‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 165 sur 508 · BROC · texte numérisé non relu

BROC

de brise-lames qu’à Cherbourg, à Cette, à Sauzon, a la (Violât, à Bandol, à Marseille.

BRISE -MERRE. Voy. uthotritie.

UR1SKA , mot qui désigne en Russie et en Pologne un chariot léger, découvert et entouré d'osier, dont on fait usage comme d'un traîneau en hiver, et nui, l'été, sert «le voilure eu y adaptant des roues. — En France, le hriska est simplement une calerhe de voyage, tres-légère. L’admiuislratiun a récemment adopté cette forme de voilure pour les malles postes ( malles -briskt i).

BRISQUE ou mariage, jeu de cartes dont le principal avantage est de réunir sous sa main un roi et u ue dame de même couleur. On est deux joueurs ayant chacun 5 cartes prises daus un jeu de piquet; la 11° sert d’atout, et le donneur, qui la retourne, peut la changer avec le sept d'atout, s’il l’a en main. A mesure qiion fait une levée, on prend une carte au talon et on a droit de rejouer. Il y a dans ce jeu à peu près tes mèmes.w'çueme.s qu’au piquet. (Juaud, après avoir compté une tierce , une quatrième ou uue quinte à la dame, on vient <t lever le roi, et que la dame est encore dans le jeu, le mariage ou la brisque a lieu. Las et le dis sont les carlt-s privilégiées ; on les nomme brisques ; elles 1'empurteut sur le roi.

URIZE (du rrcc briza, espèce de céréale), genre de plantes de la famille des Graminéis, se trouve en abondance daus les prairies naturelles de France et d'Europe; elles soiit remarquables par l’élégance de leur port, leurs petits épis teiuls de pourpre, qui tremblent au moindre veut, et leurs (leurs pendantes d’une belle couleur jaune; elles plaisent a tous les bestiaux, seules on mêlées aux autres piaules fourragères. Les anciens leur attribuaient des propriétés narcotiques. Parmi les espèces les plus communes, ou remarque : la B. meyeure, In plus belle de toutes; la B. mouvelle ou amourette ( Voy. ce mot); la B. à petite jjanicule, qu’on trouve partout.

BROC . vase a anse et à hcc évasé, fait ordinairement de nois, garni de cercles, quelquefois en étain, ün s’en sert pour tirer et transporter du vin. Le broc servait autrefois de mesure; à Paris on l’appelait la quarte, et ailleurs le pot : sa contenance est d’environ ê b 8 de nos litres.

BROCANTEUR (de Fanglai? abroachment , d’où Ion a fait le mot latin abrocanientum , qui désigne le commerce du brocanteur), trafiquant qui vend et achète les objets de hasard , friperies, habits, galons, meubles, ustensiles de toute espèce, etc. Ces marchands sont les uns ambulants, les autres sédentaires : a Paris, ils se tiennent surtout au marché du ^emple et au marché aux Veaux. Ceux qui veulent le livrer i re commerce doivent (art. l*r de lord, du 29 mai 1778) eu faire préalablement la déclaration à la police, à peine do confiscation des marchandises. On leur délivre une plaque ou médaille numérotée qu’ils doivent porter ostensiblement (art. 2). Une ord. du 8 nov. 1780 leur enjoint d’avoir un registre colé et paraphé par la police pour y inscrire leurs achats, les noms et domiciles des vendeurs, sous peiue de 100 fr. d'amende et même de prison. La plupart de ces prescriptions ont été renouvelées dans Ford, du préfet de police du lf» juiu lS.'tl.

BROCART (de broche dans le sens d aiguille à tricoter). Au moyen âge on donuait ce nom h une étoffe tissue dor ou d’argent, ou bien d’or et d'argent à la fois, tant en chaîne qu’en traîne. Depuis, on l’a étendu aux étoffes où il y avait quelques nrofilures de soie propres à relever les fleurs d’or dont elles étaient cnrichius,puis à toutes les étoffes de soie, de salin, gros de Naples, gros do Tours, taffetas ornés de fleurs ou d'arabesques brochés. Autrefois, le brocart d’or et d'argent était un des quatre draps sur l'un desquels les ouvriers en drap d’or qui aspiraient à la maîtrise devaieut faire leur chef-d’œuvre.

