‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 281 sur 508 · COUS · texte numérisé non relu

COUS

mangé à l’huile el au vinaigre. On appello Courtbouillon blanc une espece de saumure faite avec de l’eau, du tel ut du Idt: Court-bouillon bleu, ni sauce qui consiste a employer du vin rouge bouillant dans lequel on commence par immergur lus poissons, afin qu ils y prennent une couleur bleuâtre.

COURTIER (de cours, ou du latin eursiture3 courir ça et la), sorte de négociateur qui s'entremet (tour la vente et l’achat des marchandises, moyennant uu droit fixe ou variable qu'on appelle courtage. Le courtier doit connaître toutes les variations de prix ou ce qu’on nomme le cours des marchandises, des effets de commerce , du change , etc. ; il en donne connaissance aux parties intéressées, indique les lieux et les personnes qui ont des fonds À livrer ou À recevoir eu pays étrangers; en un mot, l'office du courtier est de servir d'agent intermédiaire pour les parties contractantes. On distingue quatre sortes de courtiers : l°les C. de marchandises ; 2® les C. d' assurance 1 3® les C. interprètes et conducteurs de navires dans les ports de mer, et 4® les C. de transport par terre et par eau. Autrefois le commerce de courtage était libre; aujourd'hui le nombre des courtiers est limité, et ils sont nommés par lu gouvernement. Ou apjRdle courtiers marrons ceux ue le gouvernement ne reconnaît pas. Le Code de ommurce traite aux art. 78 et suiv. do tout ce qui concerne le courtage et les courtiers.

COURTILIÊKE (du vieux mot courtil, jardin potager, parce que cet insecte habite de préférence les potagers) ,Gryllotalpa, genre d’insectes Orthoptères, de la famille des (Indiens, est appelé vulgairement Taupe-Grillon , à cause de sa double ressemblance avec ces deux animaux. Il a six pattes; celles de devant, larges, aplaties comme celles de la taupe, dentées et tranchantes en dedans, lui servent comme de mains pour fouir la terre et couper les racines ; son corps, gros comme le doigt, assez allongé, et de couleur brune, a une forme bizarre, à cause du développement du thorax qui emboîte la tète comme une carapace ; ses ailes, assez longues, sont repliées en filets et m élytres. La C. commune fait de

très-grands ravages dans les jardins : elle se creuse sous terre différentes galeries qui aboutissent toutes à son terrier. On a cru longtemps que cet insecte était herbivore; mais il se contente de couper, sans les manger, les racines qui lui font obstacle, et ne se nourrit que de proies vivantes. Le mâle se fait entendre de la femelle par un putit bruissement analogue à celui du grillon : celle-ci, aussitôt après l'accouplement, se creuse un nid et y poud près de 200 œufs; les petits éclosent’ au bout d'un mois et subissent diverses transformations avant do passer A l’état dTnsecte parfait. Pour détruire lescourtüières, on fait en terre des trous carrés , remplis de fumier •le vacbe , où elles ne tardeut pas A accourir, et on les y prend par centaines; ou bien on enterre des pots ventrus vernissés à l'intérieur* où elles tombent ■*ans pouvoir en sortir ; ou bien encore on suit les galerie*' de l’animal qui conduisent au trou principal, et l'on y verse un demi-verre d’eau mélangée de quelques gouttes d'huile.

COURTINE (du latin corlina, rideau), partie d’un frout de fortification qui réunit les deux bastions tracés aux extrémités de cette ligne et ferme l'eiitredetix comme un rideau. C’est dans lo milieu de la courtine qu’on place les portes et les ponts dormants qui communiquent du la ville A la campagne.

COUSCOUS ou couscoussoü, sorte de pudding fait do farine grossière de blé ou de millet, et arrosé do bouillon ou rnôlé avec de la viande en hachis, est fort en usage parmi les indigènes de l’Algérie, de la (lambic et d’une grande partie de l'intérieur de l'Afrique.

