DI ED
DIÈT
nom de Didaclyles à uno classe dans laquelle il avait réuni les chameaux et des paresseux à deux doigts.
D1DASCALIES (du grec, didascalia, enseignement), uom donné par les Grecs aux représentations théâtrales, aux écritsqul avaient pour objet la scène, aux pièces dramatiques , à l’art du théâtre en général, etc., parcs que le poète se chargeait lui-même du soin île faire apprendre [didaskein] sa pièce aux artistes que le chorège mettait à sa disposition.
DIDELPHES (du grec dis, double, et delphys, utérus), famille de Mammifères établie par Hloiiivi!Ie,et qui comprend tous les animaux à double gestation, l une utérine et l'autre mammaire. Ce groupe répond à l’ordre des Marsupiaux de Cuvier. Voy. MARSUPIAUX et SABIGUS.
DID1SQUE (du grec dis, deux fois, et discos, disque), Didiscus, genre de la flunülc des Ombclliféres, renferme des plantes herbacées, à feuilles lobées, à lobes incisés, à Heurs en ombelles, bleues ou blanches. Le Ù. Lieu, apporté récemment de la Nouvelle-Hollande, commence à être cultivé dans les jardins. Ses ileurs sont d’un beau bleu d'axuT'.
D1DRACHME, poids et monnaie des Grecs, valant deux drachmes. Voy. drachmes. .
DIDYME (du grec didymos, double, jumeau), épithète appliquée en Botanique aux organes composés de deux parties arrondies et réunies par un point à leur sommet. Les anthères de l'épinard, de l'euphorbe, Sont didymeS.
Métal peu enunu , qui accompagne presque toujours le cérium. 11 a été découvert en 18-12 par M. Jfosander.
DIDYNAM1E (du grec dis , deux, et dynamis , puissance)*, 14° classe du système de Linné , est caractérisée par quatre étamines^ dont deux sont plus graudes que les deux autres. Elle sc divise en deux ordres , la gymnosvermie et Yangiospermie.
DIEDRE (angle), du grec dis , deux , et édra , base; angle formé par deux plans qui se coupent: on l'appelle aussi angle plan.
DIÉRÈSE (du grec diairesit, division). On nomme ainsi en Grammaire la division d'une diphthongue en deux syllabes, comme aulài pour aulœ : on l'oppose à Synérèse.
En Chirurgie, la diérèse est une opération qui consiste dans la séparation des parties réunie* contre l'ordre naturel, ou de celles dont la division ou la dilatation sont nécessaires pour le rétablissement de la santé. La diérèse a lieu par incision, par ponction , par divulsion , par cautérisation , etc. On ajvpelle hiératiques tous les agents mécaniques ou chimiques propres à opérer la division d’un tissu.
DlÊSh (du grec diésis. action de faire passer au delà), signe musical qui s’écrit ainsi ÿ . et qui, placé à la gauche d'une note, indique quelle doit être élevée d'un demi-tou, sans changer de nom ni de degré. Les dièses placé* à la clef marquent les modifications que doit subir l'ordre des demi-tons dans la gamme et déterminont ainsi le ton dans lequel tout le morceau est écrit. Ainsi, dans la gamine de sol , pour qu’il y ait cinq tons et deux demi-tons comme dans la gamme en ut majeur, il faut mettre un dièse. Les dièses se placent de quinte en quinte eu montant. L m double dièse élève d’un demi-ton la note déjà d iésée.
