‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 290 sur 508 · CUBE · texte numérisé non relu

CUBE

CRYP

L'épiderme durci qui forme leur squelette extérieur se renouvelle à certaines époques pourtant tout le tempe de leur croissance. Ils ont des yeux multiples, formés d'un grand nombre de petites facettes hexagonale* ou carrées. Leur bourbe est armée de plusieurs mâchoires, souvent au nombre de six paires. Lef crustacés sont très-carnassiers. Us habitent tontes les mers, les creux des rochers, les eaux douces, les arbres, ou sont parasites. Leur ehairest peu nutritive et diûicile à digérer. Les Crustacés sont ovipares ou ovovivipares. — On divise les Crustacés en deux sous-classes : les Malacostracés et les Entomostracés : la première comprend cinq ordres : Décapodes , Stomapodes , Amphipodes , Lœmodipodes et ltovodes\ la deuxième comprend les Hranchiopodcs et les Pæcilopodes. C'est a cette classe d'animaux qu'appartiennent les Écrevisses, les Homards, les Crabes , les Crevettes, les Cloportes , etc.

Les Crustacés fossiles se nomment Crustacites.

On doit à MM. Buse et Desmarets et à M. Milne- Edwanls des ouvrages classiques sur les Crustacés.

CRUSTODERMES, nom donné par M. de Blaiuville aux poissons Branchiostéges, à cause de l'enveloppe dure oui les recouvre.

CRIZADE (du portugais cru:, croix}, monnaie du Portugal. L'ancienne ci'usade d’or do 480 reis valait 3 fr. 30 cent.; la cruzade neuve d'urgent, de 480 reis aussi , vaut 2 fr. 90 cent.

CRYPTE (du grec hryp tos, caché), nom donné, dans les premiers siècles du christianisme, aux lieux cachés et souterrains où se retiraient les chrétiens jour célébrer leurs mystères {V. catacombes). — Ou donne aussi ce nom aux chapelles et aux églises souterraines placées dans quelques-unes de nos églises.

En Géologie, on nomme cryptes des galeries souterraines plus ou moius étendues, qui paraissent, pour la plupart, avoir été creusées i>ar des hommes.

En Anatomie, on nomme cryptes ou follicules des petits corps arrondis ou lenticulaires, creux, situés dans l’épaisseur de la peau ou des membranes muqueuses, et versant habituellement à leur surface des liquides de diverse nature qu’ils sécrètent, et qui s'échappent de leur cavité par une ouverture étroite. Ces liquides entretiennent la souplesse, l'humidité de la peau, et la préservent de l’action irritante des corps avec lesquels elle doit se trouver en contact.

CRYPTES, genre d'insoetes Hyménoptères de la famille des Pupi tores, tribu des lcbneutnonides. Ces insectes, très-petits, vivent, pour la plupart, À l'état de larve dans les œufi des autres insectes, ou dans le < orp* des pucerons. Les larves du Cr. globuleux forment une agglomération de coques attachées aux graminées, qui atteignent jusqu’à 3 centimètres.

CR Y'PTOBR ANCHE (du grec kryvtô, cacher, et tnrachia, branchies), nom donné par M. de Blainville a un ordre de poissons osseux à branchies sans opercules, mais pourvus d’une membrane branebiostége; il comprend les genres Styléphore et Mormyre.

< Ri i’ I « h ; AMES (du grec kryptos, caché, et gamos , mariage), imm donné par Linné aux plantes qui ont les organes sexuels peu apparent* ou cachés, non distincts pour les deux sexes, ou du moins dans lesquels la forme des organes diffère beaucoup des t lamines et des pistils des autres plantes. Jussieu les a désignées sous le nom d ’Acotylédones. Richard sous celui A' Inembruonées, Nectar sous celui d ’Agames.

CRYPTOGAMIE, 24* classe du système sexuel de Linné , renferme les plantes cryptogames.

