‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 280 sur 508 · COUR — 430 — COUR · texte numérisé non relu

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lation était connue des Égyptiens et de* Hébreux; elle a été vaguement indiquée juir Dtodorc «le Sicile , Pline, StrabÔo. Au ix° siècle, l’Arabe Geber la décri vit jwur la première fois d'une manière complète.

COUPELLE (diminutif de coupe), vase poreux servant’ A la coupellation, loi/, ce mot.

COUPE-RAClPiES , Instrument propre à diviser le* racines alimentaires (carottes, navets, pommes de terre, etc.) pour la nourriture des bestiaux. Il en a été construit |dusieurs sur des modèles divers : tous se composent essentiellement d'une trémie, destinée A recevoir les raciucs,et de couteaux, «fui sont mis en mouvement soit par la main, soit par une ma* nivelle ou par un plus puissant moteur. M. Masson, jardinier,' a perfectionné cet instrument, et l'a appliqué depuis 1847 à hacher, à l’aide de la méeamque, les légumes potagers, qu’il a réussi A conserver indéfiniment apres les avoir desséchés.

GOIJPER USE (du latiu cupri ros, rosée ou eau de cuivre ), ancien terme de chimie qui désigne le sulfate do cuivre (.C. bleue), le sulf.ito de fer (C. verte), et le sulfate de xinc (C. blanche) . Y. » ouate.

En Pathologie, on appelle Couperose, Goutte rate , une inflammation chronique des follicules cutanés, que caractérisent des taches rouges, rugueuses, irrégulières , qui surviennent à la peau du visage et qui ont toujours une marche chronique. Celte éruption su montre part iculkremcut dans Tige mûr, chez les individus pléthoriques, sujets A des hémorragie^ choz les femmes parvenues au temps critique, chez les individus adonnés A la bonne chère et aux liqueurs spiri tueuses. On la combat par un régime doux et des boissons rafraîchissantes, laxatives, diurétiques; quelquefois elle exige la saignée.

COUPOLE (du grec cupellon, coupe), voûte sphérique , en forme ae coupe renversée , qui surmonte un édifice circulaire. La coupole différé du dûuie eu ce que celui-ci désigne surtout la partie extérieure, tandis que la coupole indique plutôt l'intérieur. Les coupoles les plus élevées sont celles du Panthéon de Rome , construite avant J.-C., et qui a plus de 45 m., celle de Saint-Pierre de Rome, construite eu 1580 par le Bramante, Michel-Ange et Vignole, et dont la hauteur est de 43 mètres, celle de Sainte- Geneviève , A Paris.

COUPOa, partie retranchée ou coupée d'un tout. Ou appelle ainsi ce qui reste d’une pièce de drap, d 'étoffe ou de toile lorsqu’on a coupé sur cette pièce une certaine quaulité do mètres. — En termes de Finances, on appelle coupon chacune des portions d'un titre au porteur, rente ou action, dont la valeur est divisée entre deux ou plusieurs personnes; ainsi qu’une espèce de bordereau imprimé faisaut partie du titre mètne, et portaut l'indication des intérêts A loucher; on en coupe une partie à chaque échéance.

COUPURE, petite plaie faite avec un corps tranchant, couteau, canif, rasoir ou verre cassé. Ces sortes de lésions guérissent aisément : il suffit de laver la plaie avec de l’sau fraîche et d‘en maintenir les lionls rapproché* A l’aide d'un morceau de taffetas anglais ou de petites bandes de diachylon.

COUR , en latin curia. Ce nom fut donné primitivement chez les Romains au lieu où s'assemblait chaque curie du peuple ; il fut cusuite appliqué A la salle Oïl se réunissait le sénat, et enfin au siège d’une assemblée quelconque. Chez nous , ce mot, outre son sens vulgaire, exprime tantôt le liuu où réside un souverain, tantôt un tribunal supérieur, sans doute parce qu’on rendait la justice au uom du souverain.

Dan* la lr* acception, la cour s'entend de toute la fimille du roi, de ses officiers, de son conseil. Au m<>ven on appelait cours plénières des nssemb.« es solennelle* que les grands princes tenaient le jour de quelque fête notable, ou lorsqu'ils voulaient donner quelque tournoi magnifique. Dans l’origine, ou avait appelé ainsi les assemblées nationales, plus

connues gnns le* noms de Champs de Mai et de Champs de Mars. V. ce mot au Dict. un. d'U. cl de G.

Dan* sa 2e acception, le oom de Cour a été donné à de* juridiction* fort diverses, dont plusieurs u 'existent plus. Voici les principale* :

Cour des Aides. On nommait ainsi, sous l’ancienne monarchie française, une cour souveraine A laquelle ressorti ssale ut les tribunaux d 'élections, tribunaux institué* pour connaître en première instance de toutes le* difficultés relatives aux impôts dits aides ( Voy. ce mot). Elle jugeait en dernier ressort tous les procès civils et criminels qui avaient rapport A cette matière.

