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Telle* sont ce» expressions : Un cheval ferré d'arjent ; uue feuille de papier; une plume de fer. La catachrcse est uue espèce de métaphore consacrée.
CATACLYSME (du grec catadysrnos , inondation', nom donné a ces grandes révolutions physiques qui changeut totalement la surface du globe, et qui sont ordinairement accompagnées d'inondations. C'est aux divers cataclysmes que le globe terrestre a éprouvés qu'un attribue la formation des montagnes et des vallées, ainsi que les terrains diluviens et ces amas do cailloux roulés, ces énormes fragments arrondis qui forment les blocs erratiques. Le déluge universel est le dernier cataclysme; c'est le seul dont les hommes aient conservé le souvenir.
CATACOIS. Yoy. cacatoès.
CATACOMBES, excavations souterraines servant de tombeaux. Voy. le Dict.univ. tTHist. et dcGéogr.
CAT ACOUSTIQUE (du grec catacouô, entendre), partie du la Physique qui a pour objet les sons réfléchit, les éphos. etc.
CATADIOPTRIQUE, mot composé do Caloptrique et de Dioptrique, s’applique à tout ce qui appartient à la fois a ce» deux parties de l'Optique, et spécialement aux instruments qui réunissent le» elfels combinés de la réflexion et de la réfraction.
CATADUPE du grec cata , en bas, et dupé , chute) .
Voy. CATARACTE.
CATAFALQUE (de l’italien catafalco, échafaud), décoration fuuebre élevée dans uue église pour placer le cercueil d’un mort à nui l'on veut rendre de grand» honneurs funèbres. C'est ordinairement une estrade en charpente avec des ornements d’architecture , de peinture et de sculpture , de riches tapisserie», des cierges et des feux funéraires. Bans quelques cas, le corps n’est pas présent : le catafalque prendalorsle nom de cénotaphe. On cite le catafalque élevé à Florence pour les obsèques de Michel-Ange.
CATAIRE, c.-à-d. Herbe aux chats. Voy. nepkta.
CATALECTES (du grec catalecticos , inachevé). L« $ Grecs nommaient catalecles des recueils de poésies légères ou de fragments d'ouvrages inachevé».
En Prosodie, on nommait vers catulectiques des vers qui se terminaient par un pied incomplet :
HU [ rtol I dSi la l <10*0 | lie» | Ur.
On les appelait ainsi par opposition aux vers acatalec tiques , dont tous les pieds sont complets.
CATALEPSIE (du grec catalepsie , surprise, saisissement), névrose ou affection cérébrale intermittente, le plus souvent sans lièvre, caractérisée par la suspension plus ou moius complète de la sensibilité extérieure et des mouvements volontaires, et surtout par uue roideur té tunique des muscles qui permet aux membres et même au troue de conserver durant tout l'accès la position qu’ils avaient au moment de i'iuvasiou ou celle qu'on leur donne ; les muscles respiratoires continuent alors à se mouvoir, mais la respiration est fort affaiblie. Comme causes pré disposantes , ou signale l'existence d’autres maladies uerveuses, comme l’hystérie, l’épilepsie, la chorée, l'hypocondrie, etc. ; un caractère mélancolique, irritable ; les méditations profondes et soutenues; les femmes et les enfants y sont plus prédisposés que les liummes et les vieillanls. Les causes déterminantes sont toutes les émotions subites, violentes ou pénibles, la colère, la terreur, la contemplation, l’extase, avec laquelle la catalepsie parait quelquefois se confondre. Les magnétiseurs assurent pouvoir produire à volonté sur certains sujets la catalepsie totale ou !>artietle. — L’invasion des accès est ordinairement précédée d'embarras de la tête, de douleurs dans les membres, de palpitations, de bâillements, de soupirs, de légères secousses convulsives; mais quelquefois l’accès survieul sans prodrome. Le malade est pivs, ou graduellement, ou tout à coup, d’une roideur convulsive des muscles, générale ou partielle; les
