à écraser, â pulvériser les substances qu’on soumet A son action, est particulièrement employée, dans les Minet, à broyer le minerai avant de ie mettre au feu pour le fondre. Elle se compose de pilons armés, à leur extrémité inférieure. d’une masse de fer. Ort appelle l'opération bocaraer. bocardage. Vuy. minerai.
BOEUF (du latin bos, dérivé lui-même du grec bous) , genre de « Quadrupèdes ruminants , â pieds fourchus et à cornes creuses , qui se distinguent des autres genres de cette famille , tels que les chèvres , les moutons et les antilopes, par un corj»s trapu , par des membres courts et robustes, par un cou garni en dessous d'une peau lâche qu’on appelle fanon , par des cornes qui se courbent d’abord en bas et en dehors, etdont 1 axe osseux est creux Intérieurement, et communique avec les sinus frontaux. » (Cuvier). Ce genre comprend un grand nombre d’espèces dont les principales , après le Bœuf domestique , sont : le Buffle , le Bison , V Aurochs, le Yack, le Zébu, etc
boeuf domestique. Cette espèce, aujourd'hui répandue en Europe, en Asie, en Afrique et même eu Amérique, offre beaucoup de variétés ; son origine a été rapportée à l’Aurochs; mais elle est contestée. On donne au mâle le nom de Taureau , quand il est entier; au mâle qui a subi la castration .celui de Bœuf proprement dit; à la femelle, celui ae Vache ; le Veau est un jeune taureau , la G en use, une jeune vache. Le bœuf est un animal lourd , mais robuste ; il est naturellement dout, patient, et même susceptible d’attachement; mais quand il a été irrité et qu'il est furieux, il devient redoutable; jamais il ne recule devant le danger, il y donne tète baissée , et, grâce aux cornes puissantes dont sa tête est armée , U peut résister à toute espèce d’ennemi. Son cri est un mugissement grave, sourd et prolongé. Le pelage | du bœuf est ordinairement rougeâtre; souvent aussi
BOIS
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il est noir, blanc, ou mélangé de ces trois nuances ; sa taille moyenne est de 1“,30, sa longueur de 2“ ,20, son poids de 5 à 600 kilogr.; iuai> ces proportions varient suivant la race, le climat, ou la quali U* des pâturages. Les pays qui sont reuommés pour produire les plus belles races sout : la Suisse, la Normandie , l’Angleterre et la Hollande. Les caractères généraux auxquels ou peut reconnaître un boeuf de bonne qualité sont les suivants : tête courte, front large, oreilles grandes, velues et unies , yeux gros et noirs, mufle gros et camus, naseaux bien ouverts, dents blanches , lèvres noires , cornes noires, cou charnu , épaules grosses, poitrine large, fanon pendant jusqu aux genoux , reins larges, flancs étoffés, croupe épaisse, membres gros et bien musclés, dos droit, queue pendante et bien garnie de poils, pieds fermes, jaunes et bleuâtres, cuir épais et souple, poli doux , soyeux et frisé sur le front. Quant & la couleur on n’est pas d’accord sur celle qu’il faut préférer. — Le bœuf vit communément de 14 à 15 ans; vers 3 ans, on le dresse au labour ou à porter le harnais ; de 5 à 10, il atteint sa plus grande force, et rend a l'homme les plus grands services ; à 12 ans, il quitte la charrue pour passer à l'engraissement, et de là à la boucherie. Après sa mort, rien n'est perdu dans ce précieux animal : sa chair fournit à l'homme le meilleur et le plus substantiel des aliments; sa peau, tannée,corroyée, chamolsée, sert à fabriquer des chaussures, des harnais, etc.; de sa graisse on fait du suif, de la pommade, de l’huile dite de pied de bœuf; de son poil, de la bourre pour les tapissiers, les selliers, etc.; de ses cornes, des peignes, des boutons, des tabatières; de ses os, des ouvrages au tour, de la gélatine, du noir animal ; de ses nerfs ou tendons, des cravaches ; de s«s intestins, des enveloppes pour les saucissons, de la baudruche, etc.; le sang sert pour le raffinage du sucre et la fabrication du bleu de Prusse ; le fiel, pour le dégraissage et la peinture; les issues, pour la colle de peau, etc. — Des la plus haute antiquité , l’utilité du bœuf a été reconnue : les Egyptiens l’ont consacrée en rendant un culte public au bœuf Apis. Cet animal apparaît dans toutes les cérémonies religieuses de l'Antiquité, soit comme objet d'adoration, soit comme victime immolée à la Divinité. La cérémonie du Bœuf Gras, qui subsiste encore parmi nous, est un reste de ces anciennes coutume».
