CITR
CITIJ
forum, etc. — Dans certaines grandet villes, comme l'arin, Londres, ce qu'on appelle /a Cité est la plus ancienne partie de la ville, celle où se trouve l’église cathédrale ou principale. — Dans le langage de l'Ecriture , ces mots : la cité céleste , la cité de Dieu, sont prbordln dremenl pi ui le ciel « nalddré comme séjour des bienheureux. S. Augustin a donné le nom de Cité de Dieu au plus remarquable de ses ouvrages , dans lequel il oppose les vertus de la nouvelle société chrétienne aux vices des sociétés antiques. — Un appelle souvent Jérusalem la Cité sainte, parce qu’elle a été le berceau du Christianisme.
CITERNE, lieu souterrain et voûté, construit pour servir de réservoir aux eaux pluviales ou autres. Les citernes sont ordiuaircmentdiviséesen deux portions: le citerneau, petite chambre où les eaux sont reçues «\ leur arrivée, et où elles déposent ce qu’elles ont d'impur, et la citerne proprement dite, où les eaux, préalablement filtrées, restent en dépôt pour l’usage. Plusieurs pays trop secs ou trop marécageux, tels que la Syrie et la Hollande, ne sont habitables qu’a la faveur de l’eau fournie par les citernes L’eau des citernes est la plus salubre quand la citerne est bien construite. L usage des citernes était fort répandu dans l’antiquité. Carthage possédait d'admirables citernes , dont on voit encore les restes aux environs de Tunis. On admire ix Constantinople une citerne qui passe pour la plus belle du monde; les voûtes |iortent sur deux rangées de 212 piliers chacune.
CITHARE (du grec cithara) , instrument de musique des anciens, inventé . selon 'la Fable, par Mercure et modifié par Apollon. C’était uu instrument assez semblable à notre guitare, formant un ovale qui allait en diminuant par uue de ses parties : il se terminait en un manche droit, surmonté lui-même d’un chevillier recourbé en dedans et légèrement incliné sur un côté. A droite et à gauche M trouvaient les chevilles destinées à tendre les cordes. Voy. lyre.
CITOYEN, nom donné à l'habitant d’une cité, au membre actif d'une société libre, Atout individu qui participe au pouvoir souverain par son suffrage, ou qui jouit de rertaius droits refusés a l'étranger.
Dans l'ancienne Rome, le titre de citoyen romain, qui d'abord n’appartenait qu'à ceux qui étaient ués a Rome, fut éteudu à tout individu né en Italie ou ailleurs, qui avait acquis le droit de cité romaine.
Daus les monarchies modernes, le mot citoyen est le plus souvent remplacé par celui de bourgeois. La dénomination de Citoyen a été maintenue pour les ré- # publiques et pour les monarchies constitutionnelles.
Eu 1792, les mots Citoyen, Citoyenne, furent substitués à Monsieur, Madame. Cet usage sc maintint jusqu'au 18 brumaire, et se perdit A l'époque de l'Empire. On tenta vainement de le rétablir en 1848.
CITRATES, sels formés par la combinaison de l’acide citrique avec, une base. Les principaux sont le C. de chaux, d'où l'on extrait l’acide citrique, et le C. de magnésie : ce dernier a ôté proposé en 1847 par M. Kogé Delabarre, pharmacien d’Anézy-le-CliAteau (Aisne), pour la préparation d'une eau purgative sans amertume. Ce médicament ressemble par sa saveur à une véritable limonade; il purge aussi bien que l’eau de Scdlitz ordinaire.
C1TR1DIQÜE (acide). Voy. aconitique.