COUSIN , consobr inus , mot qui s’applique A divers degrés de parenté en ligne collatérale , et qui désigne tous les membres d’une même famille qui

sont issus de frères et de sœurs. Dans la première génération, le? cousins s'appellent cousais germains, dans la fronde, cottfinr issus de germains ; il.m» lu troisième et la quatrième , cousins au troisième et au quatrième degré. Toutefois ccs nombres u 'expriment pas le degré réel de pare u té, puisque les cousins uermain* ne sont parents entre eux qu’au quatrième degré ( V . pasentî.) : pour savoir le vrai degré de parenté existant entre deuxeousius, connaissant leur degré de cousinage, ou double ce nombre et on y ajoulc2. Le marlageentre lescousins et les cousines germaines est autorisé par la loi civile. Autrefois il était également permis par l'Eglise; aujourd'hui il est défendu jusqu'au 4' degré’incïusi veinent, A moins de dispense.

En France , le roi traitait de cousin uou-sculement les princes de sou sang , mais encore les souveruiuétrangers, les cardinaux, les pairs, les ducs, les maréchaux de France, les grands d’Espagne, el quelques seigneurs du royaume. François l*r est le premier qui ait donué ce titre aux grauds dignitaires de la couronne. Henri 11 en décora les maréchaux et les ducs el pairs.

cousin, en latin Culex, culicis, genre d’insectes Diptères, de la famille des Culicides, division desNéraocères, est surtout connu par le mal que fait éprouver sa piqûre, lia pour caractères: deux antennes, poilues chez la femelle , plumeuses et en forme de panache chez le mAle; de longues ailes membraueuses couchées horizontalement; uue trompe ou suçoir corné, garni de deux palpes articulées et veines et de cinq aiguillons très-acérés qui laissent distiller dans la peau qu’ils percent une espèce de venin ; enliu des pattes très-longues supportant uu corps filiforme A peinions d'un centimètre. La femelle pond au bord des eaux dormantes ou sur quelque corps (luttant; ses œufs éclosent au bout de deux jours, et il en sort une larve qui change de peau plusieurs fois; à la dernière mue, l’insecte revêt une forme toute nouvelle, devient une nymphe, qui bientôt se métamorphose en insecte (lartait. Les cousins fournissent jusqu’à sept générations dans la même année, et chaque femelle 1 •< • i « • I jusqu’à 300 œufs à la fois. Bràreusi ment les hirondelles et les poissons en détruisent un Lrè>grand nombre. La piqûre du cousin est suivie de tuméfactions inflammatoires qui causent de trèsvives démangeaisons. Ou calme la douleur avec des lotions d'eau vinaigrée ou salée, d'eau de guimauve, ou bien d'un mélange d'huile d’amandes douces et d'ammoniaque liquide : il faut surtout éviter de se gratter. C'est dans les pays chauds et humides que les cousins sont le plus nombreux, et c'est surtout pendant la nuit quais sont le plus incommodes : ec qui force à entourer les lits avec des cousinièt'es.

En France, ou ue counalt que deux espèces de Gousins, le C. commun et le C. aune lé, ainsi nommé parce que son corps el scs pattes sont rouverts d’anueaux blancs. — Dans plusieurs pays on donne aux Cousins le nom de Moustiques et de Maringouins.

COUSOIR , nom de plusieurs instruments qui servent A coudre. Le rousoir du relieur est uue machine dressée sur une table , au devant de laquelle est une mortaise pour y passer les ficelles auxquelles on doit coudre les livres. Le cousoir du gantier, inventéen Angleterre, ressemble à un étau en farml la partie supérieure de choque mâchoire, qui est eu laiton, est garnie d'une espèce «le peigne de même métal; les dents de ce peiguc ont au plus 2 millim. de long, et conservent entre elles une égalité parfaite, ce qui permet d’exécuter avec célérité et régularité les coutures délicat es dores sortes d’ouvrages.

COUSSINET (diminutif de coussin). LcsChinirui.-ns font un grand mage de te— Inntt» petits sacs remplis d'étoupe ou de balles d'avoine, pour le pansement des fractures. — Les Vétérinaires appellent coussinet oculaire l'ainas de tissu cellulairu graisseux qui entoure la face postérieure de l’œil du chuvol,

COLT

COliV

cl se trouve couténu dans la gaine fibreuse de cet organe ; et coussinet plantaire, la partie du dessous du pied qui compose la fourchette molle ou de chair. — Dana les machines, on appelle coussinets les demicylindres, en métal, en bois ou en pierre plus ou moins dure, entre lesquels sont maintenus et tournent les tourillons d'nu axe de mécanique. — En Architecture, on nomme coussinet le premier voussoir d’une voûte, dont le lit de dessous, placé sur l'imposte, est de niveau, mais dont le Ut de dessus est en peute pour mieux recevoir le voussoir suivant.

