‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 292 sur 508 · CURE · texte numérisé non relu

CURE

sa tige grêle, haute «le CO centimètres, ditisée à son sommet eu plusieurs petites branches, et couverte de feuilles longues , étroites , velues. On la cultive dans les jardins. S-s Oeurs se conservent longtemps détachées du pied. et sont appelées pour cela Fleurs immortelles. La C. jaune , ou Pied-de-lion, a deux ou trots tiges hautes d'un demi -métré, et couronnées j»ar ii ue simple télé de petites fleurs jaunes.

CUPRESSINEES ( du latin cupressus , cyprès), Qibu de la famille des Conifères, dont quelques Botanistes ont fait une famille distincte. Voy. cyprès.

CUPRESSUS, nom latin dti genre cyprès.

CUPR1DES (du latin cuprum, cuivre), famille de minéraux qui renferme le cuivre et ses composés.

CUPULE ( du latin cupula , diminutif de cupa , coupe ), nom donné, en Botanique : 1° A un assemblage de bractées écailleuses ou foliacées , unies par leur base et formant une espèce de coupe ou godet qui enveloppe la fleur et persiste autour du fruit , en l'entourant tout entier ( noisettes ) ou en partie ( glands) ; 2° à l’enveloppe la plus extérieure de l'ovaire dans lesCycadées et les Conifères; 3°-à la partie creusée des Champignons de la tribu des Péxizées. — Un appelle polie à cupule ceux qui sont terminés par uue glande concave (pois cbiches); cupulés , les fleurs et les fruits munis d'une cupule.

CUPLLIFERKS , uue des grandes divisions du groupe des Amenlacées , ainsi nommée de la cupule qui porte le fruit, reuferme des arbres et des arbrisseaux communs dans nos forêts, tels que le Chêne, le Châtaignier, le Hêtre, le Charme, le Coudrier, etc.

CL H AC Ai) ou curaço . liqueur de dessert faite avec l'écorce des oranges séchées ou avec une petite espèce de ce fruit , aim-re et Acre, qui tombe avant sa maturité. Un l'appelle ainsi de l'ile de Curaçao (Antilles) , où croit cette espèce d'oranges.

CL R ACE, opération qui a pour objet de débarrasser un bassin, un port, un puits, etc., de la vase et des débris. qui s’amassent au fond tt en exhaussent le sol. Le curage des puits se fait à main d’homme. Pour le curage des ports, des bassins, de* rivières, on se sert du cure-môle et dç la marie-salope. Le curemôle (ou cure-molle) est un bateau-ponté sur lequel est établi un appareil, lu plus souvent à vapeur, prupre à faire agir de vastes cuillersqui servent A nettoyer le fond de la mer dans un port ; ces cuillers ont une trappe en dessous, qui s’ouvre lorsqu’elles sont hors de l'eau pour quelles se vident. La marie-salope est une barque a un mAt, contenant deux pulls eu forme de pyramide quadrangulaire tronquée, qui sont destinés a recevoir les matières enlevées par la draguée t le cure-môle: ces puits sont fermés par en bas avec une trappe ou soupape, qui sert, lorsqu'on l'ouvre, à décharger, au large, les vases ou immondices <|ui y ont été versées. J- Les matières qui proviennent du curage des étangs, des fossés, etc., et que l’ou nomme curures, offrent un engrais très-riche.

CLItAHE, poison végétal très-actif, dont les Indiens de l'Amérique du Sud se servent pour empoisonner leur Arrhes, est dû à une ou deux especes «le liaue du genre Slryrhnos, qui croissent sur les bords de l’Orénoque, du Rio-Negro et du fleuve des Amazones. Mis en contact avec le tissu sous-cutané ou injecté dans les vaisseaux sanguins d’un animal, le curare tue presque instantanément, et sans souffrance apparente. Le curare peut néanmoins être avalé sans danger ; car il parait au’il n'exerce aucune action délétère sur le tube digestif ainsi que sur les autres muqueuses , excepté celles des voies aériennes. — Pour extraire ce poison , les Indiens pilent l’écorce de la liaue , en rarrosant d’eau ; Us oiitiennent ainsi un liquide jaunâtre qui, étant concentré , prend l’aspect d’une résine noirAtro; on l«cnse qu ils y ajoutent du venin de serpents trè*- •latigereux. Un a extrait du curare un akaloide,lacur ovine, auquel on attribue vos propriétés véuéueuses.

CURATELLE, charge de curateur.

CURATEUR (en lat. curator, «le curare , soigner). Ce nom a été donné, chez les anciens et chez le» modernes, à des fonctions fort diverses.

A Rome, on appelait curateurs divers officiers publics : C. du calendrier, le trésorier ou receveur des deniers de la ville ; il était ainsi nommé parce qu’il percevait le jour des calendes, on le 1« «lu mois, les iutéréU des fonds de la cité ; C. datif, une espece de tuteur nommé ou donné par le juge; C. légitime, le plus proche parent qu’on chargeait de la tutelle, à défaut de père ou «le frère, dans le cas do minorité avec démence; C. de la mulson de T Empereur, celui qui avait soin du revenu du souveraiu eide sa dépense ; C. des ouvrages publics, celui qui eu avait l’iiitendance : il était garant des défauts du ccs ouvrages peudaul 15 ans; C. de la Hépubligue, celui qui avait soin des travaux publics : il devait veiller à ce que les maisons en ruine fussent réparas.

Chez nous, le curateur est celui qui ist commis par la loi pour avoir soiu des biens et des intérêts d’autrui. Lus fonctions de curateur se confondent souvent avec celles du tuteur. 11 y a lieu de nommer un curateur en cas de miuorité , d'interdiction , de succession vacante, de biens vacants, de bêuéiice d'inventaire, d'absencu,de banqueroute, de faillite ou de cession des biens, de grossesse posthume, de condamnation à une peiue afllictive, etc.

On nomme : Curateur au mineur émancipé, celui qui est nommé par un conseil de famille pour assister le mineur lors de ta redditiou du compte de sa tutelle, lorsqu'il reçoit uu capital mobilier ou qu’il en fait emploi, et quand il soutient un procès relatif à des droits immobiliers; C. aux biens de l'absent , le curateur nommé par le tribunal du domicile d'une persotiue présumée absente et qui n’a point de mandataire fonde pour administrer tout ou partie des bieus do l’absent; C. dans le cas de grossesse ou curateur au ventre, le curateur nommé |*ar le conseil de famille pour empêcher une supposition de part , lorsque lu mari meurt , laissant sa femme enceinte; C. à une succession vacante, celui qui est nommé par le tribunal du première Instance dans l’arrondissement duquel une succession est ouverte, lorsque, après l'expiration des délais, il ne se présente personne pour réclamer cette succession et qu'il n y a point d’héritier leconnu.

CURCAS, espèce du genre latropha ou Médicinier. Voy. mkmcimf.k.

CURCULIUMTES (de curcu/io, charançon), famille de Coléoptère* qui a pour type le Charançon, est aussi nommée Charançonites. Voy. ce mot.

CURCUMA («le l’arabe cur ku m), genre de la tribu des Zingibéracées , famille des Amotnées, renferme des plantes herbacées, vivaces, appartenant à l’Asie, à l'Afrique et A l'Amérique, A feuilles ovales ou arrondies , à fleurs jaunes, et douées pour la plupart d’un principe aromatique et colorant. L'espère la plus utile est le C. longa, qui croit aux Indes et au Cap, et dont la racine, «lite aussi Terra mérita , Safran des Indes, est employée dans la teinture, pour sa matière colorante (curcttmine). Uu s'en sert pour teindre en jaune les papiers, les bois, les cuirs, les vernis , les pâtisseries, lu beurre, lu fromage, les huiles, les pommades, et comme couleur de fond pour les dorures. Les Indiens l'emploient pour se teindre la peau. La couleur du curcumR a peu du solidité; la soie et la laine la prennent mieux «|ue le coton et le lin. La teinture de curcuma étant trèssensible à l’action des alcalis, les chimistes en colorent des bandes de papier qui servent comme réactif pour découvrir les alcalis; ceux-ci font passer au brun la couleur jaune du curcuma.

