DIFF
sance de son être, qui n'est pas parfait, ni dans relie du monde, qui ne l'est pas davantage, il faut nécessairement que cctle iuée ait été mise en lui par l'être parfait; d'où il suit que rel être* ou Dieu, existe. La Pr. morale repose sur le consentement de l'humanité, qui a partout et toujours adoré un être supérieur, comme le témoignent les religions, les langues, les littératures, les codes et les arts. — On a aussi divisé les preuves de l’existence de Dieu en preuve* à priori, et preuves à posteriori : celles-là, Indépendantes des données de l'expérience, I, qui en dépendent ; les premières se confondent avec les preuves métaphysiques , les secondes avec les preuves physiques et la preuve morale. Kant distingue : 1* une Pr. ontologique : c'est la preuve métaphysique sous un autre nom ; 2° une Pr. cosmologique . qui de l'existence contingente du inonde- conclut celle d’un être nécessaire; 3° une Pr. physico-théoloyique ou téléologique : c'est l'argument dus causes finales.
Les attributs de Dieu ont été classés en métaphysiques, intellectuels et moraux : métaphysiques, tels que l’unité, l'infinité, l'éternité; intellectuels , tels que l'intelligence, l'omniscience, la prescience; moraux. tels que la puissance, la liberté, la sagesse, la bonté, la nrovideuce. On les démontre, comme l'existence de Dieu , par des arguments d priori, tirés de l'essence de Dieu, et par des arcuments?! posteriori, tirés de la contemplation de l'univers. C'est dans lestraités spéciaux qu il faut chercher ces démonstrations.
Quoique naturelle à notre esprit, au point que Descartes l'a supposée innée, l'Idée de Diou s’est ressentie des divers degrés de barbarie et de civilisation que l'espèce humaine a traversés. Dans les temps anciens, elle avait été étendue à une multitude d'êtres ou d’objets auxquels on attribuait une puissance divine : do là le polythéisme, appelé aussi idolâtrie , à cause du culte rendu aux idoles; et le fétichisme, qui règne encore aujourd'hui cher les nègres. Au sein de ces croyances grossières, Vanthropomorphismet qui fait la divinité à l'image de l'homme, fut un premier progrès. Pour rendre * compte du bien et au mal dans le monde, on imagina un bon et un mauvais principe : de là le mag issue et le manichéisme. La philosophie grecque était arrivée do lionne heure à la notion d’un Dieu unique, ou monothéisme. Ce dogme a fhit , dès les temps les plus reculés, le foud de la religion Juive ; mais c'est surtout le christianisme, et avec lui la philosophie moderne, oui a épuré l'idée de Dieu. Le* anciens admettaient la coéternité de la matière et de Dieu ; les modernes conçoivent Dieu, non pas seulement comme ordonnateur du momie , mais comme créateur. Par une rare exception, qui tient à un entrainement de système ou à un coupable Jeu d'esprit, certains hommes ont nié Dieu : ee sont les athées j Voy. athéisme] ; d’autres ont prétendu que Dieu est tout, c.-à-d. qu’il constitue, par le développement infini de son essence, toutes les parties du inonde, lesquelles n'auraient de vie qu’en lui et par lui : ce sont les panthéistes (Voy. ce mot); on bien encore ils ont dit que tout est Dieu, c.-à-d. que Dieu, au lieu d'exister à part, ne serait que l'ensemble de la pâture , qu’on se figurerait douée d’une vie divine : e'est le naturalisme. Entre ces deux excès, de nier Dieu ou de l'identifier au tout , 11 y a le théisme , affirmation de l’existence de Dieu , qu’on est convenu de distinguer du déisme, en attachant à ce deruicr mot l’idée de la négation de toute religion révélée. Voy. déisme.
Il a été composé d’innombrables traités sur l'existence et les attributs de Dieu. On ne peut ici que rappeler les ouvrages classiques de Cicéron (De natura deorum ) . de Descartes I Méditations ) , do Fénelon ( Traité de l'existence el des ai tributs de Dieu), de Bossuet (De la connaissance de Dieu et de soi -même),
de Leibnitz (Essais deThéodicée), de Clarke ( Traité de l’existence de Dieu),th> Ch. Bonnet (Contemplation de ta nature ), de W. Puley ( Théologie naturelle). On doit à M. Bourhitté une Histoire des preuves de l’existence de Dieu. Voy. théologie.
