‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 150 sur 508 · BLOC · texte numérisé non relu

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ranlc de couleur bleu de ciel, que l'on obtient par la pulvérisation du Bleu d'outremer ou Lazulite, ou que l'on forme artificiellement en faisant fondre du minerai de cobalt et du sable avec de la potasse ou de la soude ; ii en résulte un verre bleu qu’on pulvérise sous des meules. On le prépare en grand dans la Saxe , la Hesse et la Silésie. — Si la poudre est grossière, on rappelle azur à poudrer; si elle est très-liuc, azur d’émail. — Les diverses qualités d’azur sont connues dans le commerce sous les noms d'azur de premier, de second, de troisième ci de quatrième feu : on cutend par feu le degré de vivacité et de finesse do l’azur. Cette couleur sert à donner une teinte azurée au linge, aux différent tissus, aux papiers, et surtout aux poteries, aux porcelaines, etc. — On faisait autrefois de l’azur factice avec de l'indigo ou du suc de violettes broyé avec de la craie; avec du sel ammoniac et de l’argent, ou encore avec du soufre, du mercure et du sel ammoniac. bled de cobalt. Voy. cobalt et l’art, précédent. bleu dk composition , dit ausgi bleu en liqueur ou bleu de Saxe , dissolution d’indigo dans l’acide sulfurique fumant : il sert dans la teinture. bleu de France, synonyme de bleu de Prusse. blf.u de montagne ou Cendres bleues , mélange de chaux , de sulfate de chaux et du carbonate de cuivre. employé eu peinture. Voy. cuivre azuré.

«leu d’outremer , couleur tres-belle et tres-solidc, préparée avec un minéral bleu appelé lazulite outremer, qui uous Aient de Perse, de Chine et de Boukarie. On prépare aussi de Y outremer factice ou bleu Guimet (du nom d'un fabricant), dont les peintres font une grande consommation. Voy. outremer.

bleu de prusse ou de Berlin , appelé aussi prussiate de fer , ferrocyanure de fer , combinaison formée de cyanogène et de fer, solide, d'un bleu foncé, sans saveur ni odeur, prenant par le frottement un reflet métallique ; insoluble dans l’eau, l'alcool, les acides faibles. Les caractères suivants le distinguent de l'indigo : chauffé fortement à l'air. Je bleu de Prusse brûle difficilement, et laisse un résidu brun de peroxyde de fer ; le chlore ne détruit pas sa couleur; l'acide sulfurique concentré le rend tout À fait blanc; les alcalis caustiques concentrés le décolorent entièrement. Le bleu de Prusse du commerce renferme toujours de l’alumine, avec laquelle on le mélange pour lui donnerdu corps. Un obtient le bleu de Prusse en précipitant du prussiatc de potasse jaune (ferrocyanure de potassium) par une dissolution faite avec du sulfate de fer et de l’alun, et en lavant le précipité avec de l’eau jusqu'à ce qu’il ait acquis une belle couleur bleue. 11 s’emploie dans la fabrication des papiers peints, la peinture à l'huile, l'azurage des papiers, l’impression des indiennes et des tissus de laine et de soie. 11 présente aussi de nombreuses applications daus la teinture ; mais, dans ce cas, on le produit directement sur les tissus en mordançant ceux-ci dans un sel de fer, et les plongeant ensuite dans un bain de prussiate de potasse. — La découverte du bleu de Prusse fut faite par hasard, en 17 10, par Dicshach , fabricant de couleurs de Berlin. Üippei fit, à cette époque, les premières recherches sur ce composé, et Woodward décrivit le premier, en 1 72 4, le procédé de préparation, que l’on tenait secret : c’est ce procédé qui est encore suivi aujourd'hui.

bleu de tiienard. C’est du phosphate de cobalt mélangé avec de l'alumine. M. Thénard l’a proposé cii remplacement de Y oui remer.

bleu. Dans le Blanchissage, passer du linge an bleu , c’est tremper du linge, après l’avoir blanchi, dans une eau imprégnée de bleu en liqueur. Donner le bleu «à une toile, c'est la faire passer dans une eau où l’on a fait dissoudre un peu d’amidon avec de l’émail ou azur de Hollande. — Dans Part culinaire, mettre un poisson au bleu, c’est le faire cuire à une sorte de court bouillon avec des in-

grédients qui lui donnent une couleur approchant du bleu. Voy. court-bouillon.

bleus ( les) , nom de parti : il est opposé tantôt à Verts, tantôt à Blancs. ». le Dict. utiiv. d'il, et de G.