traits sont immobiles; les yeux sont ouverts, fixes cl dirigés en avant ou en haut, et donnent aux catale)»tiques une ressemblance frappante avec les figure» eu cire. La catalepsie peut aussi affecter une seule moitié du corps, quelquefois même un seul des membres. Ordinairement, le nombre, la durée et U fréquence des attaques sont indéterminés; après quelques minutes, apres plusieurs heures, ou mémo un certain nombre de jours, l’accès cesse, laissant des douleur* de tête, de l'agitatiou et une fatigue générale. Les malades semblcut se réveiller, et ne conservent le plus souveut aucun souvenir de ce qui s’est passé durant et même avant l’accès. La catalepsie est rarement mortelle par elle-même ; mais cet état peut quelquefois être cou fondu avec la mort; il [tarait que «les individus atteints de catalepsie tres-iutense ont été enterrés vivant*. Four faire cesser une attaque de catalepsie, on emploie les stimulations externes : on titille les narines avec les barbes d’une plume; ou y présente un flacon d’ammoniaque; on excite la peau à l’aide de frictions rudes, et même en fustigeant les pieds et les main*. La musique, les odeurs suaves, le magnétisme animal, l’électricité, l’acupuncture , ont quelquefois été employés avec avantage. Dans l’intervalle des accès, le traitement est réglé sur les causes présumées ou connues de la maladie, sur le tcmpérameul , les habitudes, etc. : les évacuations sanguines, le* lavements purgatifs, les applications de glace sur la tête, et les bains frais, ont été employés avec succès. Pour mieux connaître ce singulier étal , on pourra consulter le Traité de la Catalepsie du docteur Boudin, 1841, et la thèse du docteur Favrot : De la Catalepsie , de T Extase et de /'Hystérie , 1844.
CATALOGUE (du grec calalégein , rassembler), se dit, en général , de toute liste d’objets de même nature enregistrés par ordre , de manière à pouvoir être retrouvés au besoin; il s’applique spécialement aux livres, ainsi qu'aux collections des musées. L’art du bibliothécaire consiste surtout à bien classer les livres et h les bien cataloyuer. On distingue plusieurs espèces de catalogues : le C. lo^'al . qui indique l’emplacement des livrcsdans une bibliothèque ; le C. nominal , qui contient la liste alphabétique des ouvrages; et le C. réel, où les ouvrages sont classés dans un ordre systématique. Un grand nombre de systèmes de classification ont été proposés par les bibliographes : ils sont exposés et appréciés dans le Dictionnaire de Biblioloyie de M. Peignot, au mot Système bibliographique . et dans le Cours élémentaire de Bibliographie «le M. Achard. Le plus ordinairement, les matières sont rangées dans l’ordre suivant: Théologie, Jurisprudence, Sciences et Arts, Lettres, Histoire, Géographie, Polygraphie, Collections, Bibliographie. — Il existe, tant en France qu’à l’étranger, beaucoup de catalogues imprimés des bibliothèques publiques. Les plus remarquables sont ceux de la Bibliothèque nationale de Pari», de* bibliothèques de Ste-Geneviève, de l’Arsenal et de la Cour de cassation, aussi ù Paris; celui de laBibliolhèue impériale de Vienne, celui de la bibliothèque «le œttinguc, etc. Quant aux catalogues de collections particulières , les meilleurs sont dus : en France , à Gabriel Martlu.à l’abbé Boudot,à Barroiset h MM. do Bure, Brunet, Renouard, Quérard.Van Praet et Barbier; en Allemagne, à Reiman, rabririus, Goorgi, Hciusius; en Angleterre , à Mai t Un e , Nicoll et Üibdin; en Russie, a de Pougens (Bibl. Boutourlinc) et Strolef (Bibl. Tolstoï), etc. Voy. uiBUOCRArniE.
Eu Astronomie, on nomme Catalogue d'étoiles une table où sont indiquées les différentes positions des étoiles fixes à une époque donnée. Le plus ancien est celui que Ptolémée uous a conservé dans son A Irnaoeste , renfermant 1,022 étoiles. Chex les modernes, Tes plus célèbres sont :1e C. de Flamsteed , publié en 1725, et connu sous le nom de C. britannique ; celui
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de la Caille et celui de Maver. Parmi les travaux les plus récents, il faut citer le C. de Bode , celui de Piazzi , publié A Païenne, et contenant 6,500 étoiles; V Histoire céleste de Lalande, et enfin le grand catalogue que prépare en ce momeut l’Académie de Berlin.