BROCATELLE, dite çussi buocardjuj.x ou petit

brocard, étuffo «le soie et coton fabriquée a l’instar du brocart, c.-a-d. brochée de fleurs ou de Ggurcs, mais beaucoup moins saillantes : quelquefois elle est toute de coton. Elle sert pour tapisserie, couverture, rideaux. La meilleure provenait autrefois de Venise; aujourd'hui, on en fait à Gènes et à Milan.

Un donne aussi le nom de brocatelte à une espèce de marbre que l’on exploite surtout à Torlose eu Espagne. et qui est presque entièrement composé de coquilles broyées; sa couleur générale est le rouge vineux, jaspé d’une infinité de petites taches d’un jaune Isabelle, d’un gris jaunâtre ou d’un blanc cristallin. La broratellc est employée X la décoratiou des édifices; les sculpteurs en fabriquent des objets de luxe, jadis fort recherchés.

BROCHANT, en ternies de Blason, se dit des bandes, lions, aigles, etc., que l’on fait passer d’un bout de l’érii a l’autre, ou qui traversent sur d’autr. s pièces. Ainsi les armes de la maison de La Rochefoucauld en Angoumois. sont burelées d’argent et d’azur, avec trois chevrons de gueules bro>:hant sur le tout.

BROCHE. Outre l'instrument de cuisine de ce notn,ronuu de tout le monde, on nomme broche , par analogie, dans uue foule d’arts et métiers, des verges eu fer ou en bois, plut ou moins grosses et longues, soit employées isolément, soit adaptées k divers outils et à divers métiers, notamment les petites verges de fer qu'on adapte aux rouets des métiers à filer, et sur lesquelles le fil, le cotou, la laine, se roulent à mesure qu'ils sont lilés: les métiers à filer ont 100, 200, et jusqu’à 300 broches: — certaines aiguilles de fer, qui servent à tricoter des bas à la main, à taire du ruban et autres étoffes; — un petit instrument qui sert de navette dans les métiers de haute-lisse, pour la fabrication des étoffes, etc. — On appelle drap double broche un drap très-serré que l’on fabrique en plaçaut deux fils an lieu d’un dans les iutervalies des dents formant le peigue du métier.

La fabrication des broches pour filature est une industrie importante : on en fabrique surtout à Audi nrourt (Doubs), à BUschwiUeretGuebwlIler (Haut- Rhin),,! Lille, Maubeuge,Louvroil (Nord), à Paris, etc.

BROCHET (du latin brochus, qui se disait de ceux dont la bouche avance), en latin Lucius ou Esox , poisson d’eau douce , de l’ordre des Malacoptérygicus abdominaux, de la famille des Esoccs, dont il est le type , est très-commun en Europe et daus l’Amérique du Nord. Il a le corps en forme de fuseau, comprimé sur les côtés, revêtu d’écailles petites, oblongues et très-nombreuses; le museau long, SAillaul, déprimé, la gueule fendue jusqu’au delà des yeux , et garnie de dents très- fortes sur presque tous les points de la surface intérieure et jusque dans le gosier; sa nageoire dorsale est reculée près de la queue; il est noirâtre en dessus, blanchâtre en dessous , avec quelques points noirs ; ses flancs sont gris, tachés de jaune et de rouille. Le brochet liage avec force et rapidité; ses mouvevemeuts sont brusques et saccadés; souvent il s’élance hors de l’eau pour atteindre sa proie; il a Fouie très-sensible. Le brochet est renommé pour sa voracité, qui l’a fait surnommer le requin des rivières; 11 avale toute espèce de poissons, môme des poissons aussi gros que lui, ou qui pourraient le blesser par leurs épines en traversant son gosier ; il poursuit les rats d’eau, les petits oiseaux aquatiques, et se jette même sur les animaux morts. 11 se développe assez rapidement : sa longueur ordinaire est de 50 à75 centimètres; il atteint quelquefois, surtout dans le Volga, une longueur de 2 m. et le poids de 15 èi 20 kil. 11 peut vivre (ort longtemps. La chair de ce poisson est ferme et blanche, de digestion facile, mais un peu fade , et a quelquefois une odeur de bourbe ; elle est, en outre, remplie d'arétes. — Ou nomme i quelquefois Brochet de mer l'Orpliie, le Merlus, etc. [ BROCHEUR (de broche , ici synonyme d’aiguille

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