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nommait aiglettes ou nierions. La maison de Lorraine portait d'or à la bande de gueules, chargée de trois nierions d'argent. La maison de Montmorency portait 16 aierioos en mémoire d'autant de drapeaux pris sur l'eunemi.
ALÉSOiK (do lès, bords, côtés), instrument ou machine dont un Mi sert pour terminer les surfaces cylindriques concaves, par exemple pour agrandir, arrondir et polir la surface intérieure d’un ror|»s de pompe , d'une machine à vapeur , le canon d'une bouche a feu, d'un fusil, etc. L’objet à aléser étant fixé «laus un étau , Yalésoir effectue, son travail en tournant sur lui-même , et en avançant dans le sens de son axe; par ce double mouvement, il coupe, refoule ou use la matière, jusqu’à ce «pie le calibre du trou sur lequel il opère soit du même calibre que lui. L 'alésage dans le fer, l’acier, le cuivre rouge. l'étain. Je plomb, etc., se fait à l'huile ou à 1 eau. 11 se fait a scc dans la foule de fer. Ou le facilite dans le cuivre jaune en mettant de la cire. L’invention de Tah soir ne parait pas remonter au «Ida du dernier siècle.
ALEXANDRIN (vers), vers françaisde six pieds ou plutôt de doute syllabes. Voy. vus.
ALEX1PI1ARMAQÛES (du crée alcxéin, repousser, et pharmaeon, «Irogtic, poison), remèdes propres à prévenir ou à détruire les mauvais effets des poisons. On rangeait dans cette classe les racines d’angéliquc, d'aunéc, de gingembre, les feuilles de menthe , «le thym ; les fleurs de sureau , d ouillet ; l'écorce d'onmge, de cannelle, etc. C’étaient, en général, des remèdes toniques, excitants, sinluritiqnes. On ne s'en sert plus guère aujourd’hui.
ALEZAN («le l’arabe a/hezan), poil de cheval tirant sur le rom. Ce p««il a plusieurs nuances qu’on désigne sous le nom d'alezan clair, alezan poil de ruche, alezan bai , alezan vif , alezan obscur, alezan brûlé. Les chevaux dont le poil a cette derniere nuance passent pour être très- vigoureux.
ALKENfDE . nouvelle composition métallique découverte en 1S50 par MM. Ch. et M. Halphen, et qui imite parfaitement l’argent. Un eu fait des rouverts de laide et autres pièces d’argenterie. Cette composition parait n’ètre que «lu maillechort argenté, et contient : cuivre, 591; zinc, 302; nickel, 07; fer, 10.
ALCALIE (mot dr'origine arabe), sonde creuse qu’ou introduit «lans la vessie pour faire évacuer l’urine. Ou les fait , scion le besoin, en argent, en platine, en gomme élastique, ou bien encore en ti»$u de soie enduit d'huile de llu. Voy. sosde.
ALGAKOT. poudre ioventée par Victor Àlgarotli, médecin de Vérone. C’est un oxychlorure d’antimoine qu’on obtient en traitant le chlorure d’antimoine par l’eau distillée. On employait autrefois «cite poudre comme purgative et émétique ? et ou lui donnait le beau u«»m de mercure de vie; aujourd'hui cil*; est presque entièrement abandonnée.
