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CIME

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en Égyplc et môme en Hollande, leur tic est protégée par de» luis ou des coutumes locales.

La C. Hanche (t’.a/ôa),ty pe des Cigognes nropremeut dites, est haute de 1 métré à lu,,‘iü; elle a les pennes des ailes noires, le lue et les pieds rouges.

CIGUË (du latiu cicutu), Cunium de Linné, geure de la famille des Otnbelliferes , tribu des Smy ruées, est caractérisé par scs fleurs blanches, ses fruits globuleux, relevés de côtes crénelées en forme de petits tubercules, renfermés dans un iuvolucre de plusieurs folioles linéaires, étalées en tous seus. Il renferme des plantes herbacées, annuelles, bisannuelles ou vivaces, dont la priuci|»ale espece est la Grande Ciguë ou Ciguë proprement dite {l onium macu/atum) , aux feuilles grandes, d'un vert très- foncé et un peu luisantes,célèbre chus les anciens comine plante vénéneuse, dont on extrayait, à Athènes, le poison destiné à certains condamnés : Socrate et Phocion burent la ciguë.

Deux plantes, ap[tarteuaul â des genres tout différents du précédent portent aussi vulgairement le nom de Gigue, à cause de leurs propriétés vénéneuses; ce sont : la Petite Ciyuc , ou Ciguë des jardins, qui n’est qu'une Æthuse Æthusa cynapium ), et qui se coufuud facilement avec le Persil (Voy. ætmuse) ; la Ciaué viveuse ou Cicutaire. Voy. ce mot.

La Grande Ciguë est un poison des plus actifs : sa vertu est d'autant plus grande qu'elle croit dans un rlimat plus chaud : ou en combat les mauvais etTets a l'aide de purgatifs et d'acides végétaux (vinaigre, suc de citruu , etc.). Elle doit ses propriétés à un alcaloïde particulier appelé cicutine ou canine ( Va y. cotise); on l'emploie en médecine comme narcotique, particulièrement contre le .cancer, les scrofules, la goutte , tic. : on l’administre, soit h l’intérieur, sous forme d'extrait, soit a l’extérieur, sous formé de cataplasme et d'emplâtre. La Petite Ciguë ou C.des jardins jouit des mêmes propriétés médicales; elle est même plus active et sou emploi est dangereux. La Ciguë tireuse ou Cicutaire aquatique est la plus vénéneuse des trois; on l'a cependant préconisée contre la nhtliisie pulmonaire.

CILS, en latin cilia, jioils qui bordent les paupières de tous les Mammift res : ils s'opposent â l’Introduction dans le glolie du l’œil des corpuscules qui voltigent dans l'atmosphère cl servent eu mémo temps a écarter les rayons lumineux qui affecteraient trop vivement l'œil. — Chex l'homme, ces poils sont durs, roi Je», de la couleur des cheveux et des sourcils, et disposes sur deux ou trois rangs. Ils sont plug nombreux, plus longs et plus forts a la paupière supérieure qu’a l'inférieure. Ceux de la paupière sulérieure sont dirigés en haut, et ceux de la paupière Inférieure en bas. On appelle procès ciliaires les replis de la membrane choroïde, lis sont placés les uns a côté des autres, en rayonnant, et sont logés dans des renfoncements spéciaux du la partie antérieure du corps vitré. Leur réunion forme le corps ciliaire, anneau qui entoure le cristallin en maniéré de couronne placée derrière l'iris.

• Les paupières de plusieurs espères d’oiseaux sont également garnies de cils. Dans les insectes, ce uoin sert à désigner les poils roides qui se remarquent sur les bords de certains organes. — Dans les animaux rayonnés, on nomme c»7t les appendices qui rappellent la forme des poils des paupière! , et qui sont situés sur certains organes de ces animaux.

En Botanique, ou appelle cils les poils fins, d'une certaine longueur, qui naissent aux bords d'une partie quelconque d’une plante, et qui sont rangés sur une seule ligue. Le péristomc du quelques mousses, les feuilles de la joubarbe des toits, les stipules de la persicaire, les anthères de la lavande, les pétales de la capuciue. etc., sont garnis de cils.