COUTEAU (du latin cultelius). Outre les Couteaux de poche, de table, de cuisine, etc., que tout le monde connaît ( V. coutelier) , un emploie dans certaines professions des couteaux qui reçoivent des dénominations particulières : lesCbirurgiensscscrventdu C . courbe et du C. droit pour les amputations , du C. lenticulaire pour l’opération du trépan, du C. à crochet pour les accouchements laborieux, etc. — Le Chapelier a deux sortes de couteaux : le grand , qui ressemble au tranche tdn cordonnier, elsert à arracher les jarres qu’il rejette; le petit, qui ressemble à une serpette , dout le tranchant est sur la partie convexe, et sert à raser les peaux pour en conserver les poils qu'il destine à la fabrication des chapeaux. — Le .Doreur et l'Argenteur se servent du C. à hacher pour taillader les pièces, afin que l’argent et l’ory prennent plus aisément; ce couteau est à lame courte et un peu large. — On nomme C. à pied , un outil plat et tranchant , eu forme de segment de cercle et garni d’un manche , dont se servent les ouvriers qui travaillent le cuir ou les peaux; C. à rogner, un outil à l’usage des relieurs, composé d’un talon en fer et d’une lame d’acier soudée au talon, qui a un trou carré taillé en chanfrein pour recevoir la tête du boulon à vis qui doit le fixer sur le châssis qui le supporte; la lame est â deux tranchants, pointue et en langue de serpent.

On nomme aussi Couteau l'arête du prisme triangulaire sur laquelle repose le fiéau d’une balance.

Couteau de Saint-Jacques , nom vulgaire d’un coquillage long et plat comme un couteau , qui est une espère de Solco, le Solen cultelius.

COUTELIER, artisan qui fabrique et vend des couteaux et toutes sortes d’instruments tranchants et délicats, tels que rasoirs, canifs, ciseaux, et tons les instruments do chirurgie. Le coutelier doit être à la fois forgeron , serrurier et mécanicien ; il doit savoir tremper l’acier, brascr et manipuler les méi.hix précieux, travailler toutes les matières dont il urne les manches de ses instruments. Pour les grosses pièces ou les couteaux communs, le coutelier emploie «les étoffes qu'il fabrique lui-même , ou qu’il achète toutes fabriquées dans les usines où l'on prépare l’acier. Pour toutes les pièces délicates, il emploie l’acier. Pour polir ses ouvrages, il se sert de différentes substances qui doivent être en poudre impalpable, et qu'il appelle potées. Pour faire les manches de ses instruments , le coutelier emploie la corne de boeuf, de mouton, de bélier, de bouc, d’élan et de cerf; l'ébène, le bois rose, le palissandre, le noyer, le buis, l'olivier, le cerisier, la baleine , l'écaille, l’os, la nacre, cto. En France, on estime surtout les coutelleries de Lan grès, de Chàtcllerault, de Saipt- Etienne, de Paris, de Nocent, de Thiers, etc. Lacoutellerieanclaiscdc Birmingham passe pour être la meilleure. On cite également la coutellerie de Liège, de Namur, et celle de Bruxelles. M. Landrin a donné le Manuel du coutelier.

COUTIL (du latin culcita, matelas) , grosse toile croisée, fort serrée et lissée, quelquefois toute en fil, mais plus communément aujourd’hui en fil et coton. On l’emploie ordinairement pour la confection «les lits déplumes, «les Ira vision, des oreillers, destonies, des iruètres, etc. Ou fait aussi des coutils de fil d’un tissu U es -fi ti pour pantalons d'élé. Autrefois, les plus beaux

coutils se fabriquaient à Bruxelles; aujourd'hui, râce aux efforts des Buxot- Dubourg, des Gaultier, es Visser, des Thirouin, les manufactures de France rivalisent et surpassent même les produits étrangers. Lille, Roubaix, Mulhouse, Troyes, Rouen, Coutances, Vcrneuil, Coudé -sur- Noireau, N'érac , Agen, etc., sont les villes où U se fabrique le plus de coutils.