Cour d' Amour. On nommait ainsi , en Frauee, au moyen Age, une espèce de tribunal composé de darnes nobles, dont la juridiction, reconnue seulement par la courtoisie et l'opinion, s'étendait sur toutes les questions de galanterie. Les cours d’amour existèrent depuis le xii* siècle jusqu’à la On du xiv«. André le Chapelain , dans un livre intitulé : De arte amatoria et reprobationc amoris , rapporte en entier les règles du code suivi par les cours d’omottr. Ces cours tenaient leurs sessions en Provence : A Signes, Pierrefeu. Romauin et Aviguou.

Cours d" Appel, dites, selon les temps. Cours imfxriales , C. royales , tribunaux qui fonneot le dcuiième degré de juridiction eu France , institué* pour statuer sur les appels des jugemeuts des tribunaux de lft instance et de commerce. Chaque cour d'appel a une ou plusieurs chambres civiles : une chambre de mises en accusation et une chambre d'appels de police correctionnelle , et se compose d’un premier président, d ’autaut de présidents que de chambres, enfin de conseillers. Le ministère public est exercé près de chaque cour par un procureur général, des avocats généraux et des substituts. — Il y a eu France 27 cours d’appel : A Pari*» Agen, Aix, Amiens. Angers, Bastia, Besançon , Bordeaux . Bourges, Caen, Colmar, Dijon, Douai, Grenoble, Limoges, Lyon, Metz, Montpellier, Nancy, Nîmes, Orléans, Pau, Poitiers, Rennes, Riom, ftouen et Toulouse. La cour d’appel de Paris, organisée par le décret du 20 avril 1810, complétée par le décret du 8 mars 1852, compte 4 chambres civiles, outre la chambre d'accusation et la chambre d’appels de police correctionnelle.

Cours d' Assises, juridiction chargée de l'administration de la justice criminelle. Les cours d'assises ne forment pas un tribunal à part ; elles sont temporaires, n existent qu’à partir du jour fixé pour leur ouverture , et cessent d’exister aussitôt qu'elles ont prononcé sur toutes le§ affaires qui leur sont soumises. Leur compéteuce comprend tous les crimes contre la chose publique ou contre les particuliers. Il y a une cour d’assises par département ; elle se tient ordinairement au chef-lieu. Chaque cour d’assises est composée de trois juges : un président, choisi parmi les conseillers de la cour <f appel, et deux assesseurs. Lorsque l’accusé est présent, la cour d’assise* ne peut prononcer sans le concours du jury, qui seul juge le fait. Les magistrats n’ont qu’à appliquer la loi (Code d’instr. criai., art. 251 et suiv.).

Cour de Cassation, tribunal suprême chargé do maintenir l’uniformité de jurisprudence, prononce sur les demandes en cassation contre le* arrêts et jugements en dernier ressort rendus par les cours et les tribnuaux; elle a droit de censure et de discipline sur les cours d’appel et les cours criminelles. La cour de cassation ne connaît pas du fond des affaires; elle juge seulement de la forme. La cour de cassation siège A Paris. Elle se divise en trois chambres, chacune de quinze conseillers et d'un président; elle a en outre un premier président. La lr« chambre, chambre des requêtes , statue sur l'admission ou le rejet des requêtes en cassation ou en prise a partie, et sur les demandes soit eu règlement de juges, soit en renvoi d’un tribunal A un autre pour cause de suspicion légitime, soit eu annulation des actes

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par lesquels les cours et tribunaux ont excédé leurs pouvoirs. La 2e chambre, chambre de cassation civile, prononce definitivement sur les demandes en cassation et en prise à partie . et sur les matières d’expropriation pour cause d utilité publique. La .1* chambre, chambre de cassation criminelle, prononce sur les demandes en cassation en matière criminelle, correctionnelle, de police et de gardes nationales. Il y a près de la cour un procureur général, six avocats généraux, un greffier on chef , et quatre commis-greffiers. Le délai pour se pourvoir en cassation , en matière civile , est de trois mois à dater du jour de la signification du jugement ( de six mois pour ceux qui habitent en Corse ou hors de France, d'un an pour les colon* d’Amérique, de Sénégal, de Guyane); en matière criminelle, correctionnelle ou de police, le condamné u’a que trois jours. La partie civile qui se pourvoit en cassation doit fournir une expédition authentique de l’arrêt dont elle appelle, et consigner une amende de 150 fr., qui se réduit à 75 fr. si l’arrêt a été rendu par contumace ou par défaut. Les condamnés en matière criminelle sont dispensés de l’amende, ainsi que les agents des administrations publiques et les indigent*. — Sous l'ancienne monarchie, le* demandes eu cassation étaient portées devant des juridictions multipliées. Ces diverses juridictions ont été remplacées en 1790 par un trihuual unique, nommé d'abord Tribunal de cassation, qui, depuis 1801, a reçn le titre de Cour de cassation.

