‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 309 sur 508 · DIAL · texte numérisé non relu

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déraille* sur Je davnnt du museau, tandis que tout | le reste de la tôle en est couvert, («es poissons paraissent argentés, avec des lignes de reflets le long de chaque rangée longitudinale défailles. Ils sont très-voraces. Un trouve dans l'Atlantique le D. à front rave { D. cavifvons), dont la chair est estimée.

DIAGRAPHE ( du grec diugraphô , tracer des lignes), instrument servant à donner en petit l’image d un objet plus grand , et à tran?r d’un mouvement continu, et sans la connaissance du dessin, l’image de toutes sortes de lignes droites ou courlies. lise compose, 1° d’une lunette étroite et mobile à l’aide de laquelle l’œil suit les divers points des contours qu'on veut reproduire, ‘2° d’un curseur adapté à la lunette, et muni d’un crayon qui retrace sur le papier des lignes analogues A celles que parcourt le rayon visuel : c’est , en quelque sorte, U perspective mécanique. On peut à volonté, parce procédé, obtenir la mémo image dans des projetions différentes. L’invention du diagraphe est due h M. Gavant , qui la fit connaître en 1831 , et qui en a fait une belle application aux tableaux des galeries de Versailh-s.

DlAGBEDE (par corruption de dacrydion. nom de la Scammonêe chez les Grecs), nom donné Jadis au suc de Scammonée préparé avec du jus de coing. Voy. scabvom.k.

fUALECTES (dn grec diafectos, même signif. ), formes particulières que présente une même langue dans des régions diverses. Lo dialecte diffère du votais en ce que ce dernier est untf corruption de la langue mere , tandis que le dialecte est un idiome sj*éria] , qui a ses règles et sa littérature.

Le mot dialecte s'ajqilique surtout a la langue des anciens Grecs, dans laquelle on comptait quatre dialecte* : V ionien , l'a t tique, le dorien et V éolien. L'ionien est le plus ancien : Homère, Hésiode, Anacréon, Hérodote et Hippocrate s’en sont servis; les Ioniens aimaient le concours des voyelles, les sons doux et mouillés; ils rejetaient toute contraction. L'attique, au contraire, atfeetionne les contractions, emploie fréquemment la lettre £ , les deux tt (au lieu des deux vr), etc. : Thucydide, Xénophon, Platon, Isocratc, Démosthène , en prose; Eschyle, Sophocle, Euripide, Aristophane, en vers, en sont les* modèles les plus purs. Le dorien était parlé dans le Péloponese, la Sicile et la Grande-Grèce ; Tliéocrite en offre le modèle : son caractère principal était de faire dominer l’a. La langue latine semble s’élrc formée principalement de ce dialecte. L éolien res semble beaucoup au dorien ; il fut d’abord jiarlé en Béotie, et se répandit ensuite dans les Spwrades et sur les eûtes de l’ Asie-Min eu re; il cliaugo l'esprit rude en F, qu’on nomme, A cause de cela, digamma colique : Alcéc et Sapho écrivaient dans ce dialecte.

Toutes les langues modernes ont aussi leurs dialectes ; la Langue française en compte deux principaux : le français proprement dit et le provençal: l’Allemagne a le platt-deutsch et le hoch-deutsch; l’Angleterre, Y anglais proprement dit et l'écossais, etc.

DIALECTIQUE (du grec dialégô, discourir, discuter;. Ce mot, que Ion prend souvent pour synonyme de Logique, exprime proprement l 'art de discuter, l'application des règles du raisonnement Ma discussion, art qui n’est qu’une partie de la Logique. On attribue l’invention de cet art à Zénon d’Elée; les Sophistes s’en emparèrent ; mais ils le discréditèrent •n s’en servant pour tout contester, pour soutenir sur toute question le pour et le contre; Socrate et l'Iaton le réhabilitèrent: chez eux, la dialectique était l’art d'interroger, l’art d’amener l’Interlocuteur A reconnaître la vérité et A s'élever graduellement à la vraie science. Les Dialogues de Platon offrent le plus beau modèle en ce genre. Aristote réduisit la dialectique eu une science dans scs Topiques et dans son traité de la Héfutation des Sophistes. Dans les temps modernes, la dialectique a été

remplacée , chez les Scolastiques, par Y argumenta* lion; chez les Théologiens , par la controverse.

