‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 177 sur 508 · CACA · texte numérisé non relu

CACA

CACII

étrangers de toute participation au cabotage : l'Angleterre adonné la première l'exemple de cette exclulion. qui était en vigueur dés le temps d Elisabeth.

CABRE (du latin capra, chèvre), espece de chèvre grossière faite de deux ou trois perches jointes i ensemble par le haut, au bout desquelles on met , une poulie pour enlever ou pour tirer les fardeaux, j

CABRET1LLE, sorte decuir très-mince. 1'. case pin. |

CABRI, autrefois Cabri l, nom vulg. du Chevreau. I

CABRIOLET (de cabriole) , voiture légère à deux roues et à un seul cheval, dont la caisse est portée sur deux brancards, a, sans doute, été ainsi nommée â cause des bonds auxquels l’expose sa légèreté. Outre les cabriolets de maître , ou distingue deux especes de cabriolets de louage : les C. de place , qui stationnent sur les places publiques, à des endroits déterminés, et les C. de régie ou de remise . qui stationnent sous une remise : ces voitures, qui se sont extrêmement multipliées depuis 50 aus, sont soumises, comme toutes les voitures de louage, à des règlements sévères. — Cabriolet anglais. V. cas.

CACAO (nom indigène), graine du cacaoyer.

CACAOYER ou cacaotier , Theobronta Cacao , arbre de la famille des Byttnériacées, originaire du Mexique et de quelques contrées de l'Amérique du Sud, a, par son port et son aspect, beaucoup d’analogie avec un cerisier de moyenne taille. Son bois, blanc, poreux, cassant et fort léger, est recouvert d’une écorce couleur de cannelle; scs feuilles, d’un vert brillant, sout alternes et en fer de lance f scs fleurs sont petites, jaunâtres, ou couleur de chair, ordinairement fasciculées,cl n’ont point d’odeur; son fruit, vulgairement appelé cabosse , est ovoïde, allongé, et assez semblable par la forme au concombre ; il est partage en cinq loges, dans chacune desquelles se trouvent, au iriiliuu d’une pulpe aigrelette , huit à dix graines ou amandes de la forme et de la grosseur d’une fi ve , et recouvertes d’un aritle charnu : c’est le cacao. Fraîches, les graines de cacao sont âpres et amères. A l’époque de la récolte, on les met eu tas, ou on les enterre pour qu’elles fermentent et que l’arille se sépare, puis ou les fait sécher au soleil. Aiusi préparé, le cacao a une odeur et une saveur agréables. On en extrait par la pression une huile blanche et solide, connue sous le nom de beurre de cacao, qui se conserve longtemps : on l’emploie en médecine comme adoucissant et comine antidote contre les poisons corrosifs, et en parfumerie comme cosmétique. Le cacao, pilé et broyé avec du sucre, donne le e/iocolat ( Voy . ce mot). L’arille ou écorce du cacao renferme un principe astringent et aromatique dont l’eau se charge par infusion : aussi l’emploie-t-on quclquefoisen guise de café. On distingue daus le commerce plusieurs sortes de cacaos : le C. caraque , long et un peu aplati, venant de Caracas et de Maracaibo : c’est le pins estime ; le C.-berbice , court et rond, et le C.-Surinarn, long et moins aplati que le premier, qui viennent tous deux de la Guyane ; le C. tics Iles. venant des Antilles, petit et plus aplati, etc. ; ou en tire aussi des Iles de France et de la Réunion.

Pour bien choisir le cacao, de quelque espèce qu’il soit, il faut lu prendre gros, bien nourri , ayant la peau brune et unie, contenant une amande pleine, lisse, ayant au dehors la couleur de noisette, rougoâtre au dedans, d’une saveur douce, un peu astringente et agréable. Celui qui est ridé , petit, vermoulu, brisé, et ayant uue odeur de vert ou de moisi, doit être rejeté. „

CACATOÈS ou cacatois, genre d’oiseaux Grimpeurs , de la famille des Perroquets, se fout remarquer par la beauté de leur plumage et surtout jar leur élégante huppe, formée de plumes longues et étroites qu'ils couchent et redressent à volonté. Le plus souvent, cette huppe est jaune, et le reste de leur plumage d’une )>elle couleur blanche ou d’un blanc rosé, ce qui fait donner à uue espece le noui de Cacatoès

rosalbin. Leur bec est grand, épais et crochu : aussi sont-ils fort destructeurs; le tour de l’œil est nu. Ce sont les plus dociles des perroquets; cependant ils parlent peu ; leur cri est désagréable, ils fréquentent de préférence les terrains humides, et se trouvent surtout dans les iles Moluques et à la Nouv. -Hollande.