BŒUF A BOSSE. Voy. z£bu ; — o’auEriuue. Voy. bison; — musqué. Voy. ovmos.
boeuf marin ou BK mer, nom de l'hippopotame , du lamantin et de plusieurs phoques. Voy. ces mots.
BOGUE (le bôx ou le botps d’Aristote) , genre do poissons de la famille des Sparoides, que l'on pèche sur les côtes de la Méditerranée. Sa chair est délicate et très-recherchée par les Provençaux.
BolAUD ou boyard, titre que portent les grands feudalaires et les nobles en Russie, en Yalacbie , en Transylvanie. V. le Dict. univ. d’Hist. et de Géogr.
DOfS (en latin, lignum). On entend vulgairement parce nom la substance compacte et solide qui compose la racine, la Jlige et les branches des arbres et des arbrisseaux. Les Botanistes le donnent plus spécialement à la partie dure et fibreuse qu’on trouve immédiatement sous l'écorce. — Dans les Dicotylédons, c.-à-d. dans presque tous les arbres de nos climats , le Bois se présente sous la forme de couches concentriques de densité et d’épaisseur variables, et dont le nombre représente l'âge de la tige ; au centre se trouve le canal médullaire, d’où partent, en divergeant vers la circonférence, des lignes droites appelées rayons médullaires, qui coupent les couches concentriques et font communiquer la moelle intérieure avec le tissu cellulaire de l'écorce. Les couches intérieures, qui sont les plus anciennes, sont aussi les plus dures : clics forment le cœur du bois ou bois proprement dit ; les couches extérieures , qui sont de formation plus récente, sout plus tendres et moins
colorées : elles constituent l'aubier. Considéré dans ses éléments constitutifs, le bois proprement dit se compose : 1° de tissu ligneux , système de vaisseaux superposés les uns aux autres et tellement adhérents qu’ils semblent former des fibres rontinues;2°de vaisseaux aériens ; 3® d’un tissu utriculaire. — Dans les Monocotylédons, le Bois est sous la forme de fibres ou de faisceaux distincts et plongés au milieu d'un tissu cellulaire qui forme la ma»se de la tige ; ces fibres ligneuses sont d’autant plus abondantes et plus serrées les unes contre les autres qu'elles sont plus éloignées du centre de la tige : c'est le contraire dans les Dicotylédons.
Le bois est pour l'homme une matière précieuse qu'il emploie, suivant ses diverses qualités, à une inimité d'usages : les uns sont plus durs et plus denses, et ce sout d’ordinaire ceux dont la croissance est plus lente: les autres s’altèrent plus lentement à l’air ou dans l’eau ; d’autres se distinguent par leur ténacité, leurs veines colorées, leurs propriétés tinctoriales, médicales , etc. De là plusieurs grandes classes :
1°. Bois de chauffuge. Les essences les plus dures et les plus pesantes, telles que le chêne, le hêtre, le charme, etc., sont les meilleures: les bois blancs.qui donnent en brûlant beaucoup de flamme, sont reclier- * hés pour le chauffage des fours. On distingue, |utrmi les b us a brûler : le B. neuf , qui vieDt par bateaux ou charrois; le B. flotté, qui arrive par trains et séjourne longtemps dans l'eau; 1 cB. gravier oudemitlotté; le B. j telard , chêne dont ou a enlevé l’écorce pour faire du tau; le brigot , composé uniquement de pieds de bouleau et de branches de vieux chêne. Au bois de chauffage se rattache le charbon ou bois carbonisé pour l’usage domestique Le bois à brûler sc vend soit à la mesure (jadis à la cordc et à la voie, aujourd’hui au stere) , soit au poids : cctle '!• manière, introduite depuis peu d’années, expose moins l'acheteur à être trompé. Le commerce du bois est soumis à des reglements particuliers; on les trouvera danslc Manuel du marchand de ôotfdeMariéde Lisle.
2°. Bois de construction. Le chêne, forme, le hêtre, le charme, le châtaignier, le cèdre, le pin , le sapin et le mélèze sont les plus propres à la grande charpente; le chêne et faune pour les ouvrages de pilotage; les grands pins du Nord pour la widfuredcs vaisseaux ; le bois de tek pour la construction de la coque.