C1LICE (de Cilicie , pays Ôù c’était le vêtement ordinaire, ou d’un mot hébreu qui veut dire sac), large Ceinture ou sarreau d’étoffe grossière, ordinairement

en poil de chèvre , en crin de cheval , ou fait de tout autre poil rude et piquant, que l'on porte sur la peau par mortification. Le ciiice était fort en ufcigu chez les Hébreux, qui lu portaient, en se couvranlde cendres, dans les temps de deuil et de disgrâce.

CILIE. Ou a douné le nom de Ciliés à diverses sections de Zoophytes dont U priucipul caractère est d'avoir le corps pourvu d’appendices locomoteurs latéraux eu forme du cils : plusieurs espèces de Polypes, d’Acalèphes, d'infusoires sont dans ce cas.

CIMAISE (du grec kymation , vague, ligne onduleuse), sorte de moulure en dourine qui termine ta corniche d'un bâtiment. Son prolil se compose de deux arcs de cercle présentant la ligure de la lettre S. — Les menuisiers appellent ainsi une pièce de bois ornée de moulures qui sert de couronnement aux lambris d'appui.

CIMBEX uiu grec eimbéx, sorte de guèpo),gcnro d’insectes Hyménoptères, de la famille des Portescie, tribu dcsTeutbrédines. ils onleuviron2rentim. Je loug ; leur tête est bombée en dessus, très-plate en dessous; les yeux ovales, convexes: les mandibules très-tranchantes, les pattes antérieures cour* les , et les postérieures tres-dévelupikrs. Le tyj*e du genre est le C. jaune, qu’on trouve en France.

CIME, sommet. Les Botanistes donnent eu nom aux assemblages du fleurs dont lus pédoncules communs, nés d'un même point du la tige, se subdivisent ensuite irrégulièrement et M terminent tous a pou près à la même hauteur : res Ueurs sont dites disposées eu cime.

CIMENT (en latin tcæmentum ), espece de mortier qu’on compose avec de la brique concassée et du la chaux, et qui sort dans les constructions. — Lecirnent romain est un produit do la calcination de certains calcaires argileux ; c’est une espèce de béton et une excellente chaux hydraulique. Après avoir été gâché èn nue pâle nu peu consistante, il amuierten un quart d'heure, tant sous l’eau que dans l’air, une grande solidité , qui s'accroît promptement avec ie temps, en sorte qu’au bout de quelques jours il prend la dureté des meilleures pierres calcaires. Découverte pour la première fois en Angleterre, Ja pierre àeU ment a été trouvée en France , d'abord À Boulognesur-mer. puis à Pouilly un Bourgogne, etc. Lu C. hydraulique de Moleine , découvert en 1831 par M. Morot, est analogue au ciment- romain. — Le C »ment dit Américain, ou du Parker, peut remplacer la pierre à bâtir ; il acquiert en peu du temps la dureté du granit. et est susceptible d'un beau poli.

C1MLTKHHE (du persan chimchir, suivant Gébcliu), arme en usage cliox les Orientaux . c’est un sabre pesant, dont la poignée est en forme de manche ; à lame convexe, courte, à contre-pointe, s’élargissant vers la pointe et s’êchancraut à son extrémité en portion de cercle prise sur la convexité. Les Humains l'uuiiclaicnt acinaces.

CIMETlÈlVb (en grec coimétèrion, dortoir, lieu de repos, du verbe coi maù, dormir). L'usage des cimetières n est pas très-ancien. Chex les Homuins, le* tombeaux furent indifféremment placés, tantôt dans les campagnes, et particulièrement sur lu bord des chemins, tantôt dans un jardin qui avait appartenu au défunt, ou qui était acheté âcet effet. Lit hommes du la lie (lu peuple et les esclaves étaient jetés dans des especes de voiries {put i cul i ou culinœ). Les premiers chrétiens enterraient leurs morts dans les catacombes; dans la suite . l’usage s'établit de placer des cimetières auprès des églises, et insensiblement on accord-, à quelques personnes le privilège d'étre inhumées dans l'intérieur méine de l'église. Cet usage , devenu général dans toute la chrétienté , a disparu depuis près d'un siècle à Paris et dans toutes les villes de France par des raisons du salubrité ; mais on lu retrouve encore dans plusieurs pays étrangers. — Ou compte trois grands cimetières aux portes de Pari» le cimetière de l’Est ou du Père La Chaise, celui du

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