DONA
miuo était porté parles hommes comme par les femmes; aujourd'hui il est réservé à ce* dernières.
Le Jeu de dominos est un jeu fort ancien, qui parait avoir été en usape che* les Hébreux, les Grec* et les Cliiuois. Chacun sait que Ton se sert pour y jouer de 28 petits morceaux d’os ou d’ivoire, de forme rectangulaire ou en carré long, blancs d'un côté et noirs de l’autre; ce qui leur donne quelque ressemblance avec les anciennes robes des moines appelées dominât. M. E. Britfault a donné un traité spécial du Jeu de Dominos, Paris, 1843, in-8.
On appelle encore Domino une sorte de papier peint et imprimé de diverses couleurs, dont on sc sert pour différents jeux, tels que jeu de dame, jeu de Foie , jeu de loto ; les traits , les dessius et les personnages ou paysages y sont imprimés avec des planches de bois grossièrement faite*, puis les couleurs sont mises dessus avec un patron, comme on le pratique jiour les cartes à jouer. La fabrication de ce genre de papier est l’objet d'une Industrie particulière qu'on nomme dominoterie : il s’en fabrique beaucoup à Kouen; on l'emploie dans la campagne pour le* coffres ou coffrets en carton ou en cuir, auxquels il sert d’ornement A l'intérieur.
1)0 MITE, dite aussi Trac hy te terreux, roche volcanique composée d’argile endurcie , renfermant du pyroxèue, du mica, île l’amphibole, du titane, etc. Sa texture est terreuse et sa structure grenue. Un distingue le D. blanchâtre , le D. jaunâtre , le D. grisâtre elle D. rougeâtre. C’est de cette roche que se compose toute la masse du Puy-de-Dôme (d’où son nom). On la trouve aussi eu Allemagne et en Amérique. Les Romains en faisaient des sarcophages où les cadavres se cousenaient bien.
DOMMAGE (du latin damnum). Le jmtg, la mère, le tuteur, le maître , le commettant , etc., sont responsables du dommage causé par leurs enfants mineurs, leurs pupilles, leurs domestiques, leurs précisés, etc. (Code civil, art 1384). Les propriétaire* d'animaux sont responsables des dommages qu'ils commettent ou qu'ils causent. Les hôteliers sont responsables du dommage des effets des voyageurs (11153).
On nomme dommages-intérêts, l’indemnité due à raison du dommage qu’nu a causé. L'appréciation du dommage et des dommages-intérêts est laissée à l’arbitrage du juge, à moins que des contractants n’en aient fait A l’avance l’évaluation, prévoyant, par exemple, le cas où la convention serait inexécutée. — Les dommages-intérêts peuvent, même en matière civile, donner droit à la contrainte par corps lorsqu’ils s’élèvent à plus de 300 fr. (Code de proc., art. 120)
DOMPTE-VENIN, Asclépios vincetoxicum, espèce de plante du genre Asolépiade, se distingue par une lige simple, haute de 60 centimètres, par ses feuilles opposées cl par ses fleurs blanchâtres disposées en pauieules. Cette plante, commune dan* DOS bois, a été ainsi appelée parce qu'on la croyait propre à détruire le venin des serpeuts et le virus de la rage. C'est , au contraire, une plante nuisible. Ses racines tuberculeuses sont un violent poison.
DON (du latin donum). se dit, en Droit, de toute libéralité a litre gratuit. Dans sou acception la plus générale, il comprend la donation proprement dite et les dons faits par testament \Voy. donation et testament). — On nomme spécialement Don manuel, celui qui est fait par la simple tradition , c.-A-d. qui est remis de la main a la main. — Les communes et les établissements publics lie peuvent accepter de dons et do legs qu'avec l'autorisation de l'administration.
Dans !a coutume de Normandie, on appelait Don mobile une stipulation en vertu de laquelle la femme faisait présent d’une partie de sa dot A sou mari par son contrat de mariage. Ce don pouvait s’étendre à tous les meubles et même au tiers des immeubles.
