COCA
ensemble. rassembler), épaississement d’un liquide qui tend a te solidifier, mais qui reste A l'étai mou. La coagulation peut être totale ou partielle . se faire lentement ou d'une manière instantanée. Plusieurs substance* animale* et végétales peuvent être coagulées par la chaletir : telle* sont la lymphe, le sang, le blanc d'œuf, et toutes celle* qui’ contiennent de l'albumine ; d’autres exigent la présence d'un aride ou d'un autre corps étranger : tels sont le lait, la bière, etc. En Pharmacie, la ccaguUttUM est un dés procédée employés pour clarifier les liquides.
COAGULCM, mot latin qui sitrnifle présure, substance qui a la propriété de faire railler le lait ^ ' • mplok^u français pour désigner la partie ntf/iff d’un fluide susceptible de se coaguler, le caillot.
COALITION (au lutin coalescere, se réunir). On nomme ainsi toute réunion de personnes qui se concertent pour nuire, et spécialement, dans l'Histoire, la ligue de plusieurs Etats réunis pour faire la guerre a un seul, telle* que celles que formèrent les prinri- 1 «aux Etats de l’Europe contre la République française ( coalition de PiluiU . 27 août 1701 ) et contre l’Empire y l*|.t, 1814 et 1815) ; — dans la Politique, le rapprochement d'hommes qui, tout en appartenant à des partis différents, se concertent pour renverser un ministère :1e gouvernement parlementaire offre, en Angleterre et en France, de nombreux exemple* de ligues de ce genre, qui le plus souvent ont abouti à des ministères hétérogènes, dits ministères de coalition; — dan* l'Industrie, l'association formée par des hommes d'une même profession , maître* ou ouvriers, dans le but d Imposer certaines conditions de travail ou de salaire : re* dernières coalitions sont sévèrement punies par noire Code pénal (art. 414,415).
COAI’TATÎON (du latin emi et aptare, ajuster, accommoder), opération chirurgicale qui a pour but d’adapter l une à l’autre les extrémités d’un os fracture, ou de remettre il sa place un os luxé. Ordinairement la coaptation se pratique A l’aide des doigts; quelquefois . an moyen de certains leviers.
COASSEMENT ( du grec coax, onomatopée ), en particulier de quelques-uns des Batraciens , comme la Grenouille, le Crapaud, etc. C’est un bruit aigre, rAlé, saccadé et monotone. Il paraît dû au renflement des son* dans des sortes de sacs gutturaux qui saillissent quelquefois sur les cûtés du cou; car ces anhnaTrx le font entendre sans ouvrir la bourbe.
COATI, Sasua, genre de Mammifère* carnassiers, tribu des Plantigrade*, groupe de* Suhursus, renferme des atiimaux de la taille du chat domestique, qui ont beaucoup de ressemblance avec les Ratons , mais qui eu diffèrent par la longueur de leur ne* , espèce de boutoir, qui dépasse de plus de 3 centim. la mâchoire supérieure ; il ost très-mobile et leur sert & fouir. Les Coatis ont le corps allongé, la tête effilée , la queue très -longue, poilue et ordinairement redressée, le pelage soyeux et tres-épais, exx cep té sur la tête ; leurs jMttes sont terminées par cinq doigts armés d’ongles robustes. Ces animaux vivent en petites troupes dans les forêts de l'Amérique dfl Sud. il* grimpent avec facilité sur les arbre* et oui To<k>ral excessivement développé. Ils se nourrissent de ver*, d’insoctl, de petits mammifères, d'oiseaux, d’œufs, etc. Ils sont de mœurs douces, et s'apprivoisent très-facilement. Leur voix est un petit grognement Assez doux quami ils sont contents ; dans la colère, c’est un cri fort aigre. On en conuaK deux espères : le C. brun, brun ou fauve en dessus, jaunâtre en dessous; et leC. roux, d’un roux vif et brillant. Ces deux espèces ont l’une pour l'autre une antipathie singulière.
