EN VE
ENTREPOT (d'entreposer), magasin public établi dans uu port de nier, et où les commerçants ont la faculté de déposer les marchandises pour les réexporter sans i«ayer de droits, ou pour les écouler à l'intérieur eu u’acquittaut les droits du fisc qu'au moment de U consommation. On distingue l’J?. réel, dépôt des marchandises dans un magasin unique placé sous la surveillance immédiate ue la Douane et fermant à deux clefs , dont une est remise au commerçant, et VE. fictif, ou dépôt dans les magasins du commerçant, et sous sa seule clef, des objets par lui importés, à charge de garantir le payement des droits dont ils sont passibles après leur vente. Quelques villes de l'intérieur (Paris, Hctx, Orléans, Mulhouse, Toulouse, etc.) ont obtenu l’entrepôt réel pour des marchandises admissibles au transit, et d’autres, eu plus grand nombre, pour les marchandises appartenant à leur commerce local. On noumie ces derniers E. spéciaux: tel est à Paris VE, des vins , et, daus les départements, les E. pour les grains étrangers, les tabacs , etc. La durée de l’entrepôt réel est de trois ans; la durée de l'entrepôt fictif est d'une année. Dans les ports oui ont des docks, ces établisse nie lits servent d’entrepôts.
ENTREPRENEUR, se dit, en général, de toute personne qui se charge de faire une chose à Ventran ise, c est-à-dire moyennant un prix convenu et à forfait; et, plus spécialement, dans l’industrie du Mtiment et dans la plupart des travaux publics, de l'industriel qui, sous la direction d’un architecte, se charge d’exécuter les travaux, de fournir les matériaux, de diriger et de payer les ouvriers ; les maîtres maçons, les charpentiers, les serruriers, les peintres, les couvreurs, etc., sont en ce sens des entrepreneurs. La loi range l'entrepreneur dans la catégorie des commerçants ; tout devis arrêté avec un entrepreneur, signé par lui et le propriétaire, est aux risques et périls du premier.
ENTRE-SABORDS . bordages extérieurs qui couvrent les membres d'un bâtiment de guerre, entre les sabords d’une même batterie. La longueur de ces bordai s est ordinairement d’environ 2 mètres.
ENTRE-SOL, se dit en général, en Architecture, do tout logement pris sur la hauteur d’un étage. Dans un sens plus restreint, on nomme ainsi lin apliartemcnt pratiqué entre le rex-de -chaussée et le premier étage. Sa hauteur est ordinairement du tiers du r étage dans lequel il est compris.
ENTRETOISE, pièce de bois, en forme de traverse, terminée à chaque bout par un tenon et assemblée en tre deux autres pièce» percées de mortaises.
ÉNUCLÉATION (du lat. enucleare, ôter le noyau), se dit, eu Chirurgie , d'un mode d'extirpation qui consiste à faire uno incision sur une tumeur et à U faire sortir à travers la plaie, à peu prés comme un novau qu’on chasse en pressant un fruit.
ENVeLOI'UE. En Zoologie, ou appelle ainsi des membraues destinées à recouvrir et à protéger certaiiis organes : ainsi, l'on dit les enveloppes du cerveau, pour dire les méninges; les euveloppcs du fœtus, etc. — En Dotanique, on nomme E. florales l'ensemble des organes qui environnent les étamines et les pistils, comme la corolle, le calice, la gltime, riuvolucre, etc.; E. séminales, colles qui entourent la graine; E. herbacée, la seconde couche de l’écorce, celle qui se trouve immédiatement au-dessous de Pépiuerme. Voy. écorce.
ENVELOPPEES, nom sons lenuel on désigne les Chrysalides des Lépidoptères de la tribu des Hespôrides, parce qu’elles séjournent entre les feuilles, enveloppées d’u ii léger réseau de soie.
ENVERGURE (de vergue). développement d’une voile dans la partie qui touche à lu vergue. On dit qu’un bâtiment a beaucoup ou peu d’envergure , selon que Ses voiles présentent plus ou moins de largeur ou de surface ts leur partie supérieure.
ÊOU
En Ornithologie, oo nomme ainsi l'extension d»s ailes déployées d'un oiseau. Le Condor est l'oiseau dont les ailes ont lo pins d’envergure.
ENVIE (du latin invidia , même signification), tristesse criminelle qu'on éprouve du bien de sou prochain : c'est un des sept péché* capitaux.
Dans l’usage vulgaire , ce mot désigne tantôt le* dépravations de l’appétit qu'on observe surtout chez les femmes enceintes, tantôt de pctitcH portions de peau (reduvùe) qui se détachent autour dus ongles, •■t causent une assez vive douleur quand on les arrache ; tantôt des taches [nœoi materai) que les enfants apportent en naissant, et auxquelles ou attribue de la ressemblance avec certains objets que ta mère aurait désirés pendant sa grossesse. Ces taches résultent quelquefois d'un excès local de la matière colorante, et sont alors d'une teinte noirâtre; ailleurs, elles sont dues à la présence anomale, dans une portion de la peau, d'artérioles et surtout «le veinules capillaires : ces envies sont rouges, rosées, violacées, ou bleuAtres.