JJon gratuit. On appelait ainsi autrefois eu Frauce
plusieurs sortes d'impôts, notamment une subvention , le plus souvent annuelle , que certains pays d'états payaient au roi; et le présent que le clergé, en vertu du Contrat de Poissy (1561) , faisait au roi tous les cinq ans, outre les décimes, et qui sc levait sur tous les Itéuéfiees ( Voy. décimes et impôt ). — Ces contributions, d’abord volontaires, ne tardèrent pas A devenir obligatoires. La Révolution de 1789 a fait disparaître le nom et la rliose.
Les Théologiens appellent Dons du Saint-Esprit, les biens spirituels que Dieu accorde aux Ames pour les porter a la perfection ; ii y a sept dons du Saint- Esprit : le don de sagesse, d'intelligence, de science, de conseil, de piété, de force et de crainte de Dieu.
don (de dominus) est, en Espagne et en Portugal, un titre honorifique autrefois réservé au roi , aux nobles et aux prélats, et qui se donne indifféremment aujourd'hui à toutes les personnes qui se distinguent par leur position et leurs manières. Voy. oom.
DONACE (du grec donax, roseau), Donax. genre de Mollusques acéphales, de la famille des Cardiacés, A coquille aplatie, courte, tronquée en arriére et arrondie en avant : leurs tentacules sont divisés en arbusculcs. Ces animaux vivent sur les rivages, enfoncés perpendiculairement dans le sable. Sur les côtes de la Manche et de la Méditerranée, Us servent à la nourriture du peuple.
D0NAC1E (du grec donax , roseau), Donacia , genre de Coléoptères tétramères , de la famille des Eupodes, A couleurs métalliques brillantes, argentés eu dessous, et à antennes longues et grêle». Ces in- : sectes vivent sur les roseaux et autres plantes aquatiques. La D. à grosses cuisses / D. crassipes ) est commune dans les environs de Paris.
DONARIUM (du nom d’un dieu Scandinave), nouveau métal signalé eu 1851 par M. Bergemauu, dans certains minéraux contenus dans les siénites zirconifères de Norvège. Il parait, d’après de récentes expériences , que le Donuriurn n’est autre chose que le Thorium , déjà connu antérieurement.
DONATION (du latin donare, gratifier), libéralité qu’une personne , appelée donateur , fait volontairement A une autre personne appelée donataire. On distingue la D. entre-vifs et la D. à cause de mort.
La D. entre-vifs est un acte par lequel le donataire se dépouille actuellement de la chose donnée , eu faveur du donataire qui l’accepte (Code civ., art. 894). Elle est irrévocable, A moins que le donateur n'ait stipulé le droit de retour (951). Pour faire une donation,! I faut être majeur et sain d’esprit ; pour la recevoir, il sufllt de n être dans aucune des catégories que la loi déclare incapables A cet égard (médecins et miuistres des cultes, ayant assisté le malade dans sa dernière maladie). L'acte de donatiou doit être fait devant uotaire , et être accepté en termes exprès (art. 931-32) . Il peut entrer dans le contrat de mariage (art. 1086) : il est dit alors institution contractuelle . — Bien qu’irrévocable de sa nature, la donation peut être révoquée pour inexécution des conditions sous lesquelles elle a été faite , pour ingratitude du donataire envers le donateur, et dans le cas de survenance d’enfants au donataire ; les donations faites entre époux peudout le mariage peuvent également être révoquées. Le Code civil (liv. 111 , tit. u , art. 893-1100) contient toutes les règles relatives mit donations. Ou peut consulter aussi les traités spéciaux de Ricard, Furcole, Pothier et deM. Grenier, et les ouvrages de MM. Merlin. Toullier, Troplong.
La D. à cause de mort est celle qui est faite par un malade dans la prévision de sa mort ; elle est purement conditionnelle. Il ne faut pas la confondre avec le legs, sorte du donatiou faite par testament, Voy. I.EGS et TESTAMENT.
DONAX (mot grec qui signifie roseau ), nom spécifique du Roseau , désigue une espère du genre Arundo, de la famille des Graminées. Voy. am ndo.
dom
DORtJ
DQMLLAGE, ternit! employé pour désigner une mauvaise fabrication des étoffes de laine, provenant de ce que le Usacrand n'a pas employé des trames de même qualité dans toute la longueur de la pièce , ce qui rend la pièce d'inégale largeur.