COl'TRE (du latin culter, même signification), une des principales pièces de la charrue, consiste en une lame d’acier trempé, placée verticalement et qui détache à gauche la portion de terre que la charrue doit renverser. Dan? la charme dite de Brie, le coutre ne change jamais de position; dans les charrues touroe-oreilles , dites de France, le coutre change de direction en même temps que l’oreitle et se place tantôt à droite , tantôt à gauche. Voy. charrue.

COUTUME , droit coutumier. On appelle ainsi, en Jurisprudence, le droit particulier d’un pays, droit foudé d’abord sur l’usage, qui lui a donné force de loi, et rédigé ensuite par écrit. On nomme Pays coutumier, ou Pays de coutume, le pays qui se régit par une coutume, à la différence du Pays de droit i'cri'f 4 qai »e r«^git par le droit romain. L origine des coutumes ne date guère que de l'affranchissement des communes : la plupart ne furent que les chartes accordées par les seigneurs. — On donne aux coutumes qui régissaient à la fois plusieurs lieux le nom de coutumes générales, et ii celles qui régissaient un seul lieu celui de coutumes locales. — En France, la Guieune , la Gascogne, le Roussillon, le comté de Folx, le Languedoc, le Quercy, la Provence, le Dauphiué, le Lyonnais, le èorex", le Beaujolais, la Franchc-Conilé et uue partie de l'Auvergne, étaient des pays de droit écrit ; toutes les antres provinces, Normandie, Bretagne, etr. , étaient régies par des coutumes. On distinguait 50 coutumes générales et 225 coutumes locales. Le nombre d«;s coutumes de toute la France , y compris celles des villes, s’élevait a 490. Cette diversité’ de législation, qui donnait lieu aux difficultés les plus graves, a disparu en 1789; toutes les coutumes ont été remplacées par nos codes.

Le nom de Coutumier se donne encore aux recueils qui contiennent la coutume d'une ville, d'un pays, d’une province, etc. Le Coutumier général de Bonrdotde Richebourg (Paris, 1724, 4 ▼. in-f.) renferme presque toutes les coutumes de France.

COUTURE. L'art de la couture comprend la couture du linge et la couture des robes. Bans l’une comme dan» l’antre partie , on distingue plusieurs sorti* de points : p. de devant, p. d'ourlet ou de côte, dit aussi couture â l'anglaise, point arrière , p. de surget, p. de boutonnière (Foy. poixt) . Outre la couture proprement dite, la eowtfriifre doit savoir tailler le linge, les chemises, les camisoles, les rot ►es, etc. Les couturières en robes <lc France, surtout celles «le Paris, ont la réputation d’être les plus habiles et d'avoir k* plus de goût ; aussi leur adresset-on des commandes de tous les points du globe.

COUTURIER. Jusqu’au xvi« siècle, les tailleurs s'appelaient couturiers. — Eu Anatomie, on appelle muscle couturier, ou il io-pré tibial, un muscle situé à la partie antérieure de la cuisse, qui s’étend obliquement de l’épine iliaque antérieure et supérieure à la partie supérieure et interne du tibia. Ce muscle sert a plier la jambe, en la dirigeant eu dedans. Il fléchit la cuisse sur le bassin, et réciproquement. Ce sont les deux muscles couturiers qui, en se contractant lorsqu'on est assis, font croiser les jambe? , et leur donnent la position que prennent ordinairement les tailleurs : d où le nom qu’on leur a donné.

COUTURIERE, ouvrière en couture [}roy. couture).— Nom vulg. d'une espèce du genre Fauvette, U Fui via sutoria , et de plusieurs insectes, notamment d’un A ttelabe qui attaque la vigne.— V courtji.it.re.