ENVOI. En Littérature, on nomme ainsi des vers qui accompagnent une pièce de poésie, et servent à l'adresser ou à en faire hommage à quelqu'un, et plus particulièrement la dernière strophe de l’ancienne Ita/tade et du Chant royal. Voy. ces mots.
En Jurisprudence, V Envoi en possession est uno autorisation émanant d’un jugement, en vertu duquel les héritiers présomptifs des absents déclarés, les héritiers irréguliers, les enfants naturels, les conjoints ou l’État, sont mis en possession de biens qui leur sont dévolus, en vertu des art. 120, 724, 1006, 1008 du Code civil.
ENVOULTEMENT on envoûtement (du latin in. contre, et vu/tus, visage), sortilège ou maléfice qui consistait à piquer, déchirer, brûler une image de cire représentant la personne contre laquelle ou voulait employer ce maléfice. On croyait que les personnes cnvoultées souffraient précisément dans la partie piquée ; un coup porté dans le cœur de l’image les faisait périr à l’instant. L’envoultement était connu des anciens, témoin Horace (Snf. î, 8, 20); il fut souvent employé au moyeu Age et Jusqu’au xvi» siècle. Voy. enchantement.
ENVOYE, sorte de serpent. Voy. Axcns.
ENVOYE, agent diplomatique de second ordre. Les ministres plénipotentiaires ajoutent à leur titre celui d’envoyés extraordinaires , alors même que leur mission n’est pas seulement temporaire et exceptionnelle. Voy. DIPLOMATIE.
EOLIDE 'du grec aïolos , bigarré, diapré), Eolis, srenre de Mollusques gastéropodes, de l'ordre des Nudibranches. Ce sont des animaux limaeiformes, gélatineux, à la tête distincte, munie de deux ou trois paires de tentacule». Les Éolides brillent par leurs riches couleurs autant que par leurs formes gracieuses. Elles rampent sur les algues marines, qui les transportent dan» toutes les mers.
EOLIEN. Voy. dialecte, mode.
ÊOLIPYLE (a Eole,dïm du vent, et de pyli, porte), instrument de physique destiné à rendre sensibles quelques effets de la force élastique des vapeurs, est formé d'une boule creuse en fer, en cuivre nu en verre, terminée par un tuyau recourbé dont IV rificc est fort étroit. Après avoir chauffé cette boule pour chasser une grande partie do Pair qu’elle contient, on la plonge dans de l’eau froide, qui s'y précipite par reflet «lu refroidissement de l’air intérieur. On l'expose alors à une forte chaleur, de manière à amener le liquide à IVbnlHtion ; la force expansive de la vapeur, développée par le calorique, s'exerce contre les parois de la 'boule et chasse le liquide par l'orifice; il sort sous la ferme d'un jet continu, qui s’élance d’autant plus loin que le trou est plus petit, la liqueur plus chande et plus légère. En substituant l’alcool A l'eau et en l'enflammant à
EPAR
m sortie du bec, on produit un jet de feu continu. Un se sert quelquefois de l’éolipylc pour chauffer certains corps; mais cct instrument est sujet à faire explosion.
EONS, êtres intermédiaires entre l'homme et la Divinité, imaginés par les Gnostiques. Voy. le Dict. univ. (Fliist. et de Géogr.
EPACKIS (du grec épi, sur, et acros, colline), genre type de la famille des Eparridi.es, renferme des arbustes d'un port agréable , à fleurs blanches ou rougeâtres, disposées en long épi. L’A’. rougeâtre dépasse un mètre de haut. Ses rameaux grêles sont couverts d’un duvet blaifliAtre, et garnis de feuilles d'nn lieau vert luisant terminées par une pointe piquante. On cultive cette plante eu Franc»; depuis 1806. — La famille des Epaoridées a été détachée de celle des Ericinee», avec laquelle beaucoup de botanistes la confondent encore. Presque toutes les espèces habitent la Nouvelle-Hollande.
EPACTE (du grec êpactos , ajouté, complémentaire), nombre qui indique combien il faut ajouter de jours a l'année lunaire pour égaler l'année solaire : ce nombre donuu Y Age de la lune au 1«* janvier de chaque aimée solaire. Homme la différence entre les deux années est de 11 jours, l’épacte augmente chaque année de 11 jours jusqu'à ce qu'elle dépasse 29, nombre des jours du mois lunaire : quand elle a atteint ce nombre, on suppose l'intercalation d'un nouveau mois lunaire.— Ou nomme quelquefois È. du soleil , É. majeures , on Jours concurrents, les jours surnuméraires, soit de l'année commune, soit de l'année bissextile. Les années communes sont composées de 52 semaines, plus un jour, et les années bissextiles de 52 semaine , plus deux jours.
EPAGNEUL, Canis hispanicus, chien domestique, originaire d'Espagne (Voy. chie»), à longs poils, à oreilles longues, larges et pendante*, dont les principales sous-variétés sont : le grand Epagneul , long de O", 80; le petit Épagneul, blauc, plus on moins taché do brun ; le Pyrame, a pelage moins long avec des taches rousses sur le front; îc Chien de Calabre, un peu pins grand; le Gredin, petit, noir; le Bichon , très-petit, jaune fauve ; le Chien-lion, aussi très-petit, à pelage court au train de derrière, etc. Ces chiens, de petite race pour la, plupart, s’élèvent pour les appartements.