DONJON (suivant Ducange et Gébclin, du celtique (lun, colline, hauteur ; suivant Itoquefort , du bas latin domnio , corruption «le dominicum , habitation du seigneur; suivant d’autres, du latin domus juncta) , nom douué, nu moyen Âge, a la partie la plus haute et la mieux furUUée d'un château fort. C’était ordinairement une tour, de forme ronde ou polygonale, disposée de manière a être encore défendue quand tout le reste était occupé par l'ennemi. C'était la dernière retraite des assiégés; on y conservait le trésor et les archives. Le (dus célébré Joujou qui subsiste encore est celui de Yiucennes, près Paris, commencé en 13.13 par Philippe de Valois vt achevé eu 1370 par Charles V, qui y lit longtemps sa résidence et y mourut. 11 devint par la suite une prison d’Etat. — On a donné par extension le nom de donjon a une l»etite tourelle élevée sur la plate-forme d une tour cl servant de guérite aux sentinelles, ainsi qu'a nu petit belvédère élevé au-dessus du toit du l'habitation pour jouir d'une vue plus étendue.
DONNEE, terme général par lequel ou désigne , en Mathématiques, toute grandeur qu’on suppose connue ; les données d’uu problème sont les quantités connues au moyeu desquelles ou construit des quantités inconnues.
DONZELLE (de 1 italien donzella, demoiselle ), Ophidium , genre de poissons MaJacoptérygieus apode*. du la famille des Auguilliformes, tribu des Auuuiltes, auxquelles ils ressemblent par la forme de leur corps et la disposition des uageoires anale et dorsale, qui se joigueut a la nageoire caudale pour terminer le corps eu pointe. Ces poissou* sont de couleur brune liscree de uuir. Leur chair est délicate. I.a I). commune, qui se trouve dans la Mcditcrrauéc, ••si couleur de chair, avec la dorsale et l'aiialu I isolées de. noir. Elle atteint 2& centimètres.
POPPIA , monnaie d’or d’Italie. Voy. doibi.e.
DORADE ou cyhkik pont, Dorât, espece du genre Cyprin, qui ressemble à la Carpe par les deutelures de ses épines anale et dorsale. D'aliord noirâtre, elle prend pur degrés un beau ronge doré ; il y en a aussi d'argentées. Ce poisson, dont la longueur varie de là a iOceutim.,aété ini|»ortédeChiueeoEur<qiep.ir les Hollandais au xvn* siccle , et est naturalisé dans nus climats. Un élève les Dorades dans les bassins ou même dans des bocaux de verre, et ou 1ns nourrit d insectes, de mie de paiu, de jaunes d'œufs durcis, elc.
Dorade est aussi le nom vulgaire du Coryphène, poisson aux plus vives couleurs. Vou. ce mot.
hokade , Xi phi as , constellation de l'hémisphère austral, située entre l'Eridan et te Navire; sa pins belle étoile est de 3e grandeur.
DOHAD1LLK, nom vulgaire du genre Asplénie. Voy. ASCLÊMACtt*. — C'est aussi le nom vulgaire de Y Asplénium ceterach, dont ou a fait uu geure sous le nom de Ceterach. Voy. ce nom.
DOHKK, (Miissoii scoinhéroide. Yoy. xi: e.
DüRLMA (du arec dô t'ému , présent, à cause des propriétés bienfaisantes de celte plante) , genre de la f.i mille des Ombeil itères, est composé d herbes annuelles d’un vert glauque , ayant le port des 0|m>joiiax, et sécrétant une gomme-résine ammoniacale. L’ unique espèce de ce genre , le U. armeniacum , originaire de la l'erse, est une plante à fleurs sessilui entourées de duvet , et qui passe pour fournir la (tomme dite ammoniaque : ce nom d 'ammoniaque parait être une corruption du mot armeniacum. C'est un puissant antispasmodique.
IIÔRÊuR. Yoy. domjm.
DORIEN ou dorique. Voy. diai.Xcte. modk,o*diie.