Cour des Comptes, juridiction supérieure instituée pour examiner et juger les comptes des recettes et dépenses publiques, qui lui sont présentés chaque année par tous les comptables «les deniers publics. Elle statue en outre sur les pourvois présenté* contre le* règlements de compte arrêtés par les conseils de préfecture , et prononce contre les comptables en retard lé* peines édictées paè la loi. Les arrêts de la conr des comptes peuvent être cassés par le conseil d’Etat pour violation des formes et de la loi. En cas do cassation d’un arrêt, l’affaire est renvoyée devant l’une des chambres qui n'en a pas connu. La cour des comptes se divise en trois chambres. Elle a un premier président , trois présidents de chambre; dix-huit conseillers maîtres, qui jugent les comptes; quatre-vingts conseillers référendaires , chargés de la vérification des comptes, mais sans voix délibérative ; ceux-ci sont divisés en deux classes, savoir : dix-huit de première classe et soixante-deux de deuxième; un procureur général, chargé de remplir auprès de la cour les fonctions du ministère public, et un greffier en chef. Les présidents et conseillers sont nommés i«ir le chef de l’Etat et inamovibles. La cour des comptes prend rang immédiatement après la cour de cassation , et jouit des mêmes prérogatives. — La cour des comptes était, avant la Révolution, connue sous le nom de Chambre des comptes. Kilo fut remplacée en 1791 par rh-s Commissions de comptabilité , et ne fut instituée telle qa'cile éxiste aujourd’hui que par la loi «lu 16 septembre 1807. Son organisation , respectée jusqu'en 1848, eut h subir alors (décret du 2 mai) dos modifications qui furent bientôt reconnues incomp’itiblesavecle bien du service. L’ancien étal de choses a été rétabli par un décret du 15 Janvier 1852.

Cours Martiales. On nommait ainsi des tribunaux militaires institués par décret du 22 septembre 1790, pour prononcer sur les crimes et délits militaires : ces cours étaient composées d'un grand juge, de deux assesseurs , d’un commissaire auditeur et d'un greffier,qui étaient assistés d’un jury d'accusation et d’un jury de jugement. Elles étaient an nombre de 23. Supprimées par la loi du 16 avril 1793, elles ont été remplacées par les Conseils de guerre. Voy. ce mot.

Cour des Pairs, nom que prenait l’ancienne Chambre des Pairs quand elle siégeait comme tribunal : elle

connaissait «les crimes «le haute trahison et des attentats contre la sûreté de l’Etat (art. 28 de la Charte.)

Cour des Poisons , nom donné à la cltambrc royale établieàl’Arsenal par lettres patentes du 7 avril 1679, pour reconnaître et juger les accusés prévenus de poison , maléfices, impiétés, sacrilèges, profanations et fausse monnaie. Cette commission extraordinaire se composait de 8 conseillers «l’Etat, 6 maîtres dés requêtes : elle jugea la fameuse empoisonneuse la Voisin. Cette cour fut supprimée avant 1690.

Cours Prévo taies. V. prévôt et prévôt ales (cours).

Cours Royales. Voy. cocrs d’appel.

C0URA1 ou coüroi, composition de suif, de soufre, «le résiue , qu’on applique très-chaude sur la carène dos bâtiments destinés aux voyages de long cours, pour garantir le bois de la piqûre des von.

COCHANTE , air de danse a trois tempAt à deux reprises, d’un mouvement fort grave, plus vif cependant que le menuet. La danse à laquelle il s’appliquait est passée «le mode en France ainsi que le morceau de musique qui s’y rapportait.

COURANTS électriques, sc dit, en Physique, des mouvements de l’électricité produits par la recomposition des doux fluides contraires à travcrs-les corps. Ou développe surtout les courants électriques au moyen de la pile; on suppose que lorsqu’à l’aide d'un fil métallique on établit la communication entre lesdeux pôles de la pile, le fluide positif parcourt la pile ainsi que le fil conducteur, dans un sens, et le fluide négatif dans un autre. Si l’on ne fait qu approcher l’un do l’autre les fils do métal qui vont puiser l’électricité aux deux pôles, ou voit se pro«luire une succession d’étincelles électriques. Si la communication est non interrompue entre les deux pôles et si le fil conducteur est d'un diamètre un peu fort , il ne se manifeste aucun phénomène apparent ; on dit alors que 1 1 fil est traversé par uncourant. Ces courants neproduisentdes phénomènes sensibles que s’ils sont asscx énergiques pour échauffer le conducteur; mais ils sont toujours décelés par l'action qu’ils exercent sur l'aiguille aimantée ( Voy. électro-magnétisme). — Do mémo que les courants agissent sur la direction de l’aiguille aimantée, les aimants à leur tour peuvent influencer la dircctioif des courants eux -mêmes. Ampère a aussi reconnu que les courants agissent les uns sur les autres, et il a constaté que deux courants parallèles s’attirent quand ils marchent dans le même sens , et qu'ils se repoussent quand ils marchent en sens contraire, etc. — Toutes les causes qui «léveloppcntdel'élcctricitésont aussi capables de produire des courants. Le frottement, la pression, le clivage ne produisent que des courants très-faibles, comparés à ceux <|ue donnent les piles voltaïques. L'action de la chaleur détermine dans les corps bons conducteurs, et particulièrement dans les métaux , des courants énergiques appelés C. thermoélectriques (K. thermo-magnétisme). Enfin , les phénomènes chimiques de combinaison et de décomposition développent toujours des courants électriques (Fov électro-chimie). — Un courant qtii traverso un ni conducteur peut faire naître un courant dans un fil voisin ; ce nouveau courant prend le nom dn C. par induction; il sc manifeste au moment où le courant électrique commence à traverser le fil voisin, et au moment où il cesçc : le courant qui commence fait naître un courant par induction dans lu même sens ; le courant qui finit fait naître un courant par induction en sens contraire. M. Faraday a découvert en 1831 les phénomènes «l’induction.

