EMU
ment forcé. L’entorse a lieu surtout aux Jointure* retenues par des ligament! nombreux et très-serrés, au pied, au poignet, h la colonne vertébrale ; le coude et le genou en sont quelquefois atteints; mais les entorses du pied sont les plus fréquentes. Elles surviennent ordinairement dans un faux pas , dans une chute violcute sur les pieds, ou bien par suite de violents efforts pour soulever un fardeau pesant, ce qui a lieu surtout pour le poiguet et la colonne vertébrale. L’entorse est toujours accompagnée de douleurs vives, d’engorgement et d'ocrliymose. Quelquefois la fracture du péroné et l'arrachement de la malléole interne peuvent la compliquer d une manière fort grave. — Les répercusaifs , tels que l’eau froide, pure ou avec addition de sel, de vinaigre, d'extrait de Saturne (eau blanche), employés aussitôt après l’accident, s’opposent souvent au développement de l'engorgement inflammatoire ; mais il faut continuer cette immersion pendant plusieurs heures et renouveler l’eau & mesure qu'elle s’échauffe. Quand le membre est retiré de l’eau, on l'enveloppe de compresses trempées dans l’eau blanche ou l’eaude-vie camphrée, et que l’on mouille souvent. Si, malgré les répercussifs , il se développe une tuméfaction considérable avec douleur et chaleur vives . ou recourt au traitement antiphlogistique général ou local : sangsue*, cataplasmes émollients et narcotiques, repos absolu et position élevée du membre ; niais des que les symptômes inflammatoires ont à i»cu près cessé, ou revient aux compresses trempées dans l’eau Manche et l'eau-de-vie camphrée.
KNTOTHORAX (du grec enios, dedans, et thorax, même signification), pièce importante du squelette des insectes, en forme d’Y. Voy, thorax.
ENTOZO AIRES (du gTer entos, dedans, et sôon, animal) , ou vers intestinaux , animaux parasih* dont Cuvier faisait sa seconde clause de Zoophytes, et que les progrès de la science ont fait , depuis , placer dans une classe nouvelle . celle des Helminthes, à la suite des Annélidcs. Les Eulozouires, tres-hétérogènes entre eux, ne présentent guère de commun que leur petitesse souvent mleoscropique et leur séjour habituel dans le corps des animaux. Ou les a partagés en cinq groupes ou familles : Sémataides , Acanthocéphates , Trématodes , Ces toi des ou Tœnioides, et Çystinues.
ENTR’ÀCTE, iulervallc qui, au théâtre, sépare les ditférents actes d'une pièce. C’est un repos pour les spectateurs comme pour les acteurs ; mais l’action , interrompue sur la scène , est censée continuer hors du théâtre. Souvent on donne à l’entr’acte une durée idéale qui est fort exagérée : telles sont ces pièces où le héros, ainsi que lo dit Doileau (d.P.,111,42) :
EuUal u pivinier icn, cil barboa au «iernitr;
comme dans Julien ou Vingt-cinq ans d’entr’actc; dons Trente ans de ta vie d'un joueur, etc.
Chex les Grecs, le spectacle était continu, sans division, sans interruption. Les Romains les premiers partagèrent les pièces en actes. Dans les cntr'actes, des histrions amusaient les spectateurs.
ENTRAILLES (du bas latin entera! in, dérivé du grec entéron, intestin), mot que le vulgaire emploie pour désigner les viscères renfermés dans les cavités splanchniques, et spécialement ceux qui sout contenus dans l'abdomen. — L’inspection «les entrailles des victimes était un des moyens employés cher les anciens pour prédire l’avenir. Voy. aruspices.
ENTRAIT (de trait), pièce de bois do longueur, qui traverse ei qui lie deux-parties opposées dans la couverture d’un bâtiment. Quelquefois ou eu place «leux , et ou les distingue par les noms de grand et de petit entrait.