DORIS (nom mythologique pi is arbitrairement 1,
genre de mollusques Gastéropodes , famille des Nudihranches. Les Doris ont le corps ovale et déprimé. Leur dos est couvert de divers tubercules, et renferme trois tentacules. La bouche possède une (toute trompe. Ces animaux sont hermaphrodites et viveut dans toutes los contrées du glohe, parés de belles couleurs, mais cachés sous les pierres, dans la vase ou entre les racines des plantes marines.
DURMANT , se dit , en Menuiserie et Serrurerie , de tout ouvrage qui n’est poinl mobile, par opposition a des parties attenantes et de môme nature eu apparence, qui sont mojiiles : tels vont le ch Assis fixe et immobile dons lequel vient s'emboîter le cliAnds mobile d’une croisée; lé panneau de fer formé d'euroulemeuls , riuceaux, etc., qu’on place au-dessus d’une porte pour donuer du jour, etc.
Un appelle encore : eu Construction , p<nd dormant . celui qui no se levé point, par opiiositiou au fMjnt-levis; — en Marine, ma u ouvres donnantes , les manœuvres d’uu navire qui ne sont jamais dérangées, telles que les haubans; — - en termes de bêcheur, ligues dormantes , celles qu’on laisse ter.dues au bord de l'eau, et qu’on visite de temps en temps pour voir si le poisson y a mordu.
DORONIC (altération d'uu nom arabe), Doi'onicum , genre de plantes de la famille des Composées , tribu des Séuécionidées , renferme des plantes herbacées aux fleurs radiées, grandes, d’un beau jaune, s’épauou issant en avril. Ces plantes habitent les Allies, la France et les Pyrénées. Le l). à feuilles en cœur, ou Mort aux panthères, a les mêmes propriétés que l’aruica; il passait autrefois pour uue panacée universelle. Sa tige monte à *2 ni.; elle est garnie de feuilles eu cœur, d'un vert jaune , douces au toucher. Les fleurs sout grandes et solitaires.
DUHSAL (de dorsutn, dos). Lu muscle grand dorsal •"1 uu muscle aplati, large, quadrilatère , placé sur la régiou postérieure, latérale et inferieure •lu tronc. 11 s'attache aux vertèbres dorsales, à ce Ilot des lombes, aux côtes abdominales, et su termine à l'humérus. Ce muscle porte le bras en arrièrn en l'abaissant, et tire en arriéré et en bas le moignou de l’épaule. Le muscle long dorsal est situé à la partie postérieure do corps, et remplit les cavités on gouttières vertébrales. Il maintient la colonne vertébrale dans sa rectitude, peut la redresser et même la renverser eu airière.
DORSALE, nageoire située sur le dos îles poissons. Elle est simple dans les anguilles, nulle dans les gymnotes, double dans les saumons, triple dans les morues, elc. Elle règne le kmg du dos dans les ruryphène*,est écliaucréc dans les perclies , n'occupe que le milieu du dos dans la carpe.
D0RS1 RR ANCHES (de dorsum, dos, et branchia, blanchie), 2e ordre du la classe des Annélides, renferme les Alviopcs , les Amphinomes, le* Aphrodite s , les Arénicoles, le* Eunices, les Lombrinères , les Néréides, etc. Co sout des animaux marins portant sur la partie moyenne du corps ou sur les côtés des branchies eu forme de tubercules dans lesquels les vaisseaux se ramifient.
D0KSTEN1K (de Dorsten , botaniste du in» siècle), Dors ténia, genre de la famille des Morées, renferme des plantes a aulcs, à feuilles radicales luisantes, originaires de l’Amérique tropicale. L’espèce la (dus connue est.la D. à feuilles en cœur ( l) . coutrayerva), dont la racine a été vantée pour le traitement • les lièvre* ^dynamiques. Celte racine, d'uu rouge brun  l’extérieur, blanche à l'intérieur, a, dans j tVlat desiccilé, une saveur très-aromatique, un peu | astringente, et une odeur approchant Je celle du figuier Elle est fébrifuge et antiseptique.
ÜOKTHESIE (de l'abU d’Orthez), genre de Calliosertes. donne une matière colorante et de la cire.
