in. nt ,i <>p|Mi*er Mi «I uM M gf n- i.il g
pour ol>jet d'opérer leur dissolution, de pruv uquer leur expulsion ou de favoriser leur extraction, et de prévenir leur r. tour. On a prescrit • « utr* 1.- ■ .* I. ul» a tiques, composés d'acide urique etd’uraU de soude, les boissons alcalines qui satureul l'aride urique; on recommande aussi, comme diurétique, le viu de colchique ; — contre tes calculs biliaires , les solutions de chlorhydrate d’ammoniaque, de soude , de potasse, d’acétate de potasse cl de savon ; lus extraits ou les surs ik houblon, de saponaire, de fameterre ; les eaux de Vichy, de iMoinlnères, de Kalaruc, du fU>Dtrcxeville . etc. ; enfin , le reiucdc de Durand*;, et les purgatifs contre le* calcul» urinaires, divers dissolvants : si l'urine contient uu rm s d’acide urique, ou emploie des alcalis; si, au contraire, elle est saturée de sels calcaires ou magnésiens , on prescrit les arides et surtout l’acide chlorhydrique. Ou a renoncé a introduire directement les dissolvants dans la vessie u l’aide d’uue soude, ainsi qu’à l'action de la pile galvauique. La cystotomie ou taille, autrefois l'unique ressource contre ces calcul», est remplacée aujourd'hui le plus souvent pur la lithoiritie. Vou. TAI1.LT. et LITHOTRI T1E.
CALCULATEUR mlolmoce, dit aussi Machine à calculer et Machine artthinetiaue , machine ingé nieuse inventée vers 1642 par Bl. fWal, et consistant eu un système de roue» et de piéc*s diverse» au moyen desquelles des chiffres gravé» effectuent, par pu mouvement circulaire, les principale* opérations de l'arithmétique. Cette machiue, que Pascal inventa à loge de 16 ans, ne sert que pour ks additions et les soustractions. LeibniU l'a perfectionnée. Voy. ABAtfUE et AàlTHMOHETRE.
CALK (du latin cala, dérivé du grue kdlon, bois, bûche), morceau de bois ou de toute autre matière qu'on pi " • sou» un olget quelconque pour lui douucr do l'assiette, le foire tenir d’aplomb.
Dans la Marine , la cale est la partie la plus basse de l'intérieur d'un bètiuieut . c.-a-d. tout l'espace cornons d'un bout 4 l'autre du vaisseau au-dessous du faux-pont ou du premier pont. La cale est divisée en plusieurs compartiment» : la cale à l’eau, dite aussi ij ramie cale, qui coutieut l’eau destinée 4 la consommation de l’équipage ; la cale au vin , emplacement qu'occupe la cambuse daus les grands bâtiments de l'Etat; 1 ’archipompe, qui entoure les tuyaux ou corps des pompes ; le puits aux boulets , la fosse aux câbles, La fosse aux lions (corruption du fosse aux liens), qui contient les rechanges du
maître d 'équipage; les autres compartiments portent le nom de soute. Voy. ce mot.
On nomme cale de construction un espace de terrain sur le bord de 1a mer ou d’un bassin, qu< a disposé en petite pour faciliter le laucemeut , et qui sert de chantier pour poser U quille des bâtiments à construire ou a réparer; elle prend le nom de cale couverte quand elle est surmoulée d’un toit.
On appelle cale flottante une espèce de p que l’on submerge eu le chargeant de pierres, et sur lequel on assujettit le navire que l’on veut caréner ou radouber; après quoi, en supprimant le poids dont ou l’a chargé , le ponton se démerge et le navire se trouve monté sur une cale flottante et entouré d’une grande plate-forme superficielle , qui permet aux ouvriers dû procéder 4 sa visite et 4 son radoub. Les cales flottantes ont été inventées en l’an Xi par l’amiral Décrûs.
Les cales de quais sont des rampes construites en pente douce pour l’embarquement ou le débarquement des marchandises, etc.
Ou donne encore le nom de cale à une peine afflictive en usage dans la marine et qui ne peut être infligée qu’eu vertu d un jugement ( décret du 22 ooùt 1790) ; elle consiste a hios* r le coupable jusqu à la hauteur de la grande vergue, et 4 le laisser ensuite tomber de tout sou poids daus lu uier, où il I" "t ■ ii ' plongé jusqu ’4 trois foi», s* Ion 1 < .sentence. Cette manière de donner lu mie s'appelle ra/e simple ou cale mouillée. Autrefois ou doimoit ta cale scche , qui consistait 4 laisser tomber le patient en le retenant à quelque distance de lu surface de l’eau.