Dans la musique des anciens, le mot diésis était le nom d'un petit intervalle que nous appelons comma. Cet Intervalle résultait de la différence de deux sons approximatifs, comme ré bémol cl ut dièse : ses proportions se déterminent par 128 : 125. On distinguait le diésis enharmonique mineur, qui haussait la note d'un quart de ton ; le chromatique , qui l’élevait d'un demi-tou mineur; et Yenhanno nique majeur, qui l’élevait de trois quarts de ton.
uIETE (du grec diaita, même signifie.). Dans son acception la plus générale, fa diète est l’emploi
raisonné et méthodique de tontes les choses essentielles à la vie, soit en santé, soit en maladie; elle comprend tout ce qui a rapport à l’air, aux aliments, à l’exercice et au repos, au sommeil et à la la veille, etc. Dans une acception plus restreinte, c’est la partie de la thérapeutique qui s’occupe de la nourriture des malades exclusivement. — Le plus souvent, le mot diète est employé comme synonyme (Yabstinence, et signifie alors privation d’alim'enti imposée à un malade. — Souvent aussi on désigne par le mot diète l’usage habituel de certaines sub stances alimentaires : on dit, par exemple, la diète lactée : ce mot est ftlors synonyme de régime.
loi nature elle-même indique fa diète ou l’abstinence dans les maladies aigues, qui s'accompagnent toujours de la perte de l'appétit. Dans beaucoup de cas, la diète seule peut amener la résolution de la maladie. — La diète doit être fort sévère au début des maladies fébriles, et pendant leur développement. On peut commencer à permettre des aliments aux malades quand la fièvre a cessé et que la fhlm reparaît : on débute par des bouillons, auxquels plus tard on Incorpore des fécules; pull, on arrive aux panades, an régime lacté , anx poissons, aux légumes farineux; puis aux viandes blanches et autres plus nutritives : ces aliments doivent être préparés simplement et sans épices. On jiennet en même temps une jielite quantité de vin vieux . coupé avec autant d’eau ordinaire, et souvent avec un peu d'eau de Seltz. — Dans les maladies chroniques, on a recours à la diète lactée, au régime féculeut, aux viandes blanches, aux légumes, etc.
diète, assemblée politique. Voy. ce mot au Dict. unit/. d'Hist. et de Gcogr.
DIÉTÊR1DE (du grec diétéris, année double), nom que les Athéniens donnaient à un cycle formé par la réunion de deux années lunaires, à la seconde desquelles ils ajoutaient un mois de 22 Jours, nommé deuxième posidéan , pour faire concorder l'année lunaire avec l’année solaire.
DIÉTÉTIQUE (de diète), partie de la médecine qui donne les règles à suivre sur la diète ou résrime h. suivre pour conserver ou rétablir la santé. Voy.
DIÈTE et HTGltNE.
DIETINE (diminutif de diète), assemblée de la noblesse polonaise des palatinats , des provinces et des districts, qui avait le privilège de nommer et d’envoyer des nonces à la diète de la nation.
DIEU, l'Être suprême, créateur et conservateur de l'univers. La science s’accorde avec la religion pour le définir : «un esprit éternel, immuable et infini, qui est présent partout, qui peut tout, qui volt tout, qui a créé toutes choses et qui les gouverne toutes, n La science de Dieu est la Théologie , qu’on appelle Théologie naturelle quand on la considère au point do vue purement philosophique, et Théodicée, quand on étudie les rapport! de Dieu avec le inonde moral. Elle comprend deux questions principales : celle des preuves do l’existence de Dieu, et celle de ses attributs.
Les preuves de l'existence de Dieu ont été partagée* en trois classes : Pr. physiquesl Pr. métaphysiques et Pr. morales. Les Pr. physiques se tirent : soit du mouvement de la matière, qui ne peut s’expliquer que par l’impulsion d’une cause première; soit de l’harmonie du monde, qui , dans l'ensemble comme dans les parties , atteste un dessein profond et proclame un ordonnateur suprême *. cette démonstration par l'harmonie de la nature est ce qu'on nomme aussi l’argument de* causes finales. Les Pr. métaphysiques se fondent sur certaines idée* nécessaires qui sout du domaine de la métaphysique , comme celle de l'existence par soi, de la perfection : tel est l'argument présenté per Descartes dans le Discours de la méthode et dans les Méditations, et qui consiste à soutenir que, l'homme ayant l’idée du parfait et n’ayant pu la puiser ni dans la connais-