DOitl’RE, opération par laquelle on recouvre d’une couche d'or plus ou minus épaisse la surface
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des objets auxquels on veut donner l'éclat ou l'inalterabilité de ce métal. Ou dore lus métaux et leurs alliages, le bois,' la porcelaine, le carton , le plâtre, le marbre, le verre, et beaucoup d'autres matières.
La D . des métaux s'exécute par plusieurs procédés.
I®. Le plus ancien est la D. au mercure, déjà décrite par Pliue, et qui consiste à déposer sur lu métal à dorer un amalgame d’or et de mercure , et à volatiliser ensuite le mercure par la chaleur. Ce procédé se complique de plusieurs opérations délicates, si la piere doit être en partie brunie, en partie mise au mai. On couvre alors les parties destinées à être brunies d uu mélange (dit épargne) formé de blanc d'Espagne, do cassonade et de gomme délayés dans de l’eau; après avoir. fait sécher la pièce et l'avoir chauffée, ou la plomrodans un bain acidulé, et on la lave; on frotte ensuite, au moyen d’un brunissoir ot avec de la sanguine ou 'hématite , les parties destinées a être brunies. Quant au mat, ou l’obtient eu chauffant la pièce jusqu’à ce que l'épargne prenne une teinte brune; ou la couvre alors de sel marin mélangé avec du nitre et de l’alun; ou la chaude de nouveau jusque ce que la couche saliue entre en fusion , [mis on la plonge subitement daus l’eau froide; eu qui fait tomber la couche saline et l’épargne , et il ne reste plus qu’a laver légèrement la piuce et à la faire sécher. Avec de h-geres modifications, on obtient les autres dorures dites or moulu, or rouge, etc. — La dorure au mercure expose les ouvrier» k l'action délétère des vapeurs mercurielles , et Up en coutracteut souvent du graves maladies , comme U salivation , le tremblement nerveux , la paralysie. Aussi la rem place- t-on aujourd'hui par de» procédés où l’on utilise le jeu des affinités chimiques et la force développée par un courant galvanique.
2®. La D. au feu avec de V or en feuilles s’applique au fer et au cuivre ; sur le métal raclé, poli et suffisamment chauffé, on applique uue ou plusieurs couches d’or, qu'on ravale ensuite avec le bruuissoir; on termine eu soumettant la piere à un fou doux.
3°. La D. au ft'oid et eu pouce se fait en frottant !a piece avec de l’or en poudre, au moyen d’uu bouchon ou même du pouce, jusqu'à ce que la couche ail l’épaisseur convenable; puis avec de l'eau de savon on opère le bruni.
4*. Dans la D. par immersion ou au trempé, introduite dans l’industrie en 1836 par M. Elkiimton, on plonge le mêlai adorer dans un bain composé d une dissolution bouillante de chlorure d'or, dans un bicarbonate alcalin. Ce procédé est fort rapide, économique ot applicable aux objets lus plus délicats.
5°. La il. galvanique, teotée pour la 1” fois par M. de La Rive et t^xécuLée avec succès en 1840 par M. de Ruolx, a pris un essor considérable dans ces dernières années; le' procédé par lequel ou l’exécute s’emploie également avec avantage pour déposer l’argent, le platine, ou un métal quelconque, sur tout autre métal. On maintient les objets à dorer dans un bain composé géuéralemeut de cyanure de polutsiutnel de cyanure d'or ou d’un autre sel d'or, le tout dissous dans l’eau et maintenu à une température constante de 18 à 20® ; le temps de l’immersion varie avec l'épaisseur de la couche dur qu’ou veut déposer sur les objets. Le bain est coutenu dans une grande cuve en bois; dans ce bain piongeut le» objets a dorer, attachés à des lils de laiton doré qui tout eu communication avec les deux pôles d’uno série de piles galvaniques. L’emploi de ce procédé est surtout avantageux pour l'argenture. Voy. ce mot.
