‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 182 sur 508 · CA1L · texte numérisé non relu

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qui atteint jusqu’à 10 ni. de hauteur, et dont U cime pyramidale oQre un aspect fort Agréable. Ses feuille* oblongues, pointues, ondulées aux bords, sont d'un vert luisant ; ses fleurs sou! blanches et répandent un parfum délicieux ; sa baie, d'un rouge vermeil, a la forme d'une oornouilie et reoferine deux graines accolées face à face et qu’on appelle communément grains de café. On eu distingue plusieurs variétés qui donnent des produits du qualités fort diiïéreotes ( Voy. ci-dessus café, grain). — Le caféier parait être originaire d'Abyssinie ; il aurait ôté transporté, vers le milieu du xv« siècle, dans les montagnes de l’Yémen , où il s’est comme naturalisé. 11 fut introduit eu Hollande vers la fin du xvii» siècle, et de là en France, eu 1714. Eu 1720, Declieui planta à la Martinique le premier pied de caféier, et en peu d'années la culture s’uu propagea dans toutes les Antilles; il en a été de même dans les Iles de rOcéau Indien. Depuis la conquête de l’Algérie, on a essayé d'y cultiver le caféier, mais il ne parait pas qu'on ait encore obtenu des résultats importants.

CAFEINE, TMf.iNK ou guaram.ve , alcali organique contenu dans les grains de café, dans le thé ot dans le

Suarana (espèce de pAto tonique et astringente que les uaranift du Brésil préparent avec les sumcuces d'un arbrisseau grimpant, le Paullinia sorbilis , et qu'ils emploient pour combattre la dysseuterie, les rétentions d’urine et d’autres maladies). La caféine cristallise en longues aiguilles soyeuses, incolores et ameres. Elle a été découverte par Hunge, en 1820, et étudiée par Pelletier et Itobiquet, en 1821.

CAFET1EHE. Il y a plusieurs sortes de cafetières; les principales sont : la C.ùla De Bellay, formée de deux vases en fer-blanc superposés et entrant l’un dans l’autre ; le vase supérieur porte à sou fond un filtre en fer-blanc percé d’une infinité de petits trous; U reçoit sur ce filtre le café eu poudre, que l'on tasse avec un fouloir; ou verse ensuite l’eau bouillante sur cette poudre à travers uu grillage, et le vase inférieur reçoit le produit de la filtration; — la C. à eifflet, aussi eu fer-blanc , dans laquelle le café se fait tout seul : dans une partie de l’appareil se met l’eau froide ; une boite percée des deux côtés contient la poudre de café ; une troisit me pièce reçoit le proauit de l’opération ; le tout est placé Sur une lampe à esprit-de-vin : lorsque l'eau entre en ébullition, la vapeur, puis l’eau, pénètrent le café, et l'on obtient ainsi une infusion excellente : un petit sifllet adapté au bec de la cafetière avertit du moment où la vapeur commence A se produire. — On a récemmeut inventé une cafetière ingénieuse qui se compose de deux ballons de verre superposés; le ballon inférieur reçoit l’eau froide ; le ballou supérieur la poudre de café ; un tube de verre, muni d un petit filtre à sa partie moyenne, établit la communication entre les deux ballons et vient affleurer l'eau. Ou chauffe celle-ci avec un» lampe, et dès que l’ébullition a commencé, la pression de la vapeur force l’eau bouillante a monter dans le ballon supérieur; on éteint alors la lampe, et l’on voit redesrendre le café tout préparé. On préconise également la C. Morize, 1a C. Lemare, la C.à filtre et pression de MM. Grandin et Crépaux, la C.à filtre et à vapeur de M. Gandais, laC. Capy, etc. On trouvera une description détaillée de* diverses sortes de cafetières dans le Afanuel du Limonadier, 1851.

CAFTAN ou cafetan , espèce de robe ou de pelisse en étoffe plus ou moins riche , doublée de zibeline, de martre ou d'autres fourrures précieuses, que le fcrand Seigneur et plusieurs autres souverains de l’Orient distribuent , dans los jours de solennité, A leurs principaux officiers , et mémo aux ambassadeurs étrangers.