COUVAIN («le couver), n«jm donné soit aux jeunes larves que nourrissent les abeilles, soit a celles qui

COVA — 437 — CH A B

«oui à réUt de nymphe* : c’est dans la partie basse des rayons que te trouve le couvain. On étend ce nom au ravon de rire qui contient les œufs et les larves.

COUVÉE. On nomme ainsi tous les œufs qu'une poule ou tout autre oiseau couve en même temps, et les petits qui en proviennent. On appelle couvaison l'époque A laquelle la volaille rouve , et couvoir ou couveuse, un appareil pour l'incubation artificielle.

COUVENT (de conventus, réunion). K. monastère.

COUVERT. Ce mot, qui au propre embrasse mut ce dont on couvre la table , nappe . serviette* , assiettes, couteaux, cuillers, etc., désigne plus particulièrement, dans l’usage, la cuiller et la fourchette. Le plus ordinairement les couverts se font en argent; on en fabrique aussi en vermeil, en plaqué , en étain, en fer battu, même en corne et en buis. On a en outre inventé depuis quelques années pour cet usage, divers alliages métalliques qui simulent l'argent, tels que le maillechort, Yalfénide, etc.

COUVERTE (de couvrir), enduit ou vernis formé de substances facilement vitrescibles, telles que lu sable siliceux , les oxydes de plomb , d’étain , de cuivre, etc., dont on se sert pour recouvrir les poteries, afin de les rendre imperméables, et d'empêcher les corps gras et chauds de les pénétrer. Voy. vernis.

COUVERTURE (de couvrir). Dans la Construction, on nomme ainsi un assemblage d’ardoises ou de tuiles, de feuilles de plomb, de cuivre, de tôle ou de zinc, qui recouvre la charpente d’un toit. Depuis quelques années, on essaye de faire des couvertures en plaques de fonte de même forme a peu près que les tuiles: on fait aussi des couvertures en dalles et en bitume. Les couvertures en bardeaux, en chaume, en jonc et en roseau, sont encore en usage A la campagne , mais elles sont fort sujettes à l’incendie.

Les couvertures de lit sont en laine ou en coton. Les couvertures de laine sont ourdies et tissées comme le drap . ordinairement blanches , et terminées , vers les deux bouts, par de grandes raies de couleur, soit bleues, soit rouges, et enfin par quelques centim. de blanc. Elles se terminent, du côté des barres, par les bouts de la chaîne , qui sont entrelacés et forment des espèces de franges. Les meilleures ont été pendant longtemps fabriquées A Montpellier. Les couvertures de coton se fabriquent de la même manière que celles de laine : le tissu en est croisé ; on tire le poil À la corde, mais on ne le foule pas. — A Lisieux , on fabrique des couvertures en poil de tacha , dites thibaudes , qui servent pour l’emballage et pour doubler les tapi*.

À la Bourse, on appelle couverture la garantie que le vendeur donne d’une partie de rentes ou d’autres effets vendus, A livrer A une époque convenue. Elle est destinée à couvrir la différence qui peut résulter, à l'époque où la livraison doit avoir lieu, entre le prix stipulé dans le marché et le cours actuel de l’objet à livrer : la couverture , qui n’est qu’uu ruxntissement .sert à solder cette différence.

COUVRE-FEU, signal de retraite et de repos qu’on donnait autrefois, sur les huit heures du soir, par le son d’une cloche ou d’un beffroi. Après le couvrefeu , il n’était plus permis de sortir des maisons ni de tenir du feu allumé. Cet usage, très-ancien en France, fut introduit en Angleterre par Guillaume le Conquérant. — Aujourd'hui , dans les villes de goerre, ou appelle encore couvre-feu le signal de la retraite et de la fermeture des portes.

COUVREUR (de couvrir), ouvrier dont le métier est de couvrir lus bâtiments avec des tuiles ou des ardoises. Ses outils sont : Y enclume, sur laquelle se taille l'ardoise; le marteau, pour la tailler et la clouer; Veisette, petite hache qui sert à dresser les chevrons , à couper et à clouer les lattes; le marte- Ici, pour tailler la tuile; le tire-clou, etc.

COVADO, mesure de longueur employée en Portugal pour les étoffes, équivaut à 0»,65.

