CONJ
le premier exemple des réunions de ce genre. En Fr.tnre, le premier congrès Ait relui de Caen, fondé en 1834 par M. de Caumout; il fut suivi de ceux de Poitiers, de Douai, de Blois, «le Metz, de Clermont, du Mans, de Besançon, de Lyon, de Strasbourg, d'Angers, de Nîmes, de Reims, de Marseille, etc.
Outre les congrès scientifiques, on a vu naître successivement en Franre le C. archéologique pour lu conservation des monuments (1831), le C. rentrai d'agriculture (1844), le C. des l ignerons et des producteurs de cidre ( 1842), le C. historique européen (1845-, le C. de la Paix (1848), etc.
CONGRUENCE {«lu latin congruus, qui s’accorde), relation de deux nombres inégaux, don lia différence est multiple d’uu nombre entier. Les nombres comparés se nomment congrus, et le nombre entier qui divise exactement leur différence s'appelle le modu/e. Ainsi, 11 et 21 sont congrus par rapport au module 5, parce que la différence 21 moins 11, ou 10, est un multiple de 5 ; ils sont, au contraire, incongrus par rapport à un autre module , par ex. 7. Chacun des uontbres comparés prend le non» de résidu par rapport à l’autre, lorsque ces nombres sont congrus, et de non-résidu dans le cas contraire : par exemple . 1 1 est résidu de 21 par rapport au module 5, et il est uon-résidu par rapport au module 7. Le signe de la congruence so compose de trois traits horizontaux = ; ainsi A Zr B signifie que A est congruent avec B. On doit a M. Gauss l'introduction, fort réccutc,daus la scieure «les nombres de l’idée des congruences.
CONGRUISME («le congruerc, s'a«*corder, coïncider), système sur l'efficacité de la grice Imaginé par Suarez, Yasquez et quulques autres pour rectifier celui de Molina, fut conçu daus le but de faire accorder la liberté de l'homme et la volonté de Dieu; accord qu’ils nommaient congruité.
C0N1CINE, dite aussi conéine ou cicutine, alcali organique auquel la Ciguë (Coniuru rnaculatum) doit ICS propriétés vénéneuses. Il est huileux et renferme du carbone, de riiydrogèue et de l’azote daus les rapports de C’*H,1N. Il a été découvert par Giesek«‘ en 1 82* « ; Geigcr l’obtint en 1831 pour la iremière fois à l'état «fe pureté. M. Ortigosa en lit a première analyse exacte en 1842.
CONIFÈRES (du latin conus, cône, et fero, porter), famille de plantes Dicotylédonées, à (leurs diclinet, dépourvues de péri&ntnes. Les Ileurs môles saint ordinairement en chaton ; les fleurs femelles, solitaires , réunies en globule ou disposées en cône; les tiges sont ligneuses; le fruit, disposé eu côuedaus la plupart des ge tires; les feuilles, eu géuèral persistantes et linéaires. La famille des Conifères est une des plus importantes et des plus utiles de notru hémisphère : elle se compose en grande partie d’arbres verts et résineux, formant d'immenses forêts dans les contrées du Nord de l’Europe et de l’Amérique, ainsi que sur les hautes montagnes ; tels sont: le piu, lesapiu, le cèdre, le genévrier, le cyprès, le thuya, l’if, etc. Quelques espèces, comme le mélèze, le cyprès chauve et le ginkgo perdent les feuilles pond aut la saison froide. — Cette famille se subdivise en 3 tribus : les Taxi nées, les Cupressinées et les Abiétinées. Voy. ces mots.
CONIQUE, qui a rapport au cône, qui est en forme de cône. — lais sections coniques sont des lignes courbes que donnent les sections d’un cône par un plan. Il y en a de quatre espèces : le cercle, l’ellipse, la parabole et l’hyperbole.
CONI ROSTRES (de couus, cône, eirostrum, bec), famille d’oiseaux de l'ordre dis Passereaux , créée par Cuvier pour tous les oiseaux qui uni le bec conique et sans échancrure. Elle renferme les .1/ouc/fçs, les Mésanges .les Moineaux ou Fringillés , les Etourneaux , les Pique-bœuf, les Sittèles , les Corbeaux. les Paradisiers, et les Rotliers.