CAGE (du latin carra, prison). On sait que Louis XI fit construire des cages do fer dans lesquelles il tintenfermésses ennemis, entre autres le cardinal

la Balue. Le duc d'Orléans (Louis Xll) fut. dit-on, renfermé dans une de ces cages par la dame de Beaujeu. Tamcrlan,aprèsavoir vaincu Bajazet,sultan des Turcs, le fil traîner A sa suite dans une cagede fer.

CAGOTS , cagukox ou caqueux , race dégénérée et abâtardie . répandue dans quelques partie* de la France. Voy. le Dict. univ. d'ilist. et de Géogr.

CA1I1EH. Ou appelait autrefois en France CaJuers des Étals , ou simplement Cahiers, les Mémoires contenant les demandes, propositions ou rumontrances adressée» au roi par les députés du clergé, do la noblesse ut du tiers, réunis en Etats généraux. L’origine de ces caliiers remonte aux Etats do 1355 ; Ils portaient d’abord le nom de cédules, et prirent celui de Cahiers en 1363. C’était uu résumé des C. des bailliages, instructions écrites que chacun des trois ordres remettait A ses mandataires dans chaque bailliage , ville ou sénéchaussée, en les envoyant aux États.

On appelle Cahier aes charges , l’acte dressé en vue d’une vente ou adjudication publiquu, et qui contient les principales conditions que doivent accepter les adjudicataires. — Toutes les ventes judiciaires se font sur un cahier des charges dont la forme est réglée par le Code de procédure (art. 697-987), et par le Code de commerce (art. 564); pour les adjudications administratives, le cahier des charges est rédigé par l’administration clle-mémc.

CA1C, espère d’embarcation. Voy. caIque.

CAÏD ou xaio, nom donné dans les Etats barbaresques A un officier public qui cumule les fonctions de juge, de commandant, de receveur des contributions,etc. La France a maintenu en Algérie l’institution dcsCalds, mais en s’en réservant la nomination.

CAÏEU ou cayeu , Bulbulus. Voy. bulbe.

CAILLE , Coturnix , oiseau de passage de la famille des Gallinacécs propres et du genre Perdrix, a beaucoup d’oualogie avec la perdrix par son orga-. nisation et ses habitudes, et n'en diffère que par sa taille plus petite, l’absence de sourcils rouges et de l’éperon qui orne la patte de la perdrix môle, et aussi par son cri qui est bleu connu. — Les cailles sont originaires des contrées chaudes du globe ; elles arrivent en Europe au printemps et émigrent aux approcln s de l’hiver : mais jamais on ne les a vues arriver ni partir, ce qui a donné naissance A mille contes absurdes répandus dans le vulgaire. — La Caille- commune, la seule espèce qui vienne en Europe, est peu sociable et Vil ix»lée au milieu «les champs; elle court avec agilité et vole rarement; elle a environ 19 cent, de long et 32 d'envergure * ses ailes sont très-courtes, ainsi que sa queue ; celle-ci est courbée en dessous et fait suite h son dos, comme celle de la perdrix. Toutes les plumes de la partie supérieure de son corps out chacune, au milieu, une ligne longitudinale jaunâtre; tout le reste du corps est varié du gris et do roux obscurs, excepté fa gorge et le ventru , qui soûl blanchâtres. Le mâle de la caille ust polygame ; les femelles pondent 15 ou 16 œufs bariolés de brun sur un rond jaune. La caille est un mets estimé; elle est généralement fort grasse au commencement de l’hiver; sa chair diffère peu de celle de la perdrix. — L’Ile de Caprée, à l’entrée du golfe de Naples, se couvre de cailles au mois de septembre; l’évôque de l’Ile, qui perçoit la dlme sur le commerce qu'on en fait, en tire, dit-on , un revenu considérable, ce qui le fait • I I- lcr Yévéaue des cailles. — On preud ordinairement les cailles avec des appeaux : on les attire en imitant la voix de la femelle; on les chasse également au fusil. — Les cailles ont le caractère naturellement querelleur; les anciens en avaient fait un sujet d’amusemeut et se passionnaient pour les combats de caille tout autant que pour h* combats de coqs. On a aussi reconnu dans cet oiseau plus d« chaleur naturelle que daus la plupart des autres; d’où le proverbe : chaud comme une caille. — Outre la

sale

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Caille commune, les principales espèces sout : U C. à ven/re per U, U C. australe, la C. à fraise, U C. à gorge blanche, la C. brune, la C. des bois. — Les especes exotiques habitent ordinairement l'Asie, les Iles de la mer des ludes, de l'Océanie et de l’Afrique; on n'en connaît point en Amérique : l’oiseau qu'on appelle Caille d'Amérique appartient au groupe des Colins. Voy. colin.