CRYPTOGRAPHIE (du grec kryptos, caché’, et graphô, écrire}, art de correspondre secrètement au moyen de chiffres , de lettres ou de signes convenus entre les parties intéressées. On v emploie des chiffre* à simple clef ou à doubl^cicf ( Y ou. CHirru), des rutiles , c.-à-o. des syllabes ou des phrases insignifiantes , entremêlées aux caractères significatifs, et ((uclquefois une grille : c’est un carton bixarre-

mrnt découpé à jour, qui, posé sur la missive au juste point, ne laisse apparents que les caractères nécessaires, et masque tous ceux de pur remplissage qui ont été ajoutés par l’expéditeur après qu’il a écrit, au moyen d'une même grille, les caractères essentiels.

On a beaucoup de traités de Cryptographie, notamment la Polugrufthie et la Stéganogravhie de l’abbé Tritlième, Cologne, 1635; le Traité acs chiffres de Biaise de Vl généré, 1586, in-4; De occultis litteralumnotis de J. -B. Porta (Strasbourg, 1626) .contenant 180 maniérés de cacher sa pensée dans l’écriture ; la Cryptogra/thie de J. -R. du Carlet, 1644, in-12; V Interprétation des chiffres du P. ISicéron , 1641, in-8.

dRYPTON YME (du grec kryptos , caché, et onoma. nom) , auteur qui cache sou nom. Ce mot s’applique également aux Anonymes et aux Pseudonymes.

CRYPTOPODES (du grec kryptos. caché, et vous, podos. pied y, tribu de Crustacé» établie par Latreille dan* l’ordre des Décapodes , famille des Bachyures , renferme les genres Caluppe et CEthre. Ils ont un test demi-circulaire, eu voûte, avec les angles postérieurs dilatés de chaque côté et recouvrant les quatre dernières paires de pieds dans leur contraction.

CHYSTAL, crystallin, etc. V. chutai., cristallin.

CTENES (du grec kténos, peigne), C tenus, genre d’AracImides pulmonaires de la famille des Pileuses, tribu des Citignuies. 11 se compose de grandes espèces d’aranéides répandues en Europe , en Asie et en Afrique. Ce genre a pour type le Ct. bordé du Cap du Bonne-Espérance. On en trouve aux en vironsde Paris.

CUBAGE OU CUBATURF. DES SOLIDES, opération qui consiste à évaluer en métrés cubes, décimètres cubes , centimètres cubes, etc., le volume d’un corps, la capacité d’un vase ou l’éteudue d'un espace quelconque. Le procédé général cousiste à ramener le volume ou la portion d'espace qu'il s’agit de cuber à l une des formes géométriques que l’on sait cuber exactement. Les principales sont le fHU'alléiipifède, qui a pour mesure le produilde ses trois dimensions ; le prisme, qui a pour mesure le produit de sa base par sa hauteur; U pyramide, quia pour mesure le produit de sa base par le tiers de sa hauteur; lo cylindre, qui a pour mesure le cercle qui lui sert de base multiplié par sa hauteur; le cône , qui a pour mesure le cercle qui lui sert de base multiplié par le tiers de sa hauteur ; la sphère , qui a pour mesure sa surface multipliée par le tiers du rayon , ou bien encore le cube du rayon multiplié par les 4/3 de 22/7, rapport de la circonférence au diamètre. Dans le cubage des bois do chauffage, le métré cube, qui sert d’unité, porte le nom de stère; ses multiples sont le décastère et Ÿhcçtostère.

Pour le cubage des tonneaux. Voy. jaugeage.

CUBE (du grec cubos , dé à jouer), corps solide, régulier, terminé par six faces carrées, égales entre elles, et dont tons les angles sontdroits;on le nomme aussi hexaèdre. — La forme cubiuue se rencontre fréquemment dans les cristaux : elle est généralement considérée comme la forme primitive des cristaux appartenant au premier système cristallin.

Le problème de la duplication du cube, c'estit-dirc de la construction d'un cube double en volume d’un cube donné , est célèbre dans l'histoire de U science. On s'en occupa surtout beaucoup au temps de Platon. La tradition rapporte qu’une |>esle ravageant l’Attique, l’oracle de Délos, consulté sur les moyens d’apaiser les dieux, répondit : Double z l’autel. On supposa nue l’autel désigné par l’oracle était celui d'A|M>llon à Athènes, dont la forum était exactement cubique. On construisit doue un nouvel autel , eu doublant les côté* de l’aucien ; mais on obtint ainsi un cube non pas double, mais octuple. Le fléau ne cessa pas, et 1 oracle, consulte de nouveau, répondit qu’on avait mal interprété sa réponse. On soupçonna dès lors qu'il s’agissait de la duplication géométrique de l’autel, et tous les