ÊPAGOMENLb (du grec épagô, ajouter), se dit, en Chronologie, des cinq jours que les anciens Egyptiens et les Chaldéens ajoutaient aux 360 jours de leur année vague. Cette disposition de l’année datait de l’établissement du cycle caniculaire. Auguste ajouta un sixième jour épagomene. Les jours épagomènes répondaient aux cinq jours complémentaires de notre année républicaine. — Voy. Epactes.
EPANCHEMENT, se dit, en Médecine, de l'effusion et de l'accumulation d’un fluide dans une partie qui n’est pas destinée à le recevoir : tels sont l'extravasation du sang (Foy. apoplexie), l’amas de pus ou de sérosité dans une membraue séreuse (Voy.
ASCITE, HYDROTHORAX, HYDROPISIE ). Si le liquide est
amassé daus les lames du tissu cellulaire, lYpanchement prend le nom A' infiltration.
EPANOUISSEMENT, époque à laquelle une fleur, parvenue à son parfait accroissement, déploie ses pétales, et laisse à découvert les organes reproducteurs. Vou. amhêsï et horloge (de Flore).
EPARGNE (caisse d'), institution philanthropique destinée à recevoir les plus petites sommes que les particuliers veulent y placer; elle a été fondée pour offrir à toutes les personnes laborieuses le moyen de se créer des économies. Les fonctions des directeurs, censeurs et administrateurs, sont entièrement gratuites. 11 est délivré gratuitement à tout déposant un livret numéroté, portant les noms et prénoms, âge, profession et demeure du titulaire, et destiné à l'inscription de toutes les sommes qui seront successive-
ment versées on retirées pour son compte. Ceux qui viennent faire un premier versement doivent se présenter en personne; les versements subséquents peuvent être faits par un tiers. Aucun versement ne peut être moindre de 1 franc, ni excéder 300 fr. à la fois. Nul ne peut faire plus d’un versement par semaine. Depuis la loi du 30 juin 1851, on oc reçoit plus de versement lorsque le compte d'uu individu s'élève à 1,000 fr. Toutes les sommes reçues sont immédiatement versées à la caisse des Dépôts et Consignations, ui, depuis la loi du 7 mai 185o, en sert l’intérêt a
p. 100 par au. Toute somme de 1 fr. et au-dessus produit Intérêt. Les intérêts sont réglés à la lin de décembre ; on les ajoute au capital pour produire de nouveaux intérêts. On peut retirer à volonté les fonds déposés à la caisse (l'Epargne : la demande de remboursement n'est admise que le dimanche ; elle doit être faite par le titulaire en personne ou par le porteur d’un écrit signé du titulaire. Lorsque, par suite du règlement annuel des intérêts, un compte excède 1,000 fr., si le déposant, pendant un délai de trois mois, u’a pas réduit son crédit au-dessous de cette limite, l'administration achète pour son compte, et saus frais, un coupon de 10 fr. «le rentes de la dette inscrite. Tout déposant dont le créditest de somme suffisante pour acheter une rente de 10 fr. au moins peut obtenir, sur sa demande, par l’intermédiaire de la Caisse «l'Epargne et sans frais, une inscription de rente sur le Grand-Livre. Tout déposant qui change de résidence peut demander le transfert de la totalité des fonds qu’il possède à la caisse de Paris dans Tune des caisses départementales, et réciproquement.
La première caisse d'Epargne parait avoir été fondée à Hambourg en 1778 ; Berne suivit cct exemple dès 1787. Wilbcrforcc s’était efforcé, en 1800, de doter l'Angleterre de celle utile institution; mais ce n’est que dix ans plus tard qu’elle put y être introduite. La première caisse anglaise fut établie A Hutwell en i810 ; Edimbourg eut la sienne eu 1813. et Londres en 1816. C’est en 1818 seulement que la France entra dans cette voie : à cette époque, une société d»; vrais philanthropes, à la tête desquels étaient MM. Benjamin Delessert et Larochefoucauld - Liancourt , fonda à Paris une Caisse d’Eftargne qui bientôt compta de nombreuses succursales flans les départements. Encouragé par le Gouvernement, qui prit en sa faveur plusieurs mesures des plus favorables, la caisse d'Epargm; était arrivée, en 1848, au plus haut point de prospérité ; mais elle eut alors fortement à souffrir de la crise publique : les déposants redemandèrent en foule les sommes versées , et le gouvernement provisoire se vit forcé d'interdire les remboursements. Plusieurs mesures prises depuis ont rameoé la confiance : la loi du 30 juin 1*51, en abaissant à 1,000 fr. le maximum des sommes déposées, qui précédemment pouvait s'élever à 3,000 fr., a eu pour but de prévenir le retour des embarras éprouvés en 1848, tout en consolidant l’institution. — On doit a M. Agalhon Prévost, agent général de la Caisse d'Epargne de Paris, un excellent Manuel des Caisses d’ Épargne, 1832.