Dans la Marine, on duuue le nom ôecacutoès aux plus petits mâts que l’on grée dans les grauds bâtiments, au-dessus de ceux do perroquets ; dans les beaux temps, ou établit sur les floches de ces mâts des voiles très-légères qu’on appelle aussi cacatoès.

CACHALOT, Pbyseter macrocephalus , mammifère cétacé, dont les dimensions égalent celles de la baleine, mais qui en diffère eu ce que sa mâchoire inférieure, étroite et allongée, est garnie, de chaque cété , d’uuc rangée de dents coniques ou cylindriques, tandis que la baleine n’a que des fanons. Sa mâchoire supérieure présente uue série de cavités dans lesquelles se logent les dente lorsque la bouche est fermée. Sa tète , énorme et renflée en avant , forme â peu près le tiers de tout l’individu; la boite cérébrale , située en arrière , n'eu occupe qu'une très-petite partie; tout le reste présente une vaste cavité osseuse, divisée en deux chambres par une cloison fibro-cartilagineusc , et renfermant une espèce d'huile qui se fige par le refroidissement, et qui est connue dans le commerce sous le nom de s perma ceti ou de blanc de baleine ( Voy . ce mot). C'est aussi daus les intestins du cachalot qu’on trouve la substance appelée ambre gris , et qui parait êtro une sécrétion morbide, analogue aux calculs biliaires. — Les cachalots se rencontrent daus toutes les j mers, mais surtout dans la partie équatoriale du j urrand Océan : c’est aux lies Gallapagos que se font les pèches les plus productives. Ils voyagent en troupes immenses de 2 à 300 individus ; ils sont trvs-voraces , et se nourrissent indifféremment de : poissons, de mollusques ou de crustacés; ils poursuivent avec acharnement les jeunes baleines, les phoques, les requins eux -mêmes; l’homine n'est point â Cabri de leurs atUques, et la chasse de ces • étacés passe pour très-dangereuse. — Le Physeter i «les anciens parait être le cachalot marrocéphaJe ; les naturalistes admettent encore plusieurs autres espèces, mais les caractères n'en sont pas bien déterminés.

GAGH , cash ou cass , petite monnaie dont on se sert en Chine dan» le commerce de détail, vaut environ 1 centime. Il en faut 1 ,000 pour 1 taie d’argeut.

CACHELTKjLE. Voy. cachf.xie.

CACHEMIRE, nom donné aux châles indiens qui nous viennent du royaume de Cachemire, et qui sc fabriquent avec le duvet qn’on prend sur la poitrine de chèvres d'une race particulière au pays des kirghiz. Ces châles sont précieux par ia solidité et le moelleux du tissu, ainsi que par la richesse des couleurs et U variété de» dessins, qui aonl brochés dans le tissu même. Leur usage, concentré «l’abord en Orient, est devenu assez commun en Eur<q>e depuis l’expédition d'Egypte, et surtout depuis la paix générale de 1814. Cependant leur prix élevé en fait toujours un objet de luxe. Eu effet, les châles de Cachemire valent, en général, de 2 à 3,000 fr. ; il y eu a qui coûtent 5, 6, 7, 8, 10,000 fr. Il se fabrique annuellement 80,000 châles â Cachemire, et, en les comptant à un taux moyen de 3,000 fr. chacun , on devrait porter â une somme de 240 millions de francs la valeur des châles qui s’exportent tous les ans de Cachemire dans toutes les parties du monde. Dans le pays, ces châles sont en entier fabriqués à la main; on les fait par morceaux , qui sont ensuite cousus eusemble; un seul châle peut occuper tout un atelier pendant une année, si le tissu est d’nnc erande finesse, et les dessins fort compliqués: tandis que d’autres ateliers peuvent en fabriquer de 6 â 8 dans le même espace de terni*. Lorsque le tissu est d’une qualité supérieure , il ne s’en fabrique pas plus d’uu

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