‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 239 sur 508 · CH IR · texte numérisé non relu

CH IR

de plantes de la famille des Gentianes , type de h tribu des Chironiées, est composé déplantes herbacées ou suffrutiqucuscs, à feuilles opposées , lancéolées; à fleurs en panicule,à calice laaniéàDdivisiotis, à corolle hypogynu également à 5 divisions, à 5 étamines insérées à la gdrge do la corolle. Toutes appartiennent À l'Afrique Australe. Leur port gracieux et la beauté de leurs fleurs les Tout rechercher pour les serres, princqulemenl la Ch. decussata , à fleurs d’un rose pourpre , et la Ch. jasminoides , à fleurs roses.

Genre de Mollusques établi pour une petite coquille bivalve, voisine des Erycines, et rapportée pour la première fois des mers de Californie par un capitaine du nom de Cliirnu, auquel elle a été dédiée.

CHIRONOMlE (du grec chéir , main, et nomost règle , nom donné à cette partie de la mimique qui enseigne à mouvoir les mains d'après les réglés de l’art. On voit dans Quinlilien (Inst. Orat., \i, 3) quelle iiiqiortance les anciens rhéteurs attachaient ace genre < te gestes. Ou peut aussi consulter sur ce sujet l'ouvrage de Gllh. Austiu { Chironomin . or a trentise on rhetorical delivery. Londres, 1816).

CMROPLASTK (du grec chéir, main, et plastès, qui façonne/, machine qui s'adapte nu clavier des pianos, et qui a pour objet de placer la main des élèves et de guider 1* mouvement des doigts. Elle a été inventée par >1. Logier, de Dublin.

CHIROTE (du grec cheirotès, qui a des mains), Chirotès, genre de Reptiles de. Tordre «les Ophidiens et de la famille des Doubles marcheurs, au corps cylindrique , de même volume que la tète , qui est ovohle, terminée par un museau arrondi; la queue est courte, conique, obtuse, a écailles quadrilatères, juxtaposées en anneaux . égales 9ur tout le corps; la bouche est petite, non dilatable. Les Chirales se rapprochent beaucoup <!■** amphisbenes par leur structure intérieure. Le Ch. canaliculatus , unique espèce do ce genre, est long do 30 il 30 ceutini., et se trouve au Mexique.

CHIRURGIE Glu grec chéir , main, ci' ergon, trarail), partie de l'art de guérir qui s’ocrujie des maladies externes , de leur traitement , et particuliérement des procédés manuels qui servent à leur guérison. Le but de la chirurgie est rie diviser les parties réuuics contre nature ; do réunir celles qui sc trouvent divisées; de retrancher ce qui est devenu nuisible ou incommode a l'économie ; d extraire les corps étrangers on les parties du corpc devenues étrangères; enfin de ramener dans leur position normale les parties du corps accidentellement déplacées. On obtient ces résultats, soit par le repos et une position convenable , soit au moyeu d'ap|»areils ou bandages plus ou moins compliqués; d'autres fois, on est forcé de recourir à des instruments, ce qui constitue la Médecine ofémtoire. — La Chirurgie ne forme point une science qui puisse être séparée du la Médecine , et qui ait un domaine à parL : elle n’est qu’un moyen de la médecine, le plus puissant, à la vérité, et le plus efficace. Longtemps les mêmes hommes cultivèrent le champ entier tic la médecine, comme nous l’attestent les ouvrages des anciens et les travaux de beaucoup de nos grands maître# modernes; seulement , tous les médecins ne peuvent point se livrer à la pratique des grandes opérations : le médecin opérant a besoin de réunir plusieurs qualités indispensable* , toujours refusées au plus grand nombre, et dont les unes sont un don de la nature , taudis que les autre* résultent d'un fréquent exercice; de là la distinction du médecin et du chirurgien. Néanmoins l'un et l'autre doivent posséder la connaissance complété de tout ce qui constitue l'art dé guérir. Aussi , lors de la création des nouvelles Écoles de médecine en 1795, et quelques année* plus tard, lors de la loi de ventôse an XI, qui réorganisa l’étude de la médecine, on sentit la nécessité de confondre l’enseignement de ces deux branches

d’une même science, et Ton créa la Faculté de médecine, où les matières de la chirurgie et de la médecine furent non-seulement confondues, mais encore obligatoires pour le* aspirants au titre de docteur.

