CIRE
CIRCONVOLUTION (du lutin eirCMft, autour, et volvere, tourner). En Anatomie, on appelle circonvolutions intestinales, le* enutour» que décrivent les intestins en se repliant sur eux-mêmes, et qui remplissent la plu* grande partie de l’abdomen , adhérant d'une maniéré fort lâche au bord autérieurdu mésentère, circonvolutions cérébrales , les saillies onduleuses qui se remarquent sur toute l'étendue du cerveau et du cervelet, et qui sont composée* d’une couche de matière corticale, doublée par une lame de substance médullaire. — On a cherché dans le le nombre et la disposition des circonvolutions du cerveau l'explication des différences d'intelligence ; en opposition à cette opinion , M. C. Dareste a cru tout récemment (1852) reconnaître que « le plus ou moins de circonvolutions n'est point en rapport avec le développement des facultés intellectuelles, mais qu’il suit uniquement le développement de la taille. »
CIRCULAIRES âmnilfS), nom donné, »n Arithmétique, aux nombres dont toutes les puissances se terminent par le chiffre qui les exprime ; ainsi 5 et 6 sont des nombre» circulaires, parce que toutes leurs puissances, 25, 125,020, etc., dé, 216, 1296, etc., se terminent par cos nombres mêmes.
CIRCULATION (du latin ciiru/us, cercle), fonction de la vie organique qui consiste dans le mouvement successif, et pour ainsi dire circulaire , du santr, qui est poussé dans les artères par le cœur, puis rapporté par les veines à cetonrane, pour en repartir île nouveau. Le sang des veines, versé dans l'oreillette droite du cœur par les veines caves supérieure et inférieure, passe dans le ventricule droit correspondant; de là , il va aux poumons par les artères pulmonaires, et s'y purifie en recevant l'influence vivifiante de l'air atmosphérique. Il revient ensuite à l'oreillette gauche par les veines pulmonaires, puis il passe dans le ventricule gauche, et de là dans l'aorte, gros tronc artériel, qui par les artères le distribue h toutes les parties du corps.
La circulation est dite complète quand tout le 'sang des veines est envoyé aux poumous et transformé eu sang artériel avant d’arriver à l’oreillette gauche , comme cela a lieu dans les mammifères et les oiseaux; elle est incomplète lorsqu'une partie seulement du saug impur est envoyée aux poumons, comme cela a lieu dans les reptiles. Dans le premier cas, elle est aussi dite double, parce que le sang veineux parcourt deux cercles avaot de revenir à son point de départ : l’un, de l'oreillette droite à l’oreillette gauche en passant par les poumons; l’autre , de l'oreillette gauche à l’oreillette droite après avoir parcouru tout le corps. I,e premier cercle est appelé la petite circulation ou C. pulmonaire , et le second la grande circulation. Vou. coeur.
La découverte de la circulation du sang est due k Harvey , célèbre médecin auglais : elle date de 1619, mais ne fut rendue publique qu en 1628.
Dans les plantes, la Circulation est le transport dans toutes les parties du végétai des surs nutritifs puisés soit dons la terre, soit daus l'air , par l'absorption. Cas s sues nutritifs, qui constituent la sève ascendante , s’élèvent dans la plante par les vaisseaux du corps ligneux, arrivent aux feuilles , où ils subissent le contact de l’air, et forment le cambium ou sève descendante, qui redescend, partie vers Icsdivers organes auxquels il fournit les substances nécessaires à leur développement, partie dans les glandes, où il se transforme eu divers liquides d'une nature particulière, tels que la.it , manne, gomme, résine, etc.
En Economie politique , la Circulation est le déplacement successif de toutes les choses Utiles qui s'opère dans les sociétés; mouvement continuel qui fait passer alternativement d'une main dans une autre les immeubles, la monnaie, les matières premières, les blés et autres céréales, les objets manufacturés, etc. La prospérité des nations dépend en grande
partie de l'activité de la circulation. Quant aux circonstances qui accélèrent la circulation, ce sont, outre la confiance et la sécurité, la facilité et la promptitude des communications, un bon système d'établissements destinés à faciliter les échanges, tels que banques, bourses, entrepôts, marchés, basait, etc.