épargne, se dit, chez les Doreurs, d’un mélange de blanc d’Espagne, de sucre et de gomme, dont ou couvre les parties qui doivent être brunies. — Les Graveurs appellent taille en épargne , une manière de graver qui consiste à enlever le fond , en ménageaut ou laissant en relief les parties qui doivent paraître. Les gravures sur bois sont taillées en épargne.
ÊPARTS. Ce sont, en termes de Charronnage, des traverses de bois qui lient ensemble les brancards ou limons d’une charrette , et qui supportent les plauches qui en forment le fond.
Espèce de jonc avec lequel on fabrique des paniers. Vou. SPARTERIE.
ÉPARVIN ou épervir. On nomme ainsi : dans le cheval, tantôt une exostose qui survient à la partie
fiPAU — 593 — ÉPÉE
latérale iutcrne et supérieure du canon du membro postérieur (E. calleux ou osseux), tantôt une flexion convulsive et précipitée du membre, qui a lieu au moment où il entre en action pour se mouvoir, sans
3u’ou aperçoive aucune grosseur (E. sec), et qui fait ire que l’animal harpe ou trousse. Dans le bœuf, c'est une tumeur qui occupe presque toute la partie latérale interne du jarret, et qui, d’abord molle, durcit avec le temps et devient comme plâtreuse.
ÊPAULARD, nom vulgaire du Phocœna orca, espèce de poisson du genre Dauphin.
Epaule (de l’italien spolia, dérivé du latin sca paie, épaule), partie la plus élevée du membre supérieur chez l homme, et de la jambe de devant chez les quadrupèdes. La partie la plus saillante do l’épaule est le moignon de l’épaule ; la cavité qui se trouve au-dessous, le creux de l’aisselle. Le moignon de l'épaule est formé par la réunion de trois os : l’omoplate, la tète de l'humérus et la clavicule; de forts ligaments unissent c<*s os entre eux, ainsi qu'aux os de la poitrine et du bras. L'épaule est mue par des muscles nombreux qui la lixent au tronc; elle a G muscles propres : le sus-épineux, le sous-épineux, le petit rond, le grand rond, le sous-scapulaire cl le deltoïde, auxquels sc joint l’action de deux reluveurs : l’angulaire et le rhomboïde ; et de deux abaisseurs : le petit fiectoral et le grand dentelé. Ses veines se rendent à la veine axillaire; ses vaisseaux lymphatiques sc portent dans les ganglions de l’aisselle; ses nerfs viennent du plexus brachial.
L'épaule est sujette k des luxations et à des fractures qui peuvent devenir fort graves. La désarticulation do 1 épaulé est une opération périlleuse, à laquelle il est quelquefois necessaire d’avoir recours : Larrey et Lisfranc l’ont pratiquée avec succès.
EPÂULEMENT, mur en terre qu'on élèvo pour épauler, c.-à-d. pour couvrir et protéger des pièces de canon ou des soldats placés sous le feu de l'ennemi. Pour les construire, on creuse un fossé, on jette les terres devant soi, on les bat, on les unit, et on en fait une espèce de mur d'appui, ün construit aussi des épaulenieiits en fascines ou en sacs à laine.
EPAULETTE , large galon garni de franges que les militaires portent sur chaque épaule, et dont la forme, la grandeur et la signification ont souvent varié. Destinée d’abord à retenir le baudrier et à garantir l'épaule , l'epaulctte est bientôt devenue uu signe distinctif. Djus l'armée française, les épaulettes des simples soldats sont eu drap ou en laine, de couleur différente, selon les corps auxquels ils appartiennent : rouges pour les grenadiers et carabiniers dans l'infanterie, pour les carabiniers, cuirassiers et dragons dans la cavalerie; jaunes pour les voltigeurs ; vertes, avec tournante rouge, pour les fusiliers; blanches pour les lanciers et chasseurs à cheval. Les épaulettes des officiers sont en or ou eu argent, selon les corps : en or pour l’infanterie do ligne et les dragons; en argent, pour l’infanterie légère et les chasseurs à pied, et, dans la cavalerie, pour les carabiniers, cuirassiers, lanciers et chasseurs. Elles sont à franges simples pour les grades inférieurs (capitaines, lieutenants, adjudants); k graines d’épinards |*)ur tous les grades supérieurs. Ün appelle contre-épaulette une épaulette sans franges; la contre-épaulette concourt avec l’épaulette à marquer les grades : le sous-lieutenant porte l'épaulette à droite et la contre-épaulette à gauche ; le lieutenant l’épaulette à gauche et la contre-épaulette à droite; le capitaine porte deux épaulettes ; les chefs d’escadron et de bataillon portent l’épaulette à gauche , la contre-épaulette à droite ; le major, l’épaulette à droite et la contre-épaulette à gauche. Le lieutenant-colonel et tous les grades supérieurs portent deux épaulettes ; celles des officiers généraux ont en outre, des étoiles d’or ou d’argent (2 pour les généraux de brigade, 3 pour les généraux de division).
C’est le inaréelialde Bello-lsleijui établit en France, en 1759, l’usage des épaulettes. Elles ont été adoptées par les Anglais, les Danois, les Espagnols, les Wurtembergeois, les Américains, etc. Les Autrichiens n'en portent pas; les officiers russes et prussiens portent des plaques de métal rehaussées sur les bords.