L origine de la chirurgie se perd dans la nuit des temps; un' sait seulement qu’elle a été exercée dans tontes les sociétés primitives par les hommes les plus instruits, surtout par les prêtres : c'est ce qui eut lieu en Égypte, en Chaldéc, chez lès Juifs, dans tout l’Orient, et eu Grèce même, où longtemps la chirurgie fut le partage des prêtres d’Esculapc. Hippocrate donne dans ses écrits d’excellents préceptes pour quelques grandes opérations; cependant il faut arriver à l’école d’Alexandrie pour trouver la véritable origine de la chirurgie comme science. Héroptiiie, le premier, obtint de Ploléiiiée la permission du disséquer dus corps humains. Üc cotte époque seulement «latent le* progrès que lit la chirurgie, sous l'influence des travaux d’Ammonius, d'Erasistrate, de Mégès et d’Asclépiadc. Ce dernier apporta à Rome la science chirurgicale 100 ans avant J. -G. Depuis Père clin tienne jusqu'à Paul d’Egine, U s’écoule une période de 630 ans, pendant laquelle on voit seulement apparaît ni Celse, qui donna le premier des descriptions exactes de la cataracte, de la hernie, de la taille par le petit appareil, etc. Galien, qui vint ensuite, r occupa peu du chirurgie. Après la décadence de l’empire romain , les sciences sc réfugièrent chez le* Arabes, où brillèrent en Chirurgie comme en Médecine A verrhoës et Alburasi*. — Longtemps , dans l’Europe chrétienne, la chirurgie nu fut pratiquée que juir le clergé ; mais, en 1 163, lu concile de Tours en intcrdiL l’exercice aux ecclésiastiques La chirurgie se trouva livrée pour quelque temps à l'ignorance et au charlatanisme : on vit ualtre les renoucurs, les rebouteurs, la corporation des c/ururgiens-barbiers. Cependant, à cette époque de décadence, Guy de Chauliac rédigea le premier un traité complet de chirurgie oui réunit tout ce qui était parvenu jusqu’à lui des connaissances des Grecs, des Romains, des Arabes ( mw siècle). Plus tard vinrent Béranger, Fallope, Eustache , Vigo; eufm parut, au xvi* siècle. Ambroise Paré, qui fut le véritable créateur de la enirurgie moderne. Sur scs traces marchèrent bientôt Fabrice d’Aquapendeiitc, William Harvey, qui découvrit la gradation du sang, Fabrice de Htlden , Ruysch, Franco, Méry , etc. Toutefois, la chirurgie restait encore subordonnée à la suprématie des médecins , qui dirigeaient le* ojtérations ; ut H fallut tout l'ascendant que prirent, au commeticemeut du xviïi* siècle, Chirac, Maréchal, Lxpeyroniu,Lamariinière, successivement chirurgiens du roi, pour lui rendre sa place et sa dignité. L Académie royale de Chirurgie fut fondée en 1731, ut la pratique de la chirurgie prit alors un essor de* plu* brillants. A celte époque su rapportent les grands noms de J.-L. Petit, L&drau, Garuogeot, Lafaye, Verdier, Foubert, Lecat, Fabre, Puzos, Bordenave, Sabatier. Lamottc, Goulard, Fouteau, cl du frère Céme en France ; à l’étranger, ceux de Cbeselden, Douglas, des deux Monro, de Cowper, Pott, Smellic, des deux Hunier, en Angleterre; eu Italie, de Moscati, Bertrandi, Molinctli; en Hollande, d 'Albin us, De venter, Camper; en Allemagne , de Rmdcrer, Calliscn, Tlicden, Richtcr et Hcistcr. Vint ensuite Desatdl, qui le premier institua dans son école l'étude de la clinique chiéürgicale. Sur ses traces marchèrent Boyer, Pelleta» , Dubois, cl plus tard Dupuytrun ; puis Roux, Marjolin, Li «franc , J. Clbquet, Velpeau, Blandin, Gordy, Delpech, Bretonneau, Rirherand, Pu rcy, Larrey, Sa nsdn, Amassât, Jobert, Mulgaimm, Laugier, etc. ; et à Pétran-

£er, Scarpà, sir A. Cnoper, lus frères Bell, Major, launoir, Diulfenbarh, Gnefe, etc.

