‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 238 sur 508 · CH IM · texte numérisé non relu

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poursuit les bandes innombrables de ces poissons ; on la nomme aussi Chat de mer. La Ch. antarctique , appelée aussi Poisson-coq , PoissiM-éléphaat et Cullorhynque , a le museau terni i un par lin lambeau cbarnu et conique , qui lui a valu sou nom.

CH1M1AT1UE (des mots chnnie et iatréia , cure), ou Chimisme , système médical accrédité surtout eu Allemagne, pendant le moyen âge, par Paracelse, Vau Heimout, François De le Bue ( dit Sylvius), etc., qui prétendaient expliquer tous les phénomènes de l'économie animale par les principes de la chimie et traiter toutes les maladies par des procédés chimiques.

CHIMIE ini"t qu'on a voulu dériver d oChemia ou Chamia. pays de Chain [l'ancicnue Egypte], parce qu’on attribue aux Egyptiens l'invention de la chimie; mois qui vient bien plus probablement du grec c hyméia, mixtion, combinaison), science qui s’occupe des différents modes d’action que h-s eorps exercent outre eux, et des lois d’apres lesquelles ils se transforment les uns dans les autres. Elle détruit ou analyse les corps pour en isoler les dilféreuts éléments, et elle let r« produit par synthèse , r.-a-d. u'tdle combine de nouveau entre eux les éléments oui ils se composent. La plupart des sciences et des industries, la Médecine, l’Hygiène, la Métallurgie, l’Agriculture, empruntent des enseignements a la Chimie et réclament son secours: de la la distinction de la Ch. théorique et de la Ch. appliquée. La première se subdivise eu Ch. minérale , qui s’occupe plus particulièrement des corps et des combinaisons de la nature morte; et en Ch. organique, qui a pour objet l'élude des lois d'après lesquelles se trau forment les substances produites par la végétation et par l’économie animale; la seconde se subdivise en Ch. industrielle, Ch. médicale. Ch. agricole, etc. — Par Chimie pratique ou entend l'ensemble des opérations manuelles ou mécaniques qu'il faut exécuter pour effectuer les analyses ou les syu thèses enseignées par la chimie théorique.

La Chimie est une science toute moderne; niais il n'en est pas qui ait fait des propres aussi rapides dans un temps aussi court; car elle ne s’est constituée que depuis la fin du xvu« siècle. Parmi les peuples de l’antiquité, les Egyptiens paraissent avoir eu le plus de ron naissances chimiques: V Art sacré, pratiqué dans leurs temples, semble en avoir été la première source. Ils savaient préparer le sel ammoniac, la soude, le ▼erre, le savon, le vinaigre et différents médicaments. Les Chinois aussi possédaient de bonne heure l’art de fabriquer le salaire, la porrelaiue,le vert-de-gris, la poudre a canon, l’alun et différentes matières colorantes. Les Grecs se livrèrent a des spéculations philosophiques sur la nature de la matière; ils adoptèrent l'existence de quatre éléments : lu feu, l’air, l'eau et la terre ; mais ils ne firent point d’expériences. Ce furent surtout les Arabes qui, à partir du xi« siècle, donneront une certaine impulsion a la Chimie pratique; leurs recherches avaient principalement pour objet la préparation des ntédiramcuU et la transmutation des métaux communs en métaux précieux : «vue les Arabes coamncs pour la science cette période connue sous le nom d' Alchimie ( Voy . ce mot), comprenant tout le moyen âge jusqu'aux temps modernes, Gober, chimiste arabe du vin* siècle, connaissait déjà l’eau-forte, l'eau régale, la solution d'or, la pierre infernale, lo sublimé corrosif, l’oxyde rouge de mercure, etc. Les croisades contribuèrent beaucoup à répandre en Europe les connaissances des Arabes. — Parmi les alchimistes célébrés dont le nom nous est resté, il faut citer : au BU* siècle, Arnold de Villanova ; au nv*, Raimond Lulle ; au xve, Basile Valentin, à qui l'on doit la découverte de beaucoup de préparations antimoniales, ainsi que de l’ammoniaque; au xvi*. Paracelse, qui, le premier, enseigna publiquement la chimie; au xviic, Libavius, et Van Heluiout, qui sut distin-