CONIUM , nom latiu de la Ciguë. Voy. ce niot.
CONIVALVES (de conus, cône, etiWwp, valves), nom sous lequel Cuvier avait désigné les coquilles en cône élargi (Patelles, Cabochons, Fissurellcs ) , rangées aujourd'hui parmi les Scutibranches.
CONJOINT (du latiu conjuuclus, même signification ), nota donné , en Botanique , aux organes de même nature qui sont solides ensemble. On nomme feuilles conjointes, les feuilles opposées ou vertieillées qui sont soudées entre elles par leur partie inferieure, comme dans le chardon et le chèvrefeuille. Il y a , dans le houblon , «les stipules conjointes : «lans lu vigue, des pétales conjoints, et dans lessynanthéreeset l«*s malvacées, des étamines conjointes.
En Arithmétique, on nomme règle conjointe, une opération qui a pour but de déterminer le rapport de deux nombres, dont les rapports avec d'autres nombres sont connus. On veut savoir, par exemple, combien 50 mètres valent d'yards (mesure anglaise), sachant que 13 décimètres valent 4 pieds français, et que 27 yards valent 76 de ces pieds. D'aurès Ja réglé conjointe, ou dispose ces données sur «Jeux séries verticales, en équations successives, en api>elant x l’inconnue, de cette manière :
x yards = 50 mètres.
1,3 métros «a 4 pie«ls.
76 pie«ls sa 27 yards.
Evidemment , le produit des 3 premiers termes est égal au produit des 3 termes de droite. Doue on a î x X 1 ,3 x 76 — 50 x 4 x 27 ou x x 98,8 = 5400; donc en divisant des deux côtés par 98,8 il vient x = 54,66; c.-à-d. «jue 50 m. valent 54,66 yards ou sensiblement 54 2/3 yards. — Les opérations de la règle conjointe, connues dans le commerce sous le nom d’arbitrage ( Voy. ce mot ), sont d’un emploi fréquent toutes les fois qu’on veut convertir les unes dans les autres, des monnaies ou des mesures d'après des rapports donnés.
CONJONCTIF [deconjungere. unir). Pronom conjonctif. Voy. proxom. — Locution conjonctive. Voy. conjonction. — Mode conjonctif. Voy. subjonctif.
CONJONCTION (du latin conjunycre , unir ;. En Grammaire, c’est une partie du discours dont la fonction est d’établir un rapport entre deux jugements énoncés, entre deux propositions. On distingue : C. COpu/atives, qui servent à rassembler deux noms ou deux verbes sous une môme affirmation ou sous une même négation : et, aussi , ni , etc. ; C. alternatives, qui ui.ir«|ueut une alternative ou qui établissant une distiiietiou : ou , soit . soit que ; C. adversatives, qui lient deux propositions en marquant opposition dans la seconde à l’égard de la première : mais, cependant , bien que; C. restrictives, qui restreignent, «le quelque manière que ce soit, une idée ou une proposition : sinon, qwnque, à moins que; C. conditionnelles, qui lient deux propositions par une supposition ou marquent une condition : si, pourvu que, etc. Toutes peuvent être ramenées à deux classes, les C. coputntives ou coordi natives, établissant entre les propositions un simple rapport «le coexistence, et les C. subjonctives , marquant une subordination de l'une à l’autre. — Les conjonctions sout , en outre, simples ou composées : simples, quand clics sont exprimées en un seul mot : et , que, si: composées, quand elles sont formées de plusieurs mots : pourvu que , attendu que, etc.
Eu Astronomie, on appelle conjonction, la rencontre de «leux astres au même point «lu zodiaque, sur la ligue qui joint le centre du soleil à celui d«? la terre. La conjonction <-st dite vraie, lorsque les deux astres ont une même latitude et une même longitude ; apparente, lorsqu’ayant la même longitude ils diffèrent par la latitude. Ou divise aussi les conjonctions en héliocent riques (du grec hétios, soleil, et eentron, centre), ou conjonctions qu’on observerait si l’on était dans le soleil, et en géocentriques { du gr.