courants marins, eudroitsde la mer où l’eau a tin mouvement propre, soit dans toute sa profondeur, soit à une certaine profondeur seulement. Quelquesuns de ces courants ont une immense étenduo : tel est celui qui porte les eaux «le l'Océan entre les tropitpies d’Oricnt en Occident, «lans une direction contraire à celle de la rotation du globe , celui qui porte

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les eaux des mers du Nord vers l'équateur, le Gulf slream} qui traverse une partie de l’Atlantique, etc. Un attribue ces courants à l’action des vents, des marées, <lu solcil,â la rotation de la terre, elè. — Un doit a M. Dimerrey une Carte des courants marins. 18 54.

COUR ATARI, Courataria, genre de la famille des Myrtacées', tribu des Lécythidccs, renferme <le grands arbres indigènes à la Guyane et au Brésil. Le C. de ta Guyane , appelé aussi Maou et Balatas blanc, est un arbre de haute mille, à branches étalées, et dont le bois, blanc à la circonférence, rouge au centre , est d'excellente qualité pour les constructions. Son écorce fournit une couleur de cannelle solide. Ses fleurs sont grandes, d’un blauc agréablement lavé de pourpre, disposées en épis. Son fruit est une capsule sèche, coriace, oblouguc, presque op cloche, et légèrement triangulaire.

COURdARIL, Hymenea, genre de i& famille des Légumineuses , section des Papilionacécs, tribu des Césalpiniéet, est formé d’une seule espèce, le C. de Cayenne , ou Caroubier de la Guyane, arbre résineux dont le tronc fournit la résine animé occidentale, employée dans quelques prédations pharmaceutiques. Les gousses du Courbaril renferment une pulpe farineuse d’une odeur aromatique cl de la saveur du pain d'épice. Sou bois, d’un beau rouge et susceptible d’uu poli parfaH,cst très-recherché des ébéuistes; or l’emploie aussi dans la construction.

COURBATON. Un appelle ainsi , dans la Marine , une pièce de bois courbée presque à angle droit, dont l’usage est de joindre les membres des cétés d’un vaisseau à ceux du dedaus.

COURBATURE (du latin curvatura, de eurbare , courber), indisposition caractérisée par une sensation de brisement ou de contusion des membres, et uuc extrême lassitude. Lorsqu’elle vient À la suite de travaux pénibles, le repos absolu et les bains la dissipent promptement. Dans le cas contraire, c'est lesvmpléinede quelque affection plus ou moins grave.

Les Vétérinaires appellent courbatu un cheval qui n’a (tas le mouvement des jambes bien libre , pour avoir éprouvé un excès de fatigue. Quand on vend un cheval, un doit le garantir de pousse, morve et courbature.

CUURBE (du latin curvus), ligne dont les parties successives, infiniment petites, ont des directions différentes. On distingue deux ordres de courbes : elles sont à simple (cercle) ou à double courbure (spirale), suivant quelles se trouveut ou qu'elles ne se trouvent pas tout entières dans un plan. Les 0. à simple courbure, ou courbes planes, se divisent ordinairement en deux classes : les C. ut gé briques ou géomé triyues, et les C. transcendantes ou mécaniques. Les lr*» sont celles pour lesquelles la relation entre l'abscisse et l'ordonnée [ Voy. ces mots ) est représentée par des quantités algébriques ordiuaircs; les 2“ sont celles dont les équations renferment des quantités transcendantes. Le cercle, l'ellipse, l'hyperbole et la parabole portent lo nom de courbes du premier ordre ou de sections coniques. Descartes est le premier qui ait déterminé les courbes par des équations.

Les Vétérinaires appellent courbe une tumeur osseuse, oblonguc, située en bas ou au dedans du jarret des animaux domestiques, et qui gène le mouvement de l'articulation. Cette tumeur est ordinairement produite par un effort , une chute ou un exercice trop grand : elle nécessite presque toujours l’application du feu.

COURBET (de courbe ), instrument de jardinage : c’est une grande serpe avec laquelle on coupc les taillis ou l’on abat les jeunes arbres.

COUREUR (de courir). Les coureurs étaient fort en usage dans l’antiquité et dans les pays où les chevaux étaient rares : ils faisaient l’otlice de courriers [Voy. ce mot). Cher les modernes, les coureurs n’ont plus été employés qu'à des usages serviles : on

appelait ainsi, avant 1789, des domestiques tout chamarrés d’or, de plumes et de rubans et armés de longues cannes, que les seigneurs faisaient tenir derrière leurs carrosses et employaient à porter leurs messages. Les coureurs précédaient quelquefois aussi les voitures pour les annoncer de loin. — Un a cru que les meilleurs coureurs étaieut dératés , c.-à-d. privés de rate; ce qui n'a pu avoir lieu que bien rarement, si cela a jamais eu lieu. Voy. ratk.