CAILl.EBüT, nom vulgaire du Viorne aubier.

CA1LLEB0TT1S , nom donné, dans la Marine, à ut espèce de grillage ou do treillis fait de petites lattes légères, dont on recouvre les écoutilles; il sert a donner de l'air et du jour aux entre-ponts.

CAILLE-LAIT, nom vulgaire du Gaillet , appelé caille-lait parce qu'on supposait à l'une de ses espèces, le gui! le! jaune, la propriété de faire railler le lait, supposition qui n'a rien de fondé. Le seul usage de cette plante est de colorer en jaune le beurre et le fromage.

CAILLE TT E (d e cailler, parce que cbes les jeunes animaux on y trouve la présure nui sert à faire cailler le lait), nom qu'on doune au 4« estomac des animaux ruminants : U vient après le feuillet ou 3* estomac, et communique avec l'intestin par l’orifice pylorique. La caillette est le véritable estomac des ruminants; tant que l'animal tetto encore, c'est le seul nui soit développé.

CAJLLKU-T ASSAUT, Cathoessus, Clupecyprinoïdes, nom vulgaire d'un poisson des Antilles, aussi nommé Savalle, et dont on a fait le genre Mégalupe : e'est un genre de la famille des Cyprinoides, ticsvoisin des harengs. Les cailleux-Ussarts sont aussi délicats que la sardine, et sout fort recherchés.

CAILLOU (du latin calculus ), nom vulgaire des pierres siliceuses qu’on trouve errantes à La surface de la terre ; leur forme arroudie vient soit de leur mode de formation, soit d’un long frottement. — En Géologie , ou uomme cailloux roulés les fragments arrondis de quarts, de silex, et en général de toute roche dure, qui forment ces dépèU diluviens que l’on remarque daus beaucoup de plaines, telles q u e^ celles de Boulogne et<l<- Llo-hy, près Paris: de la Crau, dans les ltourlies-du-IUiôiie, et du Nura de l’Allemagne , où ils sont accompagnés d’énormes blocs de roche entraînés des moutagues de la Suède et nommés blocs erratiques. Ces fragments, aggloméré* A l’aide d’un ciment siliceux ou calcaire, ror» ment les poudingues, et même certaines brèches. On appelle galets les cailloux roulés qu'on trouve sur les plages de la mer et dans le lit de certains fleuves, comme lo Rhône et le Rhin ; le sable et le gravier ne sont eux-mème* que des cailloux roulés, réduits par le temps en fragments excessivement petits. — On donne aussi le nom de caillou à plusieurs fragments de roches susceptibles d’un beau poli et employés eu bijouterie ; ainsi on appelle : 1° C. ou diamant d'Alençon , du quarts hyalin enfumé et quelquefois noir, qui occupe les cavités du granit aux environs de cette ville; 2° C. d'Egypte, un beau jaspe souaire offrant des espèces d'herborisations, et qui se trouve sur les bords du Mil; 3° C.de Médoc, de Bristol, de Cayenne et du Hhin . des morceaux de quarts hyalin ou de cristal de roche roulés; 4° C. de Bennes, une réunion de petits fragments de quarts jaspé, tantôt rouges, tantôt jaunes, à ciment siliceux et fin.

On nomme cailloutage un ouvrage fait de cailloux agglomérés avec du riment ou du plâtre. On fait des chemins en cailloutage ( Voy. macadami&ask) ; on construit des murs en cailloutage contenu de distance en distance par des assises de pierres ; enfin on orne quelquefois les jardins avec des grottes ou autres ouvrages en cailloutage, artistement construits à l’aide de cailloux de diverses couleurs.

CAIM ALAN (dt l ’arabe kaim makâm , qui tient la place d'un autre), dignité de l'empire ottoman qui

répond, en général, à relie de lieutenant ou de vicaire. On donne spécialement ce titre à deux officiers supérieurs qui font partie du divan; l'un réside à Constantinople , dont il est comme le gouverneur, et l'autre accompagne partout le grand vixir, dont il est le lieutenant.

