BRIS
BRIQ
également organisés par brigades.— Enfin, on donne le nom de brigade de sûreté à uue troupe d’agents de la police de Paris, organisée par Vidocq en 1812.
BRIGADIER. Vou. brigade.
BR1GANDINE. Voy. cuirasse.
BRI GAMIN , petit brick à un ou deux ponts, qui daus l'origine était surtout employé par les corsaires de Tunis et de la Barbarie. Le brigautin , qui est d'un grand usage dans la marine marchande , n’a ordinairement que deux nuits; ceux qui en ont trois diüVrcnt des navires ordinaires en ce qu’ils n’ont point d’artimon, et que leur grande voile, dite briguât ine, quia la forme d'un quadrilatère, s’envergue sur un pic ou sur un gui.
BR1GANTINE, grande voile en pointe que l’on grée sur l’arriére du grand màl dans le brick et le brigautin, et qui s'étend sur le gui, à l'extérieur de la poupe même : c’est à la corne de la brigantine que les bricks arborent leur pavillon.
BR1GOT, bois à brûler, se compose principalement de pieds de bouleau et de branches de vieux chêne.
BRILLANT, diamant taillé. Voy. diamant.
BRINDONIER, Brindonia (d'un nom de botaniste), genre d'arbres de la famille des Guttifères, à forme pyramidale, à rameaux opposés, à f< utiles d’un vert luisant. Ou retiredu Brindunierde l'Inde, ou Brindoyn, un suc résineux jaune, analogue à la gomme gutie. Son fruit, rouge et épineux, réduit en gelée ou en sirop, est fort recherché dans l'Inde et employé avec succès contre les fièvres aiguës.
BRIONE, plante. Voy. bryone.
BRIOSO,cox brio, expressions italiennes qui signifient avec entrainement , avec enivrement, et qui dérivent du latin ebrius.ebriosus, ivre, indiquent, en Musique, qu’il faut déployer de l'élan, de la fougue.
BRIQUE (du celtique bria , terre cuite), pierre artificielle faite avec de l'argile. On distingue les B. crues et les B. cuites. Pour obtenir les premières, on se sert d’un mélange d'argile blanche ou rouge et de sable : on pétrit ce mélange avec de l’eau , d«s manière à former une pàtc ductile et bien homogène ; on façonne cette pâte dans des moules, et on la fait sécher lentement. — Pour avoir des briques cuites, on prend les briques obtenues par le procédé précédent, ou les expose daus des fours particuliers à Un feu violent. Les briques cuites de meilleure qualité sont celles qui rendent un son clair lorsqu'on les frappe. On a remarqué que, plus elles sont denses, plus elles sout résistantes; aussi, dans certaines localités, comme à la briqueterie de Chaumont, comprime-t-on les briques crues sous un balancier pour leur donner colle densité. La brique est d’un excellent usage dans les maçonneries, où elle remplace avec avantage le moellon , et supplée la pierre de taille dans 1a construction des maisons à élever sur un emplacement resserré, ainsi que dans la construction des fours, fourneaux et cheminées ; on l’emploie pour le carrelage des appartements et la couverture des habitations ( Voy. carreaux et tuiles) ; ou en fait des tuyaux de conduite pour les eaux, etc. — L’usage des briques crues, dont Vitruve décrit la fabrication, remonte A la plus haute antiquité. Un en trouve dans la plupart des monuments grecs et romains, dans les ruines égyptiennes, ainsi que dans celles de Babylone et de Ninive. Les Romains employaient les briques cuites dans la plupart de leurs constructions. En France on emploie peu la brique, si ce n’est peut-être dans la Normandie. Tout au contraire, presque toutes les maisons sout construites en briques dans les Pays- Bas, l’Angleterre, et dans une grande partie de l’Allemagne, de la Pologuc et mémo de la Russie. On a, depuis quelques années, inventé divers procédés pour fabriquer la brique à la mécanique : la première fabrique de ce genre fut établie en 1828 par M. Terrasson-Fougèrc, au Tlieil (Ardèche).