CURE. Dans la législation française, on distingue les aires proprement dites, desservies par un prêtre apjmlé curé, institué à vie, cl les succursales, ad-

Ct Rlî — 158 - CUTA

niiuistrées par un desservant qui est révocable. Il y a au moins une cure (ou paroisse) par justice «le paix , c. -A-d. par canton. On distingue des cure f de première classe, qui ne peuvent être érigées que dans les communes ayant plus de 5,000 habitants et une justice de paix, ou dans les chefs-lieux de préfecture , et des cures de seconde classe , dans les communes qui ont au moins 1,500 habitants : celte distinction n'établit de différence que dans le traitement des titulaires. Les communes moins considérables ne peuvent avoir que des succursales.

CUBE (du latin cura, soin, parce que le curé prend soin des Ames de ses paroissiens), en latin parochus, au moyen Age plebanus, dans quelques pays recteur ou pasteur, prêtre qui est pourvu d'une cure ou paroisse. Les curés proprement dits sont nommés par l'évêque, sauf l’approbation du Gouvernement , et sont à vie. Pour être curé dans un chef-lieu «le département ou d’arrondissement, il faut être licencié en théologie , ou avoir exercé pendant 15 ans les fonctions de cure de canton ou de desservant ; le grade do bachelier ou un exercice de 10 ans suffisent pour les cures de canton. Les desservants peuvent être changés de résidence ou révoqués par l'évôquo. Les curés reçoivent de l'Etat un traitement «le 1500 ou de 1200 fr. selon qu'ils sont de 1” ou de 2« classe ; en outre , iis peuvent recevoir des fidèles des oblations qui sont autorisées par les règlements. Les communes leur doivent un presbytère. Ils administrent les revenus de la paroisse, avec le concours de la fabrique. Avant la Révolution, les curés vivaient du produit •les dim.-s en i. vi.tst i4|u«*^ ; ils étaktt tbargét de Pétât civil ; aujourd'hui leur ministère est purement spirituel. — On n'est point d’accord sur l’origine des urés. Selon les uns , ils sont d’institution divine : ils auraient été établis par Jésus-Christ même dans la liersonno des 72 disciples, auxquels ils ont succédé; selon les autres, iis sont d’institution ecclésiastique. M. Dieuliu adonné b: bon Curée t Le Guide des Cures.

On appelait Curé décimateur celui qui jouissait en toutou en partie des dîmes du sa cure; Curé à portion congrue , celui qui recevait du décimateur nue faible rétribution , appelée portion congrue.

CURE-MOLE ou cure-molie. Voy. curage.

CURE-OHEiLLE, insecte. Voy. forfiuule.

LURETTE , instrument de chirurgie qui sert A extraire les corps étrangers, et particulièrement de petits calculs de la vessie, après qu'on a fait a ce viscère une incision suffisante. Il est composé d'un manche et dune lige d'acier terminée par une espèce de cuiller fort allongée, plut large A son milieu qu’aux extrémités, à bords mousses et polis.

LUR1E , Curia, division du peuple romain , était nue fraction de la tribu présidée par un magistrat appelé curion. Roraulus avait établi 30 curies. Dans les réunions du peuple par curies, on votait A la majorité des voix individuelles, par opposition aux assemblées par centuries, où ion votait par centuries, ce qui était A l’avantage de la noblesse. V. centi me.

CURKULA , un des noms sciuutiflq. de la fauvette.

CURSEUR (du latin cursor, coureur). On appelle ainsi en Mathématiques une petite lame, règle ou pointe , qui glisse à volonté dans une coulisse pratiquée au milieu d’une règle ou d’un compas.

Eu Astronomie, c'est ie fil qui traverse le champ d’un micromètre et qui sert à mesurer le diamètre apparent d un astre.

Curseurs ou Courriers apostoliques. V. courriers.

CURSORll’EDES (du latin cursor, et de pes, pied), oiseaux qui, comme l'autruche, out des pattes propres a la course : ces oiseaux ont trois doigts par devant et n’en ont point par derrière.

CURULE (chaise), sella curulis, siège d'honneur ches les Romanis : c'était un siège d'ivoire pliant et sans dossier, plus élevé que les sièges ordinaires, sur lequel s’asseyaient dans l’origine les rois, et daus

la suite les premiers magistrats, dictateurs, consuls, préteurs , censeurs , grands édiles; ce siège les suivait A l'armée; on le plaçait sur les chars de triomphe : c’est sans doute de IA que lui vint le nom de curule ( curulis ) , dérivé de eu r rus, char.

CURURES. Voy. curace.

CURVI.... Beaucoup de mots, en Botanique comme en Zoologie, commencent ainsi et indiquent que l u partie de l’animai ou du végétal qui complété h: mot est courbe : ainsi on dit, en Zoologie, curvi caude, evrvipède, rurvirostre , qui a la queue, le» dents, les pieds, le bec recourbés; en Botanique , curvi coule, curvi flore, 'curvi nerve, etc., qui a la tige, les fleurs, les nervures des feuilles, etc., recourbées.

CURVILIGNE, nom donné , en Géométrie, A de* aires et A des figures formées par des lignes courbes, comme le cercle, l’ellipse, le trianglesphérique, etc. — Angle curviligne, angle formé pardes lignes courbes.

CUSCUTE, Cuscuta , genre de plantes de la famille des Convolvulacées, renferme une quarantaine d'espèces, cosmopolites tn général , les uues ligneuse», les autres herbacées, pour aiusidire sans feuilles, A tiges longues. Mitonnas et grêles, qui s’accrochent aux végétaux , les en lacent de mille replis et fi ii lieen t par ie* étouffer. Les plantes parasites se multiplient et s’étendent très-rapidement : c’est un véritable fléau, surtout pour la Interne. Un grand nombre d'espèces se trouvent dans l'Amérique du Nord ; parmi celles qui cruisseut eu France, on remarque la C. eurojtéenue (C. europ<jea), A fleurs rougeâtres, commune dans le* bois, les haie* elles prairies, surtout dans les cham]« do luzerne; la C. épithuni (C. epitbymum), à fleur» blanches , qui vit aux dépens du thym, du serpolet, des bruyères, etc.; la C. à fleurs serrées, ou Anyourte, qui s’attache au liu,etc.— On détruit la (’uscule eu couvrant le terrain infecté de colonthine ou «le suie .

CUSPAREfnom indigène) , Cusparia, genre d ur brc» de la famille des Ru lacées, est comiioséd'uuc seule espèce, le C. fébrifuge (C. febrifuga ), originaire do l'Amérique méridionale. Ses rameaux sontcouverls do petites taches bianrbAlres ; ses feuilles parsemées do très-petits points demi-trausparents; ses fleurs sont blanches et solitaires sur nne grappe axillaire. Sort écorce est tres-vantée comme succédanée du quinquina; elle est d’un brun fauve, recouverte par un épiderme blanchAtre; on la prescrit contre les fièvres intermittentes et la fièvre jaune : on la connaît dans le commerce sous le nom d’/f ngusture. Voy. ce mot.

CUSP1DE (du latin cuspis, pointe), se dit, en Botanique, «les parties terminées par uno pointe roide, aiguë, allongée, comme les feuilles de l'aymv.

Cl’SSON , «-U Charançon du blé. Voy. bruche.

CUSTODE (du latin custodia, garde, étui). Ce mot désigne tantAt le saint ciboire où l’on garde les hosties consacrées , tantôt les rideaux qui , dans quelques éulises, orneut les eAtés du maîtreautel. Autrefois, ce mot servait aussi A désigner les rideaux des lits des particuliers.

Dans la Sellerie , la custode est le chaperon ou le cuir qui couvre le fourreau des pistolets, ou bien encore ia partie garnie de crin qui est A chaqus cAté du fond dlun carrosse , où l’on peut s’appuyer

Dans cortains ordres religieux, tels que les Capucins, les Cordeliers, les Bécollets, etc., on appelle custode (du latin custos, gardien) un supérieur «lu couvent qui administrait autrefois les subdivision* des provinces, appelées custodies. — C’était encore un titre de dignité «lans quelques églises.

Le président do l’académie des Arcades à Rome porte le titre de Custode.

CUTANE (du latiu cutis, peau), oui appartient h la peau , ou qui concerne la peau : Nerfs cutanés , nom donné A deux branches du plexus brachial; — Glandes cutanées , petits grains dont la surfaru intcnio de la peau est parsemée ; — Maladies cu/a~ nées, les maladies de la peau , etc.