CIRCUMNAVIGATION (de rircum. autour, et naviguer), voyage autour du monde. Voy. votac.es.
CIRCUMPOLAIRES, nom donné, en Astrouomle, aux étoiles situées près du pôle boréal, et qui tournent autour sans jamais s'abaisser an-dcssous de notre horizon. Plus le pèle est élevé au-dessus de l'horizon d'ün lieu, et plus le nombre des étoiles circumpolaires est graud pour re lieu.
CIRCUS, nom latin du rusaiuk
CIRE (du Latin cern), matière grasse, dure et cassante, sécrétée par les abeilles et par quelques Insectes de la même famille , se forme sous le» anneaux de l'abdomen. Elle n’est pas simplement récoltée par ces insectes sur les fleurs, comme on Ta cru pendant longtemps; car, si l'on nourrit les abeilles exclusivement avec du miel ou du sucre, elle* fournissent autant de cire que lorsqu’elles ont leur entière liberté. Pour obtenir la cire brute, dite aussi cire vierge ou cire jaune, on exprime les rayons pour en séparer le miel; on fait fondre la cire dans l’eau bouillante, et on la coule dans des vases en terre ou en bois, ta cire doit son odeur et sa couleur jaune a certaines matières étrangères qui s'enlèvent par le blanchiment ( Voy. ce mot) ; elle fond à 64 degrés. La cire hianchie n’a ni odeur ui saveur, et présente une densité de 0,966 ; elle est complètement insoluble dan* l’eau , mais elle se dissout en toute» proportions dans les huiles et les graisses, ainsi que dans les essences et daus l’élher ordinaire. Elle renferme deux principes chimiques qu’on parvient a séparer par l’alcool : l’un , appelé autrefois cerine, soluble dans ce liquide, constitue un acide organique qu'on nomtne acide rérotigue (C**HM0,,H0) ; l’autre, insoluble dans l’alcool , porte le nom de myricine ou do mélissi }#, et renferme une espèce d’éther formé par un antre aride organique et un alcool particulier. On emploie principalement la cire pour l'éclairage ( Voy. nocc.iF. ) ; les qualités plus grossières servent pour frotter les appartements; les pharmaciens font usure de la cire pour préparer les emplâtres, les soudes, le cérat et les onguents; les modeleur* remploient pour façonner des fleurs, des fruits , dos animaux ; on l'utilise aussi pour préparer des pièces artificielles «l’anatomie {Voy. céropi.astir). Les cires les plus estimées viennent de Bretagne , de Bourgogne , de Hambourg, de Russie, a Amérique, du Sénégal , d'Algérie. — Huber de Genève a publié en 1792 les premières expériences sur la product ion de la cire par les abeilles; M. Gundiach en a confirmé les résultats en 1842. Un chimiste anglais, M. Brodie, a fait eu 1848 les analyses les plus exactes de cette matière.
cire a cacheter ou cire o'espagke , mélange de substances résineuses qu’ou façonne en bàtous, et qui sert à cacheter les lettres. La cire fine rouge se prépare avec quatre parties de résine laque , deux parties de térébenthine de Venise , et deux à trois parties de vermillon. On en fait aussi de la noire , de la verte, de la jaune, etc. Les cires communes se font avec de la colophane, du blanc d'Espagne bien desséché et du vermillon ou du miuiunu Autrefois, toute la cire à cacheter nous vouait de l’Inde par l'Espagne. — On appelle cire à sceller la matière plastique dont on se sert pour recevoir à froid l’empreinte d'un cachet , et qu’on emploie surtout daus 1 apposition des Scellés. On la prépare en fondant ensemble de la cire blanche , de la térébenthine de Venise, et du vermillon ou du vert, du jaune , etc.
ctar. végétale, matière semblable à la cire d’abeilles et très-répandue daus les végétaux. Elle constitue en grande partie la matière qui colore en vert
CISC
CIRQ
le* différents organes des plantes [chlorophylle) ; elle existe dans le pollen ou poussière séminale des fleurs, dans les chatons du Inmleau, de l'auue, du peuplier, du frône; elle recouvra l'enveloppe des prunes et d’un grand nombre d’autres fruits ; elle est en dissolution dans le sue laiteux de l’Arôre à la vache. On l'observe a la surface du Céroxyle on Palmier à cire des Andes du Pérou , de la caune à sucre violette des colonies ; elle entoure les girnumons récoltés sous les tropiques , les baies des Myristica de la province de Para et de la Guyane, d’une espece de Rhus de la Chine et du Japon et de tous les Myrica, arbrisseaux de la Louisiane et des régions tempérées de l'Amérique et des Indes, etc. ( Voy . cirier). On emploie les cires végétales pour l'éclairage.
