CLÉO
portée, sur une des cinq lignes, pour indiquer le nom de la noie qui se place sur cette ligne, et, par suite, le nom des autres notes. Il y a truis clefs dans la musique : la clef «l'u/ . la clef de sot , qui est celle du téuor, la clef de /a, pour les basses. Ces trois clefs en forment sept, si l'on considère la ligne sur laquelle on les place; ce sont : la clefd’uf, qui peut se placer sur la première, la seconde, la troisième et la quatrième ligne; la clef de sol , placée sur la quatrième ligne; la clef de fa, sur la troisième et la quatrième ligne. — La clef indique le degré d’élévation de la gamme moyenne, suivant les voix ou les Instruments pour lesquels le morceau est écrit. En substituant une clef à une autre, un morceau de musique écrit pour nue voix ou pour un instrument donné peut être exécuté par uiie voix différente ou pur un instrument d'un autre dûqtazon, et se trouve ainsi transposé dans la partie moyenne qui convient le mieux A chaque instrument ou à chaque voix.
On donne aussi le nom de clefs & de petites soupapes métalliques qu’on adapte aux instruments à vent, et qui sont destinées à fermer ou à ouvrir les trous auxuets les doigts ne sauraient atteindre. — Les touches es orgues portaient autrefois le nom de clefs.
Dans les Arts mécaniques, on appelle clef en général ce qui sert A fermer et à ouvrir, à tendre et à détendre, à serrer ou A desserrer certains assemblages. Ainsi ou nomme Cl. d'épi nette, dec!avecin,de piano, de harpe, l’outil de fer qui sert à tourner les chevilles de ces instruments, pour en tendre ou en relAcher les cordes; Cl. de pistolet . de carabine, d’arquebuse <i rouet, l'instrument avec lequel on bandait autrefois ces armes ; Cl. de j>endule . de montre, de lampe , l'instrument dont on se sert pour monter une pendule, une montre, une lampe; Cl. de toittsrê, l'instrument qui sert à monter et à démonter les écrous et les crics qui tiennent les soupentes tendues; Cl. anglaise , une sorte de marteau composé de deux pièces appelées mâchoires, dont l'une se meut par une vis, et qui sert à serrer et à desserrer, etc., etc.
CLECHÊ (de claie), se dit, co Blason, d’une pièce percée à jour de manière à laisser voir le champ.
CLEMATIDÊES, petite tribu de la famille des Rononculacées, renferme les genres Clématite (genre type), Atragène et Viorne.
CLEMATITE (du grec clématis, plante sarmenleuse), genre de la famille des Renonculacées, type de la tribu des Clématidées, renferme des herbes vivaces ou des arbustes sarmeuteux,dontonsc sert pour garnir les berceaux ou les murs des jardins. On eu connaît un grand nombre d’espèces parmi lesquelles : la Cl. commune ou des haies, dite aussi Aubevigne [Cl. vital ba) , à fleurs petites, blanches, odorantes, et disposées eu sorte de panicule; ses feuilles vertes, écrasées et appliquées sur la peau, sont vésicantes et caustiques : les mendiants y avaient jadis recours pour s’excorier les jambes et les bras, et attirer ainsi la coinmisératiou , d'où lui est venu le nom d 'Heibe aux gueux ; ses tiges sont employées à faire des paniers, des corbeilles et autres ouvrages de vannerie; fci Cl. crépue [Cl. crispa), A fleurs grandes et bordées «l’une membrane veloutée et ondulante ; la Cl. de Mahon [Cl. balearica) et la Cl. otlorante [Cl. flnmrnula), toutes trois recherchées pour garnir les treillages: la Cl. à tiges droites [Cl. retta ) et la Cl. à feuilles entières (Cl. viorne ) , A fleurs pourpres ou violettes, qui font un bel effet dans les parterres.
L'Aristoloche clématite, employée comme apéritive, estune plante de la fainilledesAristolochiécsqu'il ne faut pas confondre avec la Clématite commune.
CLEOuOBE f nom arbitrairement emprunté A la mythologie), C/eodora, genre de Mollusques ptéropodes, privés de tète, mais pourvus de deux ailes membraneuses entre lesquelles se trouve la bouche, et renfermés dans une coquille conique, mince et diaphane. Ces animaux , tres-nombreux sous la s6ne
torride, se réunissent tous les soirs par milliers sur la surface des mers, après le coucher du Soleil, et disparaissent dès l’aube du jour.