CALEBASSE, nom douué : 1® aux fruits de diverses Cucurbitacées d’Afrique et d'Amérique dont les indigène» dessèchent le fruit pour en faire des ustensiles de ménage ( Voy. couacs) 2® au fruit d’un arbrisseau des Antilles, appel, vulgairement Cale bassier et connu des Botaniste» sous le nom de Crescentie(Vou. ce mot) ; — 3« au fruit du Baobab.
CALECHE (du polonais koless, petite voilure a un • be\.tl , Voiture de promenade a quatre TOUéS, attelée ordinairement de 2. et quelquefois de 4 chevaux. Le derrière de la calcdre est muni d une capote qui s’abat ou se relevo 4 volonté et recouvre le siège du fond; sur le devant est roulé un tablier qui , au besoin. peut garantir de la pluie la partie nou couverte par la capote. Daus l'iilver, ce tablier est remplacé pur un bâtis transparent qui se relie avec la capote.
CAIXFACTEL'K (du latin calor, chaleur, et facto, faire), appareil économique , inventé vers 1825 par le grammairien Lemare, consiste essentiellement en un foyer entouré d'une double enveloppe métallique remplie d’eau chaude, et d'une autre eu étoffe ouatée, que l'on place sur la première quand l'eau chaude y a été versée, et qui retient les rayons caloriques; on place 4 l'intérieur le vase qui contient les objets 4 cuire ou à chauffer. On s’en sert non-seulement pour U cuisson des aliment», mais encore pour conserver de l'eau chaude pour les bains et autres usages domestiques.
CALElDOSCOPE. Voy. kaléidoscope.
CALEMBOUR ou caixhsouiu; , mot inventé vers là fiu du régné de Louis XV, et qu'on dérive des mots italiens calamaio burlare (plaisanterie légère), jeu de mots fondé sur une équivoque et le plus ordinairement sur une similitude de sons, sans égard à l'orthographe. Il était fort en vogue au si< de derniur, et le marquis de Bièvre s’est fait une renommée par ses calembours; aujourd'hui généralement mal accueilli dans la bonne société, le calembour s’est réfugié dans les thé.Un:* secondaires et dans les petits journaux satiriques. On a dit , avec trop de sévérité, que «c'est l’esprit de ceux qui n'en ont pas; » ou pourrait dire, avec plus de vérité, que le calembour, plaisant quand il n'est pas prémédité, devient uihupportable cites les gens qui en
CALE
CALE
font profession. 7- Le calembour remonte à une très-haute antiquité ; les amphibologies de plusieurs oracles qui nous ont été conservées étaient de vrais calembours : Aristophane chei les Grecs, Plaute et Cicéron chez les Latins, nous en ont laissé un grand sombré dans leurs écrits; dans les temps modernes, Rabelais , Shakespeare et Moliere n'ont pas dédaigné ce genre de plaisanterie; de nos jours, le célébré peintre Carie Vernet et le romancier Balzac ont eu èoo grande réputation «le calnnbouristcs.
Voici comme exemples deux calembours fort connus : M . de Bièvreayuut appris que le comédien Molé, si connu par sa fatuité, était reteuu au Ut par une indisposition, s'écria : QueUe fatalité (quel fatalité) ! Invité par le roi Louis XVI à faire un calembour sur sa personne, le même personnage lui répondit aussitôt ; Ah ! sire , vous n'étes pas un sujet.
CALENDES (du grec caléin , appeler), nom que donnaient les Romains au premier jour de chaipic mois, parce que ce jour-là un des pontifes appeleil le peuple au Capitole pour lui annoncer les fêtes qu'il devait célébrer pendant le mois, et lut appren- «ire quel jour tombaient les nones et les ides ( Ko y. ces mots). Après les Ides, les Romains comptaient les jours en les rapportant aux calendes du mois suivant; ainsi ils disaient la veille, l'avant-veille ou le 3e, le 4* jour avant les calendes, etc. (le jour môme des calendes comptait pour un). Le uombre des jours ainsi comptés dépemiait de la longueur du mois, et du jour où tombaient les ides ; il variait de 19à 16 ( K. ci-après cai esdhiehJ. Les calendes étaient consacrées à Juuou et considérées comme des jours de fêle. Le payement des dettes était lixé aux calendes de chaque mois. — Les mois grecs n’avaient point de calendes ; de là le dicton vulgaire : renvoyer aux calendes grecques. pour dire renvoyer indéfiniment.