3°. Bois de travail. Ce sout : pour le charronnage, l'orme, le frêne, l’érable, le charme, le hêtre, l'acacia ; pour la menuiserie, le noyer, le tilleul, le cerisier, le merisier, les bois blancs ; pour Yébénisterie, l'acajou, le palissandre, le bois de rose, le bois de citron, l'ébène, et eu général les bois durs, veinés, susceptibles d'un beau poli et offrant des reflets variés; les b <is à grain fin , tels que le buis, le chêne vert, le cytise , sont recherchés pour le tour et les manches a outils; les jeunes bois de châtaignier, de noisetier, dits B. feuiltards, pour les cercles et les luîtes .
4°. Bois colorants ou de teinture. On comprend dans cette classe tous les boi9 employés en teinture , tels que les bois du Brésil, de Campècbe , le sautai , le bois jaune, le sumac fustet, etc.; ou peut y rattacher les bois dont l’écorce sert de tan , le chêne rouge. Je peuplier, le bouleau.
5°. Bois résineux, provenant de tous les arbres qui fournissent non -seulement do la résine, comme Je pin, mais aussi de la gomme, du vernis, du baume, des parfums , etc.
6° Bois médicinaux ou sudorifiques : le galac , le sassafras, la squino et la salsepareille, etc.
Outre tant d'emplois variés, l'industrie moderne tire encore du bois, par la distillation, de l'acide acétique, ainsi qu’une huile propre à l’éclairage et à la peinture ; on peut même en extraire des substances alimentaires, notamment du sucre.
On a appliqué le nom de Bois à un grand nombre d’arbres en l'acconipagnantd’unc épithète empruntée
BOIS
BOIS
soit au pays d’où Us viennent, soit à leur forme extérieure, à la qualité qu’on leur attribue, ou âl'usacc qu'on en fait. Voie! les principaux :
B. d' Absinthe ( Voy . bois amer); — B. d’ Acajou, le Cédrel odorant et le Mahogoni , qui fournit 1 acajou â meubles (Voy. acajou ;; — B. d' Aigle ou B. j d’ Alors, l’Aquiiaire; — B. à Aiguilles , arbres résineux de la famille des Abiétinécs. dont les feuilles , quelquefois très-ion pues, sont ciblées comme des aiguilles; — * B. d’ Amarante, bois de marqueterie, provenant du Mahogoni des Antilles ; — B. amer, la Cassie, le Simarouba,ctc.; — B. d’ Amourette, l'Acacia à petites feuilles et l'Acacia a feuilles de tamarinier; — B. (TAnis 9 l'Avocatier, la Badiane étoilée, le Limonellierde Madagascar, qui exhalent une odeur d’aois; — B. d’ Anisette , le Piper Aduncum, espèce de poivre eu arbre; — B. bénit, le Buis; — B. blancs, les arbres à bois tendre, peu coloré, comme le Tremble, le Peuplier, le Bouleau, le Saule, le Tilleul, etc.;
— B. Boulon , le Ccphalanthus ; — B. de Brésil ou BrésiUet, B. de Fernambouc, B. d'Inde, provenant du Cœsalpinia ech inata, arbre du Brésil, de la famille des Légumineuses, pesant, dur, compacte et d’un rouge brunâtre : on 1 emploie pour teindre en rouge pourpre; il passe aussi pour astringent; — B. de Campéche , provenant de V Heematoxylum campechianum , grand arbre de la famille des Légumineuses , qui croit dans la baie de Campéche , au Mexique, et dans les Antilles : on l’apporte en grosses bûches, d’un brun noirâtre extérieurement, d'un rouge foncé à l'intérieur, d'uuo odeur agréable ; il sert pour la teinture en noir et en violet; on l'emploie aussi en médecine comme astringent; les marchands de vin s’en servent pour sophistiquer leurs vins; — H. de Cannelle, le Cannellier, Je Laurier blanc de Plie Maurice, etc.;— B. Canon , IcCecropia;
— B. de Chandelles, leBahamier élémifère,le Dragonier à feuilles réfléchies, et plusieurs arbres rési-
" neux qu'on nomme aussi B. d /lambeau ; — B. de Citron, le Citronnier, beau l*ois jaune , dont on fait de la marqueterie ; — B. à Coton, le Peuplier de Virginie et les autres anbres, dont les graines sont surmontées d'une touffe de poils blancs et soyeux, analogues au coton ; — B. de Couleuvre, l'Ophiose, le Dracontc, le Nerprun ferrugineux, etc., qui pissent pour spécifiques contre la morsure des serpents; — l B. de Crocodile , la Clutie musquée, dont l'odeur ressemble a celle du crocodile ; — B. Cuir , le Dirca ;