DIEUX. Les païens adoraient une foule de dieux : Hésiode en porte le nombre à plus de trente mille. Tous les objet* qui inspiraient la reconnaissance ou la crainte, tous ceux qui pouvaient être utile» ou nuisibles à l'homme, furent l’objet d’un culte : c'est ainsi que le* Grecs adoraient le soleil sous le nom d’Apollon ; la luno, sou* celui de Diaue; les eaux, les arbres dos forêts, sous ceux de Naïades, d'Hnmadry&des. Chaque peuple , selon scs besoins et l’état de scs connaissances, so créa de* dieux dont le#, formes et le* attributs varièrent à l'infini, ainsi que les fonctions. Os dieux étaient sujets à toute» sortes de passions, à l’amour, à la haine, à la colère, à l’envie, etc. On les apaisait par de l'encens et par des sacrifices, quelquefois sanglants. On adora d’abord los astres; ensuite les plantes et les animaux forent l’objet du culte des hommes. Souvent même on plaça au rang des dieux le* rois , les ompercurs , ou les hommes qui avaient rendu des senrices à l’huraanilé. Plus tord, on adora les vices «t les vertus, ainsi qu’une foule d'abstraction* sous forme de divinités allégoriques. On finit par adorer des dieux inconnus.
Les Romains avaient deux sortes de dieux : les grands dieux [dit majont m gentium), et les dieux subalternes (dii minorum gentium). Les premiers étaient au nombre do douze : six du sexe masculin Jupiter, Neptune, Mars, Mercure, Vulcaln, Apolon), et six du sexe féminin (Vesta , Junou , Gérés, Diane, Vénus, Minerve); Ils rangeaient parmi les second* tons les antres dieux adorés sur In terre. H y avait aussi le* dii selecti : c'étaient Janus, Saturne, la Lune, Pluton et Barchus; les dieux topiques ou locaux, dont le culte étAlt renfermé dans une ville ou une contrée; les dieux privés, qui veillaient sur la maison, sur la famille ou sur l'individu (les Lares, les Pénates, le Génie). Vou. au Die/. univ. d'IIist. et de Géoàr. le nom de chaque dieu.
DIFFAMATION (de dis, part. priv., et du latin fa ma, réputation), se dit, en Jurisprudence, de toute allégation ou imputation d’un fait de nature à porter atteinte à l’honneur ou à la considération d’autrui, que le fait soit vrai ou faux. Autrefois les diffamateurs étaient punis de mort , des galère* ou du bannissement. D’après les lots du 17 mai 1819 et du 25 mars 1822, qui rejettent la dUtinctiou précédemment établie entre le diffamateur et le calomniateur, la diffamation commise par de» discours, des cris, des dessins, des écrits ou de* placards exposé* en public, est punie d'un emprisonnement qui peut varier, suivant les cas, de 5 jours 4 2 ans, et d une amende de 50 h 3,000 fr. Voy. îitiniE rrnuQur.
DIFFÉRENCE. En Logique, c'est In qualité essentielle qui distingue entre clics les espèces d un mémo genre : c'est en ajoutant la différence au nom du genre que l’on définit. Voy. Dtmmoiv.
En Mathématiques , on nomme différence l'excès de grandeur d'une quantité sur une autre, c.-à-d. ce qui reste lorsqu'on a retranché une quantité d’une autre quantité. On appelle encore ainsi les quantités Infiniment petites. — Le calcul des différences a pour objet les lois de l'augmentation ou ne la diminution de grandeur qu’éprouve une fonction quelconque de quantités variables lorsqu'on augmente ou qu'on diminue ces grandeurs variables. L’étude des quantités finies ou réelles qui serrent d’arcroissrment aux quantités variables se nomme calcul des différences finies. L'étude des quantités infiniment petites qui servent d'accroissement aux quantités variables est le calcul différentiel. Voy. ci-après.
