‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 166 sur 508 · ROM · texte numérisé non relu

ROM

ot de navette). Ce mot désigne : 1° l'ouvrier qui u pour emploi de plier les diverses feuille d'un livre, •le les assembler dans leur ordre de pagination , de les coudre ensemble et de leur mettre uni; «uuverture; 2® l'ouvrier qui broche la soie, c.-à-d. qui est < !i i r ■ é de faire de» façons ou di de soie en la travaillant, de l'enrichir de fils d'or, d'argent, de clinquant, de chenille, etc.

BROCOLI (de l'italien broccolo. même «ignif.), sorte de cliuii originaire d'Italie, ne ai du ch u-fl ui que parce que scs pédoncules sont moins épais et plus allongés. On estime surtout le B. blanc cl le B. violet. Le premier, dont la saveur est plus délicate que celle du chou-fleur, s'accommode et se mange comme lui; ou le semc en mai et en juin pour le récolter en hiver —Apres l’asperge et 1 artichaut, le brocoli est peut-être le meilleur légume connu; le parenchyme en est léger et la saveur exquise.

BRODEQUIN , chaussure qui nous vient des anciens, et qui, aujourd’hui, sert surtout aux femmes et aux enfants. — Le brodequin [so/xus] , était chez les anciens l’emblème de la comédie, par opposition au cothurne, qui était réservé à la muse tragique.

On appelait autrefois brodequin une sorte de torture, employée des le temps ues Romains, qui consistait à enfermer les jambes du patient entre des ais ou petites planches de bois qu'on serrait progressivement, jusqu'à lui broyer les os.

On est fort partagé sur l'étymologie de ce mot; il

i «irait venir, par transposition de lettres, de l'italien orzacchino , dérivé lui-méme de bursa, cuir. BRODERIE, dessin tracé eu n tissu

quelconque avec un lil d’or, d'argent, de suie, de laine ou de coton. On brode au pesté, au plumetis, au point de marque , en application ou en guipure, à l'aiguille ou au crochet, à la main et au métier. Ce genre de travail est généralement l’ouvi me des femmes. — L’art de broder a été connu de toute antiquité; on eu trouve des traces dans la Bible; les Grecs eu rapportaient l'invention a Minerve. De nos jours, la broderie n’occupe pas seulement les loisirs des femmes du monde, c'est un objet important do fabrication. La broderie en lame, c.-à-d. en or ou en argent, et la hruderie de soie, »e fout à Lyon et à Paris; la broderie au plumetis se fait particulièrement à Nancy ; la lu ud< i ie ü a Tarare, Sl-Qucntin et Aleuçon. Eufiu, la broderie sur tulle , à Lyon pour la suie , eu Picardie et en Lorraine pour le coton ; ou estime aussi les broderies de Milan, de Venise, de Saxe, et la broderie angl li» , qui se fait sur jaconas ,

Sel me, au point de cordonnet. U vieul d l’Indi . t de la Chine des broderies fort riches, mai» clics ont rarement la régularité et la finesse de gofll de celles d’Europe.— Depuis quelques années, on a imaginé des machines au moyen dcsuuellcson exécute avec autant de rapidité que de •perfection les broderies de toute espèce. — On doit a M“« Celnart un Traité complet de l’Art du Brodeur , avec «alla» de 40 planches.

En Musique, on appelle ôm iturêS

les ornements, les traits qu'un chanteur ajoute a la musique écrite pour faire briller l’étendue et la flexibilité de sa voix.

CHOMATES, sels formés par l'acide bromique et une base. Lcsbromutcs ressemblent, sous beaucoup de rapports, aux chlorates; ils fusent, comme eux, sur les clwirbous ardents, et dégagent Jj l’oxv gène par la chaleur. On les distingue des chlorates a l'aide de l'aride sulfureux ou d’une solution de chlore : au contact de ces agents , les brom.ite» se colorent en jaune-rouge itre par du brome mis en liberté.