CIRIER^ celui qui fabrique des cierges et des bougies. Voy. rougis et cierges.
cir if.r ou arbre a cinE, uom vulgaire du Myrira cerifera, arbre du genre Myrtca, type de la famille des Myncacées , détachée des Amentacées : racines rameuses, pivotantes et roussAtres; écorce grise, iniuce; rameaux cylindriques, portant des feuilles vertes, alternes, lancéolées, roules, pointues; petites haies charnues, globuleuses, produisant une matière odorante , luisante , friable , fort analogue À Ja cire des abeilles, que l’on obtieut en faisant bouillir dans l’eau les graines du fruit. Le Cirier croit naturellement en Amérique , et réussit en Europe. On a essayé avec succès d’acclimater en Algérie l’espèce dite C. de Cayenne ou Guingamadou. — On donne aussi les noms de Cirier et d 'Arbre à cire : 1° à plusieurs autres espèces du genre Myrtca ; 2° au Palmier des Andes ( Ccroxylon andicola); 3° an Rhus suecedaneum , au l.igustmm glahrum , et à V Hibiscus sytiœus , sur lesquels les Chinois élèvent un insecte qui y dépose une cire blanche.
C1KON (du grec kéird, couper, ronger), nom donné vulgairement Aune infinité de petits animaux appartenant A plusieurs genres de la tribu des Aearides. Ces animalcules , Te plus souveut microscopiques . sont répandus en grande abondance sur la viande desséchée, le vieux fromage, la farine; d’autres, sous les feuilles ou Técorcc des arbres ; il en est même qui vivent en parasites dans l’intérieur ou sur le corps des animaux : les plus remarquables parmi ces derniers sont Idinm et les Pous ( Voy. ces mots). On nomme mite le ciron du fromage.
CIRQUE (du latin cireux, tour, circuit), lieu "destiné ches les Romains à la célébration des jeux publics , comme le stade cbex les Grecs, était clos par un mur, appelé spina , construit au milicy de l'arène dans le sens de sa longueur, et surmonté de statues, d autels et d'obélisques. Le cirque, plus long que large, était arrondi aux extrémités; il était entouré de murailles, et fermé à l'un de ses bouts par les loges des animaux féroces destinés aux combats, et par des barrières d’où partaient ceux qui faisaient des courses de chevaux ou de chars. — Le premier eirque fût établi dans Rontc par Tarquio l’Ancien, dans la vallée entre le mont Avenlin et le mont Palatin. Ce cirque avait environ 145 met. de longueur; dans la suite, il fut plusieurs fois agrandi par les empereurs; il était environné A l'extérieur de colonnades et de galeries qui formaient des promenades três-fréquentées , où s’établissaient aussi des boutiques. Outre ce cirque, appelé le Grand Cirque, Rome en avait huit autres fort remarquables. Les jeux du cirque (eïrccnxa») étaient célébrés avec une grande pompe. Ils commençaient par u ne cavalcade en l’honneur du soleil. Les courses en char, A cheval et A pied venaient ensuite. Les combats de gladiateurs leur succédaient.
On appelait /fictions du cirque, les différentes troupes de conducteurs de chars qui se disputaientla victoire dans le cirque; il y en avait 4 principales, qui sc distinguaient par les couleurs verte, bleue, rouge et
blanche; Domitien y ajouta laC. pourpre et la C. dorée.