En Ornithologie, on nomme Coureurs les oiseaux qui courent, tels que les autruches, les casoars, les secrétaires, les outardes, etc. — M. BlainviUe a donné lo même nom à une famille de l’ordre dvs Rongeurs, correspondant aux Cabiais. V. ce moi.

COURE- VITE, Cursorius , genre d’oiseaux de l'ordre des Echassiers et de la famille des Prcssirostrès , a pour caractères : un bec grêle , conique et arqué; des ailes courtes et des jambes hautes, terminées par 3 doigts courts, uon palmés et sans pouce. Son nom lui vient de l'cxtréme rapidité de sa course, qui lui permet d’éviter facilement le chasseur. Ce genre a pour type le Ç. Isabelle, qui se tient dans les lieux secs, sablonneux et éloignés des eaux. Il appartient à l’Afrique Septentrionale et à l'Europe.

COURGE, Cucurbita, genre type de la famille des Cucurhitacées , renferme des plantes herbacées annuelles, à tiges fistulcuscs, rampantes ou grimpantes; à feuilles couvertes de poils courts et roides; à fleurs jaunes ou blanches, en entonnoir plus ou moins évasé; à fruit très-volumineux et de forme variable telles ne diffèrent des concombres que par leurs semences, qui sont entourées d’uu bourrelet très-sensible quand elles son t entières, et qui sont écbancrées en cœur quand elles sont avortées ou desséchées. Les Courges, originaires des contrées chaudes du globe, sout aujourd’hui répandues partout : ou les cultive en grand dans beaucoup de jiarties de la France, lueurs fruits sout généralement bons à manger: on tire des semences une huile vcrd.Ure d’assex bon goût qui peut servir à l’éclairage. La pulpe peut servir aussi à emrraisser les bestiaux. — Le genre Courge se divise ordinairement en plusieurs sections : 1* les Pepnns. qui comprennent : la C. orangine ou Coloquinelte. dite aussi Fausse Orange, Fausse Col&ruinte, fruit a’agrément ,ay an t la forme et la couleur d’une orange, mais qui ne se mange jias ; la Cougourdette ou Fausse Poire, dont on fait des vases agréables; la C. de barbarie , au fruit allongé en forme de concombre, de couleur verte mêlée de jaune, et qui est bon à manger frit avant sa maturité ; lo Turbanet ou Bonnet turc, en forme de turban , également comestible; le Giraumon ou Citrouille (rdjf, ce mot); le Pâtisson, dit aussi Bonnet d'clecteur ou B . de prêtre et Artichaut de Jérusalem , qui ae conserve en hiver et dont la saveur est délicieuse; 2® le Potiron ( Voy. ce inot) ; 3® la Me/onnée , dont lo fruit, aplati, sphérique ou ovale, quelquefois cylindrique, en forme de massue ou du pilon, de couleur jaune et rouge oraugé , est recherché pour sa saveur délicate : on le cultive dans le midi de la France, l’Italie et les Antilles ; 4® la Pastèque ( Voy. ce mot), dite aussi Melon d'eau; 5® la Calebasse, ou Courge proprement dite, dont les fruits, À coque dure et crustacée , affectent les formes les plus variables, et qui, vidés et desséchés, servent de gourde [Voy. ce mot]. Cette dernière espèce comprend trois variétés : la Cougourde, ou gourde des soldats et des pèlerins; la Gourde, presque pas étranglée ni allongée ; et la Trompette, ou courge longue et en massue.

COURLAN, Ararnus, genre d oiseaux de l’ordre des Echassiers et de la famille des Grues, a uu long l»ec renflé à la pointe, des jambes demi-nues et des doigts entièrement divisés. Il ne renferme qu’une espèce. Je C. courliri , qui. habite la Guyane : il est long de 75 rentim., a le dos brun pourpré, le ventre brun, tacheté du blauc, et le bec jauuc.

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COURLIEU ou conus, Numenius , genre d'oiseaux de l’ordre des Echassiers et de la famille des Lou-

irostres, se uourritde vers et d’insectes, et se lient

ans les marais comme les Ibis, auxquels il ressemble beaucoup. Ce sont des oiseaux voyageurs qui ▼ivent en troupes nombreuses , et ne se séparent qu’au moment de la pariade. Ils ont le bec arqué, assez grêle, rond sur loulu sa longueur ; la tête et lu cou entièrement garnis de plumes. — Le C. d’Europe a la taille d’une poule ; sou plumage est brun, chaque plume étant flammée de blanchâtre; sou croupion est blauc, et sa queue rayée de blauc et de brun. Il niche dans les herbes qui croissent au milieu des dunes. On l’appelle aussi Bécasse de mer.

COURLIKI. Voy. courlan.

COUROI, sorte d’enduit. Vou. coca ai.