CALENDRIER (en latin calendarium , dérivé luimême de calendes ,, catalogue ou tableau écrit de tous les jours de l'année, rangés par mois, avec la division des mois en jours ; on y joint le plus souvent certaines indications astronomiques, telles que les heures du lever et du coucher du soleil, l’entrée de cet astre dans chaque signe du zodiaque, le commencement des saisons, les phasesde la lune, ainsi que celle des époques fixées pour le* actes religieux ou civils.
Le calendrier, n'étant que le tableau de l'année, a nécessairement varié chez chaque peuple , selon les diverses formes données à l'année ; ces diverses formes ont été expliquées à l'article amêe. Les calendriers qu'il nous importe le plus de connaître sont :
1*. Le C. des Israélites. Leur année était lunaire ; elle se composait de 354 jour* répartis en 12 mois, qui avaient alternativement 29 et 30 jours, savoir ; tiisan ou abib, 29 jour»; iar ou ziv, 30 tours; si van ou si ban, thammouz, ab, elout ou elol, tisri ou ait ban im , marschesvan. kusleu ou kis/ev, thebet , sebebat ou sabatb , aaar. Pour accorder cette année lunaire avee l'année solaire , on intercalait , sept fois en 19 ans, un mois complémentaire de 29 jours, nommé véadar ou adar 2*. Le mois de msan commençait à l'équinoxe dn printemps, et répondait partie à mars, partie à avril : la Pâque se célébrait dans ce mois, le 14 ou le 15. Outre celte année, qui était Pannée sacrée , les Israélites avaient une année civile, qui commençait par le mois de tisri, à l'équinoxe d’automne. — Chaque mois se divisait en périodes de 7 jours ou semaines; le samedi était férié sous le nom de sabttat.
î». Le C. des Grecs. Leur année était également lunaire, et se composait aussi de 12 mois alternativement do 29 et de 30 jours. Ces mois étaient : hé catombéon (qui commençait vers le milieu de juillet), métagitnion , boédromion , mérnaktérion , vyaueysion, potidéon , game lion, anfhestérion, élaphéoolion, rmtnychion, thargélion et skirropharion. Pour accorder cette année avec Tannée solaire , on ajou-
tait tous les deux ans un mois supplémentaire do 30 jours, nommé posidéon 2". L'ordre des mois fut plusieurs fois cbaugé; on avait d’abord commeuc*) l'année par ganté lion , qui correspondait à décembre.— Le mois se partageait «u 3 décades ; le l*r jour du mois s'appelait néoménie ou uouvelle lune.
3°. LeC. des Romains , leC. Julien. Chez les Romains , Tan uée . qui n avait eu d'abord , sous Romulu», que 10 mois(36i jours), fut portée à 12 parNuma,qut lui donna 355 jours; mais, bien qu’aiusi réglée, la longueur de Tannée u'avait réellement rien de fixe, non plus que le commençemeut des mois et des saisons, parce que lus pontifes , qui s'étaient réservé la connaissance du calendrier, le dt rangeaient sans cesse, •oit par iguorauce, soit par négligence, ou par des motifs politiques. Apres divers essais, Jules César fit WCfl .îilnj.t. r, Ym de Rome 708 (46 ans avant J. -G. , la réforme que nous avons exposée au mot A«af.K , et qui fixa la longueur de l’année solaire à 365 jours, auxquels on ajoutait tous les 4 ans un jour dit bissextile. Le calendrier dressé d’apres cette réforme est le Calendrier Julien. Il fut adopte, non-seulement par les Romains, mais par tous les peuples modernes, et maintenu, sauf le* changements apportés par le christianisme, jusqu’à la réforme de Grégoire XIII.— Après divers changements dans le nombre, le nom et la disposition des mois, l'année romaine avait été définitivement divisée en 12 mois, dont voici les noms et Tordre : Junuarius, Februarius, Mari tus. Aprilis, Matus, J uni us, Quinti/is ou Julius, Sextilis ou Augustvs, Septembcr, Oct'tber, Noveniber, December; les uums numéraux des 6 derniers rappellent l'époque où les Romains «xiunncnçaient Tannée par le mois de mars. Chaque mois était div isé en parties inégales par les Calendes, les Nones et les Ides ( Voy . ces mots) : les Calendes eu étaient le 1er jour ; les Nones tombaient le 5 on le 7, selon que le mois avait 30 ou 31 jours, et, dans les «leux cas. précédaient de 9 jours les Ides, qui tombaient alors le 13 ou le 15 ; les autres jours se comptaient à reculons avant les noues, avant les ides et avant les calendes. — Le calendrier romain , appelé plus ordinairement /-Ww, indiquait, outre les jours des calendes, des nones et des ides, les jours fastes, dans lesquels ou pouvait rendre la justice; les jours néfastes , où les juges ne pouvaient siéger; les jours de marché (indiqués au moyen des lettres dites nund main), les jours consacrés à chaque divinité, ou marqués par quelques événements d'un intérêt public ; il cunteuail, en outre, diverses indications astronomiques.
