‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 178 sur 508 · CACO · texte numérisé non relu

CACO

•puirt de pouce (0«,007) par jour. La Tille d’Amrctsvr est le grand marché des cbAles de Cachemire. Ces chyles payent A leur entrée en France un droit de 110 fr.

lernaux est le premier qui ait entrepris do fabriquer en France des fliàlcs faits avec la laine de Cachemire : il ttt, A cet effet, tenir A grands frais du Thibct même un troupeau de l’espèce de chèvres qui fournit La laine de cachemire (181&). Ces châles, parfaitement imitésquant aux dessins, et beaùcouprnuins coûteux, sont connussous le nom deCacAemirer/ranctris ; Ils sont faits au métier ; on les distingue facilement des cachemires des Indes, surtoift a l'envers. Ou a essayé plusieurs fois, mais vainement, d’acclimater en Frauce les chèvres du Thibet, et nos fabricants sont encore obligés d’acheter ce duvet en Russie sur les marchés de Macarief et de Moscou. On peut consulter sur cette intéressante industrie : Études pour servir à l’histoire des châles , par J . Rey , fa bricant de cachemires A Paris.

CACHET (du verbe cacher). Le cachet diffère du sceau ( Voy. ce mot) en ce que celui-ci, en général, appartient au souverain ou aux représentants de l’autorité publique ; tandis que le cachet n’est usité que par les particuliers ( Voy. sceau et sphrvcistiqüe) . — L’usage des cachets remonte à une tres-hautu antiquité; les Orientaux ont conservé le souvenir de l’anneau de Salomon, qui donnait, disent-ils, le pouvoir de lire dans l’avenir et de commander aux génies ; ce n’était qu’un cachet. On connaît lo cachet du quelques hommes célèbres dans l’antiquité : Jules César avait sur son cachet une figure de Vénus; Auguste, un sphinx : Pompée, un chien sur la proue •l’un navire; Séleucus. roi de Syrie, une ancre; Polyerate, une lyre. Les premiers chrétiens portaient souvent sur leurs cachets lu monogramme du Christ. Les familles nobles gravent leurs armes sur leur cachet : celui de François !•* était orné d’une salamandre, et celui de Louis XIV d’un soleil.

CACHEXIE f du grec cacos , mauvais, et hexis , disposition), état dans lequel tonte l’habitude du corps est profondément altérée. Quelques médecins ont regardé la cachexie comme une maladie particulière ; mais lo plus grand nombre entend par ce mot l’état de dépérissement qui survient apres de longues maladies ou A la fin de certaines affections parvenues a un haut degré d’intensité, comme dans le scorbut, le cancer, etc. Cet état est caractérisé par la bouffissure et l’infiltration, un teint jaune ou plombé, eff«.t d’un sang trop séreux, et par la lau gueur de toutes les fonctions.

Cachexie aqueuse, maladie des bêtes à laine, plus comme sous le nom «lo poutTiture [Voy. ce mol).

CACHIMAN, ou ciif.RiaoLiER, nom vulgaire d’une csjièciî tVAnone, ainsi que de son fruit. Voy. akone.

CACIIHU. liqueur spiritueuse et enivrante en usage dans ia Guyane et le Brésil, a la saveur du |»oiré ; on la retire du la racine tuberculeuse du manioc, que l’on râpe et que l’on étend d’une certaine quantité d’eau; on fait ensuite bouillir ce mélange, puis on laisse fermenter.

CACHOU (par corruption do l’indien catechu , suc d’arbre). Terra japonica, extrait préparé dans les Indes Orientale* avec le bois, les feuilles et les fruits do l’Acacia catechu; Il a une saveur astringente, suivie d’un arrière-goût sucré assez agréable. Le carhou se compose principalement d’une matière tannante particulière; il se dissout presque complètement dans l‘eau bouillante, dans l’alcool et dans le vinaigre. — On distingue dans le commerce le cachou jaune , en petits pains cubiques de couleur cannelle, qui vieut de Batavia, et le cachou brun , en gros pains de 35 à 40 kil.. qui vient do Calcutta. — On falsifie souvent le cachou en le mélaogeant avec une terre noir.Hre ou poudredecoquillagecalcinée et noircie, fraude qui a pu contribuer à la faire passer pour uue terre ton découvre facilement la supercherie en