COUROL (de Coucou et de kol/e , noms de deux oiseaux), dit aussi Vouroudriou (nom indigène), en latin Leptosomus . genre d’oiseaux de l’ordre des Grimpeurs et de la famille des Coucous, a le bec pointu, gros, robuste, à mandibule supérieur^ crochue et échancrée vers le bout ; les ailes pointues ; la queue grande. Les Courols sont frugivores et nichât dans les forêts. Ce genre ne se compose que de deux espèces : le C. vert et le C. cromb, que Buffon avait confondus sous le nom de Grand Coucou de Madagascar .

COURONNE (du latin corona, et du grec corônr) . Les premières couronnes furent consacrées aux divinités; elles étaient composées des plantes qui faisaient partie de leurs attributs : < - II- de JupiU n t ut de chêne, et quelquefois de laurier ; celle de Junon, de feuillm de coing; celle de Bacchus, de pampre et de raisin, de branches de lierre chargées de fleurs et de Bruits; celle d’Apollon, de roseaux ou de laurier; rellcdc Véuus,de roses et de myrte; celle de Minerve, d’olivier ; celle de Flore, de fleurs diverses ; celle de Cérès, <Téi>is: celle de Pluton, de cyprès: celle de Pan, de pin ; Celle (l’Hercule, de peuplier, etc. Les prétresetles sacrificateurs portaient pendant les sacrifices des couronnes d’or, de branches d’olivier ou de laurier. Les magistrats, dans lesjoursde cérémonies, portaicntdcs courounesd’olivieroude myrte; lesambassadeurs, de verveine ou d’olivier. — Dans les festins, on composait les couronnes de fleurs, d’herbes et de branches de roses, de lierre, d'if, de quintefeuille. Les conviés portaient trois couronnes : l’une qu’ils plaçaient d’abord sur le haut de la tête , l’autre dout ils se ceignaient le front, et la troisième qu’ils $c mettaient nitour du cou. — Les Romains avaient des couronner militaires pour récompenser la valeur : on les appelait, selon la nature de l’exploit à récompenser, voltaires, murales , navales ou rostrales, obsidionales , etc.; et des couronnes civiques, qu’on décernait à celui qui avait sauvé la vie â un citoyen : ces dernières étaient en chêne.

Les empereurs romains portèrent . à l’imitation de Jules César, la couronne triomphale, qui était de laurier. Apres leur apothéose, on leur donnait la eouronne rddiée, ou composée de rayons. A dater de Constantin, la couronne fut remplacée par le diadème. — La couronne impériale de Charlemagne était fermée en haut comme un bonnet, et semblable à cello des empereurs d’Orient. Au moyen âge , les empereurs d’Allemagne recevaient trois couronnes : celle de Germanie, qui était d’argent et qui se prenait â Aix-la-Chapelle ; celle do Lombardie, dite eouronite de fer, qui consistait eu une bande d’or, en forme de diadème antique, et qui était garnie intérieurement d’une bande de fer, provenant, croyait on, d’un clou de la l'assion : on la conservait a Monza; la ronronne impériale, qu’ils recevaient a Rome , et qui était surmontée d’une mitre semtdablc à celle des évêques , mais plus petite , plus large et moins pointue : son ouverture était au front. Napoléon reprit la courouue de fer lorsqu'il se fit

couronner roi d’Italie en 1805, et institua à cette occasion l’ordre de la Couronne de fer.

Les rois de Franco de la 1™ race portèrent quatre sortes de couronnes : la première était un diadème do perles fait en forme de bandeau , avec des bandelettes qui pendaient derrière la tète; la deuxième était la même que celle que portaient les empereurs ; la troisième avait la forme d'un mortier; la quatrième enfin était en forme «le chapeau pyramidal , finissant en une pointe surmontée d’une grosse perle. — Les rois de la 2® race avaient ia tête ceinte d’un double rang de perles ou d’une couronne de laurier. — Ceux de la 3® ne portèrent qu’une seule espèce de couronne, composée d'un cercle d’or enrichi de pierreries et rehaussée de fleurs de lis. C’est depuis François 1®' que la couronne fermée parait avoir été définitivement adoptée. — Les couronnes des autres rois de l’Europe sont analogues à celles des rois de France. Le pape |>orte uue tiare [Voy. ce mofi ornée de trois couronnes.

Les princes souverains, rois ou empereurs, portent seuls la couronne fermée; les autres portent la couronne ouverte. — La noblesse porte sur ses armoiries des couronnes dites de casques ou d'écussons. On distingue : la C. ducale , toute de fleurons à fleurs d'ache ou de persil ; la C. de marquis, qui est de fleurons cl de perles alternativement ; la C. de comte, de pointes surmontées de perles ; la C. de vicomte , de neuf perles entassées de trois en trois; la C. de baron , simple cercle orné d'une torsade en perles.

On a donné le nom de couronnes à beaucoup de monnaies qui portaient pour effigie uue couronne sur une de leurs faces , notamment a celle qui eu t cours en France sous Philippe de Valois : la couronno valait alors 40 sols de l’époque , environ 20 fr. 25 cent. En Angleterre, la couronne (crown) est encore aujourd’hui une monnaie courante. Voy. crown.