Aujourd'hui , le mot cirque s’applique A des enceintes circulaires et couvertes, destinées aux spectacles donnés par des écuyers. Tels sout, à Paris, le Cirque olympique, établi d’abord rue Saint-Honoré (salle Valentino), transporté en 1817 sur le boulevard du Temple, elle C. d'été, construit en 1835, aux Champs- Elysées: A Londres, le C. royal, etc. Voy. arènes.
CIKRE, ou, par une orthographe vicieuse, cirrhe (du latin cirrus , boucle de cheveux). Ce mot se dit : en Botanique , des appendices filamenteux, simples ou rameux, souvent roulés en spirale, au moyeu desquels beaucoup de plantes grimpantes s’attachent au corps qui les avoisinent : on les appelle aussi vrilles ou mains; — en Zoologie, de certaines plumes d’oiseaux manquant de harbules; des lenticules labiaux ou barbillons d’un grand nombre de poissons; de la partie des appendices qui, chez les Annélides, remplit la fonction tactilo, et qui , se développant seule aux anneaux céphaliques, constitue comme les antennes de ces animaux; enfin, de petites lanières placées en nombre variable sur le manteau des mollusques.
CIRRHCE, Cirrhcea, geure de la famille de* Orchidées , est composé de piaules épiphytes de l'Inde ou de l’Amérique tropicale, A feuilles plissées , à fleurs en grappes radicales, qui se font remarquer par leur ampleur et leur beauté, et qui exhalent une odeur suave. On les cultive dans les jardins.
ClItRHIPEDES ou cirroopodes (du latin cirrus ou cirrhus, cirrhe, vrille, et de pes, pedis , pied, ou du grec pous,podos , pied), classe d’animaux articulés formant le passage naturel cntr6 les Crustacés et les Annélides, comprend ceux dont le corps mou est pourvu d’appendices fort longs, cornés, appelés cirrhes. La classe des Cirrhipedes forme deux familles: les A natif es et les fiai ânes. Voy. ces mots.
C1RRHOBR ANCHES (du latin cirrhus , cirrhe, et du grec branchia , branchie), famille de Mollusques établie par Blainville pour le seul genre Dentale.
CIRRIIOBKHM AIRES (du latin ci irhusf cirrhe, et du grec derma , peau), nom donné par Blainville aux Èchinodermes , A cause des cirrhes ou suçoirs épars sur tout leur corps.
C1RSE ou ciRsioE, Cirsium, genre de Composées, tribu des Cinarées, renferme des plantes qu'on a confondues avec les Chardons, mais qui en diffèrent par leur aigrette plumeuse. Ce sont des herbes épineuses, à fleurs purpurines ou jaunes, qui habitent les lieux incultes. Le réceptacle des Cirses se mange dans quelques contrées comme celui de l’artichaut. L’espèce la plus commune est le Chardon hémorroïdal [Cirsium artenscl, dont la tige et les feuilles sont souvent couvertes de tubercules produits par des piqûres d’insectes : on a recommandé fort arbitrairement ces tubercules contre les hémorroïdes.
C1S (eu grec kis, petit ver qui ronge le blé ou le bois), genre d’iusectes tétramères, famille des Xylophages : ce sont des animaux très-petits, que l’on rencontre, principalement au printemps, en Afrique, en Amérique et même aux environs de Paris. Us vivent dans les agarics et les bolets desséches.
CISAILLES. Voy. ciseau.
CISEAU, ciseaux (du latin cædere , au supfn cœsum, couper?). Un ciseau est une lame d’acier trempé, aiguisée eu biseau A l’une de ses extrémités, et le plus souvent fixée par l’autre A un manche de bois. Le ciseau, avec l’aide du maillet, sert à diviser et à entailler le bols, la pierre, le marbre et même les métaux. Le sculpteur se sert du ciseau: le ciseleur se sert du ciselet , petit ciseau de fer délié et loug à peu près comme le doigt. — Tout le monde connaît la forme des ciseaux en usage dans l’économie domestique. Les ciseaux des chirurgiens ont des formes diverses suivant la nature des opérations; ainsi !«> lames sont tantôt droites , tantôt coudées, on fourbes, soit sur le traiichaut, soit sur le plat, comme *21.