COBALT (de l'allemand fa>6oéf),rorps simple métallique, d'un gris rougeâtre, plus fusible que le fer, inoin* fusible que l’or, peu ductile , magnétique , d’un poids spécifique de 8, h. Il se trouve dans la nature presque toujours combiné avec lu soufre et avec
l'arsenic, particulièrement dans le co/xtll arsenical ou smaltine, et le cobalt gris ou cofjaliine . Seul , U est sans usage ; mais quel<pic*-unes de ses combinaisons, notamment l’oxyde et l'arséniate , s'emploient pour colorer en bleu les porcelaines, le verre, et pour mire le MM d'a/ur et le bleu do Thénard (T<0f. BLiul. — Le cobalt forme avec l’oxygène un protoxyde (CoO) qui se combine avec les acides pour former des sels , et un peroxyde (Co*0* ) qui ne s’y combine pas. Les sels de cobalt sont remarquables par leur couleur rouge, bleue ou violette; les plus importants sont le m traie, le phosphate et l'arséniate.
Le cobalt, ou du moins son oxyde, parait avoir été connu depuis la plus haute antiquité : car les verres et les émaux bleus des anciens Egyptiens contiennent du cobalt. On a commencé vers le xv® siècle à employer la mine de cobalt grillée pour colorer le verre en bleu et pour la peinture sur porcelaine. Brandi parait avoir le premier extrait de cette mine, en 1733,1e cobalt métallique. Bcrgmnnn, Vauquelin, Proust, M. Berthier. M. Liehig, et plus récemment, en 1835, M. Winkelulcrh , ont publié les travaux les plus estimés sur les combinaisons do ce métal.
cobalt arsenical ou smaltine, en allemand Speisskobalt , le plu* abondant des minerais de cobalt, gris ou d’un blanc d’étain , ayant l’éclat métallique , d’uno densité de 6,4, et ordinairement cristallisé en cube*. Il renferme de l’arsenic et du cobalt (CoAs*). On le trouve en filons dans les terrains anciens et de transition, h Allemont en Dauphiné, A Saintc-Maricaux-MInes en Alsace . et à Juset près de I Lurlion. On l’exploite à Schnecnerg en Saxe, & ioachimtUialeo Bohème, à Rit-'
cobalt cris ou cosaltibe, minerai blanc, ordinairement rougeâtre, d'un grand éclat, et cristallisé en MÉM passant au dodécaèdre pentagonal. Il *c . ''impose de soufre, d'arsenic et de cobalt (SAsCo). On le rencontre juirticuliercinent en Suède et en Nonvége.
COBAYE, Cobaya , genre de Mammifères rongeurs, de la famille des Cabiais, renferme plusieurs espèces dont les deux principales sont : 1* VApéréu, type sauvage du Cochon d'Inde ( Voy . ce mot), petit auimal gris roussûtre ou noir en dessus, blanchâtre en dessous, à queue rudimentaire, et dont les doigt* ne sont point réuni* par une membrane ; ongles courts, robustes, en forme de petits sabots; 2° le Cobaue austral y d'un tiers plus petit que l’A(iéréa. Les coiMiyes se nourrissent de fruits, de graines et de jeunes (Musses. Ils vivent dans les plaines de l’Amérique méridionale par petites familles, et se creusent de* terriers dans lesquels Ils se retirent pendant le jour.
C0B£A(de Cobot naturaliste espagnol), genre de In famille des Bigooniacées, dont on ne connaît qu’une seule espèce, lo C. grimpant (C. scandens) : c'est un arbrisseau dont la tige grimpante et flexible acquiert en quelques mois une longueur de plus de 15 m. Son feuillage est d’un vert sombre ; ses fleurs nombreuse* ont la forme de clochettes cylindriques, d’un violet pourpre, velues intérieurement et offrant cinq découpures sur les bords. Cette plante, originaire du Mexique, se cultive avec succès dans les iardins et sur les croisées; on l’emploie pour garnir les terrasses, les berceaux et les tonnelles, pour former des cordons et des guirlandes gracieuses ; elle grimpe le long des murs et autour des cordes comme les capucines et le* chèvrefeuilles. Dans nos climats, elle ne peut résister aux froids de l’hiver.
C0BIT1S , nom latin du genre loche.
COCA, Érythroxylum peruvianum, espèce du genre Erythroxylo , renferme de* arbustes A tige forte, couverte d’une écorce blanchâtre; aux branches droites, rougeâtres, garnies de feuilles elliptiques, entières, d’un vert lustré ; h fleurs petites, solitaires ou réunies en faisceaux, et de couleur jaune et blanche, donnant naissance à un drupe sec, rouge, oblong, mofiospcrmc. Le Coca croit dans les vallées
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humides des Andes : c’était autrefois 1a plante sacrée des Péruviens, qui la brûlaient sur les autels du Soleil; aujourd'hui les Boliviens mâchent ses feuilles roulées en boule avec un peu de terre calcaire, ou avec des semences de quinua , espèce û’ansérine.