— B. de Damier, le Badamier; — B. à enivrer, le Tithynpile arborescent, le Galéga soyeux, la Coque du Levant, etc.; — B. de Fer, bois exotiques, a libre très-dure, qui rendent un son métallique quand on les frappe : tels que le Sideroxylon cinereum , le Fagarier de la Jamaïque ( Fagara pterota), le Nagas de Ceylan (Mesua ferrea) , etc.; ils sont noirs, bruns, ou veinés; oh en fait des armes, des cannes , des ouvrages de tour, etc.; — B. de Fièvre, tous les Quinquinas et le Millepertuis en arbre ; — B. Gentil, le Daphné ; — B. d’Inde ( Voy. bois df. Brésil) ; — B. jaune, bois de cette couleur (le Laurier de la Jamaïque , le Bignone a ébène , le Tulipier, le Sumac fustet, etc.), qu’on emploie dans la teinture et l'ébénisterie; — B. à birdoire, l'Evonymus; — B. de Mai, l’Aubépine commune; — II. de Perpignan, les rejetons du Micocoulier, dont on fait des fouets de cocher;— B. à Poudre, le Nerprun bourdaine, dont on se sert dans la fabrication de la poudre ; — B. Puant, PAnagyris et le Quassia fœtida; — B. punais, le Cornouiller sanguin ; — B. de Base, de Rhodes ou de Chypre, diverses espèces de Balsamier, de Sébestier, de Liserons ( Convoi vulus ) des Canaries, qui exhalent une odeur 06 rofift fort agréable et qu on emploie en parfumerie et comme poudre sternutatuire ; et plusieurs arbres exotiques des Antilles et de la Chine, dont le bois, d’un rouge noirâtre, est rayé de belles veines d’un noir brillant : ou en fait des
meubles ; — R. saint , le Gayac ; — B. de Ste-Lude, lr. Cerisier Mahalcb, bois odorant qu'on travaille au tour, particulièrement en Lorraine, au village de Ste-Lucie, u’où son nom ; — B. satiné, provenant du Fero/ia, arbre de Cayenne : on en connaît trois sortes , le rouce , le veiné et le paillé ; c’est un des plus beaux bois de marqueterie : sa couleur, ondoyante comme le satin, change suivant le degré d'inclinaison dç la surface ; — B. de senteur, le Ruizia vanabilis , qui est bleu, et lo Ruizia cordata, qui est blanc; — B. de Spa, bois blancs préparés à $|ja , dont on fait des écrans, des coffres, des étuis, qu on recouvre de peinture* et de vernis. — D. trompette, la CécropUfc»
bois, en latin si/va, réunion, dans un même espace de terraiu, d’arbres cl d'arbrisseaux plantés naturellement ou artificiellement. Lorsque l'étendue qu’ils occupent devient considérable , le bois prend le nom de Forêt. On distingue les bois taillis, dont les arbres n'ont pas encore 40 ans; de demi- futaie , de 40 à 00; de jeune futaie, de 60 à 100, et de haute futaie , qui dépassent cet âge. Voy. forêt.
En Zoologie , ou donne le nom de bois a ces espèces de cornet rameuses qui parent la tête du cerf, du renne, du daim et de l’élan. Elles se distinguent des cornes proprement dites en ce qu'elles ! sont partagées en plusieurs branches, revêtues d’une écorce dans le temps de leur accroissement, solides dans toute leur épaisseur, et en tout semblables à une production végétale. C’est à la fois un ornement et une arme défensive. Les mâles seuls eu sont pourvus, et ils le voient tomber tous les ans à l'époque du rut pour repousser au printemps suivant. Chaque année un rameau nouveau s’ajoute aux rameaux existants : en termes de Vénerie, on appdlu andouillcr chacun de CCS rameaux. — Le bois de cerf est uu objet de commerce; on le travaille comme l’os et l'ivoire; on eu fait des manches de couteaux, des tuyaux de pipe, des pommes de canne, etc. 11 entre aussi dans plusieurs prépirations pharmaceutiques sous le nom de corne de cerf. Voy. ce mot.
BOISSEAU (de bois), ancienne mesure de capacité pour les choses sèches, de forme cylindrique, laite d'une éclisse ou feuilleoe boiseourbée sur elle- même, était le 12® du sclier, et se divisait en 16 litrons. Sa cajiacité variait selon les localités : le boisseau de Paris , qui se rapprochait le plus de celui qui avait été établi par Charlemagne pour tout son empire , contenait environ 20 livres ou 10 kil. de blé, et équivalait a 13 lit., 01. Il devait avoir, aux termes d une ordounanec de 1670 , 8 ponces 2 lignes et demi de hauteur sur 10 pouces de diamètre.
BOISSBAUX DK CARIS RÉDUITS K!« LITRES.
BOt'iSKAl'X.