Eu Marine, on nomme spécialement différence l'excédant du tirant d’eau de Foirlèn? d’un batiment
I)IGA
DIGE
sur celui de ratant. Un bâtiment léger et dépanné a uue plus grande différence que « eux qui sont chargés. — Ou mesure cette différence au moyen d’un insîi umen t appelé Différenciometre, et formé de deux tubes eu cuivre ou en plomb : l'eau de la mer s’y introduit par un conduit en plomb placé en serpent* -au ; un flotteur s’élève dans le tube, du niveau de la flottaison du bâtiment, et marque le tirant d'eau sur une réglé divisée. lieux robiueU placés au haut du tube servent h vider l’eau après l'opération et à empêcher le mouvemeut du flotteur quand la mer est grosse.
DIFFÉRENTIEL. Ko Mathématiques, pu nomme quantités différentielle* les accroissements iufluiin eut petits que subit une variable que Fon fait passer successivement par divers état» de grandeur, (à) nom de différentielle vient de ce qu'elle est eu général la différence iiifluimeul petite de deux quantités finies dont l'une surpasse l'autre d’une quantité inhibaient petite.
On nomme Calcul différentiel la partie de l’analyse infinitésimale qui a pour objet de rechercher, les différentielles des grandeurs variables, et de trouver les rapports de ces grandeurs au moyeu de ceux que les artifices du calcul amènent entre leurs différentielle*. Voy. imimtimmal (calcul).
DIFFLUGlE (du latin diffluere.se répandre), goure d’infusoires de la famille des Rhizupodes, est caractérisé par un test imitant celui des Mollusques et par des bras d’un blaur. de lait. L’espèce type, la 1>. protéiforme, se rencontre dans les eaux peuplées «le piaules, et doit son nom a la propriété qu’elle a de pouvoir rentrer à la fois tous ses bras dans son test, ou d'eli faire sortir un ou plusieurs à velouté.
DIFFORMITE (de dis, part. priv.,et de forme), vice do la conformation extérieure du corps. Tels sont le bec «le lièvre, Facéphalie, Ja distorsion des membres, la déviation de la colonne vertébrale, les I monstruosités de tout genre, etc. Les difformités sont cougéniales ou accidentelles. L’ensemble des moyens .propres à les guérir, oti du moins à les atténuer, porte le nom $ Orthopédie. Voy. ce mot.
DIFFRACTION («lu latin diffrinyere , séparer en rouillant), déviation qu’c prouve la lumière en rasant les bords d’uu corps opaque : les rayons s'infléchis- i sent dan* ces circonstances, et il en résulte non- ; scnlenuut une plu* grande ombre, mais celle-ci est encore bordée de différentes couleurs. Lo 1*. Gri- ; inaltli écrivit le premier sur la diffraction ( Physico- ' tnnthesis de lumine, cotoribus et irkle , Bologne, j U*i ij» ; Voung et Fresoel en ont étudié les lois.
DIFFUS , so dit, en Botanique , des branches, des J raim aux et des feuilles qui sont lâches et étalés, ainsi j que d’uuc pauicule dans laquelle les pédoncule* des fleurs sont écartées : la tige de lafumelerre est diffuse. !
Lumière diffuse. Voy. lcmiCHE.
DIFFUSIBLES {dediffundei*, disper*er), substances et médicaments volatils, tels que l’alcool, l 'éther sulfurique , les huiles volatiles, qui se répandent facilement par tout lu corps. Tou* le* diffusibles sont odorants, inflammables et sujets â s’évaporer. Etoudus d’eau et pris a dose modérée, comme dans le thé et le café, ils procurent une vive excitation : Ils ne diffèrent des excitants que par la promptitude de leur action ; à forte dose, ils irritent et déterminent les symptômes de Tivrosse ou de l'empoisonnement.
D1GAMMA, signe d’aspiration que les Eoliens plaçaient en tète des mots commençant par uuc voyelle, ou entre deux voyelles daus le corps du mot. U a été ainsi appelé parce qu’il avait la forme de deux gamma superposés, ou d’uu F. Les Latins le traduisent ordinairement par un F ou par un V (ainsi 0<K«v devient en latin, céVum ; »Fcv,oFum). Avant Homère et Hésiode, l’usage du diyamma était coinmuu à tous les dialectes; depuis, il fut remplacé par le* signe* d'jspirajjoa appelés esprits.