Eu Astronomie, ou appelle Couronne australe une constellation de 12 petites étoiles, placée audessous du Sagittaire ; C. boréale, une constellation de 33 étoiles située à l'est du Bouvier, et dout la plus belle a reçu le nom de Margarita Coronœ. Suivant la Fable, cette constellation serait la couronne don- Bée i Ariane par Bacchus et transportée au ciel. — On appelle aussi couronne un anneau lumineux que l’on observe quelquefois autour du soleil et de la lune.

Üaus la Marine, on Appelle eouronne uu fort cercle en fonte, d’une structure ingénieuse, qu’on fixe à la partie inférieure du cabestan et qui sert à faire plus facilement rentrer il ' iuslru-

ment est dû à M. Barlwtiu. capitaine de vaisseau.

En Anatomie, on appelle couronne des dents la partie des «lents qui se trouve hors des gencives, et qui est revêtue d'émail ; C. radiante , l’épanouissement des fibres médullaires des pédoncules cérébraux dans les lobes «les hémisphères du cerveau.

Les Vétérinaires donnent le nom de couronne â la partie du pied du cheval nul correspond à la deuxième phalange des orteils de l'homme ; elle est située entre le paturon et le pied, à l’endroit où le poil joiut et couvre le haut du sabot , et est formée d’un seul os, dit os de fa couronne, ou du second phalangien. — On dit d’un cheval qu’it est couronné quand il a au genou une place circulaire dépouillée de poils; ce qui suppose qu’il s’est blessé en tombant.

En Botanique , on «lonne le nom de couronne : 1° à l’ensemble des fleurettes disposées en rayon* allongés, aplatis, divenrents, qui orn«mt le disque des fleurs radiées ; 2° à l'espèce d’appendice qui surmonte la gorge de la corolle ou du périanlhe; 3° au débris du calice qui demeure adhérent à la graine «les scahicuses, des camomilles, etc., aux fruits du lierre, du poirier, du grenadier, etc. : i® aux feuilles disposées en rosette au sommet d’une tige ou de ses divisions; 5* à une sorte de greffe [Voy. ce mot) ; 6” a une maladie des arbres, dite aussi ronronnement

COUR

COUR

l Voy. ce mol). — Ou nomme vulgairement C. d'A - ) iane une espèce U’Apocyn ; C. de moine , le Pissenlit; C. detei're. le Lierre terrestre; C. des frères , le Chardon Er i i > phore: C . du soleil, le T ourncsol an n uel ; C. impériale, la Friliilaire; C. royale , le MéUlot.

Couronne (papier), sorte de papier qui sert priucipaJeineut aux impressions de bureau, et dout la maniue intérieure est uue couroune. Voy. papier.

COURONNEMENT. On appelle ainsi, en Architecture, tout orucmeiitjtul que corniche, entablement, statue, clc., qui termine en dessus un édifice, uu dôme, un mur, une colonne, la poupe d'un vaisseau, la partie su|»érleure d'uu meuble, d’un vase, etc.; — eu Agriculture , une maladie d'un arbre dont les canaux oblitérés ne |M:nnelteut plus à la séve de monter jusqu'au sommet, et uni par suite se dessèche et meurt ( 1. décurtation). — Pour la cérémonie dans laquelle on couronne un souverain , Vau. sacre.

COURRIER (de courir ), nom donne à celui qui porte des dépêches eu courant soit à pied, soit à cheval ou en Toiture. L’usage des courriers publics est fort ancien. Les rois de Perse employaient à cet usage des coureurs à pied qui faisaient 80 à 100 kiloin. par jour, et sc relayaient de distance en distance. Chez les Grecs, il y avait aussi des courriers à pied, nommés hemérod romoi (qui court tout le jour), qui faisaient jusqu'à 1 IU kilom. eu un jour. Chez les Romains, on nommait les coureurs vialores. — L’iustituliou des courriers eu France date de celle des postes par Louis XI; mais l'établissement des courriers tels qu'ils sont aujourd'hui ne date que de 1630.

On appelle courriers de la malle ceux qui font lo service ordinaire de la poste aux lettres.

Dans l'Eglise , on uommait courrier un offlricr considérable attaché au service d'un prélat séculier. Il faisait exécuter les ordres de l'évêque, et était son lieutenant pour le temporel. — Les courriers ou curseurs aj/ost alloues sont les messagers de la cour de Rome. Leur oflicecslde convoquer les tard tuaux, d 'afficher les décrets du Dapc aux portes de Saint-Jean de Latran , de Saint-Pierre , du palais de l'inquisition et du la chancellerie ajHistolique, et au champ de Flore. Leur habit de cérémonie est violet; quand ib mjuI en missiou. Us portent uue verge noire ; dans les solennités où le pape se trouve, ils oui eu main uue masse d’argent et entourent la litière.

Plusieurs journaux portent le noin de Courrier : tels sout , en Angleterre, the Courier , grand journal Quotidien et ministériel; eu France, le Courrier français , fondé en 1820 , et qui a compté parmi se s rédacteur! keratry, B. (a. us tant, J -P.-P. Pagès (de i’Ariége), lia vous, Aug. Thierry; le Courrier des spectacles , le Courrier des dames , etc.