ÉPAVES (du latin expai ’efüctus, effrayé, parce quo ce mot ne sc disait d’abord que des animaux égarés et qui avaient pris la fuite de peur). Ce mot se dit, en Jurisprudence , des choses égarées et dont on nu connaît point le propriétaire. Un nomme E. maritimes, ou simplement épaves, les objets naufragés que la mer rejette sur ses bords ; E. d'eau, les effets trouvés au milieu des fleuves ou rivières uuvigables, ou sur leurs rives; E. foncières et immobilières, les héritages abandonnés et dont le propriétaire est inconnu, etc. — Au moyen âge , les épaves appartenaient au seigneur haut justicier, si elles n’étaient
1»as réclamées dan* les délais fixés par les coutumes, l’après le Code civil (art. -2279), les détenteurs d’objets perdus peuvent en disposer librement, sauf au propriétaire k les réclamer dans le délai de 3 au* ; les épaves maritimes trouvées sur le rivage appartiennent k l’Etat si elles ne sont pas réclamées dans l’an et jour; si elles ont été trouvées en pleine mer, un tiers en «pètes ou en deniers est dù \ ceux qui les ont sauvées. Voy. aubaine ot BRIS (droit de).
ÈPEAUTRE , Tnticum spelta, csp.dug. Froment appelée aussi Blé rouge , et caractérisée par sa couleur rouge brique et par ses fleurs tronquées obliquement et pourvues de quatre barbes. L’épeautro s’élèvo peu : ses épis sont aplatis, peu allongés, remplis de grains petits et légers. Ces grains donnent une farine très-blanche qui, à poids égal, fournit plus de pain que celle du froment; ce pain, plus léger, plus savoureux, peut se garder frais plusieurs jours. Il donne d'excellentes pâtisseries et un gruau très -blanc qui se sert en potage comme le riz. Sa paille sert à nourrir les chevaux. On cultive l'épeautre dans les pays montagneux , où il féconde les mauvais sols.
EPEE (du latin spatha , d’où l'italien spada, et l’espagnol espada), arme offensive et défensive, dont la forme et la matière ont souvent varié. L'épée des Gaulois était longue cl large, en forme de sjxitule et souvent eu cuivre. L’épée romaine était en fer et supportée par un baudrier : c’était un labre long à pointe pour la cavalerie, un sabre court a lame droite, large et plate pour l’infanterie. L«s Perses, les Germains et les Gaulois portaient l'épée en temps de paix comme en temps de guerre. Les Grecs et les Romains ne la ceignaient qu’en temps de guerre. L’infanterie la portait à droite, la cavalerie k gauche. L'épée des Francs, courte, lourde, sans pointe et à deux tranchants, se portait k gaucho par une chaîne en bandoulière. Au temps des croisades, l’épée des chrétiens était droite, à poignée en forme de croix ; celle des Orientaux était recourbée en forme de faux ou de cimeterre. Sous Louis IX, l'épéc était courte, pesante et à deux tranchants. Au xv« siècle, l’épée , qui jusque-là n’avait été qu’une arme de guerre, se porta aussi en temps de paix, et lit partie du costume civil; toutefois, le droit de porter l’épée n’appartenait qu’au militaire et au gentilhomme ; ce qui faisait distinguer la noblesse d’épée et celle de robe. L'épée fait aujourd’hui -partie du costume de£ officiers civils aussi bien que des militaires. Elle est presque plate et pointue, et se porte au côté gauche, suspendue à un ceinturon ou k un baudrier. Elle est munie d’une poignée composée d’une coquille et d’une anse en métal , plus ou moins richement ornées, qu'on nomme la garde de l’épée.
11 existe en Suède iiq ordre de F Ej)ée , créé par Adolphe-Frédéric en 174*. — Gui de Lusignan, roi do Jérusalem , avait formé enl 192 un ordre du même nom . Dans lus Arts, on uomine éjée une grande «alèuu
Ôü
KPEK
droite dont se servent les cordiers et les bourreliers pour percer. — Ou donno aussi ce nom aux deux montants d’un avant-train de charrue, le long desquels glisse et s’arrête la traverse supérieure de la charrue.
épée de *f.r, nom vulg. de VEspadon et de la Scie.
EPEIC1IE, ÊPEicuETTE, noms vulgaires du Pi eus major et du Picus piinor. Voy. pic.
ÉPEIRE, Epe t>a,genrcd'Arachnidespulmonaircs, de la fam. dcsFilcuses,a pour lypel’À’. diadème, trèscommune aux environs de Paris, surtout dans les jardins. Elle faitune toile large et verticale, se cache dans une feuille qu'elle roule avec sesfilsety tileson cocon.
EPELLATION. Voy. lecture (méthodes de).
ÊPENTHÈSE (c.-à-a. intercalation, dugr. épi, sur, en , dans, et thésis, action déplacer), sedit, en Grammaire, de l'insertion d'une lettre, d’une syllibed.ms un mot : ntot isp. polis (ville) ; indugredip. ingredi.
