‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 310 sur 508 · DI AT · texte numérisé non relu

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composé d'une lige d’acier à deux branches, courbée eu forme d'U, longue de huit ou neuf centimètres, plus rapprochée en haut qu'en bas, et disposée de maniéré a faire rêsouuer constamment cl sans la moindre alteration le tou de la. lorsqu’on le frappe contre un corps dur et qu’on le pose sur un corps sonore. C’est sur ce régulateur que I on accorde tous les instruments.

DIAPEDESE (du grec diupédaô , traverser), hémorragie cutauée, traussudatiou ou exhalation de sang , sous forme de rosée , a la surface de la peau ou ue toute autre membrane. C'est, dit-on , la maladie dont mourut le roi Otaries IX.

DIAi'ÊRE (du grec diapeirô, transpercer), Diaj>eris y genre de Coléoptères hétéromeres, famille des Taxicorne» : au tenues composées d'articles eu forme de disques enfilés par leur centre; corps ovoïde et bombé; tête courte et triangulaire; écusson très-petit; pattes »le largeur moyenne. Ces insectes vivent dans l'intérieur des champignons.

DlAPHANEll E (du grel? dia , à travers, et phaino, briller), ou transparence, propriété qu'ont certains corps, tels que l’air, l’eau, le verre, le diamant, le talc, le cristal, etc., de laisser passer librement les rayons lumiucux à travers leur masse, phénomène que les savants attribuent an résultat de la rectitude des pores à travers lesquels le Uuide lumineux se crée un libre passage. Les corj* diaphanes sont opl»osés aux corps opaques, a travers lesquels la lumière ne pénétré pas ; ils diff» relit des corps ti uns lucides t comme l'agate, en ce que ceux-ci ue transmettent a travers leur masse qu’une lumière diffuse.

DLtPJlORËSE (du grec diaphoréô , répandre), surexcitation de lu peau qui a pour effet de déterminer des sueurs plus ou moins abondantes : c’est un état moyen entre la simple transpiration et la sueur.

DlAPHORETlQLE (même étymologie). On donne ce nom a des sudorifiques de peu d’énergie ou administrés à faible dose. Voy sudorifique.

DIAPHRAGME (du grec dia, a travers, cl pfo ayma, cloison), muscle impair, membraneux, mince, aplati, très-large, obliquement situé outre le thorax et l’abdomen, qu il sépare l’uu de l’autre, comme une cloison. Le centre du ce muscle est occupé par une large aponévrose, a laquelle on a donné le nom de centre phrénique, et qui reçoit les libres nées de U circonférence du thorax, et dont la réunion forme les piliers du diaphragme. Ce muscle présente deux ouvertures : l une en avant, appelée ouverture auophagienne, est traversée par l’œsophage; l'autre , en arriére , dite ouverture aortique, doune (tassage à l’aorte, au canal, thoracique et À la veine uxygos. Le diaphragme maintient les viscères renfermés dans la poitrine et l'abdomen. Lorsqu’il se contracte, ses fibres, de courbes qu’elles étaient, deviennent droites; alors il s’abaisse et la poitrine est agrandie pour recevoir l’air : c'est ce qui le fait nommer muscle inspirateur ; lorsqu'il se relâche, il est repoussé vers la poitrine par les viscères abdomiuaux. Le diaphragme ioue un rôle essentiel dans le soupir, le bâillement, l’anhélation, la toux, léteruùun nt, le rire, le sanglot, le hoquet, lu vomissement, les actes de flairer, crier, chanter, etc. Cet organe existe chez les oiseaux comme chez les mammifères.

On nomme encore Diaphragme : 1° en Optique, un anneau qu’on place au foyer commun uc deux verres d’une lentille, pour iutercepter les rayons trop éloignés de l’axe et qui pourraient rendre les images confuses sur les bords; — 2° en Botanique, toute lame qui partage un fruit capsulaire en plusieurs loges ou parties; — 3® en Mécanique, un disque plus on moins mince qui interrompt la communication dans le canal d’un tube cylindrique, tel qu'un tuyau de pompe, de lunette, etc. Les soupapes des pompes sontportées par des diaphragmes percés.