CAÏMAN, espèce do crocodile. Voy. allicato* et

CaOCODILK.

LAÏQUE ou caic (de l'ital. càieco, même signif.). Ce mot désignait autrefois l’esquif qui servait une galère. Aujourd’hui , on donne ce nom k de petits bétiments en usage dans le Levant, ainsi mu de petites barques armées dont se serveut les forbans de l'Archipel et de la mer Noire.

Le nom de càique est aussi donné à des chaloupes canonnières portant un cauon à l’arrière et une caronade a l'avant. Un en a vu beaucoup au siège de Cadix par les Anglais, en 17(17, et dans la flottille de Boulogne, en 1803.

CAISSE (au Latin capsa. dérivé lui-même du grec capsa, étui, botte, cassette). Après avoir désigné un coffre destiné k renfermer des marchandises, ou. plus spécialement, de l’argent et des valeurs, ce mot s'est dit, par extension, du lieu où est placée la caisse, de tout bureau où se reçoivent et s'effectuent des payements; enfin de certains établissements de finances destinés k un service public ou privé; telles août : la C. d'amortissement , la C. des dép*Us et consignations , la C. du trésor, la C. d’épargne, la C. de retraite pour la vieillesse, la C. des Invalides, la C. hypothécaire (Voy. amortissement, dépôts, etc.), la C. de Poissy, pour le commerce de la boucherie [Voy. bolchihiki, etc.

Dans la Marine, ou appelle Caisse à eau une caisse ayant en général la forme d*un cube et servant à contenir l’eau douce. Autrefois on renfermait l’eau dans des barriques de bois : ou n’emploie plus do-

uls plusieurs années que des caisses en fer battu.

es caisses, d’un usage excessivement commode, out été inveutées en 1808 par l'Anglais Dickenson.

En Horticulture, on nomme caisse un coffre ou vert, de forme ordinairement eu pli de bonne

terre qui sert k recevoir les arbustes ou les plantes d’orangerie, d’une certaine valeur et d'une certaine dimcnsion;6tCaü«e*à semis, des caisses plus lougues que larges, destinées aux semis des plantes étrangères qui ne peuvent être faits avec succès en pleine terre, et qui ont besoin de recevoir alternativement des expositions diverses.

Dans la Musique militaire, on donne le nom de caisse au tambour, ainsi qu'à plusieurs instruments analogues. Ainsi on distingue : le tambour proprement dit, la caisse roulante et la grosse caisse. Le cylindre du tambour ou caisse ordinaire est eu cuivre , celui de la caisse roulante est eu bois, et plus long que large; la grosse caisse est une uspèoe de gros tambour dont le son est plus grave et moins fort que eelui des caisses de marche, et qui ne sert, ainsi que la caisse roulante, que dans la musique militaire.

Caisse ou tambour. Le chirurgien r’ulloue a appelé ainsi la cavité qui renferme les osselets de l'oule, parce qu’on l’a comparée à un tambour ou caisse militaire, à raison de la membraue sur laquelle vieuneut frapper les sons.

CAISSON (do caisse), nom donné, dans l'Artillerie , à un chariot fermé par un couvercle à charnières, ayant une fourragère par devant, et par derrière une auge, et qui sert k transporter les munitionsde guerre. Uu caisson de poudre peut contenir 750kilogr. 11 y a aussi des caissons d'ambulance, de vivres , etc.

En Architecture, on appelle caisson les compartiments symétriques et rvnfonrés qui divisent nu plafond ou une voûte. Ou borde les caissons avec divers ornementa, et ou place au milieu une rosace.

LAJEPUT ( uuilk de) , de cajuputa, nom malais

CALA

CALA

rte cette sultstanrr , huile Tolatile extraite par b distillation des feuilles et des rameaux d'uu arbuste des Iles Moluques , le Melaleuca Cajeputi, de la famille des Myriades. Elle a une odeur pénétrante et vivo qui rappelle relie de la térébenthine , du camphre, de la menthe poivrée et de la rose; elle est soluble dans l’alcool et l'éther sulfurique; elle est d’un vert bleuâtre, à cause du cuivre qu’elle contient, et qui provient des vases dans lesquels la plante a été distillée. L'huile decajeput eststimulan te. sudorifique et antispasmodiipie : on l'a employée contre le choléra et contre les fievres intermittentes pernicieuses.