EPERLAN, Osmerus, genre de petits poissons do l’ordre des Malacoptérygiens abdominaux et de la famille des Saumons. Leur corps est sans tache. L’ép«rlan n’a qu'un décimètre de longueur. Sou dos et m-s nageoires sont colorés d'un beau gris , ses côtes et ses parties inférieures sont argentées ; ces deux nuances sont relevées par des reflets verts , bleus et rouges; ses écailles et ses téguments sont transparents, et laisseut distinguer le cerveau, les vertèbres et les côtes. On trouve l’éperlan dans la mer et à l’embouchure des grands fleuves. Sa chair exhale une odeur de violette; elle est blanche, tendre et trèsrechercliéo. On estime surtout l’éperlan de Rouen.
ÉPERLAN DE SF.1NK, CypTltlVS UpunctütUS , pOISSOn du genre Able, dont la grosseur est inférieure à celle du Meunier et d’autres espèces voisines. Son corps est brillant, argenté , avec deux points noirs sur chaque écaille de sa ligne latérale. Le poisson habite nos eaux douces. Sa chair est peu estimée.
EPERON (de Pilai, sperone), pièce de métal qui s’adapte aux talons, et au milieu de laquelle joue une espèce d’étoile nommée molette , dont les pointes servent h piquer et à faire avancer le cheval. Avant le xiv*1 siècle, l’éperon no consistait qu’en une sorte de dard sortant du talon de la chaussure, et comparable, pour la forme et U disposition, à un ergot de coq. L'usage do l’éperon était connu des anciens. Au moyeu âge , pour créer un chevalier, on lui attachait des éperons d’or, d’où le proverbe : Gagner scs éjterons ; le simple écuyer ne portait que des éperons d’argent.
Charles d'Anjou, roi de Naples, avait formé en 1266 un Ordre de V Éperon pour récompenser la noblesse qui s’était déclarée en sa favour contre Maiufroi. Le pape Paul 111 institua en 1559 un Ordre de V Éperon d'or pour récompenser le mérite civil : cet ordre a été renouvelé eu -1811 i»ar Grégoire XVI. Voy . Êpr.noK , au Dict. univ. a’Hist. et de Géogr. (Supplément).
En Architecture, on donne ce nom à des parties solides en maçounene , qu’on joint au revêtement pour lui donner la force de résister à la poussée des terres. — Eu termes de Fortification, V éperon est un angle saillant qui se fait ou au milieu des courtines, ou au-devant des portes, pour les défendre. — En Hydrographie, on nomme ainsi les ouvrages en pointe qui servent à rompre le cours de l’eau devant les piles des ponts. — Dans la Marine, on doune ce nom à la charpente saillante , en avant de l’étrave, qui termine la proue d'un grand bâtiment Dans les vaisseaux de guerre des anciens, l’éperon (rostrum) était une pointe de fer ou d'airain très-solide, destinée à pénétrer dans le flanc des vaisseaux enuemis.
En Zoologie, l'éperon est une apophyse osseuse et cornée, quelquefois double, presque toujours allongée et pointue, nommée aussi ergot , et qu’on remarque sur la partie postérieure du tarse des Gallinacés , et au fouet de l’aile de certains oiseaux échassiers ou palmipèdes, surtout chez les mâles.
KPHÉ
En Botanique, on donne ce nom à uno espèce de prolongement qu'on aperçoit à la base de la réunion des pétales de certaines fleurs. Tantôt c’est une sorte de corne tubuleuse, comme dans la balsamine, la capucine, le pied-d’alouette, qui prend de là le nom d'iipmm de la vierge , etc.; tantôt c’est une forte bosselure creusée dans les enveloppes florales.
En Anatomie, on nomme éperon des artères une petite saillie formée par leur membrane interne,au niveau de chaque bifurcation. Cette saillie est placée du côté du cœur ou du côté opposé, suivant que l’angle de la bifurcation est obtus ou aigu , et elle est circulaire quand l’angle est droit.
EPERONNIER , Polyplectron , genre de l’ordre des Gallinacés, famille des Paons. Le sont des oiseaux granivores de la taille du faisan , de mœurs douces, et susceptibles de vivre en domesticité. Us ont le plumage orné de brillantes couleurs; les pieds grêles, armés de plusieurs éperons; la queue longue et arroudio. On les trouve dans les Inde» et en Chine.
ÊPERONN1ÈRE, nom vulgaire de V Ancolie des bois et des baies , de la Dauphinelle des jardins et de la Linaire champêtre. L 'Ejxronnière île chevalier est la Dauphinelle des blés.
EPERVIER (de l’allemand S/terber), Falco nisus, oiseau de proie du genre Autour, a les parties supérieures d'un cendré bleuâtre, une Lâche blanche a la nuque; les parties inférieures blanches, avec des raies longitudinales sur la gorge, transversales sur les autres parties ; la queue, d'un gris cendré , avec des bandes d’un cendré noirâtre; le bec noirâtre, les pieds et les iris jauucs. La longueur du mâle est de 32 centimètres , celte de la femelle de 38. Les éperviers habitent les pays montagneux de l'Europe. Us sont carnivores cl voraces. Leur vol est peu élevé, mais impétueux et rapide. On les dresse à l’espèce de chasse appelée Autour se rie. Voy. ce mot.