COCAGNE (étymologie incertaine), nom que les fabricants de (tastel donnent aux pains coniques qu'ils forment avec la feuille du pastel après qu’elle a été écrasée sous la meule. Voy. pastel.
On entend par Pays de Cocagne une contrée fabuleuse où l’on a tout à souhait et eu abondance. Cette Action a donné naissance à l’usage des nuits de. cocagne dans les fêtes populaires.
COCARDE (par corruption de coquarde, touffe de plumes de ce*/ ), ornemeut aux couleur» de la nation , que les militaires portent fixé à leur coiffure. Lu cocarde est aussi portée sur les chapeaux de livrée. Dans les temps de trouble et de révolution , beaucoup de citoyens portent une cocarde, afin d’indiquer par ce signe le parti auquel ils appartiennent. Autrefois la cocarde était une touffe, une bouffe tte ou nœud de rubans qui s'attachait au bouton ou à la ganse du chapeau ; aujourd’hui , c’est un tissu de soie ou de laine, ordinairement rond et plissé du centre à la circonférence : on en fait aussi en papier, en cuir, en fer-blanc peint, etc. — L'usage de la cocarde ne remonte pas au délit du xvu* siècle; il est devenu général depuis la guerre de 1701. Dans la guerre de 1756, la cocarde française était blanche et verte; en 1789. elle devint bleue et rouge , couleurs de la ville ne Paris; la couleur blanche, qui était celle des Bourbons, y fut ajoutée le 17 juillet de la même année, lorsque Louis XVI adopta la nouvelle cocarde à l’hôtel de ville. Depuis lors , la cocarde tricolore a été le signe de la nation française, excepté sous la Restauration, époque pendant laquelle on reprit la cocarde blanche. Voy. couleurs.
COCCINELLE (du grec coccinos, écarlate, à cause de sa couleur) , genre de Coléoptères de la famille des Aphidiphagcs, renferme des insectes de forme ronde, convexes eu dessus, et d’une taille fort petite : on les appelle communément Bêtes à bon Dieu , Vaches à bon Dieu, Tortues , S-ara bée s hémisphéri • gués, etc. Elles sont eu général rouges, quelquefois jaunes ou noires, avec des points disséminés. Quand on les iuquiete, elles font sortir par l’extrémité de leurs cuisses une liqueur nauséabonde. Elles se nourrissent de pucerons, dont elles font une grande destruction.
üOCCULE (du latin cocçum , graine), Cocculus, genre de la famille des Ménispermées, renferme des arbrisseaux volubiles, A feuilles alternes, rordiformes; à fleurs dioiques, quelquefois monoïques, mais peu apparentes. Ce genre compte un grand nombre d'espèces, dont une, le C. suberosus, fournit la Co guedu Levant; et une antre, le C.palmatus, donne le Colombo. Voy. ces mot».
COCCCS, nom scientifique du genre cocHF.mi.it.
COCCYX (du grec coccyx , nom du coucou, parce qu'on a cru voir quelque ressemblance entre l’os de ce nom et le bec de cct oiseau), petit os symétrique, triangulaire, situé à la partie inférieure et postérieure du bassin , au-dessous du sacrum , et qui termine la colonne vertébrale chez l’homme et chez les animaux qui n'ont point de queue. 11 se compose de quatre ou cinq pièces analogues aux vertèbres et que quelques auteurs ont regardées comme autant d'os séparés. Le coccyx soutient et protège la partie inférieure du rectum , et donne attache aux ligaments sacro-sciatiques, aux muscles grands fessiers, iscliio-coccygu-ns , au relcvcur et au sphincter de l’anus.
COCHE (de l’ilalien coccio, char, carrosse), sorte de chariot couvert, rarement suspendu, dans lequel on voyageait autrefois. Les coches étaient encore en usage au siècle dernier. — On appelle coche d’eau , ou simplement coche, un urand bateau couvert, destine à transporter d’une ville a l’autre les voyageurs
et les marchandises. Les coches ont été sur beaucoup de points remplacés par les bateaux A vapeur.