DIGASTRIQUE (du grec dis , deux , et gaster,
ventre) , nom donné aux muscles qui ont deux portion* charnues réunies et serrées par un tendon intermédiaire, au-dessus et au-dessous duquel elles se renflent. On donne plus particulièrement ce nom à un muscle eu forme d'arc, situé obliquement a la partie supérieure et latérale du • ou, et qui a pour fonction d’abaisser la mâchoire inférieure et d’élever l’os hyoïde.
DIGESTE (du latin digéra* , arranger, ordonner) , réunion eu lin seul corps, faite en 533 par ordre de Justinien, «le* décisions diverse* données jusqu’à lui par les jurisconsultes romains. Le Digestc,oompo*«^ de 50 livres, forme la premièru partie du droit romain , et a été traduit en grec , du tenu» même de Justinien, sous le titre de Pandectes. — Dans les anciens livres de Jurisprudence, on trouve lu Digeste désigné par la formule abréviative D. ou par ff., formule corrompue de celle qui était usitée çu grec, et qui consistait dans U première lettre du mot Pandectes, If.
D1GESTEUR. Voy. marmite de pane.
DIGESTIF. En Pharmacie, un digestif est «me espèce d'onguent composé de jaunes d Veufs, «l’huile de millepertuis et «le térébenthine. On y ajoute quelquefois de l’onguenl hasilicum, de la teinture d’aloés. On l’emploie pour favoriser la suppuration des plaies.
digestif (appareil), l’ensemble des organes qui concourent à la digestion , soit «l’une manière immédiate, suit en fournissant de* matériaux pour l 'élaboration «les aliment*. Chez l'houime, cet appareil comprend la bouche, le pharynx, lVesophage, l’estomac, l'intestin irréle {duodénum, jéjunum , ilium), le gros in festin [cœrum. colon .ascendant, descendant et transverse )\ cl divers corps glanduleux (les glandi» salivaires , les amygdales, le pancréas , le foie). Voy. digestion.
DIGESTION (du latin digerere , diviser, dissoudre), fonction en vertu de laquelle les substance* alimentaires, introduites dans le corps des animaux, y subissent une élaboration «pii les partage en deux portions, de destinations essentiellement différentes : lune servant à la réparation du corps, l’autre destinée à être rejetée au dehors. Chez l'homme, après le travail préliminaire de la mastication, les aliments sont transmis par la dég/ülition à l’usophaze, qui les conduit dans l'estomac, où ils pénétrent par uu orifice dit cardia. Là, le bol alimentaire, est dissous par le suc gastrique; il subit en même temps de douces pressions de la port des parois membraneuses et contractiles «b: l’estomac: soumis à l'influence de la chaleur et de l’humidité, il se trouve, au liout «le 4 uu 5 heures, converti en une pulpe grisâtre et homogène qu’on appelle le chyme. Celui-ci passe, par petite* portions, a travers une ouverture qu'on ap|»elle le pylore , dans le premier intestin ou duodénum , où su présence produit uue excitation qui déterminé un afflux de bile et de fluide pancréatique, dont le contact lui fait subir uue seconde digestion. Ainsi élaborée par ces fluides, 1a masse chymeiise est poussée dans l'intestin grêle, où les vaisseaux chylifères qu absorbants ru extraient les éléments nutritifs, qui. sous le nom de chyle, sont portés dans le torrent de la circulation. À mesure qu'il fournit u l'absorption, le chyme prcml une coureur plus foncée et une consistance plus grande; modifié encore par les mucosités intestinales, il arrive au gros intestin, où il se durcit et *e colore de plu en plu, et acquiert une fétidité qu’il u avait pus jusqu'alors; enfin, parvenu au rectum, il est rejeté au dehors sou* le nom «le fèces ou tï excréments.