ALCËBRE «le l'arabe al-djaber , science «les restitutions). C'est la science des nombres «onsidérés dans leurs rapports généraux, ou l’arithmétique généralisée. Les nombres, comme tous les objets des connaissances humaines , peuvent être considérés en particulier et en général; «le là deux branches de la science «les nombres : Y arithmétique, «pii a pour objet les faits, et Y algèbre, qui traite des l«»is. En disant , par exemple, «lue 5 multiplié par 4 «l«>nne le même produit que 4 multiplié par 5, on énonce, un fait d'arithmétique; mais si I on établit d’une manière générale que le produit de deux nombres quelconques est le même dans quelque ordre qu’on l«.*s multiplie , on formule une irop«»sition d’algèbre, une loi des nombres. — /algèbre représente les nombres par des lettres , et considère les propriétés qu’ils possèdent indépendamment de toutes valeurs déterminées; les
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lettre* qu’elle emploie sont prises arbitrairement : toutefois, on désigne ordinairement les quantités connues par les premières lettres de l’alphabet , a, b , c, d, etc., et l'on réserve les trois dernières, x , V, s, pour désigner les inconnues ; n exprime un nombre quelconque. — Outre les lettres , l’algi-bre se sert encore, pour abréger le calcul, de certains signes particuliers dont les principaux sont : le signe de l’addition, -f-, plus: a -f- b ; le signe de la soustraction, — , moins : a — b: le signe de la multiplication, x , gui multiplie : a x b, ou n . b, ou même ab; le signe de la division, jj, qui divise : - ou a : b; le signe de l’égalité , = , égal à : b
n=:b; 1rs signes de supériorité on d’infériorité, > , plus grand : a >b, et < , plus jietit : a<b; le cor f fi rient, chitrre qui s'écrit a la gauche d’une lettre pour exprimer «|ue la quantité qu'elle représente doit être répétée plusieurs fois : ainsi, au lieu «l’écrire, « -f- a 4-fl, on écrit 3a; Yexjtosanl, nombre placé a droite et un peu au-dessus d une lettre , et qui indique sa puissance, c’est-à-dire combien «le fuis la quaulité exprinrôe pur celte lettre doit être multipliée par elle-même, ou combien de fois moins un elle liait être prise comme fadeur : ainsi , a* est pour axa xa; enfin, pour «lésigner qu’on prend la racine «l’un nombre, c’est-à-dire qu’on descend de la puissance au nombre dont elle provient, ou emploie le signe \/* appelé radical , eu mettant entre les branches un chiffre qui mar«|up le degré de la racine à extraire : ainsi ÿ a veut dire racine 3* ou cubique de a.
Les opérations de l’algèbre sont les mêmes que celles de l’arithmétique : addition , soustraction , multiplication , division , élévation aux puissances, extraction des racines; mais comme en algèbre on désigne les valeurs numériques par «les lettres , chaque problème y conduit à une solution exprimée par « es lettres eniremêl«'>c* de signes : c’est ce qui constitue une formule algébrique, sorte de tableau des opérations à exécuter pour obtenir la réponse ail problème. On exprime à l’aide de «leux formules disposées en équations ( Voy. ce mot), les relations qui existent entre des quantités differentes.
L’origine de l’algèbre ne peut être déterminée avec exactitude, et bien qu'il en existe des traces «laus les écrits des plus anciens mathématiciens, .ce n’est proprement que depuis Diophante, auteur grec d’Alexandrie an iv« tiède , qu'elle a formé une science vraiment distincte «le l'arithmétique. On ignore par qui les Ara tics connurent l algi.-bre : les uns supposent qu'ils la tenaient des Urées; d'autres «ju ils en doivent la connaissance aux Indiens. Toujours est-il que l’algèbre et son nom ont été transmis à l’Europe, et particulièrement à l'Espagne par l«*s Arabes , vers l’an 1100. LTlalie parait avoir cultivé cette science, «apres son introduction en Europe, «avant toutes les- autres nations : Lucas de Burgo (Lucas Paciolus) publia plusieurs traités d'algèbre «vers la tin du xv« siècle. Après lui . Jérôme Cardan , professeur à Milàn . se rendit célèbre, an milieu du xvi» siècle .par la publication de son Arte magna, contenant la résolution des «■quations du troisième degré , résolution qui lui avait été* révélée en partie par Nicolas Tart.tglia ; celle des équations «lu quatrième «legré est duc à Scipion Ferrari , élèv»? de Cardan. A la même époque, la science aluébri«]uc fut cultivée arec ardeur en Allemagne, en Angleterre et en France; c’est surtout depuis Viète, savant français du xvi« siècle , que l'algèbre a changé de face. Sortant enfin des considère! ions individuelle», cet illustre mathématicien envisagea les nombres d’une manière beaucoup plus générale, et établit l'usage des lettres pour représenter toutes les quantités