On appelle aussi coche la truie, femelle du cochon.
GOGH E ES i pilules). Voy. pilules.
COCHENILLE (du grec coccinos, de couleur écarlate' , Coccus. genre d’insectes Hémiptères de la famille des Ga 11 insectes, qui fouruila la teinture une belle couleur rouge. Cet insecte a un corps épais, mou et privé d'ailes ; des antennes a 9 articles et «les tarses d’un seul article. 11 perce l’épiderme de la plante qu’il s’est choisie pour demeure, et en tire sa nourriture. La femelle, a l'époque de scs métamorphoses, se fixe à une branche et y reste attachée jusqu A sa mort ; sa peau sécrété uue matière cotonneuse qui lui forme une enveloppe autour du corps, et dans Usuelle elle dépose ses œufs ; puis, elle meurt, et il ne reste plus d’elle qu’une membrane desséchée qui re«*ouvre les œufs et les protège. Quant au mâle, il jouit pendant toute sa vie de la propriété de se mouvoir.
On distingue : 1° la C. proprement dite , 2* la C. du chêne , commuuément Kermès ou Graine d’écarlate, 3® la C. ou Kermès de Pologne, 4® la C. laque.
1°. Là Cochenille proprement dite [Coccus cw:ti)t est la plus im]»ortante : elle vit et se propage sur différents radiers , notamment sur le nopal et la raquette. Elle est originaire du Mexique, et a été connue eu Europe vers 1523. Les Mexicains font autour de leurs habitations des plautations de radiers, appelés nopaleries,* t y déposent les femelles de la cochenille ; celles-ci y pondent leurs œufs , et produisent des milliers de petits insectes qui s’attachent sur la piaule, et y subissent toutes leurs métamorphoses. On les enlcve en les raclant avec un couteau émousse, on les plonge dans l’eau bouillante pour les faire périr, et on les dessechc au soleil ou dans des fours; ils prennent alors l’apparence d'un petit grain noir. — L'exploitation de la cochenille a été récemment introduite auxCanariesen Espagne et dans le non! de l'Afrique; elle a parfaitement réussi en Algérie. La cochenille domestique, dit oC.fine, ou mestèque, est préférée à la cochenille sauvage ou sylvestre, à cause do sa plus graude richesse en principe colorant. La cochenille se rencontre daus le commerce sous la forme de petit* grains irréguliers, noirâtres ou d’un rouge brun; si on fait macérer cette matière dans de l’eau tiède pendant quelques heures, elle lui communique une teinte rouge, se gonfle ut montre Alors distinctement la structure de l’insecte, couvert d’auueaux. et muni de pattes et d’un suçoir. — Selon MM. Pelletier et Gaveutou, la cochenille renferme une matière colorante rouge, U carminé ( Voy. carmin) , une matière azotée particulière, une matière grasse, des sels «le potasse et des sels de chaux. On emploie la cochenille pour colorer la laine et la soie en cramoisi et en écarlate; elle donuc des couleurs plus belles que solides, car l’eau les tache, et les alcalis les rendent violettes. On prépare aussi, au moyen d’une dissolution ommo uiacalc de cochenille, des violets, des mauves et des couleurs analogues pour l’impression des laines. La cochenille sert encore A colorer les liqueurs, les opials et les noudres dentifrices, et A faire de l’encre rouge*
2°. Le Kermès [C. il ici s) est plus gros que la cochenille des cactiers; il se trouve sur le chêne vert dans le midi de laFranceetde l’Europe. Il donueunc couleur rouge moins belle , mais plus solide. Les Orientaux l'emploient pour teindre leurs calottes, et lui attribuent des vertus médicales. En Italie, on teint avec le suc récent du kermès une espère d’élixir ou liqueur de table dite Alkermès. Voy. ce nom.
3°. La Cochenille ou Kermès de Pologne [C. Polonicus), se développe sur les racines des seléranthes de la Pologne et de l’Ukraine ; elle a les mêmes propriétés tinctoriales que la précédente; mais elle est inférieure à celle des cactiers». En Pologne, on la fait bouillir avec de la bière aigrie, et on teint dans cette décoction la laine a lunée. Les Turcs, les Arméniens,
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les Cosaques Peignent avec re kermès les maroquins, le drap, la soie, la crinière et la queue des chevaux. Les femmes turques s'en teignent les ongles.