La digestion ne présente pas de différences essentielle!» ehéz le* Mammifère» raonogaslriques ; mais, dans tes Ruminants, la digestion stomacale est beaucoup plus compliquée. Les herbes dont lis so nourrirent août Avalé* mus avoir été suffisamment mâchées, et parviennent eu cet état dans la ponté on herbier; elles y séjournent avant de passer dans !e bonnet , où elles so pelotonnent pour remonter dans
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T œsophage , dont les contrariions antipéristalliques les ramruent À la bouche. Après avoir été soumis à la ruminât ion , les aliments, avalés de nouveau, sont conduits par une gouttière, située intérieurement vert 1 extrémité inférieure de l'œsophage, dans le troisième estomac, ou feuillet ; parvenus enfin dans la caillette, ils s'y convertissent en chyme.
Chez les oiseaux , le principal estomac est le gésier, qui est en même temps, cliex les grauivores, un uppareil masticateur doué d’une force immense ; mai* I lesophage présente, eu outre, supérieurement, rh« * un grand nombre , une poche membraneuse ap|N-lérj</l*i/, ot inférieurement, une dilatation ap- |»elee ventricule succenturié , qui est très-spacieuse che* les oiseaux qui manquent de jalwt. Les graines, avalées dures et entières, séjournent et se ramollissent dans le jabot , continuent de se pénétrer d humidité dans le ventricule succenturié , sont triturées dans le gésier , et arrivent dans le duodénum, où elles sont transformées en chyme par l’action de la bile et celle du fluide pancréatique.
La durée de la digestion stomacale chez l’homme e»l très-variable : terme moyen , elle est de trois A quatre heures. La nature et lu quantité des substances ingérées, les diverses conditions de santé ou de maladie, l'Age, les émotions morales, etc., ont, du reste, beaucoup d’influence sur cet espace de temps. Tout ce qui tend à appeler les forces de la vie sur d’autres organes que 1 estomac, un bain, une saignée, le travail de tête, l'équitation, une marche forcée, etc. , l»eut nuire A la digestion, ou môme la suspendre instantanément. Les substances stimulantes, telles que le café, h-s liqueurs, le thé, etc., favorisent la digestion en excitant la sécrétion d'une plus grande quantité de suc gastrique. Chez beaucoup de personnes on observe pendant le travail digestif quelques frissons et One légère accélération du pouls. — La digestion e*t très-active pendant l’enfance et chez l'adulte; l’appétit à cet Age est vif, impérieux; les repas doiveut être alors plus fréquents. Dans l'Age viril, les digestions sont plus longues, l’intervalle entre les selles est plus éloigné: deux repas suffisent communément. Enfin , les vieillards digèrent plus difficilement ; ils so contentent quelquefois d’un seul repas.
En Chimie, ou nomme digestion l’opération qui consiste h faire dissoudre une substance solide dons l’eau , l 'alcool , etc. , à une température plus élevée que celle de l'atinosnhère ;ce qui ladislingue delàmucëration.
DIGITAL, adjectif employé pour désigner les organes ou parties d’organes qui ont quelque rapport avec un doigt : ainsi, on nomme impressions digitales de légères dépressions qu’on observe à la face interne des os du crAne, et qui correspondent aux circonvolutions du cerveau; artères , veines digitales, nerfs digitaux, les artères, les veines et les nerfs qui se distribuent aux doigts.
DIGITALE (de digitus , doigt, A cause de la forme des fleurs qui ressemblent à un doigt de gant), Digitalis, genre de la famille des Scrofulariées , est formé de plantes herbacées ou sous-frutescentes , dont les feuilles sont alternes et les fleurs disposées en gnu»)** terminale. La I). pourprée , appelée aussi Gantelëc , Gant de Notre-Dame, Doigt de la Vierge, a les feuilles ovales, lancéolées et dentées; la tige droite , cylindrique , velue , d'an vert rougeâtre ; les fleurs grandes et belles, purpurines, tigrées et remplies de poils longs. Ses feuilles sont fortement diurétiques : aussi l’emploie-t-on beaucoup dans les bydropisies. La digitale dimiuue le nombre des battement* du cœur, ce qui la rend d’un usage habituel dans les affections du cœur A l'état chronique. On l’administre à petites doses, en décoction, en teinture alcoolique ou en sirop. A haute dose , elle serait un poison narcotique violent. Elle doit ses propriétés a un principe actif, la digitaline, récemment découvert i>ar MM. Huinolle et Quévcunc.