BLEUET ou bluet, Centaurea cyanus, plante appartenant au genre Centaurée, de la famille des Carduacées, croit naturellement dans les blés; sa fleur, d’un joli bleu, est recherchée comme ornement par les villageois; elle est, en outre, recoin mandée eu infusion comme légèrement astringente; son eau, distillée, a été préconisée contre les ophthalmies,d’oû le nom do casse-lunettes donuè quelquefois au bleuet; on s'en sert aussi contre les éréxipélcs et les rougeurs de visage. On nomme aussi le bleuet Aubifoin , Barbeau, Jaeée des blés. On a obtenu par la culture des bleuets de diverses couleurs : violets, pourprés, blancs même, mais jamais jaunes.

Le Bleuet du Cunada est une espèce du genre Airelle ; le B. du Levant est la Centaurée mouchetée.

bleuet, nom vulgaire du Martin-pécheur d’Europe. Voy. MARTIN -RÉC IIE CR.

BLINDAGE, BLINDE (de l'allemand blinden, aveugler), ouvrage de fortification fait avec des branches d’arbres entrelacées et posées de travers entre deux rangées de pieux de la hauteur d’un homme, sert à cacher et à garantir du feu de l'ennemi les hommes qui s’y trouvent ; on l’emploie particulièrement à la tête de la tranchée, lorsqu'elle s’étend de front vers le glacis. — Ou se sert aussi du blindage pour mettre a l'abri des bombes les corps de garde. les magasins militaires, et même des bâtiments. Daus ce cas, on emploie pour le former des poutres solides qu’on recouvre de fascines, de fumier, do terre, sur un métré au moins d’épaisseur.

BLOCAGE ou rlocaillk (diminutif de bloc), menu moellon, pierrailles que l’on réunit pour remplir les vides dans un ouvrage de maçonnerie. Ce sont de petites pierres brutes , irrégulières, qu’on emploie sans aucune préparation pour la construction de certaines fondations ou dans l’eau ; on les jette péleméiu avec le mortier ; on les emploie aussi pour garnir le milieu des murs et des gros massifs.

En termes de Typographie, on appelle blocage uno ou plusieurs lettres retournées ou renversées pour tenir provisoirement la place de celles qui devraient y être ; on recourt au blocage quand les lettres manquent dans la casse ou qu’on est incertain sur un mot indéchiffrable : on appelle bloquer , disposer ainsi les lettres.

BLOCKHAUS (de l'ail, block, bloc, tronc d’arbre^ et hnus , maison), redoute détachée, fortin ordinairement construit en bois, qui n’a pas d’issue apparente, et qui communique souterrainement a un ouvrage principal dont il o’est que le poste avancé. Souveut aussi lo blockaus n’est qu'une palauque à ciel ouvert, à fossés, à meurtrières, quelquefois environnée d’une enceinte. Daus la guerre d’Afrique, ou l’ail un graud usage du blockhaus ; on en construit eu mâchicoulis, à un étage couvert, cl sans fosse.

BLOCS. Eu Géologie, on nomme ainsi des fragments de roche dont la grosseur est supérieure à celle de la tète, et peut même aller jusqu’à 1,000 m. cubes. Quand les fragments sont peu considérables , on les appelle cailloux et rognons. — On nomme tJoci erratiques des blocs de toute grosseur, ayant quelquefois plus de 1,000 m. cubes, qui se trouvent répandus sur le soi, et qui n'ont souvent aucune aualogie avec les espèces de roches sur lesquelles ils aisent ; de sorte qu'un ne peut expliquer leur prése nce que par l'action de • auses violentes qui les ont détachés des hautes montagnes et transportés à de grandes distances : tels sont les blocs erratiques du versant oriental du Jura, qui paraissent venir des Alpes, et ceux du Nord de l’Europe, qui paraissent détachés des monts Durais.

BLOCUS (du verbe bloquer ou de blockhaus), opération militaire qui consiste à occuper les avenues

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