4°. La C. laque (C. lacca) se nourrit «unes figuiers, les jujubiers et autres arbres des Indes Orientales. La lysine ou gomme-laque «lu commerce découle des piqûres nu 'elle fait aux plus jeunes branches. V. laque.
COCHER (le), eu latin Auriga , eu grec Héniochos, constellation de l'hémisphère boréal, est composée de 69 étoiles, dont la plus brillante est la Chèvre. Le Cocher a la forme d'un pentagone régulier; Il est situé entre Versée et les Gémeaux, au^iosus du Taureau. Le Cocher est, selon les uns, Hippolyte, selon les autres Myrtile ou Œnomafls, transporté au ciel.
COCHEV1S , nom vulgaire de 'l'Alouette huppée.
COCHLKAlUA ( de cochlear , cuiller, a cause de la forme de ses feuilles), genre de la famille des Crucifères , tribu des l'ieurorhizées , renferme des plantes herbacées ou vivaces, souvent glabres ouchnrnues, quelquefois couvertes de duvet ou de poils épars,. i feuilles de forme variable, mais généralement en forme de cuiller, à fleurs blanches ou lilas, en grappes terminales jiortées par des pédice Iles filiformes. On en distingue vingt-sept especes, parmi lesquelles : le C. officinal , vulgairement Herbe aux cuilfers, à feuilles lisses et luisantes et un peu concaves : c'est tin puissant stimulant et un des meilleurs antiscorbutiques ; on en mâche les feuilles, qui sont trèsamères; on les mange aussi en guise do cresson; et le C. de Bretagne (C.annoracia) , vulgairenieüt-C'ro/i ou Cran son, qui est la base du sirov antiscorbut ique, de V esprit de coch/éaria, etc. Voy. arvoiucia.
COCHON, Sus. Les Zoologistes étendent ce nom âun vaste genre de Mammifères, de l'ordre des Pachydermes, dont M. Is. Ccoflroy a fait une famille sous le nom dç Suit liens. Il est caractérisé par des dents canines fortes, sortant de la bouche et se recourbant en dehors vers le haut, quelquefois très-longues, dépourvues de racines proprement dites, eteroissaut pendant toute la vie de ranimai. Il se divise eu deux groupes : le l®r renferme ceux qui ont troisdoigts aux pieds postérieurs et quatre aux pieds antérieurs : le Pécari. le Chœropotamc et Y Anthracotherium ; le 2», ceux qui ont les quatre pieds à quatre doigts : le liabiroussa. le Phacochœre et le Cochon proprement dit.
Les Cochons proprement dits ont le corps couvert de poils roides ou soies, six incisives, deux canines et quatorze molaires à chaque mâchoire ; un groin, sur lequel sont percées les narines ; les yeux petits, à pupille ronde ; les oreilles assez développées et pointues; une queue courte et tortillée. Ces animaux aiment les pays marécageux, et leur plaisir est de sc vautrer dans la fange. Ils forment 5 espèces : 1® le Sanglier d’Europe, souche du Cochon domestique ou Pon: ; 2° le Béne ou S. des Papous ; 3® le S. à masque ; 4° le Cochon à tubercules ; 5° le C. à bandes blanches.
Cochon domestique. Le porc m.Me s’appelle verrat, sa femelle truie, leurs petits pourceaux ( cochons de luit ou cochonnet tant qu'ils tèteut) ; lorsqu'il est coupé, le porc prend le nom de cochon. Les porcs aiment les glands, les faines et tous les fruits sauvages. Ils ont l'odorat très-fin, et fouillent la terre avec leur boutoir pour y chercher les larves d’insectes et les raciues . principalement colles de la gesse et de la carotte, les tubercules de la truffe et U - KNM souche des fougères, dont ils sont très-avidr<. !,.• pire est très-vorace : il mange toutee qu’on lui offre et se nourrit de résidus de toute espèce; on l’a vu souvent dévorer ses petits et même des enfants en bas âge. Il peut vivre jusqu' a vingt ans. La truie fait chaque année deux portéesde douze à quinze petitschacune.