Dans la phraséologie de Kant, dialectique est synonyme de purement probable : c’est en ce sens qu’il oppose les arguments dialectiques, qui ne reposent que sur des laits contingents, aux arguments ajtodictiques, qui reposent sur des vérités nécessaires et produisent une certitude* absolue.

(HALLAGE (du grec diallagé , différence, à cause de la variété de ses cou leurs), silicate à hase.de magnésie et d’oxyde du fer, assez commun dans la corujiosition des roches ignées. Scs couleurs varient du vert au brun-, et sa forme est , en général , lo prisme rhomhoidal oblique. La diallagé est rayée par l’acier; elle raye à peine le verre et fond an chalumeau en un verre blanchâtre. Elle offre plusieurs variété* utile* aux lapidaires : \à sinaragdite^’un beau vert; la hronzite , d'un brun jaunâtre, et le schi/ferspath, de couleur jaune d’or. Ou les trouve disséminées dans les déjiôLs de serpentine.

D1ALLKLK (du grec diallélox, réciproque), nom donné par les Grecs au cercle vicieux. Voy. ce mot.

DIALOGUE (du grec dialogos , conversation). Consùh ré comme forme littéraire, le dialogue peut s'appliquer A tous les genres de composition. Outre les œuvres dramatiques, qui sont nécessairement sons cette forme, et la poésie pastorale, qui l’affecte particulièrement, la philosophie, la morale, l’éloquence, les sciences mêmes, se sont servies du dialogue pour couvrir par la forme d’une conversation particulière ce que renseignement j*ouvait avoir d’aride. On cite surtout en ce genre, chez les anciens; le» Dialogues de l’Iaton, plusieurs écrits philosophiques de Cicéçou ( Tuscutanes , Académiques . de t Orateur . etc.); le Dialogue des orateurs , de Tacite ou de Quiiftitirii ; les Dialogues des morts , de Lucien ; chez l<-s modernes . les 1). sur l’éloquence et les I). des morte, de Fénelon: les D. des morts et la Pluralité des mondes, de Fontanelle; le D. de Sy/la et d’ Encra te , de Montesquieu ; les Entretiens du I*. M, débranche, ceux du P. Bouhours, de Mably, etc.

DIAMAGNÉTIQUE (de dia, A travers, etc.), corps qui se laisse facilement traverser par le magnétisme.

DIAMANT (du grec adamas . indomptable, A cause de sa dureté et de son incombustibilité sujq>oséc) , corps vitreux, transparent, doué d’un éclat tres-vif, est formé par du carbone cristallisé. C’est le plus dur des corps connus; sa densité est de .3,5. Il n’est ni volatil, ni fusible ; aucun liquide ne le dissout. Il résiste parfaitement au feu le plus violent quand on le chauffe a l’abri de l’air; mais il brûle 1res- facilement dans le gaz oxygène, et sc transforme alors en acide carbonique. Il est ordinairement sans couleur; mais, quelquefois, il prend des teintes bleues, jaunes, roses ou brunes. On le trouve soit en grains irrégulièrement «arrondis, soit en cristaux ayant la forme du cube, de l'octaèdre régulier ou «ht dodécaèdre rhomhoidal , dans les terrains de transport ou dans les sables, au Brésil, aux Inde». Orientales, et dans les monlagues de l’Oural (gouvernement de Perm) : les mines de Golcoude et de Visapour sont connue* depuis les temjts les plus reculés ; celles du Brésil, qui existent principalement dans la province de Miuas- Geracs, ont été découvertes au commencement du xviii® siècle; celles de l’Oural n'ont étédéconvertes que depuis peu d’années (1831). — On Lave les sables diamantifères pour entraîner la plus grande partie des matières terreuses; le résidu est ensuite étendu sdr une aire bien battue , et on y fait la recherche dc3 diamants, sous la surveillance d’inspecteurs.

Lo pouvoir réfringent et le pouvoir disjiersif considérables que présente le diamant, et d’ou naît l’éclat de ses feux, l'ont rendu un des COTM le* plu* précieux employés en joaillerie; en raison de M grande dureté , il sert aussi à former des pivots pour les pièces délicates d’horlogerie , à polir les pierres

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fines et à couper le verre. Les vitriers emploient principalement le diamant cristallisé à arêtes courbes, dit diamant de nature.