ENTRAVES (du latin trabs, poutre, bâton), liens dont on embarrasse les jambes d'un cheval pour l'empêcher de s'éloigner du lieu où on le met paî-
tre, et quelquefois aussi ;>oiir le forcer à prendre l’allure de l'amble. Le plus souvent, les entraves ne sont qu’une corde qui lie les pied» de devant on <le derrière entre eux, ou un des pieds de devant avec celui de derrière correspondant, ou avec la tète. — Un appelait aussi entraves ( compedes ) le* liens dont les anciens embarrassaient les jambes des esclaves qui cherchaient à s’enfuir.
ENTRE-COLON N EMENT, non) donné, en Architecture, à l’intervalle compris entre deux colonnes voisines : cet intervalle est détermiué par Tordre d’apres lequel l’édifice est établi. Ou distingue : PE. pyenoetyle, qui mesure 3 modules ou 1 diamètre 1 fl de la colonne mesurée au bas du fût; TE. systyle,
4 modules; VE. diastyfe, 6 modules ; VE. areostyte,
5 modules. Les deux premiers sout en usage dans le* édillces doriques; le dernier s’applique à l’ordre toscan; l’ordre ionique s’accommode a peu près de tous.
ENTRECHAT (de l’italien intrecciato , entrelacé , nom donné, dans l'Art chorégraphique,' à un saut léger pendant lequel le danseur croise rapidement et plusieurs fois les «leux pieds avant de toucher le sol. Les entrechats Rirent introduits h l'Opéra eu 1730 par la Camargo : cette danseuse ne les battait qu’a quatre; on let battit depuis h six et à huit; Yestris. Tréuftx les battirent jusqu’à dix.
ENTREE. En termes de cour, on nomme entrées les réceptions journalières chex le roi, la reine, les princes du sang , etc. Eu France , il y avait autrefois trois sorte* d’entrées : Ventrée familière , au réveil du roi ; elle était accordée aux princes du sang et de la famille royale , et quelquefois à quelques grands seigneurs ; les grandes ou les petites entrées, distinguées entre elles pir les heures auxquelles elles avaient lieu. L«*s grandes charges de la couronne et de la maison du roi y donnaient droit.
En Astronomie, on uomme entrée le moment auquel le soleil et la lune commencent à parcourir un des signes du zodiaque.
En Musique , le mot entrée a plusieurs signification*. Dans un opéra, c’est la ritournelle qui annonce l’entrée eu scène d’un personnage; dans un ballet, c’est le morceau approprié à une scène de danse ou de pantomime. — Entrée se dit au<$i , «fans la musique instrumentale d’ensemble , du sujet que chaque instrument attaque le premier.
Daus l’Art culinaire , les entrées sont des meta qui se servent, avec II* bœuf ou les relevés de potage, au rommenmucut du repas, et qui font partie du premier servie. Toutes les productions animales soqt matières à entrées. On distingue les grosses entrées, les entrées de broches , les entrées de braise, etc.
ENTRELACS (de lacs) , ornements d’ Architecture diversement enlacés, composé* de fleurons liés et croisés les uns avec les autres , qui se taillent sur les moulures et daus les fri*».*. — Les en/re/o- ç d’aj’jiui sont des ornements à jour, qui .remplacent les balustres, pour remplir les appuis* évidés des balcons ou rampes d’escalier. — Les peintres uommeut entrelacs des ornements de feuillage ou de vigne qui se croisent dans uu tableau.
ENTREMETS, préparations diverses, telles que soufflés, plats sucrés, gelées, glaces, etc., que Ton sert avec le rôti et avant le dessert.
ENTRERAS, allure défectueuse du cheval, qui consiste eu une espèce d'amble rompu, moitié pas et moitié amble : c’est le traiu ordinaire des chevaux qui vont sur les épaules.
ENTRE-PONT, iutervalle qui, dans un Mtiraent, est compris cuire les deux ponts : on nomme $|>écialement aiusi l’espaco compris entre le faux-pont et le premier pont; cet espace est ordinairement de 2 mètres. C’est dans l’entre-pout que se trouve la première batterie d’uu vaisseau de ligne , et que couchent généralement les officiers, les élèves, les cl»irur^ens, les maîtres et une partie de l’équipage.