CYAN

CYAN

CUTICULE (dirnin. de cutis, peau), un (les noms de l'épiderme. Ko y. Epiderme.

CUTTER ou outre (de l’uugl&is cutter , coupeur) . itmjeûl léger et rapide, à uu seul mit planté en avant du centre de longueur du navire, «t penché en arrière. Ses voiles principales sont coupées en oreilles; il porto aussi des voiles carrées, comme huniers et perroquets. Les cutters de guerre servent de croiseurs et de gardes-cûtcs : ils peuveut porter sept ou huit caronades. La plupart des yachts ou navires de plaisance des Anglais sont des cutters.

CL VE (du latin cupa), grand vaisseau garni d'un seul fond et ordinairement en bois, qui sert à recevoir la vendauge, i rouler le raisin et à le faire fermenter. Uu se sert aussi do cuves pour faire de la bière : dans plusieurs brasseries d’Angleterre on emploie des cuves en fonte de fer d'une dimensiou considérable. Les teinturiers, les raflineurs, etc., se servent aussi de cuves de différentes formes.

Un appelle cuve pneumatique un réservoir rempli d’eau ou de mercure, à travers lequel on fait passer Ils gai pour les recueillir avec une. éprouvette.

CVAlttE, CyamiM (du grecci/amos.rèvehvulg. Pou t le baleine, genre de Crustacés isopodes ou hemodipudes, de la seetiou dcsCystibrauches, a cor|* large, orbiculaire, solide et coriace; à tête petite et allougéc; ayant quatre antennes, des yeux lisses, cinq paires de pieds à crochets, courts et robustes. Ces animaux vivent en parasites sur le corps de la baleine.

CYANATES , sels formés par l’acide cyauique et une base. Le plus important est le Cyanate de po • tasse qui se produit par la calciualiun , à l'air libre, du cyauure de potassium.

CYANEE (du grec cyanos, bleu), Cyanea , genre de Zoophytes acalèphus de la famille des Méduses, a corps orbiculaire et transparent, qui vivent dans les mers tempérées et surtout dans les mers d’Europe. On remarque la C. de Lamurck , qui est d'un beau bleu : on la reucoulre sur les cétes de la Manche ; et la C. de la Méditerranée, d'uue belle ' ouleur de vermillon. — Eu botanique, ou a nommé Cyanée la première section du genre Sumvhaa. — Eu Minéralogie. Cyanée est synonyme de Lasulite.

CYANHYDRIQUE (acide), dit aussi Acide prus tique, Ac. hydrocy unique, acide organique composé de carbone, d’aiote et d'hydrogène dans les rapports de C* MJ, est le plus vénéneux des corps de la chimie. II est liquide, iucolore, transparent, et d'uue odeur qui est la même que celle des amandes ainères ou des fleurs de pécher, mais si forte qu’elle en est insupportable et quelle détermine aussitôt des maux de tôle et des vertiges. Il est tellement volatil qu’il entre eu pleine ébullition à 26 degrés, et que, si l’on en laisse tomber une goutte sur du papier, celle-ci se congèle par l’etrel du froid quelle produit en se vaporisant en partie. 11 s'altère très-facilement, et se convertit peu a peu en une masse noire et charbonneuse. 11 prend naissance dans uue foule de réactions chimiques. L'eau distillée de laurier-cerise, l'huile essentielle d'amandes amères, toutes les amandes des fruits à noyau , les pépins de pommes et de poires contiennent des quantités d’acide cyanhydrique plus ou moius fortes, ûo le prépare en distillant avec de l’acide sulfurique le sel jaune, connu dans le commerce sous le nom de ferrocyanure de potassium ou lessive de sang. Aucun corps n’exerce sur J économie animale une action aussi redoutable que l'acide cyanhydrique à l’état concentré : l’odeur seule de cet acido suflil pour tuer un oiseau ; une moIo goutte, portée dans la gueule du chien le plus vigoureux, le fait tomber roide mort ; la même quantité, appliquée sur l’œil de l'animal ou iujectée dans la veine du cou, le tue aussi à l’instant même; cet agent produit sur l’homme les mimes effets quo sur les animaux. Le chlore détruit promptement l’acide cyanhydrique, et peut s'employer comme contre-

poison si on l’administre nssex promptement. — L’acide cyanhydrique étendu d’eau est employé en médecine pour calmer l'irritabilité de certains organes; on l’a conseillé contre la phthisie pulmonaire commençante et surtout coutre les affecUons nerveuses. — Cet acide a été isolé en 1780 par Scheele, qui l’a extrait du bleu de Prusse : de là le nom d ’ Acide prussique. Ce chimiste, qui est mort subitement dans le cours de ses recherches , (tasse pour en avoir été la première victime. Scharinser. chimiste du Vienne, est mort aussi pour en avoir laisse tomber sur son bras nu. il parait que les prêtres de l'Eirypte connaissaient déjà l'acide cyanhydriqm- . et l'employaient pour faire périr les initiés qui avaieut trahi les secrets de l'art sacré; les eaux amères que, d’après la coutume juive et égyptienne, le prêtre faisait boire à la femme accusée clfai lu Itère, et qui tuaient promptement sans laisser sur le cadavre aucune trace de lésion, paraissent étalement avoir été des préparations d’acide cyanhydrique.

CYANHYDKATE, synonyme de cyanure.

CYANIQUE (acide), acide organique composé de carboue, d'azote, d’oxygène et d'hydrogène, dans les rapports de C*N0, HO; on l'obtiunten décomposant les cyanatcs par les acides minéraux. C'est un liquide trus-acide qui s'altère promptement en se transformant en acide carbonique et en ammoniaque. 11 a été découvert en 1822 par M. Woehler.

CYAMTES, nom improprement donné par quelques chimistes aux Cyanates. Voy. cyanates.

CYANOFERRURE. K. cvAMRtet bleu de prusse.

CYANOGENE (du grec cyanos, bleu, et génos , génération ) , corps composé de carbone et d’aiotu (C*N),est le radical de l'acide cyanhydrique, des cyanures et du bleu de Prusse. C'est un gax iucolore. qui brûle avec une belle flamme pourpre, et dont Codeur rappelle celle de l'acide cyanhydrique. Il n'existe pas dans ia nature à l'état de liberté. Il est remarquable en ce qu'il se comporte, sous beaucoup de rapports, comme un corps simple, comme le chlore, par exemple : il ic combine, en effet, avec l'hydrogène, l'oxygene , les métaux . en produisant des composés qui ont la plus grande analogie avec ceux du chlore. Combiné aux métaux, Il forme les cyanures. On obtient le gax cyanogène eu soumettant le eyanure d'argent ou de mercure à l’action de la chaleur. Le cyanogène a été découvert par M. Gay-Lussac en 18l4.

CYANOMÊTHÊ (de cyanos, bleu, et métron, mesure) , polanscopc inventé par M. Arago pour déterminer l'intensité de la couleur bleue du ciel : c'est un carton sur lequel on a tracé uu cercle dont une xone d’une certaine largeur est divisée en 40 parties. Chaque division porte une teinte bleue qui va toujours en augmentant d’intensité, depuis le blanc qui est au u° 1 jusqu’au u® 40, qui approche du noir.

CYANOSE ou cyanopathie , dite aussi Ictère b/tu Maladie bleue, etc. , état de maladie dans lequel toute la surface du corps est colorée en bleu. Elle est toujours symptomatique , et dépeud ordinairement de la communication directe des cavités droites du cœur avec les cavités gauches , d’où résulte le mélange du sang artériel et du sang veineux; ou d’une lésion considérable des poumons, et généralement de tous les obstacles qui gênent ou suspendent l’oxygénation du sang. Elle su termine ordinairement par la mort. — La cyanose est aussi un des caractères principaux du choléra-morbus.