guer plusieurs gai. Vers la fiu du xvu« siècle, Bêcher et, un peu plus tard, Slahl firent les premières tentatives pour imprimer aux recherches chimiques une direction scientifique. Stahl reunit en uu seul corps de doctrine, conuu sous le nom de système }th logistique, les nombreux faits alors connus, et imagina une théorie de la combustion : celte théorie, quoique erronée, eut une heureuse iuflueiice sur les progrès de la science, et prépara les grandes découvertes (ln xviii» siècle. — Geoffroy l’alné publia en 1718 les premières Tables d'affinité; Boerhoave fil connaître en 1732 dq nombreuses expériences sur les phénomènes de lumière et de chaleur; Halos, eu 172-1, et Black, eu 1750, firent les premiers travaux sur les gax ( Chimie pneumatique)', llarggrair distingua, eu 17 .VJ, la magnésie et l'alumine, cl enseigna l'extraction du sucre contenu dans les piaules indu eues; Schéelc surtout fit, de 1773 à 1780, de nombreuses découvertes, notamment celles du chlore, de l’acide prussique, de l’acide fluor hydrique, de l'acide arsénique, du la baryte et d'un grand nombre d’acides organiques. Priestley découvrit, vers la même époque, l’oxygène, le protoxyde d’azote, le gax chlorhydrique , etc.; Caveudisb fit connaître l'hydrogène, reconnut la formation de l'acide carbonique par U combustion du charbon, et enseigna la composition de l’eau et de l'acide nitrique; enfin, Lavoisier opéra dans la science une révolution complète par ses recherches sur la combustion (1770 à 1793); il démontra l'erreur de la doctriue de Slahl, et introduisit dans lus expériences de chimie une précision et une rigueur jusqu’alors inconnues. C’est aussi de la môme é|ioque que datent l’introduction de la première nomenclature chimique, parGuy.ton-Morveau, et la découverte, par l'Allemand Riobter, des proportions chimiques, devenues, depuis, la base de toutes | les théories chimiques. Les travaux de Berlhollet, Kourcroy, Yuu.quclin, kiuproth, la décomposition des métaux alcalins tqierée à l'aide de la pile par llumphry Davy, les nombreuses recherches de MM. Gay-Lussac, Thénard et Chevrcul, la théorie atomistique de Dalton, le» analyses multipliées de Berxélius, de H. Rose et de beaucoup d’autres chimistes, la théorie de l’isomorphisme <lc M. Mitscherlic|if ont ouvert à la science une ere toute nouvelle et 1 ont établie sur des bases désormais inébranlables. La Chimie organique a pris un essor extraordinaire dans ces dernières années, grâce aux travaux de MM. Liebig, Dumas, Laurent, Gcrhardt, Malaguti, Caliours, etc. Enfin, il a été fait la plus heureuse application de la chimie à la médecine légale et à la toxicologie, notamment par M. Orlila. — Parmi les traités du chimie les plus répandus aujourd'hui, il faut citer ceux de M. Thénard (1813-16, 3 vol. in-S 6* édit., 1836, 5 v.), et de Berzéiimt (10 v., trad. par Esslinger et Hœfer, complétéparCh. Gcrhardt, 1851). M. Dumas a publié une Chimie appliquée aux arts (8 vol. 1818-16}; M. Payen, uu Précisée Chimie industrielle (2 vol. in-8,2#éd., 1851); MM. Pclouze et Frémj, un Cours de Chimie générale (5 vol. iu-8, 1851). Un Traite spécial sur la Chimie organique a été écrit par M. Liebig (3 vol., 1840-44 ), et traL eu français par Gerhardt , à qui l'on doit aussi un Précis de Chimie organique (2 vol. 1611-45}. Les étudiants lirout avec profit le Cours de Chimie do M. Régnault, en 3 parties (1847-49), et les Éléments de Chimie de M. Orfila (8« édit., 1851). — Cadet-Gassicourt en 1803. Klaproth et Wulff en 1811, Vauqiiolin en 1815, MM. Bobiquet, Chevallier et Lamy, de 1*52 à 1855,out donne ilesDi' tionnaircsde Chimie. L'Histoire de la Chimie a été écrite, en Allemagne. |kat M. Herm.inn K.opp,eten France par M. Hœrcr.Leslravaux les plus récents sont consignés dans les Annales de Physique et de Chimie, l c Journal de Chimie médicale. l 'Annuaire de Chimie do MM. Millon elNiklès.ctr.