4». Le C. Grégorien. Ce calendrier, fondé sur une dernière réforme du calendrier exécuté* sous Grégoire XIII, et mise en vigueur à partir de 1583, diffère du précédent en ce que l'on retraucha dix |onrs de l'année, qui, par suite de fractions de jours négligées à l'époque de la réforme julienne, se trouvait en retard sur le cours des astres, et que l'on convint qu’au lieu de foire invariablement disque 4* année bissextile, on supprimerait à la fin de chaque siècle trois années bissextiles sur 400 ans. — On sait que les peuples chrétiens, tout en conservant les noms et Tordre des mois des Romains , ont rejeté leur maniéré de diviser le mois et de compter les jours ; qu'ils ont adopté 1a division Israélite en semaines , et indiqué chaque jour du mois par son numéro d'ordre et par la fêle ou le •oint auquel il est consacré : dans ce caleodrier, la fixation de la plupart des fêU» est subordonnée au jour de Pâques ( Voy. ce mot) . Souvent nos calendriers donnent en outre quelques indications astronomiques, ainsi que le Comput ecclésiastique, las lettres dominicales, etc. ( Voy. ces mots) . On trouvera toutes ces indications de la manière 1a plus complète dans la Connaissance des temps et dans l’Annuaire que publie choque année le Hureau des longitudes.
CALE — 240
5°. Le C. grec, le C. russe. Ce calendrier n'est, quant à la longueur de l'année, que l’ancien calendrier julien : le» Grecs ayant refus»4 d’adopter la réforme de Grégoire XIII , leur calendrier a conservé tous les défauts que Us autres peuplas de l’Europe ont corrigés ; par suite, ce calendrier se trouve en désaccord avec celui de tous les autres peuples : il est aujourd'hui en retard de Vl jours , de sorte que ce ui est pour eux le 1« janvier est pour nous le 13 u même mois.
6°. Le C. républicain. Par un décret do la Convention, daté du 5 octobre 1793, l’année civile fut divisée en 12 mois de 30 jours chacun, plus b jours complémentaires , appelés sans-culot t ides , qu’on portait à sî\ «le 4 eu 4 ans, o4 qu'on plaçait a la tin de l'année. Iæ commencement de l'année était fixé au 22 septembre à minuit (équinoxe d'automne). Par une mesure rétroactive, le nouveau calendrier fut supposé eu vigueur à partir du 22 septembre 1792, époque de la fondation «le la République. Des noms nouveaux étaient imposés aux mois et aux jours : les nom* des mois étaient, pour l’automne. Vendémiaire. Brumaire. Frimaire ; pour l’hiver. Aï-
CALE
vôse, Pluviôse, Ventôse; pour hf printemps , Germinal, Floréal, Prairial; pour l’été, Messidor, Thermidor, Fructidor. Chaque mois se divisait en trois décades ou pério«les de dix jours ; les noms ordinaux de ces dix jours étaient : primidi,duodt,tridi, quartidi, quintidi, sexhdi, septidi, octidi, nonidi, décadi. Chaque jour du mois portait , au lieu d’un nom de saint, celui d’un produit agricole, d’uu animal ou d’un instrument utile à l'agriculture. Voici les noms des jours de la lr« décade de vendémiaire, 1er moi* de l’année républicaine : 1. Raisin, 2. Safran, 3. Châtaigne , 4. Colchique , 5. Cheval, G. Balsamine, 7. Carotte, 8. Amarante, 9. Panais , 10. cuve. Ce calendrier a été maintenu officiellement pendant 13 ans ; mais il n’avait (Us tardé a tomber en désuétude : U fut définitivement alwli |iar un décret du 22 fructidor an Xlll, et l’ancien calendrier fut rétabli à partir du 1er janv. 1*06 (11 uivûse an XIV).
Un grand nombre «le luis et d'acte* publics et privés étant datés d’apres le calendrier républicain, il a paru utile de donner ici un tableau au moyen duquel chacun pourra établir la concordance de ce calendrier avec le calendrier grégorien.