La dorure sur Lois s’opère à l’huile ou en détrempe. Les mémos procédés s’emploient aussi pour la pierre, les ornements en pâtes de toute nature , le plâtre, le stuc, etc. Pour dorer, par exemple, les statues, grilles, balcons, etc., on recouvre ces objets d’une rouelle de céruse a l'huile de lin; on y applique uu mordant composé d’or couleur (résidu de toutes
les couleurs que le peintre rassemble dans le vase oft il nettoie fte*.piuceaux) et (l’huile cuite; puis, quand le mordant est presque sec, ou y applique I or eu couches très-minces , à l’aide d’un pinceau plat en poil de blaireau légèrement sbiffé, et colin on applique sur l’or un vernis léger a l’esprit.
La dorure des livres se fait en passant sur la tranche des livres mis en presse une couche légère de blanc d’œuf battu, puis une seconde de la même substance, À laquelle on ajoute un |mm du bol d'Arméuio et de sucre candi eu poudre ; ou égalise bien celte couche lorsqu'elle est serbe, puis on la mouille légèrement, et on y applique l’or eu feuilles, qu’on brunit ensuite à la dent-de-loup. Pour imprimer des lettres d’or sur la couverture des livre! reliés, on répure la place à imprimer de la même manière, H ou y pose la feuille d’or, qu’on y lixe à l’aide du fers chauds gravés en relief; on enlève Kor excédant en frottant avec du coton.
Un fait la dorure sur porcelaine on y appliquant, avec un pinceau ou à l’aide de planches d’acier, de l'or eu poudre ou un sel d’or, mis en péta avec de l'huile de lin, de l’essence do lérébenlhiue, etc. Apres la cuiuon de la porcelaine , l’or en est mat, Ct a besoin d’étre soumis au brunissage.
DORYPHORE (du grec dary. lance , et phérA , porter), milice ancienne armée de lance*. Les doryphores formaient la garde particulière dns souverains. Il y avait un Perse un corps de 15,000 doryphores qui jouissaient du trés-gramte privilèges.
Coléoptère , dont la poitrine est armée d’une longue pointe dirigée eu avant comme une lance. Sa tête est large, les yeux obliques ot ohlongs, les antennes dilatées, le corselet transversal, l’écusson trèspetit, l« corps arrondi. Cet insecte habite l’Amérique Méridionale.
DOS (du latin dorsum ), partie postérieure du tronc, depuis la deruiere vertèbre cervicale jusqu’à la dernière lombaire. — On donne aussi ce nom a la partie supérieure du nex, de la main, du pied, etc.
Dos d‘ Ane. On nomme ainsi, en Architecture, une surface composée de deux plans ou de deux courbe» inclinés 1 un sur l’autre pur leur sommet, qui affecte ainsi la forme du dos. de P Ane : tels sont un comble à deux égouts et le» faîtières dont on couvre son sommet , le chaperon à deux égouts d un mur, etc.
DOSAGE, eu Chimie. Koy. aMi.ysk quantitative) .
DOSE (eu grec dosis, de didAmi , donner), quantité d’un médicament qui doit être administrée en une seule fuis à uu malade, et que l’on exprime par le poids ou la mesure. 0i> donne aussi ce uora à la quantité précise de chacun des ingrédients qui doivent entrer dans un médicament composé. Les dose» doivent être proportionnées à Pige, au sexe, au tempérament du malade. L’art de doser est une dus parties les plus difficiles de la pratique de la medocine et de la pharmacie. Ou trouve les doses ordinaires indiquées dans les pharmacopées.
DOSSEUET, nom donné, en Architecture, à un petit avant-corps en forme du pilastre ou seulement do mur, servant de pied-droit à un are doubleau , ou de jambage a une porto, à une fenêtre; ut, dans les ArU mécaniques, 1® à une petite piece de fer que l’on adapte au dos d’une scie pour la rendre plus solide; 2® à deux plaques do fur réunies nui renferment et soutiennent une lime fort mince.
DOSSIER. Eu Pratique, on appelle ainsi une liasse ou assemblage de pièces ou titres concernant une même affaire, et réunies sous une même enveloppe ou chemise , portant sur le dos ou sur le plat une cote ou étiquette. Autrefois, les dossiers d’affaires s'appelaient sacs. — Dans les mioistères, on appelle aussi dossier toutes les pièces qui concernent une administration, une commune, un individu, etc. , et qui sont réunies dans une chemise sur laquelle *; trouvç le nom de cette admi initiation, de celle coin-