Pour les Abréviations chimiques, V, équivalents.

CUIR

‘ ‘ CMO

CHIMOINE . esjM-co de stuc ou de ciment, formé de chaux faite avec des coquilles calcinées, et qui, par sa blancheur et le poli qu'ou peut lui donner, imite très-bien le marbre.

CHIMPANZÉ (nom indigène), dit aussi Troglodyte et Homme des t/ois. genre de Singe voisin du çenro Orang, et propre a I Afrique. Le CA. noir(Tr. niger), qui est la seule espèce connue, est fort semblable à l'homme : il a la taille de l’adulte (environ 1“,75); la face nue, le museau court, le front arrondi , l’oreille externe très- grande, mais de forme humaine ; les mains munies d’ongles plats; les fesses sont peu calleuses et ont peu de jioils; poiut de queue ni d'abajoues ; le nés est camus et les yeux petits. Les Chimpanzés marchent et grimpent avec facilité; ils s'apprivoisent aisément, comme l'orang-outang, et peuvent se plier comme lui h tout le travail d’un domestique : on en a vu qu'on avait habitués à se tenir a table, à servir, à saluer, à reconduire des visiteurs, etc. Notre climat est fatal aux chimpanzés; aussi ne les conserve-t-on que fort peu de temps dans les Ménageries.

CHINAGE ou chixdub. L’art de chiner les étoffes, qui nous a été apporté de la Chine, consiste à représenter dans un tissu un dessin quelconque, en le formant, non par un arrangement particulier des fils de la chaîne entre eux, ui avec ceux de la trame, comme daus les étoffes brochées, mais en douuant aux Dis de la chaîne des couleurs différentes, et en disposant ces couleurs sur ces fils de manière qu'a* près que l'étoffe a élé travaillée, elles y représentent un dessin. On portait autrefois beaucoup de bas chinés, soit en soie, soit en coton.

CHINCAPIN ou Châtaignier nain de Virginie (Castanea pumilu), espèce de Châtaignier qui rrolt abondamment dans l’Amérique du Nord, où il s’élève de 3 à 4 mètres. Sou fruit est une amande enfermée dans une capsule épineuse ; il a la saveur de la châtaigne et le volume de la noisette. — C'est aussi le nom d'une espèce de grand hêtre d’Amérique.

CHINCHILLA, genrç de Mammifères de l’ordre des Rongeurs, type de la petite tribu des Chinchilliens ou Chinchitlides , laquelle renferme en outre les genres Viscache ou Lagostome et Lagotis. Les Chinchillas habitent par familles les montagnes du Chili, dans lesquelles ils se pratiquent des terriers nombreux et très-profonds. Le Ch. lanigera, seule espèce bien connue, est de la taille de l'écureuil avec des moustaches et une queue en balai ; son pelage est d'un beau gris ondulé de blanc à la face supérieure du corps, et très-clair en dessous. Su peau fournit une élégante fourrure; elle est , à Yalparaiso et à Santiago, l'objet d’un grand commerce.

CHIN’T, toiles de coton des Indes Orientales, propres à être imprimées. On distingue les Ch. sé ronges, dont les pièces n'ont que 7m,20 de long sur 0*",90 de large; les Ch. manunodés , qui ont 8*" ,40 sur 0"', 60; les CA. broad (larges), qui ont la même longueur sur 0®,90de large; les Ch. surat, (\ni ont8m,60sur0a>j00.

CH10N ANTUE, Chionanthus (du grec chidn, neige, et anthos , fleur), genre de la famille des Oléacées, tribu des Oléinées, se compose d’arbres ou d’arbrisseaux à feuilles opposées , à fleurs en panlcules et d’un blanc de neige; tous sont originaires des contrées chaudes de l’Asie et de l’Amérique. Le CA. de Virginie, vulgairement Arbre de neige , se Tait remarquer par l’immense quantité de belles fleurs blanches qui ornent sp cime ; ces fleurs, longues de 2 à 3 rentim., et exhalant une odeur agréable, ont leurs panicules portées sur les rameaux de l'année précédente. Son écorce, très-amère, est fébrifuge.

CH10NIS(de chion, neige) , Bec-en- Fourreau, Ponte antarctique, oiseau des régions australes, rapporté parles uns aux Gallinacés, par d’autres aux Echassiers.