Les ouvrages les plus remarquables publiés sur la chirurgie sont, avec les Mémoires de 1 académie royale de Chirurgie : les Œuvres chirurgicales de

Si

ai la

CHLO

Desault et Chop&rt, la Médecine opératoire de Sabatier, la Nosographie chirurgicale de Richerand , le Traité des muladies chirurgicales de Boyer ; les traités plus récents de Velpeau, de Malgalgne, etc.; les Cliniques chirurgicales de Dupuytren, de Larrey. de Llsfrauc; les ouvrages classiques de Roche et £ansou, do Vidal de Cassis, de Néiaton, etr.; le Compendium de chirurgie de Bérard et Deuocvilliers; le Traité pratique de Gerdy ( 1851 ) , etc. Qn doit a Bujardln et Périlhe une Histoire ac la Chirurgie (1780), et à Richeraud V Histoire des progrès récents de la Chirurgie (1825).

chirurgie militaire. La Chirurgie militaire ne diffère de la chirurgie ordinaire qu’en ce qu’elle s’exerce le plus souvent au milieu des camps ou des batailles. Jusqu'au décret du 21 mars 1852, qui a réorganisé le service de santé, il y a eu dans chaque régiment un chirurgien-major, avec deux aides-majors et des sous-aides attachés A chaque bataillon. — Sur les vaisseaux de premier rang, il y a un chirurgien - major, deux chirurgiens en second , trois aiaes-phartnaciens et plusieurs élèves.

Les Grecs n'avaient pas de chirurgie militaire; leurs chirurgiens étaient belligérants eux -mêmes. Les Romaius avaient un chirurgien par légion : ils les appelaient medici vu/nerarii ; leurs services leur valureut sous Auguste le droit de cité dans Rome, la faveur de porter l’anneau des chevaliers, l’exemption de toutes taxes et charges publiques.

La chirurgie militaire, si bien organisée dans les armées françaises, est une institution toute moderne. 11 n'y avait pas de médecine vulnéraire proprement dite en Europe A l'époque de François 1er, ni sous aucun roi de la branche de Valois. Ce ne fut que sous Henri IV qu'elle prit naissance, et qu’on établit les premiers hôpitaux militaires. L’invention de la poudre A canon, en occasionnant plus fréquemment des blessures meurtrières, en lit sentir la nécessité. Le grand Ambroise Paré en devint le créateur, avec ses «lèves et successeursPibrny et Qucsnay. Sous Louis XIII et Louis XIV, on établit un grand nombre d’hôpitaux militaires et d’ambulances, rendus indispensables par les longues guerres. L’éclat qu'obtint alors la chirurgie militaire française n'a cessé de s’accroître : ce service reçut ses derniers perfectionnements sous le régoo de Napoléon. Il compte avec 'orgueil parmi scs célébrité» Ledran, J.-L. Petit, Louis, Garengeot,Lafaye,I^a peyronie, Sabatier, Saucerotte, Percy, Larrey, Baudcus, Bégin, etc. : c’est A Larrey qu’on doit la création des ambulances volantes.

CHIRURGIEN-MAJOR, chirurgien de vaisseau.

Vou. cuminciE MIUTA1RB.

CHLAMYDE (du grec chlamys , même signification), vêtement des anciens, commun aux Crées et aux Romains : c'était une sqrte fie casaque ou de manteau tout ouvert, de forme ordinairement ronde ou ovale , quelquefois carrée , retroussé sur l'épaule droite, où il s'attachait avec une agrafe. Les Grecs portaient la chlamydc en temps de paix comme en temps de guerre ; mais les Romains ne s’en servaient qu'en campagne. Ces derniers la portaient plus courte. On distinguait : le pajudamentum, A l’usage des empereurs, des généraux et des officiers supérieurs : il était de puurpre ou d’une étoffe légère et précieuse; le sagum , d’une étoffe plus grossière : c'était la chlamydo «les soldats et du peuple; la chlana , chlamyde d’hiver, et qui était ordinairement fourrée à poil. — Les femmes grecques et romaines portaient aussi des cblamydes, mais plus légères et plus courtes que celles des hommes : on leur donnait les noms «le Chlamgdion etChlanidion.

CHLAMYDOSAERE (du grec chlamys, manteau, et suuros, lézard), Çhlamydosaurus, genre de Sauriens de la Nouvelle-Hollande, voisin des Dragons et des Sitanes, doit son uoin à l’existence d’une sorte de collerette membraneuse, située sur les côtes du

cou et formée par deux lambeaux semi -circulaires,revêtus d’écailîes petites, uniformes et carénées comme celles du reste du corps. Il vit d’insectes.

CH LAMY P H GRE ( porte-casaque), espèce de Tatou .

Page 1