‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 331 sur 508 · DOMI · texte numérisé non relu

DOMI

toire du humaniste de Désormcaux, le Traité du D. public de Froudhon, le Dict. des Domaines de Bosquet, et le* ouvrages qui embrassent à la fois l'Enregistrement et les Domaines. Ko»/, enregistrement.

l)OMBEYA (de J. Dombey, t>otaiiislc voyageur), genre type do la fitn. des Doinlwyacées, détachée des Nalvacées, se compose d’arbres et d’arbrisseaux des tropiques, pubesceuts, à feuilles alternes, à fleurs de 5 pétales , disposées en corvmbes, et renfermant de 15 à 20 étamines. Le D. de la Reine, à fleurs blanches, roses au centre, se cultive en serre chaude.

DOME (du latin domus, maison) , se disait autrefois de toutes les églises cathédrales; on leur donne eucore eu Italie le nom de duumo : c’est eu ce sens qu’on dit le dôme de Milan (ilduomodi Milano).

Eu Architecture , c’est uue espèce de comble, en forme de sphéroïde, dont on recouvre une église ou tout autre édifice : il est généralement le corrélatif do coupole. On le construit en charpente, et on le recouvre en ardoises ou en plomb : on le surmonte quelquefois d’une lanterne, surmontée elle-même d’uuo flèche ou d’une croix. Les dûmes recouvrent ordinairement des tours circulaires. On cite en ce genre les dômes des invalides, de Sainte-Geneviève, du Val-de-Grâre , de l’Institut, etc., à Paris; les dômes du Panthéon et de Saint-Pierre à Borne; celui de Saint-Paul à Londres, et celui de Saiute-Sophie A Constantinople Voy. coupole.

DOMESTIQUE (du latin domus, maison) . Ce mot, qui aujourd’hui ne s’applique qu’aux serviteurs, aux gens à gages , se donnait dans l’origine à toute personne vivant dans la maison , en qualité de commensal.— A la cour de Byzauce, on appelait grand domestique, un des premiers dignitaires de l’Etat : ce n’était d’abord que le chef des gardes du corps de l’empereur ; mais dans la suite cette charge prit une extension considérable et répondit à celle de connétable en Occident. Chei les premiers rois francs et chez les empereurs d’Allemagne, la domesticité devint un des privilèges de la noblesse : de là, les titres de grand chambellan , de grand ècbanson , de grand écuyer, de grand veneur, etc. Abolie en France avec la royauté, la domesticité de cour, fut rétablie en 1804 par l’Empereur : et aujourd’hui, dans presque toutes les cours de l’Europe . les plus grauds noms de la noblesse font partie de la maison du roi. Les princes et les seigneurs ont eu comme les rois leurs domestiques nobles : jusqu’au xvm« siècle, tout seigneur un peu puissant avait pour pages des (Us de noble famille qui portaient sa livrée. En Pologne, la petite noblesse vivait à l’état de domesticité dans les palais des riches familles.

Quant à la domesticité proprement dite, c’est une institution toute modorne, qui a remplacé l'esclavage antique et la servitude du moyen Age. Chacun «lit qu’elle consiste dans uncoulrat librement formé entre le maître et le gerviteur, que ce contrat peut être rompu dés que les parties contractantes ont à le regretter ; qu’il est d’usage de donner le denier à dieu au domestique qu’on arrête , de se prévenir réciproquement huit jours d'avance. En cas de contestation , le maître est cru sur son aflirmatiou l»our la quotité des gages (Code civil, art. 1781). Les domestiques ont privilège sur les meubles de leurs maîtres pour les salaires de l’aunée échue (art. 2101). Les maîtres sont responsables des dommages causés par leurs domestiques dans les fonctions auxquelles il* les ont employés (art. 1384). Les vols commis par les domestiques chez leurs maîtres sont punis de la réclusion (C. pénal, 408). — Un décrctdu l«r août l853asouinis les domestiques à l’obligation du livret.