CYAMJI1E8 . mèê RMét mi la ej uiagêai «t on métal. Les cyanures sont analogues aux chlorures et aux bromures ; ils se produisent toutes les fois qu’on calcine avec de la potasse du sang, do la corne, de U chair, ou une autre matière organique axotée. Lorsu'on les traite par l'acide sulfurique , ils dégagent e l'acide cyanhydriuue. — Le C. de potassium, dit aussi cyanhydrate , hydrocyanate ou pruisiate de potasse , est un sel blanc, inodore, cristallisé en en-

CYCA

CYCL

bes, très-soluble dans l’eau, d’une saveur Acre, alcaliue et amère ; il exerce sur l'écoDomie animale uue action très-énergique. Ou l'emploie en médecine daus les mêmes cas que l’acide cvauhvdrique. On s'en sert aussi dans l’analyse chimique et dans la dorure galvanique. — Le C. de zinc est un sel blanc, insipide , insoluble daus l’eau; on l’emploie dans le traitement des maladies vermineuses des enfants et coutre les cramjies d'estomac.

Les cyanures se combinent eutre eux, et forment des cyanures doubles. Parmi ces combinaisons , le C. de fer eide potassium , plus connu sous les uoras «le prussinte ferrugineux, prussiate jaune, fer racyanure de jujtassium.hydroferrocyanaledejjolasse, se rencontre dans le commerce eu îieaux cristaux jaunes, d’une saveur amère et désagréable ; on l’emploie pour faire le bleu de Prusse ( K. ce mot) . Oii obtient ce cyanure double un calcinant du sang ou d’autres matières animales avec du fer et de la potasse, lessivant le produit et faifcantcristalliser:deliisou nom vulgaire de lessive de sang. Il sert aux chimistes pour préparer les autres cyanures, les «variâtes, l’acide cyanhydrique, etc. Il est remarquable en ce que le fer n’y est pas accusé par les réactifs ordinaires de ce métal. — L e. prussiate rouge est un autre cyanure double du même genre, composé de cyanogène, de fer et de potassium, dans des proportions différentes de celles du prussiate jaune; les chimistes s’eu servent comme réactif. On l’emploie dans l’impression des indiennes pour décolorer l’indigo. — Le C . double de potassium el d'argent est employé dans l'argenture électro-chimique. AI. H. Bouilhet a récemment démoutré (1852) qu’il otfrait le meilleur moyeu d’argenter et a donné l’explication de son mode d’action.

CYANURJQUE (acide), acide organique cristallisé qui a la même composition que l’acide cyanique , mais dont l'équivalentchimique est différent (C#NH)*, 3H0) . On l’obtient par l’action du chlore sur l'urée. Il forme avec les bases les cyanurates.

CYAT11E (du grec cyatkos , coupc), petit vase dont se servaient les anciens pour puiser le vin dans le craler et pour le verser ensuite dans les coupe*. — C’était aussi une mesure de capacité qui était , chez les Grecs, le 6* du cotyle , et chez les Romains lu quart du setier : elle valait 0 lit., 04 1/2.

cyatue, Cyatnea , genre de Fougères arborescentes, type de ia tribu des Cyathéacées, à tiges droites, qui croissent dans les régions tropicales des deux continents. Les espèces les plus remarquables sont les.C. glaw'u et excelsa de l’ile Bourlwn ; la première atteint une hauteur de 12 a 15 mètres.

CYATH1F0RME (du latiu cyathus , coupe, et de forma , forme), nom donné, en Botanique, aux parties des végétaux qui ont la forme d'une coupe, d’un gobelet, comme les licheus, les champignons.

CYBlSTlQUE (du grec cybistuù, faire la culbute), uncdes3sorlcsde danse des Grecs, était accompagnée de culbutes, de tours de force, de souplesse. V. hanse.

CYCADEES, famille de piaules monocoty lédones, voisines des Palmiers et des Fougères arlrorcscentes par le port de ses plantes, et des Conifères par leur organisation intérieure, a pour type le genre Cycas.

CYCAS (du grec cucas. palmier d’Ethiopie), genre type de la famille des Cycadéos, se distingue à ses fleurs mâles, disposées en uu cliaton dont les écailles sont garnies de nombreuses authères globuleuses; .i ses (leurs femelles eu massue, et à son fruit monakène.-Le* espèces les plus remarquables sont le C.

• irrinalis , originaire de la Chine et des lies Moluques , qui a l'aspect du palmier : il porte des feuilles peuuées de plus d'un mètre de long, qui sortent du bourgeon enroulées en crosse, et qui sont groupées au M>mmetdelatige;etieG.reuo/u/adu Japon, dont les longues feuilles resteut rouléesàleursommeten forme •le crosse. Ces deux espèces contiennent uue moelle farineuse fournissant uue espèce du Sagou, avec la-

quelle les Japonais font du pain. Leur stipc fournit , eu outre, une espèce de gomme, et leurs fruits sont comestibles. — Il existe beaucoup de plantes analogues aux Cycas parmi les piaules fossiles des terrains secondaires.

CYCLADE (du grec cyclas, disposé en rond), Cyclas , genre de mollusques Acéphales testons , de la famille des Cardiarés, est caractérisé par uue coquille ovale, bombée , transverse , équivalve. Les Cyclades sont petites, diaphanes et recouvertes d'un épiderme vert ou brun. Leur longueur varie de 5 à 20 millim. Quand l’animal est dans la coquille, deux tubes ou siphons font saillie d’un cûté, et de l'autre sort un pied mince, allongé et linguiforroc. Les Cyclades habitent les eaux douces des deux continents.

CYCLAMEN (du grec cyrlos , cercle), vulgairement Pain de pourceau , gcuru de plantes herbacées, de la famille des Primularées, a feuilles radicales , entières, à fleurs pendantes, blanches ou purpurines. L’espèce la plus commune a uue racine de forme orbiculaire, tubéreuse, brune en dehors, blanche en dedans : les pourceaux en sont trèsfriands. Ou la trouve dans les lieux ombragés, les haies, les fossés, etc. La racine tl\i cyclamen (V Europe est vermifuge et très-purgative : elle faisait autrefois la base de l’onguent nommé arlbanita : on en lire un principe immédiat nommé arthanitine. Les amateurs cultivent plusieurs espèces do Cyclamens, à cause de l’élégance de leurs fleurs.

CYCLE (du grec cyclos, cercle). On ap|>elle ainsi diverses périodes d'un certain nombre d’années, destinées pour la plupart à faire concorder des années ditférentes. Chez les aneieus. les cycles principaux étaient la diéléride ou période de deux ans, qui formait 730 jours ; Yoctaétéride ou période de 8 ans, qui formait 2, 922 jours; le cycle de Calippe , de 76 au», formé de 27,759 jours; le cycle d'nipparque , de 304 ans, formé de 111,035 jours; le C. lunaire et le C. solaire , les plus importants de tous, et dont on fait encore usage aujourd’hui dans nos calendriers.

Le C. lunaire . ou ennéadécaéteris . est une période de 19 années lunaires comprenant 235 luuaisons , ù l’expiration desquelles les nouvelles et Icsplciues lunes arrivent aux mêmes époques, parce que le soleil et la lune sont de nouveau, par rapport â la terre, daus les mêmes points du ciel que 19 ans auparavant. Ce cycle est dû àrastrouomcMéton,quilc fit connaître I’an433 av. J. -G. ; il futaccueilli par les Grecs avec enthousiasme, et on l’inscrivit dans les temples en lettres d’or : d’où lui est venue la dénomination de nombre d ’or. Le cycle lunaire actuel (en 1854) a commencé le 1er janvier 1843 et finira au 1er janv. 1862. — Le C. solaire, qui a commencé 9ans avant notre ère, est une période de 28années,au bout desquelles l'année recommence par les mêmes jours. On détermine les jours de la semaine à l’aidedessept premières lettres de l’alphabet, que l’on place vis-à-vis des jours du mois, et que l’on nomme lettres dominicales. A l’expiration du cycle solaire, les lettres dominicales reviennent à leur première place et dans le même ordre qu’auparavant. — Le cycle lunaire et le cycle solaire combinés forment la période Diony sienne , ou Victorienne , dite aussi Cycle jKiscal : c'est un cycle de 532 années attribué àUenys le Petit et à Yiclorius, et à la fin duquel l.i fèto de Pâques revient au même dimanche. Ce cycle ramène les nouvelles lunes aux mêmes Jou» de trouée julienne. ün ne s’en sert plus depuis Grégoire X 111 .

On appelle Cycle caniculaire ou sothiaqne une période égyptienne de 1460 ans, au bout de laquelle le commencement de l'année vague ou religieuse coïncidait avec celui de l'année civile ou solaire. Celte coincidence avait lieu au lever héliaque de l’étoile de Sothis (Sirius) : d’où le nom de cycle.