CLËOGÈNE (nom arbitrairement emprunté A la mythologie^, Lépidoptère de la famille des Nocturnes, pourvu de quatre ailes qui. en dessus comme eu dessous , sont d'une seule couleur, tantôt claire, tau tôt foncée. Le type de ce genre est la Cl. iinctoria, d’un jaune d'ocre, qui vole en juillet dans les Alpes.
CLEOCONE (nom arbitraire), Coléoptère tétramere de la famille des Curculionides, a au tenues insérées à l’extrémité de la trouipo, et pourvu d’uu écusson apparent. L'espèce type est le hhynchœnus rubetru ou Rit. g a ga tes , fort commun à Cayenne.
CLEOME (du grec cléomè , nom d’une plante aujourd'hui indéterminée) , genre de la famille desGapparidées, est composé de plantes annuelles ou sutfruliqueuses , à feuilles simules ou composées , remarquables par la beauté de leurs fleurs blanches, roses, verdâtres , jaunes ou violettes, â calice quudriparti , A 4 pétales, à 4 ou 6 étamines, et à style nul ou très-court ; le fruit e>t une capsule. La Cléome est le type d'une petite tribu qui prend d'elle le uom de Cléomies. Ou cultive dans les jardins les Cléomes dites pentaphylla, pungens, pubescens, speciosissima .dendroides , etc.
CLEPSYDRE (du grec c/eptâ , cacher, et hydâr. eau ), horloge usitée chez les anciens, et qui mesurait le temps par la chute d’uuc certaine quantité d’eau. La clejisydre simple consistait en un vase transparent, percé d'un petit trou à sa partie inférieure cl plein d’eau; le liquide, en s'écoulant, indiquait la mesure du temps sur les parois du vase , au moyen d’une échelle de division. Plus tard, on substitua un cadran A cette échelle : l'eau , en baissant, faisait descendre un flotteur qui , lui-même , eutratnait un fil enroulé sur l’axe de l’aiguille du cadran. Dans les clepsydres composées, d'une invention encore plus récente, l’eau tombait goutte A goutte d’un réservoir supérieur sur une roue à palettes, qui mettait en mouvement d'autre* roues dentées , en communication avec des aiguilles. On étend quelquefois le nom de clepsydres aux horloges de sable. — Les clepsydres furent , dit-on, inveutées en Égypte sous les Ptolémées ; c’est A Ctésibiu* qu’on doit la clepsydre à roue. Elles étaient répandues nu commencement de notre ère dans toutes les contrées do l’Europe où la civilisation de la Grèce et de Rome avait pénétré. César en trouva dans les Gaules et jusque dans la Grande-Bretagne, (’iiarteraague, au ixe siècle, reçut en présent du calife Harouu-al- R&schid une clepsydre magnifique. L’invention des horloges mécaniques a fait “renoncer aux clepsydres.
CLERC (du latin clericus , dérivé lui-méme du grec kléi'os , héritage, partage; parce que dans la Bible la tribu de Lévi. consacrée au sacerdoce, est appelée le partage du Seigneur), nom donné à tous les ecclésiastiques en général, depuis le simple tonsure jusqu'au prélat. Au moyen âge , le mot clerc était synonyme de lettré ou savant, parce qu'A cette époque il n’y avait que les ecclésiastiques qui possédassent quelque instruction. — Oq appelait Clercs acéphales (c.-A-d. sans chef) les clercs qui rie voulaient pas vivre en commun avec l'évéque, à la différence «les Cl. chanoiAes, qui vivaient ainsi ; Cl. de la vie commune, une congrégation de chanoines réguliers, nommés aussi Frères de la vie commune , que Gérard Groot, de Deventcr. rassembla dans sa maison vers la fin du xiv« siècle; ces clercs se répandirent dans la suite en Frise, Westphalic, Gueldre, Brabant cl Flandre; Cl. réguliers , des prêtres vivant en communauté, et formant diverses congrégations : les 77tèa/inj,fnstiUié* en 1524, furent les premiers clercs réguliers: apres eux vinrent les Bamabites ou Ci. réguliers de Saint-Paul, les Jésuites ou C(. réguliers de la compagnie de Jésus, etc.