Espèce du genre Sphynx. Voy. éperviers.
ÉPhRViER, sorte de filet avec lequel on prend le poisson dans les étangs et les rivières. C’est un grand sac de rets dont la forme est conique , dout le bord inférieur est garni de plomb, et qui est retenu par une corde fixée au sommet du cône.
EPERV1ERE, llieracium, genre de plantes de la famille des Composées , tribu des Chicoracées, habile les montagnes, les plaines bqisèes et les lieux marécageux de l’Europe, de l’Amérique, de l’Asie et de l'Afrique. Ce sont des plantes à tiges feaillées et munies de poils noirs. L’A’, des murailles, que l’on trouve dans les décombres, s'employait autrefois contre les maladies du poumon ; on la donne comme plante alimentaire aux bestiaux, surtoutaux chevaux.
EPERVIERS, nom donné par Geoffroy à la 2« famille de ses Sphinx , à cause de la forme qu’aJfectent la trompe et les antennes. Voy. éperyier.
ÊPERV1N , maladie des chevaux. Voy. êpartij».
EPI1ECT1QUES, secte philosophique. V. époque.
ÉPHEDRE, Ephedra, genre de Conifères (section d os Gnétacées), renferme des sous-arbrisseaux dépourvus de feuilles, a rameaux cylindriques articulés. Aux fleurs succèdent des semences ovales, épaisses , succulentes, allongées, et formant une espèce de haie divisée. Dans les bosquets les Ephèdrcs produisent un bel effet par leur touffe toujours verte. Voy. utxtti.
EPUËLIDKS (en grec éphélis , d’épi , sur, ét hélios, soleil), vulgairement taches de rousseur, son, lentilles, taches d’un jaune plus ou moins foncé, de forme et de dimensions variables, qui se répandent sur divers points de la peau, principalement sur les parties exposées à l’air ou & l’action des rayons solaires. Elles sout plus communes chez les femmes, les enfants, les sujets blonds ou roux; les femmes enceintes y sont particulièrement sujettes. Tantôt elles naissent spontanément; tantôt clics proviennent d’uuç exposition trop prolongée à l’action de la chaleur ( E . ignéales ), ou d’uuc altération des votes
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digestives (É. hépatiques ) ; souvent elles accompagnent Je scorbut ou la syphilis ( É . scorbutiques , syphilitiques). Ce* taches disparaissent quelquefois déliés - mêmes , mais souvent elles persistent avec opiniâtre lé. — Le traitement qu'on peut y opposer varie selon leur nature : les S. hépatiques et scorbutiques sont combattues par les lotions et les bains sulfureux , par des boisons adoucissantes et dépuratives ; pour les autres , il suffit de lotions fraîches de lait, d'amandes amères, de liquides astringents, comme i‘eau blanche. On débite, sous le nom de laits antéphéliques, diverses compositions qu'on prétend propres à faire passer ces taches.
ÉPHÉMÈRE (du grec éphéméros, d’un jour), nom donné aux maladies, et particulièrement aux lièvres qui ne durent qu’un jour. On nomme éphémères prolongées celles qui cessent après deux ou trois jours.
On donne, en Botanique, le nom d'éphémères aux fleurs qui, comme celles du Cactus grandi florus , ne durent qpe <pielques heures. On nomme aussi vulgairement Ephémère le genre Tradescantia. V. ce mot.
éphékéÎiks ou fcpufciSKiiiNF.s, genre d’insectes jSévroptères de la famille des Subulicornes : corps allongé, de couleur blanchâtre ou jaunâtre; ailes longues et triangulaires, élevées dans le repos; abdomen terminé par 2 filets dans les mâles , 3 dans les femelles. Les éphémères naissent au coucher du soleil et meurent h son lever; quelques-uns résistent plusieurs jours. En compensation, ils vivent 2, on dit même 3 ou 4 ans a l’état de larve. A peine sortis do cet état, ils se livrent à la reproduction, et la femelle dépose ses œufs dans l’eau; elle meurt peu après. On volt alors les eaux couvertes de leurs cadavres, dont les poissons sc nourrissent avidement; ce qui a fait appeler ces insectes manne des poissons. VE. vulgaire est commune en France : les pécheurs s'en servent comme d'appât. Sa longueur est de 18 millimètres. M. hetet a donné la Monographie des Èphémérines.
EPHEMERIDES (du crée éphéméns , écrit jour par jour), nom donné d’abord par les Orées à des espèces de journaux ou mémoires historiques où les faite étaient consignés jour par jour, a été appliqué en Astronomie a des tables qui donnent, pour chaque jour d’une année, l'état du ciel et l'équation du temps. Les plus célèbres sont, en France, la Connaissance des temjis; en Angleterre, r^/mewae/i nautique; en Italie, les Ephémérides de Bologne, On donne aussi ce nom à des ouvrages qui contiennent les événements remarquables accomplis a différentes époques dans un même jour de l’année. Il en a été publié plusieurs collections, notamment les Ephémérides politiques, littéraires, e/c., de M. Noël, 1796 et 1812; les Ephémérides universelles; éditées par Corby, etc. V Annuaire militaire donne les Ephémérides militaires de la France.