CYCLIQUES (mütss). anciens poêles grecs qui ont embrassé tout un cycle, historique ou fabuleux. V’oy. cycliques au Dict. uni v. d'Hist. et de Géogr.

CVGN

CYCI.O BKANf Jll.S (du grec cyclos, cercle, et de branchia, branchies), Mollusques qui ont les branchies rassemblées symétriquement autour de l’anus.

CYCLOIDE (du grec cyclos , cercle), dite aussi Troc/ioide ou Boulette , courbe engendrée par un point fixe d'un cercle roulant sur une droite. Chaque point d’une roue en mouvement décrit une cyrloldc. Galilée signala le premier cette courbe eu 1615. Eu 1634 , noborval détermina son aire; eu 1644, il trouva le- volume des soliiies eugendrés par la révolution de la cycloidc autour de sa base et de son axe. En 1658, Pascal proposa une série d’autres problèmes relatifs à culte courbe.

CYCLOPÉE.NNES (constructions) , constructions anciennes que la Fable attribuait aux Cjrclopes, et qui paraissent être l’œuvre des Pélasgcs. Elles se font remarquer par les énormes dimensions dus pierres, taillées en polyèdres réguliers, et par Fabien ce totale de ciment. Ces monuments, dont il subsiste encore des vestiges dan* l’Argolide, à Corinthe, eu Sardaigne, etc., datent d’env.200 ans av. la prise de Troie. Éd. Dodwell en adonné une description; Petit Hadel a formé une collection de modèles de constructions cyclopéeu net, que l’on conserve à laBiblioth.Maxarine.

CYCLOI’I ^ lu -'rrr. . y ml rond , ui mv do

petits Crustacés, de l’ordre Jes Brancblopodes ei de la famille des Monocles , est caractérisé par uu œil unique, un test univalvc, un corps allonge, terminé en queue, de consistance gélatineuse ; par 2 A 4 antennes et 6 ii 10 jiattcs soyeuses. Les Cyclopes habitent les eaux douces et stagnantes , nagent sur le dos avec vivacité , et eu arrière aussi bien qu’en avant, lisse nourrissent de matières animales et végétales. Les femelles sont d'une fécondité prodigieuse.

CYGLOPT&RE (da grec cyclos. cercle, oîptéron, nageoire), Cycloplcnis , genre de poissons de l’ordre des Branchiostéges , caractérisé par la forme de leurs ventrales , dont les rayous, suspendus autour du bassiu et réunis par uue seule membrane , forment un disque ovale et concave dont le poisson se sert comme d’un suçoir pour se lixer aux rochers. Les Cycloptères ont la bouche large, garnie de dents pointues, les opercules petits, la peau visqueuse et 'ans écaillés , mais couverte de petits grains durs. Parmi les espèces on distingue le C. lump et le C. liparis . qui habitcut sur nos cèles.

CYCLOSTOME («lu grec cyclos, cercle, et stoma, bouche ). Ce mot désigne : 1° une famille de poissous Chondroptérygieus , au corps long et arroudi , dénué <T écailles, et qui parait tronqué en avant à cause do leur bouche circulaire, ayaut pour support un anneau membraneux ou cartilagineux : cette famille comprend les Lamproies , les Gastérobranches , les Ammocœtes , etc. ; — 2° un genre de Mollusques terrestres, de la famille des Colimaccs : leur coquille est de forme variable , A tours de spire arrondis; l’ouverture en est ronde, régulière; le périslome, continu. Ces Cyclostomes sont privés de narre intérieure , d’épines et d’écailles. Ou eu trouve plusieurs A l’état fossile, dans les terrains tertiaires.

CYCLOTUME ( du grec cyclos, cercle , et tomé , section ), instrument de Chirurgie qui sert à pratiquer i*opération de la cataracte par extraction, li se compose d'un cercle d’argeut et d’une lauie tranchante qui agit au moyen d’un ressort. A l’aide du cet instrument , on peut à la fois fixer le globe de l’œil et inciser la cornée.

CYDONlA, nom latin du cognassier.

CYGNE , Cygnus, geure d’oiseaux aquatiques, de l’ordre des Palmipèdes et de la famille des Anatidées, se distingue des autres oiseaux de la mémo famille par scs tarses courts, son col allongé, ton bec plus long que large, et surtout par la grAce et l’élégance • «le ses contours et de scs mouvements. On en compte 5 ou 6 especes, communes à tous les continents, mais habitant surtout les contrées septentrionales.

CYLl

La plus connue est le C. domestique . ou C. à bcc rouge ( Anas olor), dont le plumage est d’une blancheur passée en proverbe. L’est le plus grand des oiseaux nageurs : il peut avoir ln>50 du bout du bec A l’extrémité de la queue; son bcc est rouge dans toute sa longueur, excepté h l’extrémité de la mandibule supénrur*v|m • st noire, ainsi que l’evroissam-* • barnuo qui s’élève vers la base du cette même partie du bec; ou remarque aussi de chaque côté des join s une place dépourvue de plumes, qui est noire et triangulaire. Scs jambes, scs pa Ues, sesongles sont d’un gris foncé. Les jeunes cygnes naissent couverts d’un duvet gris, dont ils se dépouillent A leur première mue, pour revêtir le plumage blanc. La femelle construit son nid avec, des herbes sèches , et y pond six ou sept œufs trèsgros et parfaitement blancs. Le cygne est robuste et courageux ; son bec et ses ailes sont des arme» puissantes dont il se sert vigoureusement pour repousser les attaques des plus gros oiseaux de proie et même des chiens. Comme les oies et les canards, le. cygne marche mal : aussi quiUe-t-il rarement les eaux; mais il nage avec grAce et majesté , et fait le plus bel ornement des pièces d’eau dans nos parcs et nos jardins ; il vole rarement , mais son vol est rapide et très-élevé. Il se nourrit de plantes aquatiques, d’insectes, de grenouilles et de vers. Ou a exagéré la durée de son existence, mais, en réalité, elle est fort longue. Les anciens prétendaient que le cygne près de mourir faisait euteudre uu chant mélodieux ; coucudant il ue produit jamais qu’un sifflement sourd et strident, qui est loin d’être agréable. La chair du cygne est uoire, dure, coriace et de mauvais goût ; son duvet est très-rechcrché : ou en fait des fourrures blauches fort élégantes.

Le C. sauvage . qui est la souche du Cygne domest ique, est moins gros que lui ; sou bec est plutôt jauni mie rouge, et la tache de ses joues est jaune, au lieu d'être noire. 11 habite les régions du Nord et nu descend dans nos contrées que dans les hivers trèsrigoûreux. Sou cri est moins désagréable qin- estai du cygno domestique, ce qui lui a fait donner par quelques naturalistes le nom de C. musicus.

Le C. noir (C. atratus ) est une espèce toute particulière A l’Australie; elle est encore fort peu répandue en Euroiic.

Le Cygne était consacré A Vénus; le char de la déesse était traîné par des cygnes; cct oiseau était aussi dédié A Apollon , sans doute A cause de la fable répandue sur la mélodie de son chant. Jupiter prit la forme d’un cygne pour tromper Léda.

CYG.NE A CAPUCHON. VoiJ. DRONTE.

cygne, constellation de l’hémisphère boréal, qui renferme 81 étoiles, est située dans U Voie Lactée , entre Céphée , la Lyre et le Ronard.