CITRIQUE (acide), acide organique conteuu dans les citrons, les oranges, les framboises, les groseilles, les baies d’airelle, et beaucoup d'autres sucs végétaux acides; il y est souvent accompagné d’acide inalique. D se rcncoutre dans le commerce sous la forme de prismes obliques A quatre pans, terminé» par des sommets dièdres et renfermant du carbone , •le l'hydrogène et de l’oxygène dans les rapports de C«*HlU,,,3HO-f-2aa; cescristaux renferment 9 pour 100 d'eau de cristallisation, qui disparaît par la dessiccation au bain - marie. La saveur do cette substance est fortement acide quand elle est concentrée,
et très-agréable quaud elle est étendue. L'acide citrique se combine avec les bases pour former les citrates. Quand on le Chauffe a 120°, il finit par su convertir en acide aco/ut it/ue ou citridique, en perdant les éléments de l'eau. On l’extrait habituellement du jus de citron ; ou sature ce jus avec de la craie; il se forme ainsi du citrate de chaux insoluble qu’on décompose ensuite par de l’aride sulfurique : 100 kilogr. de jus de citron fournissent environ 5 kilogr. et demi d’acide cristallisé. On prépare le jus de citron eu grand dans les pars chauds, notamment en Sicile, aux environs de Messine. — L’acide citrique est employé parles teinturiers pour obtenir le rouge de rarthame, et pour préparer une dissolution d’étain qui produit, avec la cochenille, de plus beaux écarlates que le sel d’étain ordinaire. Les iudienueurs l’utilisent comme rongeant. On s’en sert encore pour culever les taches de rouille et les taches alcalines sur l’écarlate, pour préparer une dissolution de fer, avec laquelle les relieurs donnent à la surface de la {«au une apparence marbrée, etc. Les médecins le prescrivent très-souvent sous forme de limonade; il faut 2 gr. d’acide cristallisé pour aciduler agréablement un lure d’eau. On prépare la limonade «■cAeavecun mélange intimede 500 gr. de sucre et de 16 gr. d’acide qu’on aromatise avec cpielques goutte* d'essence de citron. — Scheele isola l’acide citrique en 1784, et apprit A ledistingiierderacidu tartrique.avec lequel il avait été jusqu alors confondu. Voy. citrov.
CITRON, fruit du Citronnier. Il est de forme ovoide, d’uu rouge brun en naissant, et d’une belle couleur de jaune clair À l'état de maturité. Il offre une double écorce : l’uue extérieure, le zeste, raboteuse, mince, remplie d'une huile essentielle trèsaromatique; l'autre intérieure, le liste, blanche, épaisse, tendre, charnue, contre laquelle s'appuie la pulpe acide et juteuse, ainsi que les neuf a dix loges où sont renfermées les graiues. L’écorce de citron confite au sucre se vend sous le nom de zeste d’Italie. Le jus de citron remplace souvent l’acide citrique dans scs différents emplois: il est d’un usage journalier comme Assaisonnement; sa saveur est plus agréable que ecllcdu vinaigre. Etendu avec de I eau et édulcoré avec du sucre ou du sirop, ce jus constitue la limonade. Les marins emploient le jus de citron comme préservatif contre le scorbut. Les anciens le regardaient comme un puissant autidote.
CITRONELLE (de citron ), nom donné vulgairement à plusieurs plantes qui répandent une odeur de citron quand on froisse leurs feuilles : telles sont VAurone mâle, la Mélisse ofjlci na/e . le Séri ngot odorant, la Verveine à 3 feuilles , le Goyavier aromatiq.
CITRONNIER, Citrus , espèce du genre Oranger, famille des Aurantiacées, renferme des arbres hauts de -4 A 5 m., à tige grisâtre, a tôle arrondie, aux feuilles petites, ovales - obtoiigues , pointues, d’un vert clair, persistantes, à fleurs blanches en dedans, violettes au dehors, répandant une faible odeur. On distingue le Citronnier proprement dit, qui produit le Citron , le C. cédratier ( Citrus medica) et le C. limonnier (C. limonium). — Le Citronnier, originaire du l’Inde, a été transporté en Europe au temps des croisades. Voy. c£dratier et LixoMiikh.
CITROUILLE, nom donné vulgairement a toutes les espèces du genre Courge, doit être réservé a une seule espèce de la section Pepon , le Giruurnon ( Cucurbita oblonga). Elle a lu fruit très-gros; la couleur et la forme de sa coque varient singulièreineut. Lacilrouille a la chair assez fine, mais fort aqueuse ; cependant elle est excellente à manger quand elle est bien préparée.
C1TULE , genre de poissons de la famille des Scombéroides , renferme cinq espèces, dont la plus intéressante est la belle Citu/e ou belle Carangue, de couleur argentée , aux nageoires jaunes. Ce poisson a la forme du maquereau, ce qui le fait appeler Maquereau bâtard. Il est très-commun en Egypte ,
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où on le mange, quoiqu'il soit peu délicat, et quelquefois même vénéneux.
