‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 256 sur 508 · CODE · texte numérisé non relu

CODE

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naissent en panirulcs,de l'aisselle des feuille* inférieures, et sont disposées d'une manière particulière sur un organe appelé spadix, entouré lui-méme , avant la floraison, d’une enveloppe membraneuse ou spathe, qui s'ouvre par le côté. Elles donnent naissance à des fruits verts à trois côtes, de la grosseur de la tête, et offrant, sous un brou filandreux trèsépais, un noyau monosperrne, d’un tissu ligneux extrêmement dur. bien que peu épais, de forme obloogue un peu pointue, et perré d un trou à son extrémité. Ce noyau, dit noix de coco ou simplement coco, renferme une pulpe très-blanche, d'un goût suave, assez semblable à une crème épaisse, et contenant une liqueur rafraîchissante de couleur laiteuse et un peu sucrée. En mûrissant , la pulpe du coco se change d’abord en une amande blanche et succulente, qui rappelle le goût de la noisette, puis elle finit, quand le fruit est vieux, par devenir coriace et filandreuse. — Un mange les noix de coco soit a moitié mûres, quand elles sont à l'état de crème, soit à l'état d’amande : on fait avec ces amandes des émulsions rafraîchissantes, et on en extrait une huile assez bonne. Les coques servent à faire des vases de toutes sortes et ces petits ouvrages ciselés connus sous le nom do cocos. Avec la filasse du brou on fabrique des cordages, et on calfeutre les navires. On fait avec les feuilles des paniers, des nattes et des tapis ; le bois est assez solide pour entrer dans les constructions: la sève, obtenue par incision , fermente rapidement et donne, au bout de quelques heures, une liqueur agréable appelée vin de cocotier: on en extrait aussi par la distillation une eau-de-vie trèsforte, connue dans l’Inde sous ie nom d'aroM de Paria. Le bourgeon terminal est fort tendre et se mange.

COCRETE, nom vulgaire du Hhinanthus.

COCTION [çoetio, de eoquere , cuire). Ce mot, presque synonyme de cuisson, s'applique plus spécialement aux matières qu'on soumet au feu comme objet d’expérience. — Il a été aussi employé par les Physiologistes dans le sens de digestion , parce que les anciens comparaient cette fonction à la cuisson des aliments. Ils se sont encore servis du mot COCtfàn pour désigner le moment de la maladie qui précède le déclin des accidents, parce qu’ils supposaient que toute maladie était due à une humeur viriée, qui d’abord se trouvait dans un état de crudité, et qui devait être changée par l’action de la chaleur en une matière susceptible d’être assimilée à la substance propre du corps, oti du moins en une matière moins nuisible et susceptible d'être évacuée.

CODA, c.-à-d. queue; mot italien qui s'emploie en Musique, surtout dans les finales et les scherzo , pour désigner un certain nombre de mesures qu'on ajoute à un morceau, afin de le terminer plus complètement on d’une manière plus brillante.

CODE (du latin codex, qu'on dérive lui-même de raudex , tronc d’arbre, parce que les anciens écrivaient leurs lois sur des tables de bois), nom donné, en Jurisprudence, à tout recueil de lois, rescrits, constitutions, etc., émanant de l’autorité souveraine.

Les coda les plus célèbres du droit romain sont : 1* les C. Grégorien et Herrnogénien , publiés par les jurisconsultes Gregorius et Hermogeuiaous , et qui contiennent les constitutions dos empereurs depuis Adrien jusqu’à Constantin ; 2° le C. Théodosien , publié en 428, sur l’ordre de l'empereur Théodose 11, et dont l'usage se répandit en France, où il fut en vigueur jusqu'au vi® sièle; 3® le C. Justinien, rédigé sous la direction du célèbre jurisconsulte Trlhonien et publié sous le règne de l’empereur Justinien, nnc première fois en 52!) et une seconde, après révision, en 534. — On a donné le nom de Code des lois antiques à un recueil qui comprend les lois des Wisigoths, un édit de Théodorlc,' roi dei Oâtrogotbs , la fol dès Bourguignons ou Gombette , et les lois des Francs, ou loi sallque et loi ripuaire.