CYLINDRE (du çr.cylindros, dérivé de cylindo, rouler), solide tennioé par trois surfaces , dont une. est convexe et circulaire, et les deux autres plane* et parallèles entre elles. On nomme cylindre droit, celui dans lequel la droite qui joiut les centres des deux cercles est perpendiculaire aux plan» de res cerclés ; dans tous les autres cas, le cylindre est dit oblique. — On peut concevoir la génération du cylindre droit en le considérant comme produit par la révolution d’un rectangle autour d’un de ses côtés ; dans ce mouv.m. ni J, leàtapînoodlealllrtl au côté immobile décrivent deux cercles, et le côté immobile une surface convexe. Le côté immobile prynd le nom d 'axe du cylindre, et les deux cercles eu sont les bases. On nomtnc hauteur du cylindre la perpendiculaire abaissée de l'un des points d’une de ses bases sur le plan de l’autre hase; dans le cylindre droit la hauteur est égale A l’axe. Ua • ylimlr* , droit ou oblique , peut être considéré comme un prisme dont les bases sont des polygones d’un nombre infini de côtés. La surfaceconvexe d’un cylindre droit est égale au produit de la circouférence de sa

CY1I0 — 462 — GYNO

luise par Taxe du cylindre on par sa hauteur. Le volume du cylindre droit ou oblique est dirai au produit de sa base par mi hauteur. Deux cylindre* sont entre eut dans le rapport des produits fie leurs hases par leurs hauteurs. Ou nomme cylindres semblables ceux dans lesquels des axes ont le même rapport que les diamètres des hases. — Toute section faite par uu plan parallèlement h la hase d'un cylindre est un cercle égal A la hase. Toute section faite par un plan parallèle à Taxe est un parallélogramme. Les sections formées dans le cylindre droit par des plans inclinés à l’axe sont des ellipses.

Les cylindres sont de la plus grande utilité dans les A rts mécaniques : on s'en sert pour aplatir uniformément les feuilles ou plaques de télé, de plomh et de cuivre; pour fouler et lustrer les étolfes, etc.

En Agriculture, on appelle Cylindre un gros rouleau de pierre ou de bois dont se servent les laboureurs pour écraser les mottes d’une terre labourée, et les jardiniers pour aplanir les allées d un jardin.

En Histoire naturelle , on nomme ainsi des Mollusques dont la forme est cylindrique.

Cylindre noté, cylindre de bois qni sert, dans les serinettes et l'orgue de Barbarie, A lever les soupapes des tuyaux qui doivent émettre les sous. Le mécanisme des cylindres notés se retrouve dans la musique des pendules, des tabatières, etc.

CYLINOROIDE, nom donné, en Géométrie, h un solide qui ressemble au cylindre, mais dont les bases sont des ellipses au Ueu d’ètro des cercles.

En Anatomie, on appelle protubérances cylind raides , les corps cylindriques et contournés sur eux-mêmes qui sont placés A la partie postérieure des ventricules latéraux du cerveau.

CYMAISE (du latin cymatium). Voy. cimaise.

CYMBALES ( du grec cymbalos, même signifie.), instrument de percussion , composé de deux disques métalliques égaux , de 30 eentim. environ de diamètre et fort minces , ayant chacun A leur centre une petite cavité , percée de façon à recevoir uue double courroie, dans laquelle on passe la main pour frapper les disques l’un contre 1 autre. Cet instnimenl s'emploie concurremment avec la grosse caisse, le triangle , le chapeau chinois , le tambour et les castagnettes , pour marquer les temps forts de la mesure dans les marches militaires, les ouvertures, ksflnalesd’opéra,etc. Les meilleures cymbales viennent d'Oricnt : on les nomme cymbales turques;

• elles qu’on fabrique on France sont d’une sonorité moins pure. — Les cymbales antiques consistaient en deux moitiés d’une petite sphère creuse de métal, pourvues d’un manche, et que t'exécutant frappait de rêlé : on s’en servait surtout dans les cérémonies religieuses. Voy. crotale.

On appelle encore Cymbale un jeu d’orgue aigu, qui se compose de trois à sept tuyaux à bouche , en étain, sur chaque note. On les accorde à la tierce, à la quinte , A l’octave.

OYME , terme de Botanique. Voy. cime.

CYMÊWE ou crwtNX. Voy. camphocEnk.

CYM1NDIS (nom d’oiseau , en grec) , genre d’oiseaut de l’orarc des Rapaces et de la famille des Faucons, est caractérisé par un bec très-crochu, étroit et assez allongé , et par des ailes obtuses. On n’en connaît mie 2 espères, qui sc trouvent à la Guyane et nu Brésil : le C. bec-en-croc ( C. uncinatus), et le C. b manteau noir [C. Guianensis).

CYMODOCEE (nom arbitraire), Crustacé décapode, a les dernières pattes relevées obliquement sur les c étés de l'abdomen . La C. poilue ( C . pilosa ) , qu'on trouve dans In Méditerranée, est le type de ce genre.

CYMOPHANE (dti grec cyma , flot, et phanos , lumière), substance minérale de l'ordre des Altiminat es, composée de silice, d’alumine, de gluclne, etri.î clic est vitreuse, d’un Jaune verdâtre chatoyant. La Cymophttne se trouve en Amérique : elle est em-

ployée dans la joaillerie sous le nom de Chrysolithe et de Topaze orientale.

CYN ANCHE (du groc cydn, chien, et agehein y étrangler, A cause de ses propriété* vomitives), Cynanchum, genre de la famille des Asclépiadées, ren- 6es des bords de la Méditerranée, A tiges volubiles, remplies d’un suc laiteux ; A feuilles opposées, en cœur ; A ombelles interpétiolalres. Tous les Cynanches sont purgatifs, et quulqucft-unt sont de violenta poisons : l’espèce la plus remarquable est le C. de Montpellier , à racines rampantes, A fleurs blanches, en étoile; on extrait de sa racioe un suc drastique dont on se sert comme de la Scammonée. La racine du C. vomitif fournit npécarunnha du commerce.

CYNANŒ (de cydn , chien, et agehein, étrangler), espèce d’angine dans laquelle les malades tirent la langue A peu près comme font les chiens haletants.

CYNANTHROPIE (du grec cydn, chien, et anthropos, homme), variété du la mélancolie dans laquelle lu malade croit être changé eu chien, et imite la voix et K» habitudes de rct animal.

CYNABEES, ctnarot.éphales. Voy. ciNARtas,etc.

CYNEGETIQUE (c.-A-d. qui concerne la chasse, du grec cynégé6% chasser avec un chien). Les Grecs uent ainsi Part de la. chasse, et, en |iarticulier, l'art de la chasse au chien. Üppicu & laissé sous cc titre un poème estimé.

CYNIPS. genre d’insectes Hyménnptère* téré-' liront*, de la famille des Pupivofes, tribu dus Galllcoles, a pour caractères : des antennes filiformes, des cuisses non renflées, le veutro pédiculé. comprimé , la fête étroite , et le Uiorax bombé. Ces In- ••ectes, a l’aide d’nne tarière effilée, percent l'i et les feuilles des arbres pour y déposer leurs œufs. La présence de ces œuh produit les excroissances connues sous le nom de galles ou bidégars [Voy. ces mots), au milieu desquelles la larve, sortie de l'œuf, se nourrit et se transforme jusqu'à ce qu'elle soit insecte pnrfait. Les Cynipx sc trouvent particulièrement sur le* chênes, les rosiers sauvaves, les figuiers, etc. Les espères les plus remarquables sont : le C. tinctorial, qui vient sur une espère de chêne do levant, et dont la galle s'emploie dan* la fabrication de l’encre à écrire ; et le C. du figuier, dont on se sert en Orient pour féconder les figuiers, et pour hâter la maturation des figues. Voy. caprification.

CYNIQUES (du grec kybn, kynos , chien), philosophes grecs dont Üiogcuc était le chef. Affectaient de mépriser les bienséances sociales. Voy. ctmqüu au Met. unir. d’Hist. et de Géogr.

CYNOCEPHALE, Cynocephalus (du grec kydn , chien, et céphalè, tête), genre de Singes de l’ancien continent, munis d’abajoues et de callosités ; à museau allongé, tronqué A l’extrémité; les crêtes sourcilières sont très-développéc* et s'élèvent au-dessus des yeux, en sorte que le front est entièrement effacé, ce qui donne à la tête de ces animaux une certaine ressemblance avec celle du chien. On les trouve dans les parties chaudes de l'Afrique. Ils sont brutaux et féroces, doués d'une force et d’une agilité qui les rendent dangereux . même pour les hommes. Les plus remarquables sont le Mandrill, A face bleue?avec un ne* rouge et une longue barbe jaune ; le Babot n jaune, verdâtre et A face noire ; le Tartan n, qui a la fam couleur de chair et la tête ornée d’une longue crinière ; et les Papions, singes de petite taille répandus en Afrique et en Arabie. On trouve fréquemment des Cynocéphales représentés dons les sculptures des Egyptiens.

