CAT É
soins assidus : on place l'opéré sur un lit à tête un peu élevée, dans une chambre obscure, et on le sou* met au régime le plus sévére.
La méthode d’opérer par déplacement , abaisse ment ou dépression , est la plus ancienne : Celse, au l" siècle de notre ère, la connaissait et la pratiquait ; Albinos prétend quelle nous vient d'Egypte. où la cataracte est fort commune. I.e broiement est aussi exposé dans un passage de Celse ; Pott, longtemps avant Scaipa, en a parlé dans ses œuvres chirurgicales, et l a pratiqué avec succès. David, en 1737, proposa le premier ut exécuta avec succès l 'extraction du cristallin. — Les auteurs principaux qui ont écrit sur la cataracte sont : Richter, Daviel, Heister, J.-L. Petit, Lafaye, Scarpa, Wemd, Dupuytren, Roux, Sanson,Carron Dm illards, etc.
CATARRHE (en grue cotarrhnos. d eca/a.cu bas, et rhéô, couler, paire qu'on regardait le catarrhe comme un flux d’humeurs descendant de (a tête), inflammation aigué ou chronique des membranes muqueuses , avec augmentation de la sécrétion habituelle de cos membranes, et, par extension, toute inflammation du système muqueux avoc ou sans accroissement de sécrétion. On disliugue les C. pulmonaire, intestinal, vésical, guttural, nasal, etc., inflammations qui ont reçu aujourd'hui des dénominations formées du uom particulier de la membrane affectée, auquel on ajoute la désinence ite ( bronchite, entérite, cystite, laryngite, etc.). V. ces mots.
Les vieillards, les enfants, les femmes, et en général les sujets doués d'une constitution lymphatique , sont spécialement prédisposés aux affections catarrhales. Ces maladies sévissent surtout lors des brusque* alternatives de froid et de chaud, pendant les temps froids et humides, chez les individus soumis à des causes débilitantes, telles qu’uue habitation malsaine, la mauvaise nourriture, etc. ; enfin, on les volt souveut régner épidémiquement. Le début de ces affections est marqué seulement par du malaise, de l'anxiété, etc. ; puis surviennent ronebifrénetnent et l'altération de l'odorat, si le catarrhe affecte les fosses nasale* ; ou bien l’altération du timbre de U voix, s'il a lieu dans les orgaues vocaux. Si c'est dans les voie* digestives, on observe le manque d’appéltt, l'enduit limoneux de la langue, la pâleur et le gonflement des gencives, etc., selon rorgaue affecté.
Ces maladies sont caractérisées par le jieu de douleur de l'organe affecté, l'abondance des mucosités qu'il sécrète, la mollesse et la faiblesse du pouls, qui dans quelques cas peut devenir assez fréquent, et accuser une véritable fièvre, dite alors fièvre catarrhale. Quant au traitemeut, il est indique par l'état général du malade : suivant l'organe affecté, il consistera dans les purgatifs . les amers, les toniques, les stimulants, les sudorifiques, etc.
Dans le langage vulgaire , le mot catarrhe s’applique plus particulièrement A l'inflammation de la muqueuse des voies aériennes. Voy. bronchite.
On appelle C. suffocant la dyspnée qui survient quelquefois tout acoupdnns le coursd'un catarrhe pulmonaire. et qui peut entraîner rapidement la mort.
CATAURIIlNINS (du grec catu, en bas, et rhtn, narine, parce que ces animaux ont les narines ouvertes par le bas, en dessous du uez], nom douué par M. Is. Geoffroy St-HilaJre au premier groupe de la famille des Singes, renfermant ceux qui appartiennent A l'ancien continent : 0 rangs , Chimpanzés, Gibbons ctSemnopithèqucs. Ils ont pour caractères : cinq dents molaires de chaque côté et à chaque mAchoire; toujours des callosités, et souvent des abajoues; les uns sont dépourvus de queues: les autre* ont une queue plus ou moins longue.
CATART1SME (du grec catartlzéin, réparer), nom que les médecins donnaient autrefois A la réduction d’un os luxé; ce mot n'est plus usité.