On doit à l’abbé Grégoire un curieux traité sur la Domesticité chez les peuples anciens et modernes. On trouvera dans le Guide du domestique (2* édit. 1852) tout ce qui concerne cette classe de la société ainsique desiostructions sur tous les geures de service.

domestiques (aotiuux ), animaux que l’homme a soumisàson pouvoir et dont Use sert, soit coumie bêtes de somme ou moyeus de transport, tels que le ebe- Yal, l’àue, le mulet, le bœuf, le chameau, l’éléphant, le lama, le renne, etc.; soit en guise de serviteur, comme le chien de garde ou le chien de chasse; soit pour son agrément, comme certaines especes de chiens et de chats. On l'étend à tous ceux qu’il élève pour fournir à son alimeutation ou à son habillement, comme la vache, le mouton, la chèvre, le cochon, le lapin, la volaille, les abeilles. La domestication a pour effet d’adoucir les mœurs des animaux farouches ou féroces; elle augmente leur embonpoint , modifie la couleur de leur pelage ou de leur plumage; mais, eu général, elle les fait dégénérer.

DOMICILE (du latin domus), lieu où l’on fait sa résidence ordinaire. On distingue le D. civil et le D. politique : le D. civil , ou lieu de la demeure ordinaire Axe et permanente, comprend le D. réel, où l’on réside de fait, où Ton a son principal établissement (Code civil, art. 102) ; le D. élu, domicile fictif que Ton indique, le plus souvent chez son avoué ou son notaire, pour l’exécuUoD de certains actes judiciaires; le J), politique est celui où Tou exerce ses droits de citoyen ; il se confond d’ordinaire avec le domicile civil : les difficultés qu’offrait autrefois la fixation du domicile politique ont disparu pour la plupart depuis l’établissement du suffrage universel.

La femme mariée n’a d autre domicile que celui de son mari; le mineur que celui de son tuteur ; le domestique qui? celui de son maître (art. 108, 109).

DOMLvANTE , dite au moyeu Age quintu tout , nom donné à la note placée une quinte juste audessus de la tonique : ainsi, dans le tou d’ut, sol est la dominante. C’est Bouieau qui a donné à cette note le nom de dominante , parce qu’elle détermine le tou et qu’elle se trouve dans la plupart des accords naturels. — Dans le plaiu-chant, la dominante est la note que Ton fait eu tendre le plus souvent.

DOMLNATlONS, auges du premier ordre de la seconde hiérarchie : on leur attribue une autorité assez grande sur les antres des ordres inférieurs.

DOMINICALE (lettre), lettre de l’alphabet qui sert à marquer dans le calendrier les dimanches pendant tout le cours de Tannée: on emploie à cet effet les sept premières lettres, de A à G. La lettre A indiqua d’abord le premier jour du mois de janvier, B le second, G le septième, etc. Si A est la lettre dominicale d'une année, c.-à-d. si elle tombe sur ut* dimanche , tous les jours où se trouve un A sont des dimanches. Il en est de même des autres lettres, qui deviennent successivement dominicales. Dans les années bissextiles, U y a deux lettres dominicales, dont Tune sert depuis le l«r janvier jusqu'au 1er mars, cl l’autre depuis cette é|»oque jusqu'à la fin de Tannée. La lettre dominicale change chaque année, eu suivant un ordre rétrograde , c.-à-d. que si G par exemple est la lettre dumiuicale d’une année, F sera celle de la suivante. A chaque cycle de 2^ ans, les lettres dominicales se représentent dans le même ordre. Il suffit donc de connaître la lettre dominicale d'une année, pour trouver facilement celle d’uno année quelconque , et par conséquent pour fixer toutes les fûtes de telle année.

dominicale ( oraison ) , le Pater. Voy. oraison.

DOMINO. Ce nom , qn'ou donnait autrefois, par allusion sans doute à quelque passage de la liturgie, au camail dont les prêtres se couvrent la tête et les épaulés pendant l'hiver, ne désigne aujourd’hui qu’au habit de déguisement pour les bals masquée , formé d’une grande robe fermée par devant, et surmonté d un capuchon qui couvre toute la tète à l'exception do la figure , et descend sur la poitrine et les épaules. Les dominos sont ordinairement en satin ou taffetas ; on en fait de toute couleur, mais surtout de noirs. Dans le principe, le do-

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