EM P Y
rftiu de toile ou de peau; on doit avoir soin, axant •le les appliquer, do les ramollir en les trempant •lan$ l'eau cLaude ou eu les malaxant entre les doigts. Les uns ne contiennent que des résines, des gommes-résines, du suir, de la cire; d’autres renferment, outre ces substances, «les poudres, des extraits, des sucs végétaux; enfln dans quelques-unes on met de l'huile ou d'autres matières grasses avec des oxydes métalliques. Venwldtre simple se fait avec de la graisse de porc, de l'huile d'olives, de la litharge et une quantité d'eau sulllsante : c’est un savon d'oxyde de plomb ; cet emplâtre sert comme de base dans la ((réparation de presque tous les antres. Les plus usités sont : VE. ayytuti natif t fait avec de l’emplâtre simple et de la poix blanche : on l’emploie pour réunir les bords des plaies; VE. diaehyton gommé, composé d'emplâtre simple, de sucs de certaines plantes, de cire jaune, de gomme ammoniaque, etc.: VE. diapalme , fait avec de l'emplâtre simple, de la cire blanche et du sulfate de zinc, et dans la pré|(aration duquel on se servait autrefois, au lieu d’eau, d'une décoction de rameaux de palmier; VE. divin, composé d’emplâtre simple, cire jaune, térébenthine, galbauuin, gomme ammoniaque, opopouax, bdellium, myrrhe, mastic, oliban, racine d’aristoloche, acétate de cuivre brut cl pierre d’aimant porphyrisée ; VE. menttriel, dit de Vigo , dans lequel on fait entrer du mercure : U est appliqué romme résolutif sur les tumeurs d'origine syphilitique ou scrofuleuse, ainsi que sur les boutons de la variole, pour d réserver la peau des cicatrices. On connaît encore VE. anti-odont al gigue, VE. vésicatoire, etc. Voy. odort algique, vésicatoire, etc.
EMPLOI dk demi ns, se dit, en Droit ^ de ('usage qu'un doit en faire suivant leur destination. Le Code civil, dans scs articles 1450, 1553, 1558, prescrit l'emploi que l’époux marié loua le régime dotal doit faire des deniers provenant des biens de sa femme. — Le Code do commerce déclare banqueroutier frauduleux tout commerçant failli qui ne justifiera pu de remploi de ses recettes (art. 503).
EMPOIS (du latin impicare, poisser), sorte de colle légère faile avec de l’amidon délayé d’abord dans de l’eau froide, et qu’on fait ensuite bouillir en le remuant continuellement, jusqu' à ce qu'il ait acquis la consistance nécessaire. Ou peut le préparer à froid et directement avec une solution de soude ou de potasse ( Vou. amidon). — L’empois préparé avec l'amidon de blé ou de riz sert aux blanchisseuses pour l'empesage du linge; on l’emploie, dans l’impression »nr tissus et sur papiers, pour donner de la consistance aux couleurs liquides ; dans la fabrication des étoffe» de coton , pour encoller les chaînes de ces étoffes et aussi comme apprêt. Enfui, sous le nom du •'••lie de pdte, il sert au colleur,» l'atBr heur, pour ap- i pliquer sur les murs toute espèce de papiers. V. colle.
EMPOISONNEMENT. Le Code pénal (art. 301) qualifie empoisonnement : «tout attentat a la vie d’une personne par l'effet du substances qui peuvent donner la mort plus ou moins promptement, de quelque manière que ccs substances aient été employées ou administrée», et quelles qn’cn aient été les suites. » •Les poisons n’agissent pas tous de la même manière : les uns font ressentir leur action presque instantanément, sans laisser aucune trace du leur passage ; d’autres n 'agissent qu’au bout d’un certain temps, et laisseut des désordres tels que , d’après ceux-ci. on peut reconnaître la nature du poison.
Il Q’est pas nécessaire que les poisons soient introduits dans l’estomac pour qu’ils agissent : l’empoisonnement peut avoir lieu lorsqu'ils sont administrés en lavements ou appliqués sur une membrane muqueuse, sur une plaie, ou même, dans certains cas, sur 1a peau seulement ; mais jamais leur action »i’est aussi prompte que lorsqu’on les applique sur les tissus séreux ou veineux.