DI GITE, se dit, en botanique, îles parties d'un végétal qui présentent des divisions en forme de doigt. Ainsi I on dit feuille digitée, épi digité , etc.
DIGITI-PENNEE , se dit des feuilles dont le pétiole runimmi est terminé par des pétioles secondaires, sur les côtés desquels sont fixées les folioles. Ces pétioles secondaires sont au nombre de 2 dans les mimosas, du 4 dans la sensitive, etc.; de IA les noms de hidiuiti-pennées , quadridigiti-f années , etc.
DIGITIGRADES (de digitus , doigt, èt gradior, marcher), 2« tribu de la famille des Carnivores, ordre des Carnassiers, ainsi appelés parce qu'ils marchent en appuyant sur le sol l'extrémité de leurs doigts, sans jamais faire toucher la face plaulaire Cette tribu se compose des genres Marte. Chien, Civette , Hyène et Chat.
DIGNITAIRES (de dignité ), nom donné aux personnes qui jouissent d’une prééminence d’honneur ou de pouvoir, soit dans l’État (comme connétable, maréchal, chancelier, grand chambellan), soit dans l’Eglise (comme cardinal, doyen, grand chantre, archidiacre). — Sous Napoléon, on appela grands dignitaires de la couronne le grand électeur, le grand amiral, le grand connétable . l'archichancelier, l’architrésorier. — On nomme dames dignitaires les dames de la maison de Saint-Denis, placées immédiatement sous les ordres do la surintendaotc.
DIGON. Les Pécheurs nomment ainsi un morceau de fer barbelé ou terminé par un demi-dard qu’ou ajuste au bout d’une perche, pour piquer et prendre le poisson plat entre les rochers, A la liasse mer.
DIGUE ( du flamand diik, même signification ) , nom commun A tonte construction formée de pierres, de terre, de charpcute,de pieux et de fasciues, et destinée A s’opposer A l'effort des eaux. Les jetées qui défendeut l’entrée des port*, les chaussées qui ferment les étangs, les levées qui empêchent les débordements d’une rivière, les épis qui servent A en régler le cours, les barrages, etc., sont autant d’espèces do digues [Voy. ces mots). La coupe d’une digue a la forme d’un trapèze ; la hase se nomme pied ou empâtement. Elle est plus large que le sommet, appelé couronne; le» côtés sont les flancs. La courouno doit s’élever d’un mètre çnvlron au-dessus des hautes eaux. — Les anciens ont été très-habiles dans la construction des digues. De nos jours on cite surtout celles de la Hollande et de la Lombardie.
D1GYNIE (du grec dis, deux , et gyné, femme), 2« ordre des 13 premières classes du système du Linné, est caractérisé par deux pistils, ou deux styles, ou deux ovaires: tels sont les Omhellifèrcs, les OEilieU.
DIRE, terme de Géologie. Voy. dyke.
DILATABILITE, disposition A augmenter de volume par l’influcuce de la chaleur. Voy. dilatation.
DILATATEUR , nom donné, en Anatomie, aux muscles qui servent A dilater certaines parties : tels sont les muscles inspirateurs, qui dilatent la cavité de la poitriue. — En Chirurgie, on nomme Dilatateurs les instruments ou les corps dont on se sci l pour dilaterune plaie, des canaux uaturels ou artifli:iels,utc. Tels sont les tentes, les éponges préparées, les mèches, les bougies élastiques, les sétons, les fils de plomb, des pois secs , la racine de geutiane, etc.
DILATATION '( du latin dilatatio), se dit, en Physique,de l’augmentation de volntncque les corps éprowreal par lachaleur ; c'est l’opposé de lacoafroction. On appelle D. linéaire, l'augmentation do volume dans le sens de la longueur, et D. cubique , l’augmentation de volume en tous sens.
La D. des solides est, en général, proportionnelle A la température entre 0 et 100 degrés; au-delà du culte limite, elle n’est plus régulière. La connaissance de la dilatation des métaux joue un rôle important dans beaucoup d'industrie*. Le pendule qui sert A régler les horloges n’a dus oscillations régulières que si les effets do la dilatation s'y trouvent compensés
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