CAKILE (nom arabe), petit genre de la famille des Crucifères , renferme des plantes charnues dont l’Mpèee la plus commune en Europe est le Cakile des sables , qui abonde dans les environs de Boulognesur-mer, et que l’on brûle pour en retirer de la soude.

CAL (du latin callum , même signification), nom donné, en Pathologie, à la cicatrice d’un os fracturé. Les anciens, et parmi eux Galien, pensaient que la réunion des fractures se faisait par l'intermede d’une matière collante appelée suc osseux ou lymphe coagulable, qui s’épanchait dans les fragmenta, acquérait de la consistance, et servait à les réunir. La véritable nature du cal n'a été reconnue que de nos jours par Pupuytren. D’apres ses observations , confirmées par MM. Villermé, Brescbet et Mfescher, il a été démontré que dans la formation du cal on observe : 1" IVp-in.-h. tuent .1 une ■ , rt;une quantité de

sang et surtout d’un suc visqueux analogue h la lymphe plastique que sécrètent les lèvres d'une plaie récente ; 2® l’épaississement graduel de res liquides : 3° un gonflement inflammatoire qui se mauifeslc dans le périoste et les parties molles dont U s BMdUtS sont quelquefois envahie* par l’ossification ; 4® le rétrécissement de la cavité médullaire , le ramollissement du bout des fragmentait le dépôt , dans leur Intervalle et dans la cavité centrale de l'os , d’une matière plastique , semblable A celle qui s'était déposée dans les parties molles; 5® la condensation de cette matière, son organisation vasculaire, et son passage de la consistance glanduleuse à celle des tissus fibreux, cartilagineux et osseux. C’est IA ce qu'on appelle le premier cal ou cal provisoire , et ce travail se termine du 50® au 60® Jour. Ensuite b substance de ce cal, d’abord pleine, se creuse peu à peu au rentre par résorption ; la cavité médullaire se rétablit; le cal diminue de volume et devient plus solide , tandis que les muscles et le tissu cellulaire reviennent à leur état primitif : le cal définitif est alors formé; ce second travail est ordinairement terminé après le 4® ou le 5® mois. Voy. fractures.

CALADION (de l'égyptien ke/adit , gouet comestible), genre de la famille des Aroïaées , plante herbacée et parasite, dont on mauge'deux espèces, le C. succulent et le C. husté ou Chou carat be.

CALALOU , sorte de potage en usage dans les colonies des deux Indes, a pour base la décoction du fruit de la Ketmie esculenta et d’herbes cuites, comme la Morelle à fruit noir, les Amarantes verte et blanche. On y ajoute du poivre long, du girofle, etc.

CALAMAGROSTIS (du çjeccalamagrostis, même lignification), genre de la famille des Graminées et de la tribu des A rund marées. La C. des sables, vulgairement Roseau des sables, piaule vivace, A racines très -longues et traçantes , jouit de la propriété de fixer les masses de sables mouvants. Aussi les peuples du Jutland et de la Zélande la sementils en lignes très-serrées, pour opposer une barrière aux sables déposés par l’Océan. Cette plante sert aussi d'engrais et de fourrage pour les bestiaux.

CALAMbOUR , variété de bois d'aloès, de couleur verdâtre et tres-odorant, se tire des Indes, et sert a faire dos chapelets et des ouvrages de marqueterie.

CAI. AME, Calamus. Voy. calamus.

CALAMENT (du grec calos, beau, et mintha,

menthe), Mclissa calaminthu, espèce du genre .Mélisse, il fleurs pourpres, A calice biiabié et en grappes terminales, s'emploie en médecine comme stomacMqWi

CALAMINE ou pierre cai.amisaire, nom donné par les minéralogistes aux minerais composés de silicate ou de carbonate de xinc. Voy. zirc et cadmie.

CALAMITE (du grec calamè, roseau), nom donné A des végétaux fossiles qui appartiennent aux terrains houillère , et qui présentent des tiges simples , articulées, marquées de stries longitudinales et régulières , semblables A des tuyaux réunis. On peut les ranger dans la famille des Prèles (Koy.ce mot). — On donne encore le nom de Calamite : 1® A une sorte de marne ou d’argile blanche qui a la propriété d’attirer la salive quand on la met dans la bouche ; 2° A une espèce de crapaud olivâtre , avec une ligne jaune sur le dos ( Voy . crapaud'; 3® A la qualité la moins estimée do la résine appelée Storax ou Styrax { V. styrax) ; 4® aux pierres calominaires.