DIAPREE, espèce de prune. Pby. mutre.

DIAPRUN (de diaprée, espèce de prune), électuairc laxatifet purgatif dont le principal ingrédient est la pulpe de pruneaux. On distingue le l). simple, composé de polypode, de fleurs de violette, do semences d’épine-vinette et de réglisse, de roses do Provins, bouillis avec des pruneaux et du sucre; et lu D. résolutif, qui résulte du mélange du diapruu simple avec de la scammouée en poudre.

DIARRHEE (du grec diarrhéô, couler de toutes parts), vulgairement dévoiement , cours de ventre. On confond généralement sous le nom de diarrhée désaffections diverses qui n’ont de commun que la fréquence et la liquidité des déjections alvinus. La diarrhée n’est le plus souvent qu’un symptôme do l’entérite ou d’un accroissement anormal de la sensibilité de la membrane muqueuse intestinale. Ou la combat par les mûmes moyens. Cette affection peut être produite par l’usage d'aliments indigestes, de remèdes purgatifs, par l’impression du froid, etc. L’eufauce, 1a faiblesse de la constitution, le tempérament lymphatique, paraissent y prédisposer. Sa durée est de 4 à 7 jours, et sa terminaison favorable.

D1ASCÉVASTE (du grec diascévazô, arranger), nom donné à ceux qui , avant les grammairiens do Pécule d’Alexandrie, s’occupèrent de retoucher, d’arranger et même de continuer les poésies d’Homère et des poètes cycliques.

DlASCORDll'M (du grec dia, avec, et du latin scordium, sorte déplanté), ékotuaire dont les feuilles de scordium sont la base. et dans lequel on lait entrer dis ruses rouges, de la historié, de la gentiane, de la cannelle, du galbanum, du gingembre et de l’extrait d’opium. Cet élocluaire, d'uno odeur et d’une saveur désagréables , est employé comme astringent et sédatif , surtout contre les diarrhées abondantes, soit en boisson, soit dans du pain azyme.

DIASPüRE (du grec diasporas , dispersé), minéral composé d’alumine et d’eau, avec quelques traces d’oxyde de for. Il se présente ordinairement en lames jaunâtres ou brunâtres, nu peu fibreuses, à la * assure quelquefois vitreuse. Exposé au feu , il sa dissipe en pue multitude de parcelles : d’où son nom. Le Diaspore sc trouve dans les terrains granitiques.

DIA STASE (du grec diastasis, séparation, disjonction). Les Chirurgiens appellent ainsi la séparation de deux os qui étaient coutigus, comme le cubitus et le radius , le tibia et le péroné. — Les anciens désignaient par ce mot le guufleinent des veines variqueuses , et le temps où il s’o(tère quelque changement dans lts maladies.

En Chimie , ou nomme Diastase une substance azotée neutre, découverte en 1833 par MM. Payen et Persoz : elle est contenue, selon eux, dan* toutes les céréales germées . et a la propriété do transformer rapidement la férule en dextrine et en sucre, et de la séparer ainsi des substances insolubles avec lesquelles elle serait mélée. On peut l’extraire do l'orge germée à l’aide de l’eau; elle est blanche, non cristalline, très-soluble dans l’eau, insoluble dans l’alcool concentré. On n’en connaît pas la composition. On attribue à la diastase la transformation qu’éprouve la fécule dans les céréales à l'époque de la germination.

DIASTOLE (du grec diastolé, dilatation), mouvement par lequel le cœur et les artères se dilatent pour livrer passage au sang. Diastole est opposé h Systole, qui indique le resserrement de ces organes.

DlATESSAHüN (du grec dia, par le moyen de, et tessara, quatre), électuaire composé essentiellement de quatre médicaments : racines de gentiane et d’aristoloche ronde , haies do laurier et myrrhe. Ce médicament, qu'on appelait aussi théi'iaqve diatrssaron , était recommandé contre les piqûres et morsures d’animaux venimeux.

IHATHERMANK (du grec dm, A travers, et thermos, chaud), *»c dit en Physique, par opposition

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