COW-POX fde l’anglais cow , vache, et pox , variole; variole de la vache), nom donné par le* Anglais à une éruption qui se développe sur le pis des vaches, et qui coutienl le virus dit vaccin. V. vaccin.

COXAL (os), decoxn, hanche. Voy. iliaque (os).

COXALGIE (du grec corn, hanche, et alyos, douleur), luxatiou spontanée de la hanche. V. luxation.

COYAUX, petits bout* de bois qu'on place sur lu bord do la couverture d'un toit pour former l’avance de l’égout, et oui portent d’un côté sur le bas des chevron*, et de Fautrc sur la saillie de l'entablement .

CO YER, pièce de bois qu’on place horizontalement sous l’arêtier d’un comble, fait fonction d’eutrait.

COYPOU, espèce de Rat d’eau. Voy. myopotane.

CRABE (du grec carabos. espère de poulpe ), en latin Cancer, genre de Crustacés de l’ordre de* Décapodes, famille des Brachyures, a le corps couvert d’une cuirasse calcaire articulée, plus large que longue. et dont le bord antérieur présente tantôt dis dents en scie, tantôt de larges crénelures; les yeux rapprochés et portés chacun sur un pédoncule ; 1rs pattes antérieures sont très-fortes, et terminées par des pinces, quelquefois très-grosses; la queue est cachée et comme appliquée sous le ventre. Ces animaux habitent le bord de la mer: ils ont un aspect désagréable et des mouvements nizarres : ils marchent ordinairement de côté. Les Crabes, très-communs sur les côtes de l’Océan, sont caruussiers et se nourrissent d’animaux marin*, morts ou vivants. Ils sont craintifs, et se retireut dans les fentes des roches ou s'enfouissent dans le sable de la mer. Le genre Crabe renfermait autrefois beaucoup d’espèces; mais il a été très-restreint. Le C. très-entier j C. integerrimus ) est aujourd'hui le type du genre. Le C. commun [C. marnas) et le Tourteau ou Poupart (Platycarcinus pagurus ), qui naguère en faisaient partie, sont aujourd’hui rapportés, le premier au genre Carcin, le second au genre lM.it vcarcin. Le Crabe appelant a reçu le nom de Gélatine (Voy. ces mots). — On désigne vulgairement certaines espèces de Crabes sous le nom de Cancres, telles que le Cancre chevalier (Ocypoda hippeut), le C. migrane ( Calappa granulata ), le C. peint de ri vière ( Gecarcinus ruricola) , etc. — La chair de* crabes se mange comme celle des homards; elle n'est pas de facile digestion. La marche lente et l’aspcci repoussant de ces animaux a fait du nom du cancre, qui est synonyme de crabe, un terme de mépris.

On connaît aussi sous le nom de Crabes de petit* crustacés qui se rencontrent en certains temps de l’année, de juin à septembre, dans les moules, et nui rendent malades les personne* qui en mangent. Ce* crustacés appartiennent au genre des Pinnothères.

On nomme Ibis de Crabe . ou de Girofle , une espère daCannellequicst l'ècorce du Myrtuscaryophyllata.

CR A B 1 ER , Didelph is eanrrivora, espèce «le Mammifère du genre Sarigue ou Didelphc, appelé aussi le Puant de Cayenne. Le Crabier est de la taille d’uu chat; son pciage est d'un jaunâtre terne, mêlé de brunâtre et traversé de soies brunes. 11 vit sur les rivages limoneux, et se nourrit de petits animanx, principalement de crabes. Ou le trouve A la Guyane.

ciubier or. ma mon , Ardea comata , espèce d’oiseau du genre Héron, qui se trouve principalement dan* le Midi. Le Crabier a le dos brun-rounàtre et les aile» blanches ainsi que le ventre.

CRABRON (de crabro. nom du frelon chez les Latins), genre d'insertes Hyménoptères, famille des Fouisseurs, type d’une tribu dite des Crabronites : tête forte, antennes eu massue, labre peu apparent, abdomen étroit A sa base. Ces insectes creusent des trous soit dan* le sable , soit dans le bois. Ils sont vifs et fort agiles, surtout pendant la chaleur. Il« ressemblent aux guè|>es par leur couleur mêlée d. jaune et de noir, et vivent du suc des fleurs. On trouve en Europe le Cr. à givsse tête ( Cr . ceptm-

CRAM

CRAP

lûtes), (pii nourrit , dit-on t scs larves de pucerons.