faisant fondre lo tout. — On sesert du cachou depuis fort longtemps, dans les Indes, pour la teinture et le tannage des peaux ; on l’emploie depuis quelques années en Europe dans les fabriques d’indiennes et les teintureries. Il colore en bruu le coton et la laine; et, en y associant des mordants, on obtient une grande variété du teintes. — Les médecins le prescrivent comme tonique A petite dose, et comme astringent A une dose plus forte. Ou mêle aussi le cachou avec du sucre, de l’ambre, de la cannelle, ou avec des

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une pâte qui rend l’Iialeine agréable ; les fumeurs y recourent pour dissiper l’odeur que laisse le tabac.’

CACHRYÜE, Cachrys f nom d’une plante citée dans Pline), genre de la famille des Omhellifères , qu’on trouve également dans la Sibérie, dans les parties orientales et méridionales de l’Europe et sur les eûtes septentrionales du l’Afrique, ruufurme plusieurs espèces, dont quelques-unes se cultivent dans les jardins; tulle est surtout la Cachryde ou Armarinte à fruits lisses , qu’on trouve un Provence, et qui a une tige cylindrique, rameuse, et des fleurs jaunes, en ombelles bien garnies. Les f^achrydes renferment, comme les autres omhellifères , uue huile volatile et uu suc gommo-résineux.

CAGHUCHA, danse espagnole qui s’exécute sur un air gracieux et vif, et qui s’accompague de gestes passionnés.

CACIQUE, titre de supériorité chez les Mexicains et les Péruviens. Voy. le Dict, uniu. d'N. et de G.

cacique , oiseau d’Amérique , ainsi appelé à tort par G. -R. Gray, mais dont le véritable nom, admis par tous les naturalistes, est Cass i que. Voy. ce mot.

CACOCHYME, cacochymie (du grec cacos, mauvais, et chymos , humeur), état maladif sans caractère précis, affectant particulièrement la lymphe et le sang, et résultant, suivant les humoristes, d’une altération primitive des humeurs. Les individus cacochymes sont faibles, languissants, disposés A être atteints plus facilement que les autres de toutes les maladie* ; ils ont l’esprit bizarre et l’humeur inégale.

CACODYLE (du grec cacos, mauvais, et hytè, matière, à cause de ses caractères vénéneux), nom donné par Bunsen à une substance composée du carbone, d’hydrogène ut d’arseuic (C4H*Ar*),et qui se comporte comme un corps simple : c’est un liquide incolore très-réfrangible et inflammable, d’une odeur insupportable; il bout A 170», et forme, avec le soufre, le brome, le cyanogène, des composés crislalli-ibl. s pour la plupart.

CACOGRAPHlE (du grec COCOS, mauvais, et graphe, écriture; orthographe vicieuse), recueil de mois et de phrases où les règles de l’orthographe et de la «ram maire ont été violées A dessein, et que le maltn? fait corriger par ses élèves. Cette méthode d’enseigner l’orthographe, mise A la mode en 1811 par le grammairien LuTellier, a eu un moment du vogue; mais elle a été justement proscrite parce qu’elle habituait l'œil de l’élève A des formes vicieuses qui se gravaient dans la métnoiro et y portaient U confusion.

CACOLET, panier A dossier et garni de coussins, que l’on place sur le dos des mulets, des Anes, des chevaux et des chameaux , et dout on se sert pour voyager dans les Pyrénées, en Algérie, etc.

CACOPHONIE (du grec cacos. mauvais, et phont, son), rencontre vicieuse de syllabes qui se heurtent; répétition des mêmes mots, des mêmes syllabes, des mêmes consonnances, frappant désagréablement IV rcille, comme dans ce vers de Voltaire :

Non , Il o'ert nen que Nanine n’honore ;

ou dans cet autre vers, fait A plaisir i

Clal I al eed m aait , aaa »om« aont liai necri

— L'hiatus, ou rencontre de deux voyelles, forme aussi une espece de cacophonie.

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