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géomètres de la Grèce furent appelés à trouver la solution du problème, mais ce fut sans succès. Il est reconnu aujourd'hui qu'il eu est do ce problème comme de ceux de la quadrature du cercle et de la trisection de l'angle, qu'il est impossible de réaliser par la règle et le compas. Ce problème intéresse néanmoins l'bistoire de la science par les découvertes auxquelles il a donné lieu , telles que celle do certaines courbes, de la oouchoïde, de la quadratrice , etc.

En Arithmétique et en Algèbre, cube se dit d'un nombre formé par l’élévation d’un autre nombre à la troisième puissance : ainsi, par exemple, 27 est le cube de 3, c'est-à-dire qu’il est égal à 3x3x3- On appelle racine cubique le nombre qui a été ainsi multiplié; ici, par exemple , c’est le nombre 3.

Voici les cubes des nombres de 1 k 10 : ÎUcinescub. 1,2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10

Cubes. 1, 8,27, 64, 125,216, 343, 512,729, 1000

Le cube d'un nombre entier, composé de dizaines et d'unités, contient quatre parties, savoir : le cube fies dizaines, le produit de trois fois le carré des dizaines par les unités, le produit de trois fois les dizaines par le carré des unités, et le cube des unités. On exprime ce principe en algèbre par la formule (a-f-é) *=s («* -f-3a*ô-f-3t<6*-4-û*). Ainsi, 262144, cube de 64 , est composé de 216000. cube des 6 dizaines; de 3 fois 3600, carré des 6 dizaines multiplié par les 4 unités, ou 43200; de 3 fois les 6 dizaines multipliées par 16, carré des 4 unités, ou 2880, et enfin de 64, cube des 4 unilés. Le cube d'une fraction s'obtient en élevant séparément au cube le numérateur et le dénominateur. Pour obtenir le cube d’un nombre décimal, il suffit de former le cube du nombre entier qui résulte de la suppression de la virgule, et de séparer ensuite, sur la droite du cube , 3 fois autant de décimales qu’il y en a dans le nombre proposé.

CUBËBE , fruit d'une espèce de Poivrier ( Piper cubeba ), qui croit dans les Indes Orientales. H est plus gros que le poivre ordinaire, brun à l'extérieur, blanchâtre et huileux à l'intérieur, d’une odeur aromatique particulière, d’une saveur chaude, âcre et piquante. Le cubèbe jouit de propriétés excitantes assez marquées; il agit puissamment sur les membranes muqueuses, particulièrement sur l’appareil génito-urinaire. On l’emploie avec succès dans le traitement de plusieurs maladies. Vauquelin en a extrait une huile volatile presque concrète, de la gomme, quelques sels, une matière extractive et une résine analogue à celle du copahu.

CUBIQUE , qui est de la nature du cube. On dit puissance cubique et racine cubique, dans le même sens que troisième puissance, racine troisième (For/. puissance et racine). Une équation cubique est une équation du troisième degré.

CUBISTIQUE, danse antique. Voy. cyristique.

CUBITAL (du latin cubitus), qui a rapport au coude, à l'os cubitus ou à la partie interne de l'ava u ‘.-bras où se trouve cet os. Il y a une artère cubitale, un nerf cubital , deux muscles cubitaux, plusieurs veines cubitales, etc. — Vos cubital, os du Carpe, est plus connu sous le nom de pyramidal .

CUBITUS, mot latin qui signifie coude , est, depuis Cclsc, employé en Anatomie pour désigner celui des deux os de l'avant-bras dont une extrémité forme, dans la flexion, la saillie que nous appelons coude. Le cubitus occupe la partie interne de l'avant-bras; il s'articule avec la tête du radius.

CUBOÏDE, qui a la forme d’un cube, nom donné, en Anatomie , à un os court et cubique , situé à la partie antérieure et supérieure du tarse , s’articu- .lant en arrière avec le calcanéum, par devant avec les 4e et 5e ns du métatarse, et en dedans avec le 3* os cunéiforme , quelquefois aussi avec le scaphoïde. Sa face supérieure est aplatie, et répond

au dos du pied ; l’inférieure est creusée d'une coulisse oblique pour recevoir le tendon du muscle long péronier latéral.