Catalogue des Saints, — des Livres canoniques. Votj. canojc et canoniques (livres).
CATALPA (nom de cct arbre au Japon) , genre de la famille des Bignoniacées, voisin du genre Bignunia, renferme 5 ou 6 espèces, dont la plus remarquable est le C. en arbre , haut de 5 à 10 m. , à feuilles trèsgrandes. très-légères, d’un beau vert satiné, et à fleurs blanches marquetées de points pourpres et de raies tracées en jaune dans l'intérieur. Son bois est veiné, poreux et brun-clair. Cet arbre, trouvé pour la première fois au Japon, et depuis dans l'Amérique du S. , est acclimaté en Europe depuis le siècle dernier. Il fait un bel ctfet dans les grands jardins : on admire l’avenue de catalpas du Jardin des plantes de Paris.
CATALYSE (du grec catalysis , dissolution), nom que Berzélius a donné au phénomène qui a lieu quand un corps met en jeu, par sa seule présence et sans y participer chimiquement, certaines affinités qui, sans lui , resteraient inactives. Ainsi , certains oxydes chassent l’oxygène de l'eau oxygénée sans rien perdre ni acquérir de ce principe ; ainsi, le platine très-divisé transforme l'alcool en acide acétique, par absorption de l'oxygène atmosphérique, sans subir lui-inème aucun changement. D’autres chimistes donnent à ce phénomène le nom d 'effet de contact.
CATANANCHE, nom scientifique üe ta Cupidone.
CATAPELTE (du grec catapeltès , catapulte), Instrument de supplice dont les païens se servaient pour martyriser les chrétiens : il consistait en une espèce de pressoir ou de presse composée de planches entre lesquelles on comprimait le patient.
CATAPHBACTE (du grec cataphractos, cuirassé). Ce mot désignait chez les anciens : 1° une armure de fer à l'usage des Grecs et des Asiatiques, qui couvrait le corps du soldat tout entier ; 2° le soldat qui portait cette armure (on disait aussi cataphractaire ); 3° un vaisseau de guerre , long et ponté, à la différence de ceux qu’on nommait aphractes, qui n'avaient pas de pont. — Aujourd'hui, c'est le nom d’un genre de poissons de la famille des Siluroïdcs, qu'on trouve dans les rivières de l'Inde et d'Amérique : sou corps est ouvert de lames larges et dures, qui forment une sorte de cuirasse; sa chair est estimée.
CATAPLASME (du gr. ca/ap/aima, enduit), médieament extérieur, qui s’applique sous la forme d'une bouillie épaisse. On compose les cataplasmes dans des buta trés-différents et avec un grand nombre de substances de qualités souvent opposées. Ainsi on distingue : les C. émollients , faits avec les farines de graine de lin, de seigle, d'orge, la mie de pain, la fécule, etc. ; les C. muturatifs, préparés avec des farines résolutives (fenugrec, fève, orobe. lupin, etc.) ; les C. actifs , de graine de moutarde ( Voy . sinapisme), etc.
On a récemment donné le nom de Cataplasme galvanique à un appareil portatif imaginé en 1850 par le docteur Réramier : il se compose de deux ou quatre disques contenant chacun une'petito pile de 16 éléments et enveloppés de plastrons en soie; il peut s'appliquer facilement sur toutes les parties du corps ; ou 1 emploie contre les gastralgies, les névralgies, etc.
CATÀPPA (terminalia). Voy. badamier.
CATAPULTE (en grec catapultés, de cota, contre, et palM, lancer), machine de guerre en usage chez les anciens , servait à lancer des pierres d'une grosseur considérable , et qui pesaient quelquefois jusqu'à 500 kilogr. : on l’employait toujours pour assiéger une ville. On attribue aux Syriens l’invention de la catapulte. Vou. baliste.