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connues ou inconnues; ce qui fit donner à son algèbre le nom de spécieuse , parce que tout y est représenté par des symboles ; Viète s'éleva jusqu’à la résolution générale des équations de tous les degrés. Après lui, Albert Gérard en Flandre et Harriot on Angleterre s’illustrèrent par d’importantes découvertes. Au xvm« et au xvm® siècle, beaucoup «le mathématiciens enrichirent le domaine de l’algèbre : Dcscartcs découvrit l’application de l’algèbre à la géométrie; Leibnitz et Newton se disputèrent la découverte du calcul différentiel ; Lambert publia de profondes recherches sur les diviseurs des nombres et sur les fonctions continues ; Lagrange perfectionna les méthodes d'approximation; Laplaco féconda la science des nombres dans sa brillante Analyse des probabilités; enfin, Euler étendit la théorie des suites, créa le calcul algébrique des fonctions circulaires , traita entièrement la mécanique par l'algèbre, et perfectionna considérablement le calcul différentiel et le calcul intégrai. Plusieurs autres noms illustres, tels que Fermai, Bernouilli, Moivre, Wallis, Stirling, Maiipcrtuis,d’Alemhort, etc., prefectionnèrent encore, dans ces deux siècles, toutes les branches do l'algèbre. Deux femmes, Maria Agnes! au xvm® siècle et Sophie Germain de nos jours, doivent aussi être comptées parmi les plus habiles algébristes. L’algèbre d’Euler avec des notes de Lagrange , celles de Lacroix, de bourdon , de MM. Mayer et Ghoquet, de.M. Ch. briot, de M. Lionnct, etc., sont les traités classiques les plus estimés sur cette matière.
ALGORITHME , mot arabe dont plusieurs auteurs, surtout les Espagnols, se sont servis, après les Arabes, pour signifier la science des nombres et notamment la pratique de l’algèbre. — Il se prend aussi pour désigner la méthode et la notation de toute espèce de calcul ; c'est dans ce sens qu'on dit Y algorithme du calcul intégral , Y algorithme du calcul exponentiel , Y algorithme du calcul des sinus, etc.
ALGUES, Alg/r , plantes agatnes , de texture cellulaire ou filamenteuse, dépourvues do vaisseaux, et ordinairement aquatiques, susceptibles de se reproduire soit par gemmes , soit par sporulcs ou séminulcs répandues sur leur surface. Jussieu en avait fait la première famille de sa classe Acotylédonie , et les divisait en Confertes, qui habitent les eaux douces, et Fucus ou Varechs, qui habitent bs eaux salées Lamouronx les partagea en Hydrophytes ou algues d'eau douce, et ThrUassiophytes , qui vivent dans les eaux salées. Aujourd’hui , on les partage communément en trois sections comprenant chacune un certain nombre «le tribus : les Zoospermées ( Zoos parées et Sysporées do M. Dcraisne) , les Floridées ou Chonktcsporées , et l< < l’hy coidées ou Haplosporées ( Voy . ces mots). Les algues sont généralement recueillies comme engrais. Le* paysans rassemblent en monceaux celles que la Du r apporte sur le rivage, et les répandent sur le sol, ou les font sécher pour les brûler et pour extraire de leurs cendres la soude et l'iode qu'elles contiennent. Quelaucs algues sont alimentaires , comme Vulve étendue et le varech comestible eu Ecosse, la durwillée utile au Chili , la laitue de tner. Vulve ombiliquée et les gélidies que les hirondelles salanganes emploient à la confection do leurs nids. D’autres enfin , comme la mousse de Corse , les varechs , son t verra ifuges. Ou doi t à J. A gard ! i un Sixtes Alganun fort estimé (fjmdee, ISIS, etc. j.
ALlbl (mot latin qui signifie ailleurs). Ce mot exprime qu’une personne était dans un lieu autre que celui où on la supposait être en même temps. L'a/161 est invoqué en justice comme moyen de défense, et consiste à prouver que l’accusé se trouvait, par son éloignement du lieu où a été commis l’acte incriminé, dans l'impossibilité d’y prendre part.