COURS. On comprend sous la dénomination de Coin s d'eau les rivières navigables ou flottable*, et les petits cours d’eau qui ne sont ni navigables, ni flottables. Les premiers appartiennent à l’Etal , les seconds restent dans le doinaiue de tous. La police des cours d'eau a douné lieu a une législation fort étendue, dont les principes avaient été posés dans l’ordonu. d’août 166‘J sur les eaux et forêts.

En Italie, et aujourd’hui en France, on appelle Cours (Corso) la rue principale d’une ville ou l'avenue plantée d’arbres qui sert pour les courses de chevaux et aussi comme lien de promeuade.

Eu termes de Commerce, on appelle cours de chanye ou cours de place le taux du cours que les bauquiers prenueut pour droit de change, à raison de tant pourcent, pour faire tenir de l’argent d’un lieu daus un autre ; Cours de la rente , le taux auquel la rente est cotée quotidiennement à la Bourse.

Les Architectes appclleut Cours d’assise uu rang continu de pierrot du mime hauteur, dans toute la longueur d’uuu façade, et qui n’est interrompu par aucune ouverture; Cours de plinthe , la continuité d'une plinthe de pierre ou de plâtre dans les murs

de face, pour marquer la continuation des étages.

Ou appelle Voyage de long cours les voyages qui se font par la mer pour le commerce, etdontle terme est fort éloigné, tels que ceux des Indes, des colonies, etc.

COURSE (du latin cur*uz), goure de locomotion qui consiste à se porter eu avant par une suite de sauts plus ou moins rapides. La course diffère de la marche en ce que le moment pendant lequel les deux jambes |>oscnt sur le sol, dans. la marche, est remplacé, dans la course, parmi momentdurant lequel auni ne dos deux jambes ne touche la terre. On distingue, chez l’homme : la C. en fauchant . dans Laquelle on lance en avant les membres inférieurs eu rasant à peine le sol ; la C. en sautillant, qui a lieu par petits sauts sur la pointe des pieds, et dans laquelle les pas ne sont pas plus grauds que dans la marche ordinaire, mais sout plus rapides dans un temps donné; la C. en sautant, qui n'est qu'une succession de bouds et de sauts. La course est un exerrire excellent pour les personnes robustes et qui ont la poitrine forte ; elle est nuisible à ceux qui ont des affections de la poitrine ou du creur.

Chez les anciens, la course à pied était un des exercices auxquels sc livraient les athlètes. On distinguait la coursedu stade, qui consistait à parcourir l'étendue d’un stade; la course du diaule . où l’on parcourait deux fois la longueur du stade : lacourre du dolique. dans laquelle on parcourait douze stades saus s’arrêter. Chez les Modernes, ce genre d'exercice est moins usité : il est cependant encore en honneur dans nos départements ue la Bretagne.— Outre la course à pied, les anciens avaient la course des chars et les courses de chevaux. Les chars avaient la forme d’une coquille montée sur deux roues, avec un timon fort court, auquel on attelait deux , trois ou quatre chevaux de frout. A l'extrémité du stade était une colonne qui servait de borne, et autour de laquelle il fallait faire tourner douze fois le char. Quant aux courses de chevaux , elles se faisaient sans selle et sans étriers, dans des hippodromes longs de quatre stades.

Chez lesModcrues, les Auglais sout les premiers qui aient remis en honneur les courses de chevaux, mais daus le but d'améliorer la race chevaline, plutôt ue de déployer le talent des lutteurs. L'éducation es chevaux de course et celle des jockeys est devenue un art aussi difficile que coûteux. Les courses les plus célèbres de l’Angleterre sont celles de New- Market , Epsoui , Saint-Alban, Ascot, Chester, etc. Depuis 1814, lu goût des courses de chevaux s'est répandu dans toute l'Europe. L’Autriche, la Prusse , le Hanovre, le Mecklombourg, comptent .aujourd’hui de nombreux hippodromes. — Na|ioléoa introduisit et organisa les courses de chevaux en France en 1807. Aujourd'hui, outre celles que le gouvernement prend sous sa protection et où il décerne des pris . il existe des courses particulières aux frais des villes ou par souscription volontaire : les lieux où se font les principales sont Paris, Chantilly, Versailles, 1c Pin (Orne), Nancy, St-Brieuc, Caen, Nantes, Angers, Limoges, Aurillac, Bordeaux, Tarbes.

On appelle Course au clocher ( Steeple -chose ) une course qui cousiste à parcourir eu ligne droite uii vaste espace semé d’obstacles. Voy. stekcle-chrsk.

Les Courses du gouvernement sont régies par un arrêté ministériel en date du 17 février 1853.

Un trouvera d'intéressants détails sur les courses dans le livre intitulé Le Turf ou les Course* de chcvauxen France et en Angleterre, par E.Cliapus, 1853.

Eu Mar i ne, on appelle course la cainpague et la route d’un corsaire : on dit en ce sens : armer en course. COURTAGE. Voy. courtier.

COURT-BOUILLON, m.aniôred'apprêterle poisson, qui consiste à le faire cuire dans de l'eau avec du vin blanc ou quelquefois du vinaigre, avec du beurre, du thym, du laurier, des épices, pour être servi sec , cl

cous

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