DROME (du grec bromos, ma simple, liquide, d'un rouge foncé ou pourpre quand il est en couches épaisses, et d’ ment forte, semblable à celle du de 2,966, bout A 47°, eu répandant des vapeurs du n

| jaune-rougeâtre, et se concrète a 20® «au-dessous de ! zéro, en prenant l’aspect de la mine de plomb. Soluble d.ins l'alcool et l'éther, il l’est très-peu dans l'eau. Poison violent, il colore la peau en jaune, attaque vivement la plupart des matières organiques, et ! exerce une action corrosive sur les parties animales. On ne le rencontre jamais daus la nature à l'état de liberté; il s’y trouve toujours en combinaison avec certains métaux, particulièrement avec, le sodium et le maguésium , dans l’eau de mer. cl dans beaucoup d’eaux minérales, par exemple, dans celles de Bourbonne-lcs-Dains et de Lons-lc-Saulnicr; on l‘a aussi trouvé eu combinaison avec l'argent dans les mines du Chili. On l’obtient par le même procédé que le chlore, en traitant un bromure par un mélange d’acide sulfurique et de peroxyde de manganèse. — M. Bobard découvrit le brome en 1826, en examinant les eauxmères des salines des côtes de la Méditerranée.

drômb (du grec bruina, nourriture), genre de plantes de la famille des Graminées , voisin du genre Festuca , type d'une tribu oui prend de là le nom de Bromées , se trouve eu abondance dans les prai* ries naturelles et artificielles. Les grains du B. segltn et du D. (troue, mélésà la farine de froment, donnent un pain excellent; ils servent aussi à engraisser les volailles : torréfiés, ils peuveut suppléer le rafé% Le D. stérile peut remplacer l’avoine pour les chevaux. La fane du B. des prés , du B. cilié, du B. corniculé, fournit un tres-bon fourrage pour les bestiaux.

RROMF.LIAELES, f.unillo do plantes Monocolylédones, à pétales périgynes, composée de plautes vivaces ou d'arbustes rameux remarquables par leur port, et garuis de feuilles épaisses, roides et souvent épineuses. Leurs fleurs soûl hermaphrodites, hraotéolécs; le calice est a 6 sépales, dont 3 extérieures et plus courts que les intérieures; les étamiucs sont «vu nombre de 6, et le fruit est composé de baies ou CUfiuIl » .1 tll II loges , quclqut fois tel), m. ut M&M, qu’elles ne forment qu’un seul fruit. Les principaux genres sont le Brome lia (g. type), qui renferme l’jii ai nas; le Yellosia, le Pitcaimia, le Tillandsia.

BROMELIE, Bromelia (de Bromel , botaniste suédois) , genre type de famille des broméliacées, distingué par sou calice et sa corolle à 3 divisions et par ses étamines insérées sur la corolle. Ces plantes, grandes, herbacées et vivaces, paraissent originaires de l’Aiuerique méridionale. L'esjièce tvpe est VAnanus (B. ananas) , qui depuis près de 70 ans se cultive daus nos serres ( Vou. amaras). On cultive également eu serres chaudes les belles espèces dites B. H uin et B. karutas.

tOM HYDRATES, sels résultant de la combiuaisou de l'acide brumhydrique avec les bases.

RROMIIYDRIQLK (acide), combinaison de brome et d'h) drogène(Br 11) , gazeuse, incolore, d'une odeur suffocante, très-soluble dans l’eau, et rougissant fortement le tournesol. On l'obtient en traitant l’essence de térébenthine ou une autre huile essentielle par du brome; il se produit aussi lorsqu'on traite un' bromure par l’acide sulfurique.

BROMIQUE (acide), combinaison de brome et d'oxygène (Dr O1, HO), liquide, incolore, sans odeur, trè**cido et fort altérable; avec les bases il forme les broutâtes; on l'obtient, en combinaison avec la potasse, en même temps que le bromure de potessium, lorsqu'on dissout du brome dans 1a potasse.

BROMURE, combinaison du biorne avec un métal. Les bromures présentent la plus grande analogie avec les chlorures ; Us out presque tous les mêmes caractères et s'obtiennent de la même manière. La solution des bromures donne, avec le nitrate d’ar gent, uu précipité jaunâtre de bromure d'argent, un peu moius soluble dans l’ammoniaque que le chlorure d argent. On distingue les bromures des chlorures à la coloration jaune-rougeâtre qu'y dé- I termine l’addition d’une solution do chlore, par l'ef-

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