CRACHAT (de cracher), matière évacuée par la bouche après les efforts de l'expectoration. Les crachats sont le produit d'une secrétion surabondante qui a son siège dans les cryptes muqueux des bronchos, de la trachée, du larynx, (lu pharynx , et de l'isthme du gosier. Cette sécrétion u’est pas incompatible avec l'état de santé; mais, dans l’ordre naturel, la mucosité qui forme ordinairement les crachais ne doit être produite que dans la proportion nécessaire pour lubrifier le pharynx et les voies aériennes. t0U. EXPECTORATION et SALIVE.

Crachat de coucou ou de grenouille, petites masses écume uses qu’on voit au printemps sur les feuilles des végétaux. Sont produites par les larves desCercopes.

Crachat , insigne honorifique. Voy. plaque.

CRACHEMENT i*e sang. 11 peut provenir, soit des fosses nasales et de la gorge, soit des bronches et des poumons; dans le l*r cas, il n’a aucune gravité ; dans le 2', le sang est plus aboudantet le mal plus grave : il prend alors le nom < Y hémoptysie . V. ce mot.

CRAIE (en latin acta, nom do l'Ile de Crète, où la craie se trouve en abondance), espèce de calcaire tendre. Voy. calcaire et chaux carbonatee.

Un appelle Craie de Briançon une espace de laïc blanc et nacré dont les tailleurs font usage pour tracer leurs coupes sur le drap, sans le tacher.

Les anciens chimistes employaient souvent le mot craie pour désigner un carbonate : ainsi Us appelaient craie de plomb le carbonate de plomb.

CRAMBE, Crambus, genre d’insectes Lépidoptères, famille des Nocturnes, dont les palpes forment une sorte du bec plus ou moins allongé comme dans les Pyralites. Ils ont les ailes longues et étroites, de sorte <|ue l’insecte parait avoir une forme allongée approchant de celle d’un cylindre; les insectes qui composent celte tribu se trouvent assci abondamment dans les pâturages. Ce genre est le type d’une tri lui qui prend de la le nom de Crambite.

CRAMBE (du grec crambè, môme signification ), dit aussi Chou marin , genre de plantes herbacées ou semi-ligneuse», de la famille des Crucifères, tribu des Raphanées, a U tige droite et rameuse, les feuilles lus ou moins découpées, les fleurs blanches, nomreuses, disposées en paniculo terminale; la gousse est globuleuse, coriace, à une seule loge; la graine sphérique, noirâtre. Le Cr. maritime croit sur les bords sablonneux de la Méditerranée. On le cultive comme plante potagère, et l’on fait blanchir les rejetons à la manière des cardons et du céleri. On raccommode de la même manière que le chou-fleur.

CRAMOISI (de l’italien cremesino, dérivé luimême de kermès, espèce decoehenillel, nom d’un beau rouge violet , soigneusement distingué par les teinturiers, et qui est considéré comme nuance principale. On donne cette belle couleur avec divers bois, avec la eocheulRe, etc., suivant le genre de teinture.

CRAMPE, contraction involontaire, spasmodique et douloureuse de certains muscles, particulièrement de ceux de la cuisse, de la jambe, de la main et du cou. Les crampes de la jambe surviennent surtout la nuit ; on y est aussi fort exposé en nageant. Elles cessent presque instantanément dès qu’on appuie fortement le pied sur le sol. Quand la crampe se prolonge, on peut la faire cesser par des frictions faites à rebrousso-poil avec une brosse. La crampe résulte ordinairement d’une fausse position ou de la compression directe d’un muscle ou d'un nerf; mais souvent aussi elle tient à une surexcitation du cerveau et des nerft, ou bien à certaines maladies, comme la colique de plomb et le choléra-morhus. — On appelle crampe a estomac une douleur vive qui a son siège dans les parois de ce viscère, et qui parait due à la contraction spasmodique de sa tunique musculaire; — Cr. de poitrine, une constrirtion douloureuse du thorax, que l’on appelle aussi angine de poitrine.