CAlAMUS, nom latin du Roseau. En botanique, on a donné le nom de C. aromaticus A une plante aromatique du genre Acorus (Koy. ce mot), et de C. Alexandrimu A V Andntpogoii Nardus (Koy. ar- DROPor.nx). — En Anatomie, on nomme C. scriptorius (plume A écrire) la fossette angulaire du quatrième ventricule du cerveau , parce quelle ressemble A une plume taiflée pour écrire.

CALANDRE, Calandra, genre d’insectes Coléoptères tétramères, forme un des groupes principaux de la famille des Curculionides ou Charançons, et ••st surtout connu par le» ravages que ses larves occasionnent dans les greniers où l’on conserve les récoltes, li a pour caractères principaux :une trompe cylindrique, longue, un peu courbée; une bouche petite, munie de mandibules dentelées, de palpes coniques et presque imperceptibles; les pattes fortes avec les jambes pointues ; l’abdomen terminé en pointe; le corps allongé, elliptiquu et tres-déprimé en dessus; ces insectes ont la démarche lente. On en distingue plusieurs espèces: les unes vivant dans les craincs et les semences, comme la C. du blé (Ctirculio granarius ), malheureusement trop commune dans nos contrées, et la C. du ris ( Curculio orgue), dont les ravages ne sont pas moins redoutables; les autres dans l’intérieur des tiges ou desrarines, comme la C. jtalmiste \ Curculio fMi/niarum), qui vit dâOl la moelle du palmier, et qui a quelquefois (1 eentim. de long : le* indigènes de la Guyane 1a font griller et la mangent ; et la C. raccouirie, qu'on trouveen Afrique, en Sibérie, et quelquefois en Europe , dans plusieurs espèce* de roseaux. On regarde celle-ci comme le type du genre. Voy. m ara* coi».

CAi.AMUit , espece d alouette. Voy. alouette.

Dans l'Industrie , on nomme Calandre (du grec cultndros, cylindre) une machine cyliudrique dont ou se sert pour calandrer les draps, les toiles et les étoffes, c'csUA-dire pour les presser et les lustrer, au moyen d’un apprêt qu'on^ appelle parement. La ca- Inudrc fut introduite en Frauce par Colbert; elle a été considérablement perfectionnée du nos jours.

CALAO, en latin, Bucerus, c.-a-d. corne de bœuf , genre de Passereaux de la famille des Syndactylcs d*i Cuvier, se fait remarquer par un bec très-long et très -gros que surmonte une protubérance rornéo qui s’accroît avec l’âge ; ils ont les pieds courts, forts, musculeux, A niante élargie, et les ailes médiocrement longues. Les Calaos sont des oiseaux tristes et taciturnes qui vivent en bandes nombreuses, et qu’on trouve aux Indes et en Afrique. Leur vol est lourd et de peu de durée. Ils se nourrissent inditréremment de vers, d'insectes , de petits quadrupèdes , de graines, de fruits, etc. Une espèce particulière aux Iles Moluques ne mange que des muscades, ce qui doune A sa chair un goût tres-agréable.

CALAPPE, Calappa, genre do Crustacé* déca-

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podes, de la famille des Brachy lires, est formé aux dépens du grand genre Crabe, et a pour type le Catappe granulé , autrement dit Crabe honteux ou Coq de mer, qu'on appelle Migrane ou Migraine eu Languedoc et en Provence : il est fort bon a manger.

CALATHE (du grec calathos. corbeille), genre d'insectes Coléoptères pentamères, du la famille des Carnassiers, tribu des Carabiques, a les crochets des tarses fortement dentelés en dessous. Ces insectes sont de moyenne taille, très-vifs et généralement de couleurs sombres. On les trouve communément courant à terre, ou couchés sous les pierres , les végétaux, les écorces, etc. Le C. cistéloïde, commun à la Frauce et à la Perse, est le type du genre.