AL1B0IT1ER, Styrax, arbrisseau originaire dit Levant, acclimaté dans le midi de la France et en Italie, appartenant à la famille des Diospyrées. L'i* liboufier officinal fournit, par une incision faite à à son tronc et à scs rameaux , une gomme aromatique nommée stoi'ax. Les alit>ouficrs forment dans les jardins d'agréables buissons. Leurs fleurs, blanches et semblables a celles des orangers, leurs feuilles, qui sont d’un beau vert, font uii bel effet.
ALIDADE (de l'arabe al-hidad , règle), règle mobile de bois ou de métal, portant perpendiculairement à chaque extrémité une piiinule ou plaque percée d’une fente dans son milieu. On s'en s« rt l»our viser les objets et déterminer leur direction , lorsqu'on lève les plans à l’aide de l'instrument nommé planchette (Voy. ce mot). On remplace avec avantage les pintades de l'alidade par une lunette qui permet à la vue de s'étendre plus loin et de mieux ajuster les signaux. — On appelle, encore alidade la réglé mobile qui, partant au centre d’un cercle divisé en degrés, peut en parcourir tout le limbe pour mesurer les angles.
ALIENATION (d ’alienum f acere, rendre autre oti étranger), transport qu’une personne fait à une antre d'une propriété soit mobilière, soit immobilière ; donner, vendre , échanger, c’est aliéner. Ou distingue Y A. à titre gratuit , comme une donation, un legs, et IM. à titre onéreux, comme une vente, un échange, un prêt do consommation. L’aliénation n'est pas permise par la loi française : 1° aux propriétaires incapables, c'estr à-dire aux interdit* et aux mineurs qui n’ont point réclamé l’entremise de leurs tuteurs autorisés, aux femmes mariées qui n’ont point reçu l’autorisation de leur mari ou celle de la | justice; 2° aux propriétaires grevés de substitution et aux gens de main-morte. Les biens de mineur, les biens propres à la femme mariée ne peuvent être aliénés qu'a certaines conditions. Eu outre, il y a des choses qui de leur nature ne peuvent être aliénées : telles sont, dans les monarchies, les domaines de la couronne, les majorais, les terres substituées.
AMKNATiON mentale, terme général sous lequel on réunit les diverses maladies mentales (Voy. folie, démence, mosomanif.). — En Droit, l’aliénation mentale est une cause d'interdiction.
ALIÉNÉS. Ces malheureux, si longtemps abandonnés sans secours ou traités avec barbarie comme des animaux malfaisants, ont, depuis le commencement du ce siècle , attiré l'attention de médecins philanthropes et du gouvernement. MM. Pinel et Esquirol donnèrent l’exemple du substituer aux traitements violents dont ils étaient l'objet, des mesure* de douceur, et firent tomber les chaînes dont Io plus souvent ils étaient chargés. L'Etat, par divers»* mesures, adoucit leur sort eu France : la loi du 30 juin 1838 leur ouvrit de nombreux asiles en .faisant une obligation à chaque département d’entretenir un établissement public destiné à les recevoir et à les soigner. Ces mesures out déjà produit les meilleurs effets.
ALIGNEMENT ( de ligne) , trac«$ que fait l’autorité administrative pour fixer la largeur de la voie publique et la ligne sur laquelle doivent être construits les bâtiments qui bordent les rues et le* routes. Pendant longtemps, les maisons ont été construites sans règle et sans plan; les premiers actes du l’autorité en France pour régulariser h-s constructions remontent à Henri IV, qui rendit 1111 édit sur ce sujet en 1607. Un décret impérial du 16 septembre 1807 résuma et coordonna toutes les dispositions antérieures ; c’cst depuis cette époque que la plupart des villes de France, Paris surtout, se sont transformées. Par application de ce décret , l'administration trace des plans, fixe des tracés et •les hauteurs auxquels chacun est tenu de se conformer : une Commission d’alignements est insti-
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