La viande de porc fournit un aliment substantiel et savoureux, mais dedigestion difficile; sous les climats chauds, elle peut devenir malsaine : elle était interdite aux Juifs. On la mange fraîche, salée ou fumée {Voy. crarcctuiie). Un porc pèse ordinairement de 80
A 90 kilogr.; quelques-uns atteignent jusqu’à 200 cl 250 kilogr. La couleur du porc vario selon les régions. La couleur noire appartient particulièrement au Midi, la blanche au Nord; au Centre, la couleur participe do ces deux extrêmes. Partout , les cochous k soie rousse passent pour être les meilleurs. En France, on distingue plusieurs variétés: celle à grandes oreilles, qui n est ni robuste ni féconde , et qui nu donne
Siu’unechair grossière et fibreuse ; la ruer de la faire d’ Auge , à tête petite et pointue, aux oreilles étroites, au corps loug et épais, au poil blanc, et qui s’engraisse facilement; le cochon blanc du Poitou , qui a la tête longue et grosse, les oreilles larges et l>cudantes, le corps allongé, le poil rude, les pattes larges et fortes; le C. du Périgord , qui a le poil noir et rude , lo corps largo et très-ramassé ; cette race est surtout productive quand elle est croisée avec celle du Poitou. L’Angleterre possède une race de porcs particulière, courte sur jambes, s’engraissant facilement et donnant de bons produits. Les Cochons de lait offrent un mets délicat : lus Anglais surtout en sont très-friands. — Les soies du cochon servent k faire des brosses; la peau peut se tanner.
On appelle Cochon de blé, ou petit Cochon, Pllamster; C.-cerf, le Babirous»; C. de terre. rOryrférnjM»: C. d’Inde, ou C. de Barbarie, une espèce du genre Cobaye, VApéréa : le Cochon a Inde est un petit animal de 25 à30centim.,qui vit au Brésil et Ma Guyane à l’état sauvage, et que l’on a réduit h l'état de domesticité; son pelage est ordinairement teint des trois couleurs noire, blanche et rousse, disposées par larges plaques etsans symétrie : son nom lui vienlde sou grognement, semblable à celui du cochon de lait; il vit d’herbes, de fruits, de sou eide pain. La femelle porte jusqu'à douze petits. Malgré l’odeur infecte que répand son urine, miulqm pl lisent a éli ■
animal : au Brésil et au Paraguay, sa chair est estimée.
COCHONNET, sorte de jeu de boules qui sejoue en plein champ avec des boules de moyenne grosseur, et une petite boule qu’on nomme but ou cochonnet. Chaque joueur a deux boules : le premier k jouer lance le but k une certaine distance, et chaque joueur lance successivement ses deux boules en s'appliquant k les placer le plus près possible du but. et à en écarter la boule de son adversaire.
COCHYLIS (du grec konkyte, coquille), petit papillon d’aspect narré, dont la chenille ravage la vigne. COCO , fruit du Cocotier. Voy. ce mot.
COCON ou coque (du latin concha, conque, coquille), nom donné k l'enveloppe soyeuse que se filent un grand nombre de chenilles pour s’y transformer en chrysalides : tel est le cocon du ver à soie. — Les autres chenilles filent un cocon plus ou moins serré, selon que les espèces doivent rester au jour, se cacher sous la feuille ou s’enterrer. Les Coléoptères forment le plus souvent leur coque avec des matériaux étrangers qu’ils réunissent au moyen d'un gluten particulier. Certains Hyménoptères filent des coques complètes très-serrées ; les autres bouchent seulement l'entrée do la cellule où ils ont été nourris.
C0C0RL1, division du genre Bécasse, établie par Cuvier pour un petit Echassier qui diffère peu des Alouettes de mer. Voy. bécasseaux.
COCOTIER . Cocos , genre de la famille des Palmiers, renferme des arbres d’uoe taille gigantesque, originaires de l'Inde , et répandus aujourd'hui dans l’Afrique, les Antilles, l’Amérique méridionale et l’Océanie. L’espèce la plus remarquable est le C. commun (Cocos nucifera ), dont lo tronc grêle atteint do 20 à 25 m.; U est couronné par un magnifique faisceau de feuilles d’un beau vert, courbées un tous sons, au centre desquelles se trouve un bourgeon terminal analogue au chou du palmier : ccs feuilles . larges d’un mètre, longues de 5 à 6, sont formées aune double rangée de folioles,et sortent, lcsunesaprés les autres, du milieu de ccllcsquisontdéjàdéveloppé es. Les Heurs