CALATHLuE (du grec calathos, corbeille). Ce mot, qui est synonyme de capitule et d ’involurre, a été employé par le botaniste Henri de Cassini pour désigner l'inlloresceuce des Synanthérées (laitue, centaurée, chardon, etc.). — L’involucre prend le nom deralathidi flore lorsqu'il entoure un cünauthe chargé de fleurs scssilesou presque scssiles. — Enfin, on nomme calathidiphorc (du gr. phérô, porter) la jiartie, communément hérissée du poils, qui, dans les Syuaulliérées. porte les calalhides du capitule.

CALCAIRE (du latin calx, chaux). En Minéralogie, on donne cette épithète à toutes les roches qui sont essentiellement composées de chaux carbonatée. lars géologues appellent formation calcaire l’ensemble de tous les calcaires qui se sont déposés depuis les temps historiques, et qui se déposent encore aujourd’hui dans les cavités de la terre ou au fond de certain es eaux. Les calcaires les plus importants sont: 1° les Marbres , qui comprennent les nombreuses variétés employées pour la statuaire, pour la décoration des édifices et pour l'ameublement : tantôt les marbres sont colorés uniformément en noir, comme ceux de Dînai». de Namur, des Hautes-Alpes; ou en rouge, comme la griotte d'Italie , qu'on exploite près de Narbonne; ou en jaune, comme le jaune de Sienne ; tantôt leurs couleurs sont disposées par veines ou par taches nuancées ; souvent ils sont formés de fragments de diverses teintes réunis par im riment calcaire ; ou leur donne alors le nom de brèches ou de brocatclles (Voy. ces mots); enfin, ils sont quelquefois uniquement composés de coquilles brisées; ils portent alors le nom de tumachel/es (de l’italieu lumacha, limaçon) ; on trouve les marbres dans presque toutes les chaînes de moulagnes; les plus eounus et les plus employés sont ceux d’Italie, de Belgique et de France [Voy. marbre) ; — 2® le C. lithograjthigve , qui remplit pour la lithographie le même office que les planches de cuivre employées h la gravure ordinaire; les pierres les plus recherchées par lus lithographes sont collât de Pappenheim sur les Iwrds du Danube en Bavière : on en trouve aussi en France, particulièrement à Chàtcauroux (Indre), à Belley (Ain), aux environs de Dijon, de Périgneux, à Montdardicr pris le Vigan (Gard), etc. ; — 3® le C. grossier , vulgairement appelé Pierre à chaux, la pierre à Mtvr des Parisieus; 11 a une texture lâche, ordinairement un grain grossier, se laisse facilement entamer par les instruments tranchants, et n'est point susceptible de recevoir le poli; — 4® la Craie , variété de calcaire friable et très-tendre , presque toujours blanche : c’est avec elle qu’on prépare le blanc d'Espagne ou blanc de Meudon; elle forme le sol de contrées entières , comme en Angleterre , en Champagne, en Pologne, etc. Voy. chaux, craie.

CALCANÉUM (de calx, talon), os court, situé à la partie postérieure et inférieure du pied , et qui fait partie du tarse ; c’est lui qui soutient le poids du corps dans la station et la marche ; sa forme est cubique et allongée. Cet os est articulé en haut et un peu en devant avec l’astragale, en devant aussi avec le cuhoidc ; sa face postérieure donne attache ap tcudou d'Achille ; l'inférieure présente en arrière

deux petites tubérosités où s’attachent les muscles superficiels de la plante du pied. — Ou nomme aussi calcanéum l’os du jarret du chevàl.

CALCEDOINE (du nom de la ville de Clialcédoinc en Bithy nie, près de laquelle les premières calcédoines ont été trouvées), substance quarUeuse d’une transparence nébuleuse, d'une couleur blanche, blonde ou bleuâtre, mêlée d’une teinte laiteuse, et qui cristallise en rhomboïdes. Elle est regardée comme une variété A'agate ( Voy. ce mot). On la trouve communément dans les terrains secondaires et tertiaires : le plus estimées viennent de l’Islande et des lies Féroé; on appelle Calcédoines orientales celles dont la pâte est très-fine et l'intérieur comme pommelé. Les calcédoines fines sont employées à faire des coupes, des tabatières, des cachets et d’autres objets de luxe

CALCÉ0LA1RE (du latin CtUctoiut, petit soulier, par allusion à la forme de la corolle des fleurs) , genre de la famille des Scrofulariées, tribu des Verîwscées , plante annuelle, indigène du Chili cl du Pérou. On en cultive dans les jardins d’Europe une vingtaine de variétés à fleurs gracieuses, nuancées de jaune , de blanc et de pourpre.