La première indication à remplir dans les cas d'empoisonnement, c’est l’évacuation de la substance délétère. On y parvient le plus souvent en administrant de suite un vomitif; on a ensuite recours aux • outre -poisons, qui varient selou la nature du poison lui-même. Voy. poison et toxicologie.
E M PORTE -IM EUE , outil tranchant qui , dans le contour de sa partie tranchante, a un périmètre égal à celui que doit avoir la pièce qu’on veut découper. Il enlève d’un seul coup, par une simple percussion ou une forte pression, une pièce ronde, festonnée, ou de toute autre forme, d'une plaque de cuivre, fer, télé ; d’un cliché, d'une pièce de cuir, de carton, etc.
EMPREINTE, marque qu’un corps dur laisse en creux ou eu relief sur Li surface d’une matière plus molle. Les graveurs prennent une empreinte de leur trravure sur la cire molle pour juger de leur travail. Pour prendre l’empreinte des médailles , des bas-reliefs, on verse dans le creux de ces objets des matières molles ou fusibles, telles que la cire, le plâtre ou le soufre, le plomb, l'étain, qui, eu séchant ou eu se refroidissant , conservent leur forme. Voy. gmchack.
On a imaginé de reproduire les ramées p;u des empreintes polychromes, qui, moulées exactement, recevaient ensuite, par la peinture à l'huile, l'imitation parfaite des couches cl même des nuances de la pierre originale.
En Anatomie, on nomme empreintes les inégalités qu’on remarque â la surfare des os, et qui correspondent aux attaches des tendons, des ligaments, ou sont en contact avec des vaisseaux ou d'autre parties sur lesquelles elles semblent moulées.
En Minéralogie, ou nomme ainsi les vestiges que laissent sur les couches pierreuses certains corps organisés et peu épais, comme les feuilles d'arbres, 1rs insectes, les plantes, etc. Elles u eu offrent que l image, tandis que les fossiles et les jiétriticatioiis en Offrent la forme et la substance.
EMPRISONNEMENT (de prison ), privation de la liberté. L'emprisonnement fait |iartiu des peines du simple police et des peines Infligées par les tribunaux de police correctionnelle; il peut aussi avoir •lieu en matière civile, notamment pour dettes.
Le condamné pour délit correctionnel doit être renfermé dans um: maison de correction et employé â l'un des travaux établis dans cette maison, selon son choix. La durée de cette peine ne peut pas délaisser cinq années, sauf les cas de récidive (Code pénal, art. 24, 40). L'emprisonnement pour contravention de simple police ne peut être moindre d’un jour, ni excéder cinq jours (Code pénal, art. 465). — L’E. préventif est relui qui précède le jugement. Voy. DETENTION et CONTRAINTE PAR CORPS.
EMPRUNT, contrat par lequel on reçoit d’une personne de l’argent, ou toute autre valeur, à charge de les rendre avec ou sans intérêt. Pour les obligations et les conséquences qu'entraîne l'emprunt . Voy. prêt et dette — Emprunt public. L'Etat, les départements, les communes peuvent contracter des emprunts, mais a certaines conditions : pour les communes, l’autorisation d’emprunter est accordée, suivant l'importance de l'emprunt, parle pouvoir exécutif et par le pouvoir législatif, après délibération du conseil municipal et avis du préfet ; pour l’Etat, l’autorisation ne peut être accordée que [>ar le pouvoir législatif. Voy. dette rOBUQOS.
EMPÈSE (du grec empousa, sorcière), genre d’Orthoplères de la famille des M intiens. Voy. mante.
EMPYEME (du grec en, dans, et pyon, pus). Co mot signiGu proprement un ainas purulent dans une cavité quelconque : on l’a oussi appliqué aux collections de sang, de gaz, etc. Aujourd’hui, on appelle spécialement empyème tout ainas séreux , sanguin ou purulent dans 1a cavité des plèvres ; ou étend ce uom à l’opération par laquelle on donne issue à ce liquide, opération appelée aussi panv en-
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thèse du thorax. On la pratique, autant que possible , outre la 4e et la 5° fausse côte (en comptant de Itas en haut ) , si la collection a sou siège au côté . droit; entre la 3e et la 4% si c'est au côté gauche; mais lorsque le mal est circonscrit, ou qu’il se présente au dehors sous forme de tumeur fluctuante, c’est dans la tumeur qu’on doit plonger l'instrument.