CYNOüON (du grec ky’m, chien, et odous , deut), genre de Graminées établi pour une petite plante vivace, le Cynodon dactylon, vulg. Dent-de-chien.

CYNOGLÔSSE . Cynoglossum (du grec kyon, kynos , chien , et ylôssa. langue), vulgairement Langue-de-chien, genre de la .famille des Borr.u (A^périfoUées, L.)t renferme des plantes herbacées

CYPR

CYST

à liges rameuses et garnies de fleurs de couleur rouge mineuse. Le type du genre est la C. officinale . piaule d’un vert pâle un peu argenté; scs feuilles sont rouvertes d’un duvet très-fin et ont la forme d’une langue; ses fleurs , d’un assi t beau rouge, sont disposées en épis. Elle croit naturellement dans lu midi de la France, au bord des sentiers et sur les berges des rivières. Scs feuilles , mites dons l’eau et appliuéea extérieurement, passent pour émollientes, aooines et narcotiques. On en fait un extrait qui entre dans la composition des pilules de cynoglosse. On connaît encore la C. araentée.l* C. printanière ou Cabaret des murai l les. la C. a feuilles de lin. etc.

CYNOPITHÊQUES (du grec kyôn , k t/nos f chleu, et pi t lies , siuge), sorte de singes a courte queue, intermédiaires eutre les Cynocéphales et les Magots, a pour type le Cynocéphale macaque , ou Singe noir de Hic Célèbes. Us animent leur nom & une tribu du U grande famille des singes, les Cynopithécicns, qui appartient exclusivement à l’ancien monde.

CYN0REX1E vdu grec âydn.Aynar, chien, viorexis, appétit), dite aussi faim canine, maludie nerveuse de l’estomac, caractérisée par une faim excessive et tor le vomissement do tous les aliments peu après leur ingestion. Voy. aussi boulimie.

CYNÙRRHODON, ou Rote de chien. V. églantier. CYISOSURE (du grec kyôn, chien, et oura , queue), nom lotis lequel on désignait jadis la Petite Ourse.

cykosche , Cynosurus , genre de Graminées, à feuilles planes, à panicules serrées et spiciformcs, composées de fleurs hermaphrodites mêlées d’épillets stériles. Ce genre a pour type la Crelelle des commune dans nos prairies.

CYPÉRACEES ou cypêroIdes (du grec cypeiros , souchet), famille de plantes Monocotylédouécs , voisine des Graminées et des Joncées , renferme un grand nombre de végétaux herbacés qui croisseut eu général dans les lieux humides. Leur racine, annuelle on vivace , fibreuse , présente des tubercules charnus remplis d'une substance blanchâtre et amylacée; la tige est un chaume auguleux ou cylindrique à nœuds rares, ordinairement simple; à feuilles raulinaires ou radicales; les fleurs forment des épis ovoïdes, globuleux ou cylindriques. Cette famille renferme une dizaine de tribus dont les principales sont les Caricées (ayant pour type le Carex. Laiche) et les Cyptrees (du lutin Cyperus, Souchet) : c’est a cette deruiere tribu qu'appartient le papyrus. CYPERUS, nom latin du genre Souchet , CYPHOSE (du grec kyphos, courbe). V. gibbosité. CYPREA, nom latin îles Porcelaines. Voy. ce mot. CYPRES , Cupressu* , gonre du la famille des Conifères, qui u donné sou nom à la tribu des Cupresi pour type le C. fnstigié ou pyramidal, originaire du Levant et très-répandu dans le midi de l’Europe. C'est un arbre résineux, de haute taille et «le forme pyrumidalo, k racines nombreuses et déliées , au tronc élevé , dont les rameaux , pressés contre la Uge, portout un feuillage d’un vert foncé, composé de petites folioles imbriquées les unes sur les autres ; ses fleurs sont formées de plusieurs écailles arrondies qui , en t'agglomérant, forment un fruit rouoidede la grosseur d’une noix, mûrissant en hiver et s’ouvrant par segments pour laisser échapper la graine. Le Cyprès, par sa couleur sombre, répand autour de lui un certain air de tristesse : aussi est-il 1 arbre des tombeaux ; les anciens l’avaient consacré k Plu tou. Dans le Midi , on fait avec le cyprès des haies irès-serréo* et très-hautes pour servir d’abri aux Jardins et à certaines cultures. On prétend que cet arbre purifie l’air. Son bois, fortet Incorruptible, est susceptible de recevoir un beau poli. Saduréeest, dit-on, sept fois plus grande que celle du chêne. La résine qui en découle est utile contre les blessures récentes, et donne une belle couleur —Le C. horitonlal ou étalé , «lit aussi Arbre de Montpellier, n'est qu'une variété

du précédent; son bois est excellent pour la char* pente. On remarque encore le C. vendant ou glauque, le C. faux-thuya ou Cèdre liane du Canada, et le C. chauve ou de ta Louisiane, qu’on range aujourd'hui dans le genre Taxodium.

Petit cyprès. Voy. sartouke.

CYPHDT (du grec cyprinos. poisson), Cyprinus , enre type de la famille des Cypriuoidcs, renferme es poissons d’eau douce, k corps écailleux, à bourbe petite et sans dents, k lèvres protracliles ou allonceables, et n’ayant qu'une nageoire dorsale. Ces poissons sont peu carnassiers : ils vivent surtout d herbes, de graiues et de limon. A ce geure appartiennent les Cyprins proprement dits, les Carpes , Ttutches, barbeaux, Goujons, brèmes, Ab/es, etc.

CYPR1NE, Cypnna, genre de mollusques Gastéropodes de l’ordre des Scutibraucbes, est caractérisé par une coquille bivalve, oblongue, cordlforme. présentant trois deuts sur la charnière et une dent latérale écartée de la charnière. La C. islandica est la seule espèce vivante de ce genre. On en trouve de fossiles dans les terrains tertiaires. CYPR1NOIDRS, famille de poissous Malacoptéryieus abdominaux , a pour type le geuro Cyprin , ont les caractères sont ceux (Je la famille même. CYPRIPEDE, Cypripcdium (du grec Cypris, Vénus, et jtédion, lien J, genre do la famille des Orchidées , renferme des plautes herbacées à racines fibreuses, k tiges foliacées . k fleur» grandes, remarquables par leur forme biiarre et leur odeur suave. Elles croissent dans les parties froides et tempérées de l'iiémisplièrc boréal , surtout eu Amérique. Plusieurs espèces sont recherchées k cause de leurs fleurs. Le type du genre est leC\ sabot de Venu t ou de la Vierge , qui croit dans les Alpes.

CYToELE (du grec kypsélion, petite corbeille), synonyme d ‘Akène chez quelques butanistes. V. ce mot.

CYRENAIQUES, philosophes anciens aiusi nommes d’Aristippe de Cyrène, leur chef, soutenaient que l’homme ne doit rechercher que le plaisir.

CYRILLIQUE (alphabet), alphabet servien Inventé, dit-on, au xi« siècle par S. Cyrille, l’apôtre de la Servie, qui le premier traduisit la liturgiu grecque et la Bible dan» la langue <!• > Vendes. L’alphabet cyrillique dérive de l'alphabet grec ; il est en usage, pour l’idiome liturgique, eu Russie, en Servie et en Bulgarie.

CYRTANDRE (du grec kyrtos, courbé, et aner, androt, mâle, élaminc) , genru de la famille des Acan- Iharées : plante herbacée ou sous-frutescente a feuille» simples, opposées; k fleurs en capitules, blanches ou jaunâtre» ün on a fait uue famille sous le nom de Cyrtandrarées. L’espèce type est le Cyrtandre à bouquets, À feuilles d’un beau vert et k fleur* blanches. Elle est originaire do l'Inde ou de Java.

CYSTE (du grec kystis, vessie), mot qui entre dans la composition de plusieurs noms avec la significalion de vessie ou poche. Voy. aussi kyste.

CYSTIBK ANCHES (du grec kystis, vessie, et branchia, branchies), famille de Gnistarés isopodes, comprend ceux qu'on présume avoir des branchies dans les cavités vésiculaires : tels sont les Cyames. Ces Crustacé» sont tous marins, et habitent sur des plantes ou des nnimauv. Quelques naturalistes eu fout un ordre sou» le nom de Lœmodipodet.