Avant 1780, la législation civile en France n’offrait aucune homogénéité ;dau* certaines provinces, au midi surtout , on suivait le droit écrit ou droit romain ; dans les autres . le droit coutumier, complétés tous deux par \etoraonnanccs royales. — <)n appelait Code Mirhault un recueil d’ordonnances publié sous Louis Xlll,en 1629, par le garde des sceaux Michel de Marillac; Ç. Louis, un recueil contenant onze ordonnances du roi Louis XIV; C. noir, un édit de Louis XIV (mars 1685) concernant la ;>olice des colonies d’Amérique et réglant les conditions de l'esclavage des nèares : ce code, aboli par une loi du

16 pluviôse an IL mais remis en vigueur le 30 floréal an X, a été définitivement rapporté en 1833.

Aujourd’hui , en France, nous avons 8 codes princip. : l°le Code civil, onC. Napoléon, qui règletout ce qui a rapport aux droits civils, à la personne et à la propriété des citoyens (promulgué du 15 mars 1803 au

17 sept. 1804); 2° le C. de commerce, relatif à toutes les transactions commerciales ; 3° le C. de procé durecivile, indiquant les règles qui doivent être suivies dans les instructions devant les tribunaux civils ; 4° le C. (T instruction criminelle, qui règle le mode légal d’instruction dans les délits et les crimes; 5® le C. pénal , qui détermine la nature des délits et des crimes et leur punition ; 6° le C. rural, qui renferme la législation relative à l’agriculture et aux travaux agricoles; 7° le C. forestier, qui régit tout ce qui a rapport à l’administration des forêts ; et 8" le C. de ta pèche fluviale, qui réule tout ce qui a rapport aux fleuves, aux rivières, etc.; ces divers codes sont dus, à l’exception des deux derniers, à Napoléon : ils ont été préparés principalement par les Jurisconsultes Portalis, ironcliet, de Malevilic, Rural de Préameneu, llcnrlon de Panaey, Merlin, Treilhard, Beflior, tic.» discutés par le Conseil d’Elat et le Corps législatif, et promulgués successivement depuis le 5 mars 18<i3 jusqu’en 1810. — On peut y joindre le C. politique, contenant les diverses consl ilutious et chartes qui ont réffi la Frauce, avec les lois organiques qui s'v rattachent; le C. militaire, le C. maritime , le C. de l'enregistrement, etc. — Les éditions les plu* correctes de tous ces codes sont, outre les éditions officielles, les Codes français, par Bourguignon, 1838; les Codes de la législation française, de N. Bacqua; les mêmes, annotés, par J. -A. Rogron, par Teulet, etc.

CODEINE, alcali organique contenu dans l’opium. On l’obtient comme produit accessoire dans la préparation de la morphine : elle reste dans les eaux mères. La codéiuc cristallise dans IVan en octaèdres renfermant du carbone, de l’hydrogène , de l’axote cl de l’oxygène dans les rapports de C**H*,NO*-4-2a^. Elle est fort soluble dans l’alcool , ainsi que dans l’éther; mais elle ne se dissout pas dans les alcalis aqueux, ce qui la distingue de la morphine. Elle a été découverte par Rohiquet en 1832, et plus particulièrement étudiée par le chimiste anglais Anderson (1850) .

CODEX, mot latin qui est synonyme de formulaire, antidoluire, dispensaire, pharmacopée, s’emploie en Pharmacie pour désigner un recueil de recettes ou de formules pour la préparation des médicaments. On appelle Codex parisiensis , ou simplement Codex, le recueil des formules adoptées par la Faculté de Paris. Voy. pharmacopée.

CODICILLE (du latin codicillus, diminutif de codex). On donnait jadis ce nom à tout acte de dernière volonté qui ne contenait que des legs ou autres dispositions, sans institution d'héritier; et l'on appelle encore ainsi, dans le langage ordinaire , tout acte postérieur à un testament et qui a pour but d’y ajouter ou d’y changer quelque chose. La législation actuelle n’admet point le mot codicille ; tout acte de dernière volonté est nommé testament. • — Dans le Droit romain, Il n’est point fait mention des codicillrs avant le règne d’Auguste; ils furent d'abord établis pour des substitutions eu des fidéicom-

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