EMPYREE (du grec en. dans, et pi/r, feu, à cause de sa spleudeur et de sa lumière), nom donné au plus haut des deux, au lieu où Ton suppose que les bienheureux jouissent de fétcrnelle béatitude. — Dans l'Alinageste de Ptoléméc, ou donne le nom d Empyrée ù l'un des onze deux, tous concentriques les uns aux autres, qui, mitant les idées des anriens, entourent la terre : c’était le plus éloigné. — Très-souvent le mot empyrée s’emploie comme synonyme de ctW, et désigne cet espace sans bornes dans lequel se meuvent tous les astres.
EMPYREUME (du grec empyréin , brûler), odeur particulière qu’exhalent les produits volatils qu’on obtient en distillant les matières végétales ou animales; cette odeur est due à une huile pyrogénée qui exerce aussi une action particulière sur le sens du goût : d’où les noms à' odeur, huile, saveur cm- » pyreumatiques,
ÊMULGENTS (du lalin emulgere , traire), se dit des vaisseaux qui aboutissent taux reins. Voy. rénal.
EMULSION (du latin emulsio , même signification), préparation pharmaceutique liquide, d'un aspect blanc et laiteux, composée d’une huile fixe divisée et tenue eu suspension dans l’eau par le moyen d’un mucilage. L'A', vraie se prépare avec les amandes douces et amères liait d’amandes) , ou avec les semences de melon , de concombre , de citrouilles, de pavot blanc, de noix, «le noisettes, do pistaches, do lin, de pignous, de pourpier, etc. On pile dans un mortier «lur les semences débarrassées de leur pellicule , et on les délaye ensuite avec de l’eau. Ou passe avec, expression, et ou édulcore avec du sucre ou avec un sirop. L«- sirop d’orgeat étendu d’eau est une véritable émulsion. — L’A. fausse reçoit les épithètes de camphrée , d’huileuse, de térébenthinée, selon les substances qu’elle renferme. Les. émulsions sont généralement adoucissantes, pectorales et rafraîchissantes; quelquefois purgatives. — Les loochs sont des émulsions épaissies avec de la gomme; le blanc manger n'est autre chose qu’une émulsion ainaudée nuie a la gélatine.
EMYDE (du grec émys, tortue d'eau douce), Emys, genre de Tortues de l’ordre des Chéloniens, et de la famille des Êmydicns ou Elodites (c.-à-d. marécageux), laquelle renferme les Tort ucs dites de marais. Elles se distinguent par une carapace plus ou moins déprimée, ovalaire, plus évasée en arriére, formée de plaques écailleuses; des pieds formés de doigts distincts, flexibles et propres il la natation ; la gueule est elliptique; le cou rétractile se plie sur lui-même pour rentrer dans la carapace. — Les Emydes vivent dans les régions tempérées ou chaudes des deux continents. Elles se nourrissent de petits auimaux vivants, etou tire parti de leur gloutonnerie pour les prendre à l’hameçon. Ce sont des êtres innocents, mais sauvages. Elles sont peu recherchées pour leur écaille et leur chair. Ou en trouve partout, excepté dans l'Australasie. Les esj«cccs d'Europe sont VE. Caspica, originaire de la mer Caspienne, mais qui vit aussi en Morée , et VÊ. sigriz , des côtes de l’Espagne et de la Barbarie.
EMYDIENS, dits aussi Elodites ou Paludites , famille de l'ordre des Chéloniens, renferme ceux de ces animaux qui vivent dans les eaux stagnantes. Cette famille renferme les genres Émyde ( genre type), Tétronyx, Émy-saure, Staurotype , Peut onyx, otemothère , Platémyde, etc.