CALCËOLE (du latin calceolus , petit soulier), genre de coquilles fossiles, de la famille desTérébratules, de l’ordre des Bracliiopodes : ce sont des coquilles épaisses, équilatérales, très-lnéqui valves, triangulaires. On en distingue trois espèces : la C. hétéroclite, la C. sandaline et la C. élargie , toutes trois trouvées en Allemagne.

CALCINATION (du latin calx, chaux), se dit, en Chimie, du traitement d'une substance quelconque par le feu. Dans la plupart des cas, ce traitement se fait au contact de l’air, et a pour effet de modifier la nature chimique de la substance qui le subit. Si cette substance est un métal , celui-ci perd son brillant, et se transforme en une poudre diversement colorée, suivant la nature du métal. Cette poudre portait autrefois le nom de Chaux métallique (de là le nom de calcination) ; aujourd'hui on l’appelle oxyde. Elle est le résultat de la combinaison de l'oxygène de l’air avec le métal. Un très-petit nombre de métaux, l'argent, l’or, le platine, etc., résistent à cette action de l’air par la calcination.

CALC1TR APA. Voy. chausse-trappe et centaurée.

CALCIUM (du latin calx . chaux), corps simple métallique contenu dans la chaux et les calcaires. Il a la couleur et l’éclat du plomb ; il s’enflamme et s’oxyde rapidement à l’air en se recouvrant d'une couche blanche de chaux ; il s’oxyde également au contact de l'eau, qu'il décompose. Le calcium a été découvert en 1807 par Seeberk,ct isolé par Humphry Davy en 1808, au moyen de la pile. Voy. chaux.

CALCUL (du latin calcu/us, petit caillou , parce que les anciens se servaient de petits cailloux pour calculer), ensemble des opérations qu'il faut faire sur des nombres pour résoudre une question d’arithmétique ou d’algèbre. Le Calcul numérique est la même chose que l’Arithmétique. — On étend le mot calcul à toutes les branches de la science des nombres qui emploient des procédés particuliers pour exécuter des recherches ou des opérations mathématiques. C'est ainsi qu'on dit : Calcul différentiel , Calcul des probabilités, etc. V. différentiel, probarilitE, etc.

Eu Pathologie, on nomme Calculs les concrétions pierreuses qui se forment dans certaines parties du corps de l'homme et des animaux. On rencontre surtout les calculs dans jes cavités destinées à contenir des liquides; ils sont l'effet de la stagnation forcée de res liquides, et sont formés <l'un sédiment auquel du munis concrété sert de lien. Les C. arthritiques (du grec arthron, jointure) sont des dépôts mous ut friables qui ont lieu dans les articulations des goutteux ; ils se composent généralement d'nrate de soude. Les C. biliaires, qui se déposent dans la vésicule biliaire, se composent de la matière colorante

CALE

CALE

rtc la Iule ou rte cholestérine; quand ils renferment ce dernier corps , on les reconnaît 4 leur texture cristalline ainsi qu'à leur fusibilité. Les C. intestinaux se rencontrent dans les intestins de certains animaux f Voy. iEeoaed). Les C. urinaires ou vésicaux te forment dans la vessie, quelquefois dans les reins, rarement dans les ureteres : c'est ce qu'on apfielle vulgairement la pierre : le plus souvent ils seroinposout d’acide urique ; d'autres fois ils renferment des phosphates de chaux, d’ammoniaque, de magnésie, etc.

L'explication det calculs est encore 1 1 Iji formation de ces singulières altérations dépend souvent rte ce que la circulation d'un fluide dans U filière qu’il est destiné à parcourir est plus ou moins gênée ou suspendue. Ainsi , l'étroitesse des canaux excréteurs, le défaut d'exercice, le séjour prolongé au lit, la rétention dans leurs réservoirs dus fluides sécrétés, l'inflammation des organes sécréteurs, sont des causes fréquentes de calculs. Un régime trop minimalisé, l'usage de vius trop généreux et surtout chargés de tartre , prédisposent à la formation des calculs. Sou veut aussi un corps étranger quelconque, qui te sera introduit dans f’ économie , ou bien un produit organique accideutel , comme uu caillot ou un débris de fausse membrane, devieot le noyau d'une concrétion plus ou moins volumineuse.

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