CATASTROPHE (du gree catastrophé , renverse-
ment),se dit, en Littéralure,du< hangemcutoudcU révolution qui arrive à la lin de l’actiun d'un poème dramatique , et qui le termine. La catastrophe est simple ou compliquée : simple , quand elle nuuicuo aucun changement dans l'état dos personnages, ni reconnaissance, ni dénotaient proprement dit; compliquée, quand le principal personnage éprouve un changement de fortune : la catastrophe prend alors le nom de péripétie. Le mot catastrophe iuipliquu presque toujours l'idée d’un événement funeste ; cependant, dans les comédies, la catastrophe est généralement heureuse. Voy. pXittrfcTiE et dAnouhknt.
CATECHESE (du grec catéchésis , Instruction), nom donné , dans les premiers temps de l'Eglise , aux ezplications courtes et méthodiques de la doctrine chrétienne et des mystères de la foi pour cepx qui voulaient se faire chrétieus. Les catéchèses ne se faisaient point daus l’église, tuais dans le liaptistère ou ailleurs. Au ni" siècle, les catéchètes formaient un 5" ordre mineur dans certaines églises.
CATECHISME (du grec catéchésis, instruction), désigne A la fois les instructions que l'on donne aux enfants sur les vérités elles devoirs de la religion, et le livre qui contient ces instructions. On uuiuuiu catéchiste celui qui enseigne le catéchisme. Cette charge a été longtemps une des plus honorables do l'Eglise. Los coucile6 recommandent aux curés de faire, tous les dimanches, des catéchismes daus leurs paroisses. RYxcelIcuts ouvrages out paru sur la meilleure manière d’enseiguer la religion , notamment le Uon Catéchiste de Mgr de la Palme, évéque d’Aoste. — Quant aux livres appelés Catéchismes, ils varient pour chaque diocèse, et ont pour type celui du concile de Trente : les plus célèbres sont le C. des Jésuites , publié en 1W>4 par le P. Pierre Cauisius, et le C. de .Veaux, rédigé par Bossuet ( 1687). — Chez les Protestants, chaque secte a son catéchisme. Celui des Luthériens est connu sous lu uom de C. d' Heidelberg ; celui des Eglises socinlenne* polonalses porte le nom do C. de Hat'ovie.
C ATECHUMENE (du grec catéchouménos , instruit de vive voix), uom que portaient, dans les premiers siècles de l'Eglise , les Juifs ou les Gentils convertis que l’on instruisait pour recevoir le baptême. Les catéchumènes se divisaient en trois classes : les écoutants, qui ne recevaient d’instruction que sur la foi et sur les mœurs; les élus, qui étaient préparés pour le baplénie: et les compétents , qui étaieut admis à le recevoir. La durée du catéchuinénat était de deux ans. Les catéchumènes ne pouvaient entendre la messe que depuis l'introlt jusqu ’A l'offertoire ; cette partie de la messe portait le mon de messe des catéchumènes. La distinction des chrétiens eu catéi bumènes et fidèles s’effaça A mesure que le christianisme devint la religion universelle.
CATEGOREME (même étymologie que catégorie). On nommait ainsi dans la philosophie d'Aristote divers asjiects sous lesquels on peut considérer un terme afin de le rauger dans tello ou telle catégorie. On reconnaissait 5 catégorèmes : Je genre ,Ves- Pèce, la différence, le propre et l' accident . Les Scolastiques leur donnaient le nom latin de ptifdicables.
CATEGORIE (du grec catégoréû, accuser, attribuer). Les philosophes ont donné le uom de catégories A certaine* classifications abstraites dans lesquelles ils ont distribué tous les êtres, toutes les Idées, d’après leur nature. Çhaque école avait sa classification, qui dépendait de son système général. Les Pythagoriciens admettaient 10 catégories : 1, le fini et l'infini * 2, le pair et l’impair; 3, V unité et la pluralité • A, Je droit et le gauche ; 5, le nulle et la femelle; ü, le repos et le mouvement; 7, le droit et le courbe; 8, la lumière et les ténèbres; 0, le bien et le mal , 10, le carré et les figures A dites inégaux. Aristote en admettait également 10 , mais elles diffèrent complètement des précédentes; ce sont : 1, la