CIVAD1ÊRE , voile carrée qu'on suspend sous le mât de beaupré. La vergue de clvatflère sert à retenir les haubans des bouts-dohors de beaupré.
CIVE, nom donné à tort à la Ciboule et à la Ciboulette, désigne un oignon petit et dégénéré, qui, selon l’expressiou des agriculteurs, ne tourne pas. La cive a . du reste , toutes les propriétés de l’oignon , ut on s en sert comme de la ciboule. Elle a donué sou nom au civet, ragoût fait ordinairement de chair de lièvre et où elle entre comme assaisonnement.
CIVETTE (mot arabe qui veut dire parfum), Virerra , genre de Mammifères de l'ordre des Carnasuassiers et de la famille des Digitigrades , renferme de petits quadrupèdes fort agiles, do la taille du renard , À la tête longue, au museau pointu, au nex terminé par un inufle assez large, ayant les narines grandes et percées sur ses cûtés, la langue à papilles cornées, et une cavité plus ou moius profonde placée au-dessous de l’anus, et s’ouvrant à 1 extérieur. Cette cavité, au fond de laquelle aboutissent deux poches glanduleuses, contient une matière grasse, analogue au musc, de la consistance de la pommade, decouleur d'abord blanche , qui devient bruue en vieillissant, d’uue odeur forte et quelquefois fétide, et d’une saveur icre et brûlante : cette matière , nommée aussi civette, est très-employée en parfumerie : à petite dose et associée a d'autres substances, elle donne une odeur qui plaît à beaucoup de personnes ; ou s'en sert pour aromatiser des tabacs de choix. On s’eu servait autrefois en médecine comme stimulaut et antispasmodique. On trouve desCivettes eu Asie et en Afriquc,principalemont en Abyssinie, en Guinée et au Congo. — On extrait la civette du corps de l’animal vivant en introduisant avec précaution une petitecuiller dans la pochequi la contient. La civette d’Amsterdam est préférée à celle qui nous vient du Levant ou des Indes ; celle de Guinée serait la meilleure si on ne la falsifiait pas avec du storax et autres matières odorantes. Lacivette qu'on expédie de l’Asieeslextraite du Zibet , animal qui ressemble à la civette, mais qui en différé par quelques caractères particuliers.
Le genre Civette se divise en deux sous-genres : la Civette proprement dite et la Genette. Le premier sous-genre renferme la Civette d’Afrique ou Chat musqué, qui est élevée en domesticité chez les Ethiopiens, pour lesquels elle est une source de richesse . elle a 6b centimètres de long, sans compter la queue, qui est do 43 centlm. ; sou jiclage gris-brun , rayé et moucheté d’un hruu noir, est assez fourni.
civette , plante. Voy. cive et ciboulette.
CIVIL (de civil, citoyen), qui appartient au citoyen; c’est un ce sens que l’on dit : droits civils , état civil, mort civile, etc. [Voy. le nom qui précédé civil). — En Jurisprudence, on oppose civil à • riminel. Civil se dit aussi par opposition à militaire,^ecclésiastique.— Civil [Code). Voy. code civil.
CIVILISATION, développement progressif des facultés de l’homme en société, dans le but d’améliorer sa condition physique et morale : on l’onpose à barbarie. Ou doit à M. Guiiot V Histoire de la civilisat ionien Europe, 1828; et l’Histoire de la civilisation en France, 1839.
CIVIQUE (de cime, citoyen). Ce mot s’emploie surtout dans le sens politique ( droits civiques , serment civique) ; il est souvent synonyme de patriotique ; c'est aiusi que l'on ditcouronne civique, chants civiques. Voy. le nom qui précède civique.
CIVISME (du latin ci vis, citoyen), réunion des qualités qui fout le bon citoyen. Ce mot est entré dans la langue révolutionnaire sous la Terreur, à l’époque où bit portée la loi des suspects : c'est alors que furent imaginés les certificats de ciuirnur, qui douuèreut lieu aux plus graves abus : ils furent abolis apres le 18 thermidor (au 111).