CUCIFERE (do cuci, nom donné par les anciens au fruit de cet arbre) , Hyphtrne thebaica, le Doum de» Arabes, espèce d’arbre de la famille ries Palmiers, dont on a fait le genre Hyphacue , voisin du genre Chainœrops, s’élève à une hauteur du 10 m. sur 1 m. <le circonférence. Ses feuilles, groupées en faisceaux. Sont palmées, longues de plus de 2 in. et composées de plusieurs folioles. Ses fleur», dioiques et disposées eu grappes , donnent naissance à un drupe sec , à tissu fibreux et à noyau osseux : ce fruit, appelé par les anciens cuci ou kouki , n’est d’aucun usage. Le buis de ce palmier, plus dur que celui du dattier, est employé à faire des planches. — Le Cucifère , dont la description avait été donnée par Théophraste , a été longtemps inconnu des modernes, et n’a été retrouvé que par les savants de l’expédition d'Égypte.

CUCUBALUS (pour Cacobalus , de kakos . mauvais, et balos, jet), genre de plantes de la famille des Caryopliyllées , séparé du genre Silène, dont il ne diffère que par la gorge nue de sa corolle. Le C. bac ci f ère, dit aussi C. behen , vulgairement Camillet, est une plante herbacée, remarquable par ses haute» tiges à rameaux étalés , ses feuilles opposées , ses (leurs solaires blanchâtres, et surtout par son fruit qui est une capsule nue, globuleuse, en forme do baie et noirâtre. Cette plante rrolt dans les vignes et les taillis- ou la trouve par toute la France.

CUCUJEfde l’espagnol cucujo, insecte lumineux), senre de Coléoptères, de la famille des Xylophages, a pour type le C. déprimé qui se trouve en Suède et en Allemagne, et dont la tète, le prothorax et les élytres sont d’un brun rouge et le reste noir. Les autres espèces se trouvent surtout en Amérique. Ces insectes phosphorescents serveutdc parure aux dames du Pérou. On prétend qu’ils jettent assez de lumière pour permettre de lire les plus petits caractères.

CUCULÉS, cuculides (du latin cuculus, Coucou), famille d’oiseaux grimpeurs, a pour type le Coucou.

CUCULLE (du latin cucullus, capuchon ). Ce mot, qui désigne proprement une espère d’habit religieux couvrant à la fois le corps et la tête , comme le froc des chartreux , a été donné à plusieurs genres d’insectes et du mollusques peu importants qui présentent une forme analogue au vêtement de ce nom.

CUCULLIFüHME, qui a la forme d’un capuchon ( cucullus ) ou d'un cornet. Les Botanistes appliquent cette épithète aux diverses parties des plantes, telles que feuilles, spathes, pétales, etc., qui sont roulées en cornet ou en forme de capuchon. — On donne aussi ce nom au prothorax des insectes, quand il est élevé en forme ae voûte et qu'il reçoit la tête.

CUCUMIS, nom latin du genre concombre.

CUCUBBITACEES (du latin çucurbitu , courge), famille de Dicotylédonées polypétales, renferme des plantes herbacées, en général annuelles, à tiges volubiies ou rampantes , à feuilles souvent rudes ou couvertes de points calleux , et munies de vrilles simples ou rameuses, à fleurs monoïques ou dioiques, qui ont un calice adhérent À l’ovaire, 5 étamines à anthères flcxueuses, un ovaire uniloculaire, a placentaires pariétaux, 3 à 5 styles plus ou moins soudés; les fruits, de forme variable et d’une grosseur souvent considérable , renferment une pulpe plus ou moins charnue ou succulente. Les melons , les courges, les citrouilles, les concombres, les pastèques , les coloquintes sont les principaux genre* de cette famille : la plupart sont comestibles ; quelques-uns cependant contiennent un suc amer et nauséabond qui, pris â forte dose , est un violent drastique et j»cut même devenir un poison mortel. Les graines que fournissent les Cucurbitacées sont rangées parmi les semences froides.

CUCUkBITE (de cucurbita, courge*, à cause de sa

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