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dans les ciseaux à cuiller qni servent à l’extirpation de l'œil. — On nomme cisailles de gros et forts ciseaux à longues branches avec lesquels on coupe A froid toutes sortes de métaux. On s’en sert dans les grandes forges, pour couper les barres de fer ; on s’en sert également dans les lamineries, les ateliers de chaudronnerie, de poélerle, de ferblanterie, etc., pour couper cl bailler les tôles. 11 y a des cisailles de lus de 3 métrés de long, qui sont mises en jeu A aide do la vapeur. On se sert aussi , pour découper les lames de métal , de cisailles circulai rw, formées de deux rondelles d’acier à axes parallèles, et disposées do telle sorte que leurs bords , taillés en biseau et bien aiguisés, se rencontrent, se croisent et tournent en sens opposés au moyen d’eucrenages. — On appelle dsoires de gros ciseaux dont le manche est attaché et monté sur un pied.
CISKLET. Vou. ciseau.
G1SELELR (de ciseau ). L’art du ciseleur consiste généralement à enrichir des piéres métalliques , ouvragées ou non , de quelque dessin , sculpture ou bas-relief. Ou distingue les Ciseleurs ré pirateurs , qui achèvent les pièces moulées en métal, telles que bronzes, pendules, etc., dont le dessin n'a pusortirdu moule parfaitement marqué ou suffisamment terminé; et les Ciseleurs proprement dits, qui façounent eux-mémes les pièces de métal, telles que tabatières, pommes de canuc, étuis, coupes, etc., et qui exécutait des sujets en relief et en demi-relief. Pour cela, le ciseleur commence par dessiner sur le métal passé au feu les sujets qu’il veut représenter; puis, à l'aide du marteau, il emboutit (ou reud convexes) b» parties qui doivent être saillantes; après quoi la nièce * est recuite et passée au ciment ; alors, à l’aiae de marteaux et de ciselets, le ciseleur enfonce à petits coups les parties qui doi veut être creuses; enlin, avec la lime et le brunissoir, il fait disparaître les aspérités et polit les surfaces. — L’art de ciseler est connu dés les temps les plus ancieus : presque tous les sculpteurs arecs et romains étaient en même temps ciseleurs : on vantait surtout en ce genre l'habileté de Scopas: mais c’est depuis la Renaissance que la ciselure a fait les plus grands progrès. On rite parmi les ciseleurs du xvi* siècle le fameux Bcnvrnuto Cellini, Balin, Th. Germain et J. Goujon; et de nos jours, Tbomirc , Galle, Soyer, Fauconneau, Fatmicre, Ravrio, Feu chère, Kirxtein, etc.
GIS01RES. Vou. ciseaux.
CISSAMl'ELOS (nom grec d'une sorte de liseron), genre de la famille des Ménispertnécs, renferme des arbrisseaux sarmenteux propres aux contrées équinoxiales, il feuilles simples, pétiolées; à fleur* disposées eu groupes axillaires. Le suc du C. pateira est employé au Brésil contre la morsure des serpents. Sa racine, dite jtareira brava, jouit de propriétés toniques et diurétiques.
Cl SS F (du grec vissas, lierre), Cissus, genre de la famille des Yi lacé es, est compose d'arbrisseaux sarmeuteux grimpants , à feuilles alternes, il tleurs verdâtres, et qui croissent partout. On les cultive dans les jardins À cause de leur belle verdure et de l'ellet pittoresque qu'ils produisent sur les murs. Plusieurs contiennent dans leur ultérieur une quantité d’eau suffisante pour désaltérer, d'où leur nom vulgaire de Li une aux voyageurs. La prinripale espece est le Ciste à cinq feuilles, vulgairement Vigne vierge . originaire de l'Amérique septentrionale, el qui s’est depùis longtemps acclimaté chez nous : ses feuilles soûl à b folioles ovales, d’un beau vert luisant, qui devient rouge en automne; scs rameaux sont pourvus de vrilles.
CISSOIDK (du grec cissos. lierre, et eidos, forme), courbe qui, eu s’approchant de son asymptote, représente A peu près une feuille de lierre. Cette courbe a été inventée par le géomètre grec Dioclès, pour résoudre le problème de la comlructiou de deux moyen-
nes proportionnelles entre deux lignes données.