CRAMPON. Les serruriers appellent ainsi un morceau de fer plat coudé à double équerre, qui sert à recevoir le verrou d’une targette, ainsi qu’a lier les pierres ensemble. — En Botanique , on donne ce nom à tout appendice de la tige qui sert â l’accrocher aux corps voisins, sans être roulé en spirale comme la vrille. La tige du lierre est pourvue do crampons.

CRAN. En Mécanique, c’est une entaille qui se fait dans un corps pour y faire entrer un autre corps et l’arrêter. — En termes d'imprimerie, c’est un petit vide demi-circulaire, pratiqué au pied de la lettre par le foudeur pour indiquer au compositeur io sens dans lequel il doit la placer.

cran ou cranson, nom vulgaire du Cochlearia annoraria. Voy. armoracia.

CRANCELIn, nom donné, en termes de Blason, à une portion de couronne à fleurons, posée en bande à travers un écu , du chef à la pointe.

CRANE (en grec cranion ), boite osseuse du cerveau : c’est un assemblage d’os aplatis, articulés eulre eux au moyen de sutures. Ces os sont : en avant, le frontal ou coronal; en arrière, Voccipital; sur les côtés et en haut, les deux pariétaux; sur les côtés et en bas, les deux temporaux; inférieurement et au centre , le sphénoïde , au devant duquel est Véthmoide. La partie inférieure du cràbe s'articule avec les os de la face et de la colonne vertébrale. Sa région antérieure so nomme sinci/nd; la postérieure, occiput ; la supérieure, voûte , ver tex; les latérales sont dites les tempes, l’inférieure est la base du crâne. Le crâne étant l’enveloppe du cerveau, la conformation du cerveau influo nécessairement sur sa forme extérieure. L’étude des protubérances du crâne et des dispositions quo trahissent ces protubérances fait le fondement d’une science nouvelle créée par lo célèbre Dr Gall, sous les noms de Craniologie , de Cranioscopie, et qu’on nomme do préférence aujourd'hui Phrénologie.

CRANEQL’IN (de l’allemand kranich, grue, machine), instrument de fer en forme de piod de biche, composé d’une crémaillère s’engrenant avec une roue doutée , mise en mouvement à l'aide d'une manivelle : il servait à attirer la corde et â bander l'arc des arbalètes. Les arbalétriers du moyen âge portaient cct instrument à leur ceinture, d'où le nom de Craneguiniers qu’on leur donnait.

CRANGON , dit aussi Ctevelte de mer, genre de Crustacés décapodes, famille des Macroures, à test trèsdéprimé, incolore ou tirant sur le vert, marqué souvent d’uue infinité de points ou de lignes noires. Ce genre a pour type le Cr. vulgaire de la Méditerranée. On le sert sur nos tables; mais sa chair n’est pas aussi délicate que celle des crevettes, avec lesquelles on le confond quelquefois.

CRANIOLOGIE (du grec cranion, crâne, et logos, discours), nom donné â l’étude des saillies ou bosses que présente lo crâne, et des ludices qu’on peut en tirer relativement aux penchants des individus. — Ce nom , créé pour le système du Dr Gall , a été remplacé depuis par celui de Phrénolitgic. Voy. ce mot.

CRANIOSCOPIE (du grec cranion, crâne, et scopcin, examiner). Ce mot a le même sens que ceux de Craniotomie et de Phrénologie. Voy. phrEnoi.ocie.

CHANSON, nom vulg. du Cochlearia armoracia.

CRAPAUD (qu’on dérive du latin crepare, craquer et crever, soit à cause du cri que le crapaud fait entendre, soit parce qu’ou prétend qu’ils’enfle jusqu'à crever). Bufo, genre de reptiles amphibies, de l’ordre des Batraciens et de la famille des Anoures, qu’on a souvent confondu avec la Grenouille, a pour caractères distinctifs : une forme trapue et ramassée, un corps globuleux et couvert de verrues, d’où suinte une humeur visqueuse, la bufonine ; deux grosses glandes placées sous le cou; des membres postérieurs de la longueur du corps seulement; des doigta courts, plats et inégaux; point de dents : ce dernier

Page 1