La taille augmente considérablement l'éclat du diamant. Elle s'exécute au moyen d une plate-forme horizontale en acier très-doux, qu’on recouvre do poudre de diamant, dite é {/risée , délayée dans de l'huile : on appuie le diamant contre la plate-forme pendant qu'elle tourne rapidement. 11 y a deux espèces de taille: la taille en rose, qui ne s’emploie que pour les diamants de peu d'épaisseur, et la taille en brillant , qui est plus recherchée. La taille en rose présente, à son sommet, une pyramide à facettes triangulaires, et une large base plaie destinée à être cachée dans la mouture. Le* diamants taillés eu brillant ont, à la partie supérieure , une face assez large, ou tuile, eulourée de facettes triangulaires , nommées dentelles , et de facettes en losange; la partie inférieure se termine par une sorte de pyramide garnie aussi do facettes ou pavillons , destinée a réllecbir la lumière qui a traversé la pierre, et cette pyramide est tronquée par une autre petite table ou culasse. Les brillants sont toujours montés à jour.

La grosseur des diamants est ordinairement peu considérable; prewpie toujours ils ne déparent pas le poids d'un carat teentigr. 20/27); ceux qui pèsent plusieurs carats s’appellent diamants parangons. Les plus gros diamants connus sont : celui du radjah de Matin, dans l île do Bornéo, qui pèse, brut, 367 carats (plus de 7.*» grammes) ; celui de l’empereur du Mogol , dit le Ko/u-Soor (mont de lumière) , qui pèse 2711 carats ; celui de l'empereur de Russie, qui est de la grosseur d'un œuf de pigeon, ut qui pèse 193 carats ; il provient de Nadir-chah. Un rite encore parmi les plus gros diamant* celui de l'empereur du Brésil, celui du Nizain, qui, dit-on, pèse brut 400 carats, et V Étoile du Sud , diamant de ‘251 carats 1/2 brut, trouvé au Brésil en 1853. Le diamant taillé qui passe pour le plus beau, en raisou do sa forme et de sa limpidité, est celui qui est connu , parmi les bijoux de lucourouuc de France, sous le nom de Régent ; il fut acheté, pendant Ja minorité de Louis XV, par le duc d’Orléans, alors régent, d’un Anglais nommé Tilt, qui l’avait rapporté de l’Inde; il peso 136 carats 3/4. On remarque encore le Sancÿ, ainsi nommé d'un ministre d'Heuri IV, qui en fut possesseur; il fait, aujourd'hui, partie des diamants de la couronne.

Les anciens iguoraieut l’art du tailler lu diamant. Le fut un jeune noble de Bruges, nommé Louis de Berqucm, qui, ayant remarqué par hasard, en 1 176, que deux diamants frottés l’un contre l’autre s'usaient mutuellement, eut l’idée de tirer parti de cette observation pour tailler le diamant. Le premier diamant taillé fut porté par Charles le Téméraire; il est aujourd’hui possédé par l’Espagne.

Les premières expériences sur la combustibilité du diamant Rirent faites par deux académiciens de Florence, AveraniotTargioni, en 1694; ils effectuèrent la combustion «ni plaçant le diamant au foyer d'un miroir ardout. Longtemps après, François-Etienne de Lorraine , devenu depuis grand-duc de Toscane , et enfin empereur sous le nom de François l*r, lit, a Vienne, une nouvelle série de recherches sur ce corps, dont il opéra également la combustion complète à l'aido de fourneaux ordinaires. De 1766 à 1772 , ces expériences Rirent répétées de toutes les manières eu France pard’Arcet père, Rouelle, Marquer, Lavoisier et plusieurs autres savauls. Lavoisier s'assura que le diamant donne de l'acide carbonique comine le charbon de bois, et gu’il est, par conséquent, formé de carbone. Déjà Newton, se fondant sur certaines considérations optiques, avait émis l’opinion qu’il devait être romhustibiu.De nos jours, on a tenté, mais sans succès jusqu’ici, de produire le diamant artificiellement.