CISTE (du grec cistè, corbeille), Cistus , g euro type de la famille des Cistinées, renferme dés arbustes ou sous-arbrisseaux , propres au midi de l'Europe, à feuilles simples et opposées, A fleurs pédonculées, axillaires, assez grandes, jaunes, roses ou blanches, et disposées tantôt eu épis ou en grappes terminales, tantôt solitaires. Lue espèce tres-commuue. dans les lies de l’Archipel, le C. creticus ou ladani férus, produit la gomine odorante connue eu médecine sous le uom de ludunum.
Le Ciste mystique était chez les Grecs une corbeille qu'on jiortait en jiompe dans les mystères de Cérès, de Cylièleet de Bacchus : les jeunes filles qui le portaient étaient appelées Cistophores.
CISTINEES ou cistacées , petite famille de plantes dirotylédonées polypétales hypogyncs, composée d'arbrisseaux, de sous-arbrisseaux et d'herbes à feuilles le pins souvent opposées, à fleurs en épi ou en corymhc ombcllé, quelquefois solitaires; à semences fines, assez nombreuses, et contenues dans une, trois, cinq ou dix loges. Elle renferme les genres Ciste et Hélianthème.
CISTOPHORES (du grec cistè, corbeille, et phéré, porter) , antiques mounaies d’argent de l'Asie Mineure, frappées A Ephèse, Pergame, Sardes, Trafics, A parut e et Laodicée,nnt pour type d’un côté un ciste dont le couvercle A demi levé laisse sortiruu serpent, et autour une couronne de lierre ; le revers offre un carquois autour duquel s'enlacent deux serpents. Elles sont relatives aux mystères d'Eleusis et de Bacchus. — J mues filles qui {>ortaient le ciste. Voy. ciste.
CISTRE (corruption du grec cithara , harpe), instrument A cordes des anciens, encore usité en Italie, a presque la figure du luth, mais a uu manche plus lomr, et divisé en dix-huit touches.
CISTUDE (de rista, boite, et tcsfudo , tortue) , Cistudo. genre de reptiles de l'ordre des Chélouiens et de la famille des Emydes. La Cistude européenne, à laquelle on a donné les différents noms de Tortue bourbeuse , Tortue jaune, etc. , vit dans les eaux tranquilles ou courantes, nage avec beaucoup de facilité, et vient quelquefois A terre.
C1STULK (diminutif de ciste) , nom donné par quelques Botanistes au conceptacle qui, dans les lichens, contient les corps reproducteurs, lorsqu'il n*t globuleux et clos dans sa jeunesse , et qu’il s’ouvre dans sa maturité : tel est celui des Sphœrophores.
CITADELLE (de l'italien cittadella . diminutif de citta, ville), forteresse élevée soit dans l'intérieur, soit A l'extérieur d’une ville de guerre, et disposée de manière A commander la place et la campagne. Ou construit ordinairement les citadelles sur l'enceinte même de la ville, de manière qu’une partie est enclavée dans la ville, et l’autre saillante sur la campagne. Une citadelle est le plus souvent pentagonale , régulière et A deux issues. — Les citadelles ont existé •le toute antiquité. L'Acropole A Athènes, le Capitole A Rome , Il ion A Troie, étaient des citadelles.
CITATION se dit, en Jurisprudence, de l’acte par lequel on somme quelqu'un de comparaître de vaut un juge de paix. On distingue la citation de l'osai gnation ou ajournement , mots qui s'appliquent lorsqu'on appelle quelqu'un devant un tribunal de lr* instance. Toute citation est signifiée par un huissier, et doit, pour être valable, remplir les mêmes conditions que Y assignation. Voy. ce mot.
CITE (du latin datas). La cité est l'ensemble dos individus qui habitent dans une même enceinte, étant soumis aux mêmes lob et jouissant des même* droit* : ou oppose cité à ville, mot qui n'exprimequel’asscniblage des édifices dans lesquels 1rs citoyens résident. Le droit de cité est la jouissance de tous le» droits de citoyen (Voy. cemot). — Dansl’ancicn empire romain, le mot cité désignait surtout les iminiripes ou villes principales des provinces qui avaient nue curie, uu