BRIQUET, instrument dont onsc sert pour obtenir
du feu. On distingue : 1° le Briquet ordinaire, qui so compose d'une lame d'acier, d'un fragment de silex ou pierre ù fusil , dont les bords sont taillés eu tranchant, et d'amadou ( Voy. ce mot) : lorsqu’on passe rapidement la lame d'acier sur le silex , les aspérités de la pierre di tachent de petits copeaux de métal que le frottement échauffe jusqu’à l'incandescence, et qui brûlent alors dans l'air en s’oxydant; ces étincelles enllamment l’amadou ; — 2° les Briquets chimiques , les plus usités aujourd’hui, où l’on se sert d’allumettes phosphoriques ou d’allumettes oxygénées (Voy. allumettes) ; — 3° le B. pneumatique ou B. à air , qui se cotn|»ose d'un petit cylindre creux dans lequel joue un piston , garni à son extrémité inférieure de quelque substance inflammable, telle que l'amadou ; en poussant fortement le piston, on comprime l'air intérieur, et, par l'effet de cette compression, qui doit être rapide, l’air s’échauffe et enflamme la matière attachée au bout du piston; — 4* le B. à gaz hydrogène . qui se compose d'un bocal en verre hermétiquement fermé, dans lequel un morceau de zinc est disposé de manière à dégager du gaz hydrogène par son contact avec de l’acide sulfurique étendu d’eau ; le bocal est muni d«un robinet qui, étant ouvert, donne issue au gaz et le fait jaillir sur un morceau de platine très-poreux, dit éponge de platine , lequel en détermine l'inflammation.
On donne aussi le nom de briquet à un sabre conrt et un peu recourbé a l’usage de l’infanterie; il a été remplacé, depuis quelques années, par lo sabre-poi gnai'd. Voy. sabre.
BRIQUETTE (diminutif de brique ), mélange de houille, de coke avec de l’argile, ou de tourbe et de tan, disposé en forme de briques, et qui sert de combustible. On brûle les briquettes avec une grille, comme le charbon de terre. Elles fournissent un chauffage économique, mais elles donnent aussi beaucoup de cendres.
BRIS, rupture d’une porte fermée, d’une clôture, d’un scellé, etc. Ces actes de violence ou de fraude sont sévércmeut punis. L'auteur d’un bris de clôture est passible d'un emprisonnement d’un mois à un an, et d’une amende proportionnée au dégât (art. 456 du Code pénal). Le bris de scellés est puni, selon les cas , de la réclusion ou des travaux forcés (art. 249, 256). — bris de prison. Voy. évasion.
bris (droit de). Dans l’ancienne législation française on appelait ainsi le droit en vertu duquel le seigneur d une terre sur la côte de laquelle un vaisseau était venu s’échouer s'en appropriait les débris. Ce droit injuste a été aboli en 1681 par Louis XIV.
BRISE. Ce mot, qui dans son acception la plus générale est synonyme de vent doux et léger, est donné spécialement par les marins à deux espèces de vents frais qui régnent sur les côtes de la zone torride ; l’une souffle le matin, et vient de la mer : elle s’appelle brise de mer , brise du large ; l’autre souffle à la chute du jour et part de terre : on l’appelle brise de terre. Les brises sont produites par les vapeurs de l’Océan, tantôt raréfiées par le soleil, tantôt condensées après sa disparition.
BRISÉES (de ôrirer). On nomme ainsi, en termes de Vénerie, les branches que les chasseurs rompent aux arbres, ou qu’ils sèment dans leur chemin pour reconnaître l’endroit où est la bête et où on l'a détournée. C'est de là qu’on dit métaphoriquement : aller , courir sur les brisées de quelqu'un, pour entreprendre la même chose qu'un autre, aller sur son marché, entrer en concurrence avec lui.
BRISE-LAMES, ouvrage tout à fait isolé à la mer, consiste dans un amas de pierre ou une chaussée élevée un peu en dehors d’un port ou d’une rade, et au-dessus des eaux, pour briser la lame et empêcher la mer d’ètre poussée avec violence dans ce port ou cette rade par les vents du large, et d’v causer des dégâts ou des avaries. Il n’existe en France