CHlülfRME (en italien ciurma, du latin turma ), se disait autrefoisdes forçats qui ramaient sur une même galère. U se dît auj. des forçats réunis dans un Ingnu.

GUIPAGE, opération de tannage employée dans la préparation des basanes et des cuirs de veaux dits d’alun, à l'usage des relieurs. Elle consiste à faire macérer les peaux dans une dissolution de tan, qu’on nomme auvergne; mpis, au lieu de les étendre dans la fosse, on les coud, on les remplit de tan et d’eau, et on les met dans des fosses pleines d’une solution de tan qu’on appelle jus ce.

CHIQUE, espece au genre Puce, appelée aussi Tique, Puce pénétrante , ou Ton, est propre à l’Amérique Méridionale. Elle s’introduit sous la peau des talons et sous les ongles des pieds, et y acquiert bientôt le volume d'un pois par le gonflement d’un sac membraneux qu’elle a sous le ventre, et qui renferme ses œufs. Il peut en résulter des ulcères dangereux, si l'on n’eu fait de suite l’extraction.

CHLRAGRE du grec chéir , main; aura, prise) , nom donné à lu goutte iixée aux mains. Voy. goutte.

CHIROGRAPHAIRE (du greceMïr, main, et graphe, écrire), se dit, en Jurisprudence , des dettes et des créances contractées en vertu d’un acte sous seing privé, et qui, dès lors, ne peuvent emporter hypothèue, à la différence des dettes et cré&uccs fondées sur es actes notariés ou reconnus en justice.

En Diplomatique , ce mot s'applique en général à tout acte revêtu de la signature autographe d’un roi ou d’un prince particulier. — On appelle Chirogmphes ou Chartes chirographaires certaines chartes au haut ou sur le côté desquelles se trouvent des caractères coupés par le milieu. Pour dresser ces actes, ou les écrivait eu double sur uue mémo feuille de parchemin, de manicre qu’en coupant la feuille |>ar le milieu, chacun des contractants eût un original de la pièce. A l'endroit où la feuille était coupée , il y avait, comme aujourd’hui aux talons de souche, des vignettes ou des lettres majuscules qui se trouvaient partagées éu deux. Les chirugraphes s’appellent aussi chartes parties , chartes endentées.

CHIROMANCIE (du grec chéir t maiu, et man • téia , divination ), art prétendu de deviner les destinées de quelqu’un d’après l'inspection des linéaments qui se trouvent dans la panine de la main. Les chiromanciens appellent lignes de vie ces lignes ue la contraction des muscles dessine dans le creux e la main ; chacune d’elles a son nom et sou influence propre; une des plus favorables est la ceinture de Vénus, qui commence entre le deuxième et le troisième doigt , et qui s’étend jusqu'au petit, en formant une courbe. Des auteurs graves , Arténiidore, Agrippa, Flndd, Hartlieb, de La Chambre, le jésuite Del Rio ont écrit sur cet art trompeur. Aujourd’hui, la chiromancie est devenue le domaine des bohémiens et des charlatans. La célèbre tireuse de cartes, Mu> Leuormand, a eu une égale renommée comme chiromancienne.

CU1R0NECTE (du grec chéir, main, et nectis, nageur), Chironectes, genre de Mammifères de l’ordre des Marsupiaux et de la famille des Sarigues, est caractérisé par la présence de membranes interdigitales aux pieds de derrière ; laqueue estrylindriquc, écailleuse, longue et prenante ; le museau est pointu, et les oreilles nues et arrondies. 11 habite la Guyane, surtout sur le boni de l’Oyapok. L’espèce unique de ce genre est le C’A. Oyapok, long de 75 centim. Il se tient toujours sur le boni des eaux , et nage avec facilité.

Genre de poissons Acanthoptérygiens, de la famille des poissons â pectorales pédiculées, voisiu du genre Raudroie. Ce sont de petits poissons à corps comprimé, qu'on trouve dans les mers des contrées chaudes de i’Amériquc et des Indes. Ces animaux peuvent se gonfler en avalant de l’air : alors leurs pectorales et leurs ventrales leur donnent, en bc redressant , l’air d’avoir quatre pieds, et leur permettent même, dit-on, de poursuivre leur proie hors de l’eau sur les plantes marines.

CIIIR0N1E (du centaure Chiivn), Chironia, getire

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