ÉMY -SAURE (du grec émys, tortue, et sauras, lézard), genre de Tortues, appelé aussi Chclonurc,
de la famille des Emydicns ou Elodites, à tête forte, revêtue «le plaques en avant et d une peau aréolêc sur le reste; à mâchoires robustes, crochues, avec deux barbillons sous le menton ; à carapace déprimée, à disque formé de 13 plaques presque quadrilatéralcs, à plastron composé de 15 plaquât] à queue très-longue , épaisse et musculeuse. Sa couleur varie du brun au gris verditre on dessus; elle est jaunâtre en dessous. Sa longueur varie de 32 îi G5 centimètres. La seule espèce connue habita le voisinage des lacs et des rivières de l’Amérique septentrionale.
ENALLAGE (du grec enallagè, troc, changement), figure de Grammaire qui fait subir à une phrase un changement dans l’ordre naturel de la construction. Ce changement peut avoir lieu dans le genre , dans les personnes, dans les temps , dans l« s modes ou «tans les nombres : d'où cinq espèces d*enallages,qui toutes, du reste , reviennent à l'ellipse. Le vers suivant de La Fontaiue, dans les Animaux malades de la peste, en offre un exemple :
A(f»i dit If Renard, et flattrurs d’applaudir ;
d’applaudir csl mis ici pour se hâtent d’applaudir.
ENANTiOPATHIE (du grec énantios, opposé, contraire.ct pathos, affection), système de médecine consistant à traiter les maladies par des médicaments propres à produire Ucs effets opposés à ceux de ces maladies. On dit plus souvent Allopathie. Voy. ce mol.
ENARTHROSE (du grec en, dans, et arthron , jointure, articulation), genre d’articulation, lâche et mobile , dan* laquelle la tête d’un os est reçue dans la cavité profonde d’un autre, et peut s'y mouvoir en tous sens. Voy. articulation.
ENCABLURE, teime de Marine, longueur d’un câble qui a 120 brasses (200 mètres). Les marins estiment les distances par eucAhlurcs, et particulièrement les distances rapprochées.
ENCAN (corruption de inguant, du latin in quantum , pour combien ; cri public que faisait entendre l'huissier pour indiquer le prix des objets mis en vente), v«*otc publique de marchandises, qui se fait par l’intermédiaire d’officiers publics, au plus offrant et dernier enchérisseur. LViuwii n’est qu’une simple vente aux enchères. Voy. f.nchérl.
ENCANTH1S (du grec en. dans, et canthos, angle de l’œil), tumeur formée par une augmentation de volume ou une dégénérescence de la caroncule lacrymale. L’A. bénin, simple tuméfaction inflammatoire du la caroncule, cède ordinairement aux émollients et aux résolutifs; VE. malin, qui a souvent le caractère cancéreux , doit être extirpé.
ENCAQUEMENT du hareng. Voy. caque et iiareng.
ENCASTELURE, resserrement du sabot des chevaux, qui a lieu vers la partie supérieure des deux quartiers et s'étend quelquefois jusqu’au talon. On y remédie, suivant l'intensité du mal, par le repos, les émollients, ou l’excision.
ENCASTREMENT, action d’encastrer, c'est-à-dire d'euchàsser ou joindre deux ou plusieurs pièces en les faisant pénétrer l'une dans l’autre. On encastre par entaille ou par feuillure une pierre dans une autre ; on encastre un crampon dans deux pierres pour les joindre. — En termes d'Artillerie , ce iqpt désigne des entailles demi -circulaires pratiquées dans l’épaisseur des flasques des affûts de canon pour recevoir les tourillons de la bouche à feu. Cette entaille, dans laquelle doit tourner le tourillon , est garnie d’une bande de fer ou sous-ltande ; te tourillon est lui-même couvert d'une bande ou susbande. L’A. du bassinet est une entaille destinée à recevoir le hassinet dans le corps de platine.
ENCAUSTIQUE (du grec encausticos, brûlé, préparé avec le feu , parce qu’on fait fondre au feu la «•ire destinée A cette préparation), composition destinée à revêtir les murs, les plafonds, les carreaux, les parquets, etc., soit pour les préserver de l’hu-