CLABAUD, terme de Vénerie . se dit d’un chien de chasse qui a les oreilles pendantes , et qui crie mal à propos, c’est-à-dire qui aboie sans èiro sur les voies do la béte : c'est de là que vient l'expression familière de clubauder pour dire : déclamer à tort.
CLADION (du grec clados, rameau), plante herbacée de la famille des Cypéracées , à feuilles trèslongues. doutées en scie; analogue aux Schœnue par sou port. Le C. mariscus est le type du nenre. On trouve cette herbe dans Unîtes les parties au tnoude.
CLADOBATE (du grec clados, branche, et bainô, marcher), nom douné par Fréd. Cuvier à des Mammifères du genre Tuftaia qui vivent sur les arbres. CLADONIA, nom latin du Cénomyce. Voy. ce mot.
CLAIE (du grec ctèiô, fermer), ouvrage d'osier qui sert a divers usages, notamment à passer de la terre ou du sable, à faire égoutter lu fromage, etc. — Autrefois, le corps des suppliciés était traîné publiquement sur une claie que le bourreau faisait tirer par un cheval. — On donne le nom de clayonnage à toute disposition formée avec des claies. Eu Agriculture, on soutient les terrains meubles et peu consistants avec un clayonnage formé de gaulettes liées entre elles par des brins de bouleau ou d’osier.
Les Orfèvres appellent claie une espèce de faux lancher mobile à claire voie, qui se pose sous leur tabli , et dans les creux duquel tombent la limaille et les paillettes d'or et d'argent qui se détachent des ouvrages; on les en retire avec. soin.
CLA1RCE (de clarus, clair, limpide), nom donné dans les Raffineries au sirop de sucre brut, traité par le charbon animal ou par tout autre agent propre à décolorer, et clarifié avec du sang et des œuft.— On appelle clairçage l’opération qui cousiste à épurer le sucre brut au moyen de la c(airce. Vov. sucre.
CLAIRET, vin léacr et nui est un peu clair. — Les Anglais appellent Clairet (Ctaret) le vin de Bordeaux.
CLAIRETTE, nom d'une variété de Raisin, remarquable par sa transparence ; — un des noms vulgaires de la Mâche cultivée ;— maladie des vers à soie dans laquelle ils deviennent presque transparents.
CLAIR-OBSCUR. On appelle ainsi, en Peinture , l’imitation de l'effet que produit lalumière en éclairant les surfaces quelle frappe, et en laissant dans l’ouibre celles quelle ne frappe pas. Rembraudt a tout sacrifié dans ses tableaux à la magie du clairubscur; le Corrëge, Titien , Van-Dyck , et chez nous Granet, offrent d excellents modèles en ce genre. On peut étudier dans les écrits de Daudré-Bardou , du Reynolds et dans le Traité de peinture de M. du . Montabcrt ( Paris. 1829). la théorie, du clair-obscur.
CLAIRON (du latin clarus , clair), instrument de musique militaire, à clefs , ressemble à la trompette, mais a le tube moins gros; il sonne l’octave aiguô delà trompette ordinaire. Il n'est employé aujourd'hui en France que dans l’infanterie et dans la marine militaire. Le clairon ( lituus ) était connu des anciens ; il fut longtemps en usage chez les Maures, qui le transmirent aux Portugais. — On donne aussi cc nom à un jeu d'anche en étain qu’on emploie dans les orgues. et qui sonne l’octave aiguë du jeu de même espèce appelé trompette, et la partie aiguë de la clarinette.
CLAIRONES (du latin clerus, sorte de ver qui, suivant Pline , engendre la corruption dans lus niches), tribu de Coléoptères pentamères, de la famille des Serricornes . renferme des insectes au corps cylindrique, à la tête et au corselet plus étroits que l’abdomen , aux antennes toujours plus grosses à l’extrémité, et disposées soit en massue, soit en scie. Ou trouve ces insectes sur les fleurs , ou sur le tronc des arbres. Leurs larves sont toutes carnassières. Celte tribu a pour type le genre Clairon, dont on connaît beaucoup d'espèces. Le Cl. des Abeilles dépose sa larve dans les ruches , où il fait beaucoup de dommage en dévorant les larves des abeilles. Celte espèce se trouve aux environs de Paris.
CLAU