CATARACTE (du grec catarassô, se précipiter, tomber ? nom donné, en Géographie, à de grandes chutes d eau, remarquables à la fois pur leur hauteur
et leur largeur, et qui, brusquement interjetées dans le cours des fleuves, mettent un obstacle invincible à leur navigation. On connaît surtout sous ce nom les cataractes du Nil, qu'on amicllc aussi catailupes, celles du Niagara (partie du fleuve St-Laurent), du Rhin à Laufcn,deStaubbach en Suisse. Voy. cascade.
cataracte, en Médecine. On nomme ainsi une espèce de cécité survenant comme par l'effet d'un voile qui tomberait sur les yeux. Elle provient de l'opacité du cristallin ou de sa membrane , opacité qui s'oppose au passage des rayons lumineux et empêche la vision. Les rauscs ordinaires de cette affection sont le grand Age, l’impression prolongée d'une vive lumière , l'insolation , l’action fréquente de vapeurs irritantes , des coups sur le globe de l'œil , enfin une vive impression morale. Elle est quelquefois symptomatique d’uue affection scrofuleuse ou syphilitique ; souvent aussi elle survient sans cause appréciable. Cette maladie attaque également les hommes et les femmes, rarement les adultes, plus rarement encore les enfants; cependant ceux-ci rapportent quelquefois en naissant ; il parait même qu’elle peut être héréditaire. D’ordinaire , la cataracte a une marche lente et progressive. Elle se borne souvent A un œil: d’autres fois elle passe de l'un A l'autre, ou bien elle attaque les deux yeux A la fois. Son début est quelquefois précédé ou accompagné de maux de tête : le malade éprouve d’abord de la faiblesse dans la vue; il se plaint de voir des brouillards, des mouches voltigeantes, des points noirs, des toiles d'araignée, etc. Ces phénomènes augmentent progressivement et produisent une cécité partielle qui souveut reste statiounairc, mais qui, dans d'autre* cas, finit par devenir complète.
Tant que l'on ignora la uaturu et ie véritable siège du mal, ou employa contre la cataracte une foule de remèdes plus ou moins insignifiants, tels que la belladone, l’opium, la ciguë, les antiphlogistiques, le séton, le nioxa,la pommade ammoniacale, les purgatifs, etc. Un a reconnu depuis que. quand la cataracte est complété, il n’y a d'autre remède que l’opération. Celle-ci se pratique de trois maniérés : par l'abaissement, par Vextmction, ou par le broiement. L ‘abaissement consiste à déplacer simplement le cristallin : à cet effet on introduit une aiguille A travers la sclérotique, au côté externe, derrière la pupille, et on enfonce le cristallin dans La partie inférieure du corps vitré, où il ne peut plus gêner la vision. Ce procédé s'emploie de préférence chez les individus faibles et nerveux. — L .extraction a pour objet d'enlever de prime abord le cristallin, A l’aide d’une incision a la cornée transparente. On la pratique avec fruit chez les hommes forts, vigoureux, lorsquo l’on soupçonne la présence d'un cristallin noir, pierreux, ou contenaut une parcelle métallique. — Le broiement consiste A diviser en tous sens la partie antérieure de la capsule du cristalliu et le cristallin lui-méme, soit en parvenant jusqu’il lui A travers la sclérotique , comme pour l'abaissement, soit en traversant la cornée transparente et plongeant l'instrument à travers la pupille. Dans le premier cas, c'cst la méthode de broiement proprement dit , qui ne diffère de l’abaissement qu'en ce que l'aiguille, parveuue au cristallin, le divise en plu e, pur des mouvements alternatifs en haut, eu bas, eu avant, en arrière, et en dissémine les parties dans le cqrps vitré et dans la chambre antérieure : ainsi trituré, l'absorption en a lieu plus facilement, et le malade recouvre la vue plus promptement. Dans le second cas, c'est la kératonyxis (de kéras, kératos , cornée, et nysséin, percer), qui différé du mode opératoire précédent en ce que l’instrument est introduit à travers la cornée. Ce procédé est préférable chez les enfants et dans tous les cas de cataracte molle. Quelle que soit la méthode employée, l’opération doit être préparée par un traitement convenable et suivie de
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