CYST1CERQUES(du grec kystis , vessie, et kerkos, queue), Tors intestinaux qui ont le corps presque cylindrique, terminé par une vessie pleine do sérosité limpide, et dont la tète, garnie de quatre suçoirs, est armée d’une trompe obtuse couronnée par des crocheta. Les Oysticerqucs sont presque toujours contenus dans des kyslcs membraneux. C’est à une espèce do ce genre qu’est due la ladrerie des porcs. Quelques espèces se trouvent dans le tissu du corps humain.

CY8T1NE ou oxvue cyittique (du grec kystis, vessie), substance organique jaune et cristalline qu’eu

DACT - m — DACT

trouve dont la vessie, et qui constituo quelquefois les calculs uriuaires chez l'homme. Elle renferme du carbone, de l’hydrogène, de l'azote, de l'oxygène cl du soufre. Elle a été découverte par Wollaslon.

CYST1QIÎE (du grec kystis, vessie) , qui appartient à une vésicule, et spécialement à la vésicule biliaire. On nomme bue cystiquc celle qui est contenue dans colle vésicule; — artère cys ligue, l’artère provenant de la branche droite du tronc hépatique, et se divisait en deux rameaux qui se distribuent a la vésicule binaire;— conduit cys tique, un canal placé dans l’épaisseur du petit épiploon, et s'étendant du col de la vésicule biliaire au canal hépatique; ce canal livre passage à la bile lorsqu’elle relluc dans la vésicule ou s’éconle dans le duodénum; — calcule cystiques, ceux gui se forment dans la vésicule biliaire.

CYSTIRRHEE (du grec k ystis, vessie, et rhéô , couler), dite aussi catarrhe vésical, flux muqueux de la vessie, écoulement muqueux qui suit souvent le catarrhe aigu delà vessie ou cystite (K. ci-après). Cette maladie se montre particulièrement dans les saisons froides et humides, et attaque surtout les vieillards et les gens sédentaires.

CYSTITE ( du grec kystis , vessie), inflammation aigué ou chronique des membranes do la vessie. On distingue la C.superficielle{C. catarrhale ,C. érysipélateuse, catarrhe aiyu), c.-à-d. bornée à la membrane interne de la vessie : sa durée est de vingt à quarante jours; rarement elle est mortelle; — la C. profonde ou phlcgmoneu.se, c.-à-d. étendue à foutes es membranes de la vessie et à la portion du péritoine qui recouvre ce viscère. Cctle dernière est le plus souvent dangereuse.

CYSTOTOMIE (du grec kydis. v. ^io, et tw- . section), incision de la vessie. Autrefois, on nommait ainsi l'incision faite à la vessie dans l’intention d’évacuer l’urine, et on avait réservé le nom de taille a l’opération pratiquée pour extraire les calculs.

CYTHEREE, belle coquille, espèce du genre Vénus.

CYTINELLE, CytinUs (du grec kyfînoi, fletir do grenadier, à cause de la couleur rouge de ses feuilles et de ses fleurs) , genre type de la famille des Cytinées , détachée des Arislolochiées , est composé de plantes herbacées à tige simple , couverte d 'écailles imbriquées; à fleurs monoïques, scssiles et axillaires. La seule espèce connue est 1 ’Hyjtociste parasite (C. hypocistis), petite plante charnue croissant sur les racines des diverses espèces de Cistes , d’où son nom. Elle est haute de 4 à 5 centim. , et est surtout remarquable pir la couleur rouge de ses écailles et des jietites fleurs qui terminent sa titre. On la trouve dans les contrées méridionales do l'Europe. Ses baies renferim ut. un suc acide, astringent et Ionique.

CYTISE, Cuti sus, genre delà famille des Légumineuses, section des Papilionacécs, tv&ftrtDO des arbustes et des arbrisseaux dont le port se rapproche de relui des Genêts, mais qui ne sont pas épiueux ; ils ont les feuilles ternées, accompagnées de stipule*, très-petites; les fleurs jaunes ou pourpres, disposées en grappes ou en épis. On en compte une trentaine d’cspèrÉ'!,? originaires «h s contrées montreuses de l’Europe et de l'Asie méridionales, et cultivées, pour la plupart, dans nos jardins. Le typa du genre est 1« C. de-- Alpes, ou Faux Kbénier ( C. LiLumum ), originaire des Alpes et du Jura, C’est' un arbrisseau à feuillage épais et d’un vert foncé, sur lequel se détachent agréablement de loogueset nombreuses grappes de fleurs jaunes semblables à celles de l'Acacia: dans certain* pays, il altcinl lot 5 in. de haut. Son bois, très-dur, veiné de vçrt, est susceptible de prendre un beau poil : les anciens eu faisaient des arcs ; aujourd’hui, il est employé par les tourneurs. S**s graines, noires et lenticulaires, sont vomitives et purgatives On le multiplie de graines et de drageons. Les chèvres et autres bestiaux se plaisent a brouter les jeunes pousses et les feuilles du Cytise.

CZAR ou tsjM (du latin Cccsnr) , qu’on pr ononce tchar, un des titres que porte l’empereur de Russie.

D , consonne dentale , 4® lettre de l'alphabet franlis , correspond au a des Grecs; élira le son du alfciihli et se confond ou s'échange fréquemment avec cette lettre. — Dans les nombres, D valait 500 chez les Romains, D. 5,000; chez les Grecs, /’ valait 4; J valait 4,000. — Dans le Calendrier romain, D était la 4* des lettres nundinalus ; il estencorc dans notre calendrier la 4® des lettres dominicales. — Considéré comme abréviation des préuoms romains, D désignait Decius, Deamus; Dr. Drusus. Devant les noms d'empereurs et de saints, D signifiait D/eizs, Dionysius (Denis), etc. Sur les pierres tumnlaires, D. M. signifie Diis Manibus^, aux Dieux Mânes; sur les frontons des temples et des églises, D. O. HL, Deo Optimo Maximo, au Dieu très-bon , très-grand. — Dans l'ancien alphabet chimique, D indiquait le sulfate de fer. — Sur nos monnaies , D indique la fabrique de Lyon. — D est encore l’abréviation de don, titre donné aux seigneurs espagnols , et de dom, titre particulier aux anciens bénédictins.

DA CARI) (et par abréviation D. C. ), expression italienne qui signifie depuis la tête , et qui se met quelquefois à la fin d’un morceau du musique pour indiquer qu’il faut le reprendre depuis le commencement jusqu’au signe de terminaison.

DACWlS , nom latin donné par Cuvier au Pilpit, genre de Passereaux coriiroslres. Voy. pnm.

DACTYLE (du grec dactylos, doigt), sorte de pied de la poésie grecque et latine, coinjtosé d'une longue

suivie de deux brèves : càrminâ; ce pied est ainsi nommé par allusion au duigt, qui a trois phalange*, dont la première est plus longue que les deux autres. Le dactyle entre dans la composition des vers hexamètres, pentamètres, etc. Voy. ces nom*.

Les Grecs appelaient encore dactyle : 1° une mesure linéaire , longue à peu près d’un travers de doigt : c’était la lü« partie du pied grec (0», 02 environ ) ; 2° une sorte de danse qu’exécutaient les athlètes; 3® des prêtres du mont Ida, qui étaient, comme les doigts , au nombre de cinq ; on leur attribue l’invention du pied qui porte le même nom.

En Botauique, on nomme Dactyle un genre de la famille des Graminées, composé de plantes vivaces, nombreuses et multiflorcs. Lé Dactyle pelotonné, vulgairement Chiendent à brossettes , se trouve en abondance dans les prés et le long des chemins. Il douue un mauvais foin, et ne s’emploie guère qu’à former des gazons dans les jardins.

Les Conohyliologisles donnaient autrefois le nom de Dactyles à plusieurs coquilles affectant plus ou moins la Tonne d’un doigt. Aujourd’hui, on désigne ainsi la Modia/e lithophaye , espèce de mollusque de la famille de* Mytilarés, et la Pholade dactyle , auLre mollusque de la famille des Enfermés.

DACTYLIOTHÉQUE (du grec dactylios, auneau, et théké, cassette), colleetiou d’anneaux ou de pierres gravées. Chez les Romains, Seaurus, gendre de Sylla, parait avoir formé U première colleetiou de

DAGÜ

Page 1