On appcllo diamants d’Alençon des cristaux de quartz hyalin d’une grande limpidité, que l’on

trouve dans les sables granitiques, d’ Alençon , et qui ont la forme do pyramides à deux’ faces.

DIAMETRE (du grec dia , a travers, et métron. mesure), droite qui jouit de la propriété de couper par moitié un système de cordes parallèles qui traversent une courbe dans une direction déterminée. Le diamètre d'un cercle est la droite qui passe par le centre de ce cercle et qui se termine, de pari et d’autre, à sa circonférence. Le rapport du diamètro à la circonférence est incommensurable ; cependant on peut en approcher de très-près par le calcul : Archimède avait trouvé 7/22, Adrien Métius 113/355 ; d'après les calculs les plus exacts, le diamètre est 1/3,1413926, un peu plus du tiers de la circonférence.

Le D. d’une section conigut est une droite qui cou j»e toutes les ordonnées en deux parties égales; lorsque le diamètre est perpendiculaire aux ordonnées, il prend le uoin d 'axe { Vau . ellipse, hyperbole, pakanoLE) . — Le D. d’une sphère est la même chose que le diamètre du demi-cercle dont la révolution a engendré lasnhere; on ic nomme aussi [‘axe de la sphere.

Eu Astronomie, on appelle D. apparent d’uno planète l’angle sous lequel elle apparaît à "observateur, eu menant des rayons visuels de l'œil a deux points opposé* du disque de cette pianote ; ou l'évalue en minutes et eu secondes. Le 1). réel d'une planète est sa véritable grandeur mesurée à l’aide d'une grandeur connue, telle que lu mètre, ou comparée, avec le diamètre de la terre.

D1ANDRE (du grec dis , deux, et aner, andros , mâle), sc dit tn Botanique de tous les végétaux dout la corolle ue renferme que <1c*ii\ étamines.

DIANDR1E, 2e classe des végétaux dans le système de Linné, renferme les piaules qui ont deux étamines libres : tels sont le jasmin, la véronique, la sauge. 'Elle est divisée eu trois ordres : la D. monogame , à un seul pistil ; la D. digynie, à deux pistils; la D. triai/ me . a trois pistils.

DIANE (du bas latin dianæa , grand bruit de chaste), batterie de caisse qui s’exécute au point du jour, cl qui est le signe du réveil dans le service des garnisons sur terre et des garnisons de bord. On ne rend point d'honneurs militaires avant la diane.Eu aner et dans les ports, la (liane est arconqiaguée d’un coup de canon. Elle s'appelle fanfare ou réveil-matin dans la cavalerie.

Arbre de Diane, arborisation métallique. V. arbre.

DIANELLE, Diane/ la , genre de la famille des Asparaginées, renferme des plantes vivaces , herbacées et rameuses, à fleurs disposées eu pauicules lâches terminales, avec des feuilles semblables à celle de? Iris. On cultive : la D. bleue {D. cœrulea ), ou Reine des boit, originaire (le la Nouvelle-Hollande, et importée eu France en 1815 et 1S16; sa tige, haute de lCccutiin., est tortueuse, garnie de feuilles glabres, vertes et dentelées ; ses fleurs sont d’un beau bleu d’azur ; la D. Jaune [D. nemorosa), originaire de l’Inde.

DIANTIIEKS (de dianthus, nom latin de l’œillet), sous- failli Ile de plantes, qui a pour type le Dianthus ou OEillet. Voy. oeillet et cakyopiiyllêes.

DIANTHUS (du grec anthos, fleur, et Dios, de Jupiter; à cause de la suavité de sou odeur), nom scientifique de I'üeillet.

DIAPALME (de palme , parce qu’on y faisait outrer autrefois une décoction de feuilles ao palmier), sorte d'emplâtre détersif et résolutif, composé de litharge, de sulfate de zinc, d'huile d’olive et de cire vierge. Ou en fait une espèce de cérat, et ou remploie comme astringent et résolutif.

DIAPASON (du grec dia , avec, par, et pas, tout). C’étaii, chez les Grecs, le nom de l’octave. — On doune aujourd’hui ce uora à l’étendue d’une voix ou d’un instrument, c.-à-d. à la série des notes qu'uue lois ou un instrument peut faire entendre. Chaque voix, chaque instrument, a son diapason particulier.

On appelle encore diapason un petit instrument

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