Il parut au dernier siècle, do 1765 à 1776, sous le titre d' Ephémérides du ci toi/ en, un recueil hebdomadaire rédigé par l'abbé Bandeau, et cousacré à la défense dos doctrines des Economistes.
E RH I V LTE (du grec ephalt ornai, sauter sur) , nom donné ut» cauchemar dans lequel on sent quelquefois un corps pesant tomber sur soi. Voy. cauchemar.
ÉPmPPUS (du grec éphippion, selle), vulgairement Cavalier, poisson du genre Chétodon . est caractérisé par une dorsale profondément échancrée entre sa partie molle et sa partie épineuse; cette dernière est dénuée d’écailles. La dorsale peut se replier dans un sillon formé par des écailles du dos.
EPMOD (mot hébreu qui signifie littéralement habiller), ornement des prêtres hébreux. Celui que portait le grand prêtre se composait de deux pièces, dont l'une couvrait la poitrine et une partie du ventre f J'autre pendait jusqu’aux talons par derrière. H était d'or, d'byaclnthc. de pourpre , de cramoisi et de fin Un retors. L'éphod que revêtaient les ministres inférieurs était de lin seulement. Ce vêle-
ment parait encore avoir fait partie du costume affecté aux juges et aux rois. David, marchant devant l’arche, portait un éphod de lin.
EPHORES (du grec épi, sur, et horaô, voir), magistrats de Lacédémone, institués pour contrebalancer l’autorité des rois. Foy. le Die/, unjr. d‘H. et de O.
EPHYDAT1E, ou Ëjxfnge d’eau. Voy. spom.ii.ub.
EPI (du latiu spica), BOrte d'intlorescence qui consiste dans la disposition . le long d'un pédoncule ou axe commun, d’un grand nombre de fleurs éparse*, en spirales ou sur plusieurs rangs horizontaux. L’épi est dit unilatéral lorsque les fleurs sont tournées d'un même côté; chaton, lorsque les fleurs sont insérées autour de Taxe commun. — L ‘épi proprement dit est celte partie des plantes graminées placée au sommet des chaumes, et qui renferme les grains. — Ou appelle encore épi l'inflorescence du groseillier, du réséda, etc.
On nomme Epi celtique le. Nard; É. d'eau , diverses espères de Potamots ; E. de lait, ou E. de ta Vierge, lürnilhogale pyramidal ; Ê. de vent, l’Agrnstide, graminée dont les fleurs pauachées s'agitent au moindre vent; È. sauvage, l’Asaret d’Eiwqie.
En Charpenterie, ou nomme épi uu assemblage de chevrons et liens autour d un poinçon qui $uj>porte la toiture et forme le comble circulaire couronnant une tourelle, un moulin , nue église, etc. L’extrémité supérieure du poinçon se nomme épi de faite. — On nomme encore ainsi les extrémités d une digue construite eu maçonnerie , ou avec des coffres en charpente remplis de pierres ou de gravier, pour résister à l’impétuosité des oaux.
Épi de la Vierge, étoile brillante de première grandeur, située dans la constellation de la Vierge.
EPI AIRE, nom vulgaire de la Stachide.
ÉP1CARPE (d'épi, sur, et carpos, fruit), nom donné par le botaniste Richard a la membrane qui eutoure le fruit ou péricarpe.
On appelait autrefois ainsi les topiques qu’on appliquait comme fébrifuges sur lo poignet (en grec carpos) ou à l'endroit du pouls. (2'étaient des emplâtres, des onguents, des cataplasmes composés d’ingrédients âcres et pénétrants, tels quo l'ail, l'oignon, l'ellébore, le poivre, etc.
EPICEA, nom scientifique d’une espèce de Sapin.
ÉPICE ( PAIR D’). Voy. PAIR D ÊP1CK.
EP1CÈNE (du grec épiroinos , commun ), terme de Grammaire, se dit des mots qui s'appliquent à des êtres des deux sexes, sans pourtant changer de genre : jtasser, vulpes, en lalin; enfant , aigle , caille, en français, sont des noms épirènes.
EPICES, r,pir.taïxs (du latin species, espèce, nom sous lequel ou désigna d'abord les diverses espèces de drogues). On entend par épices proprement dites certaines substances végétales d’une odeur aromatique, d’une saveur forte et piquante, qui entrent dans la préparation d'une foule de compositions alimentaires pour en rehausser le goût et leur communiquer des propriétés toniques et échauffant es : tels sont le poivre, le piment, la muscade, le girofle, la cannelle, l’&nis, le fenouil, le gingembre, le cumin, le carvi , la coriandre, la sauge, la moutarde, etc. Ce qu'on appelle vulgairement lés quatre épices est un mélange de girofle, de muscade, de poivre noir, de cannelle et de gingembre réduite en poudre, dont on fait grand usage dans nos cuisines. — On donne particulièrement le nom de drogues aux épices employées dans les préparations pharmaceutiques ou tinctoriales ( Foy. drootos). — V Épicerie comprend, outre le* épices proprement dites, les articles de consommation usuelle, tels que le miel, le sucre, le café, lo cacao, le thé, le savon, 1 huile, le vinaigre, la chandelle et autres deriFée» indigènes ou exotiques d’un usage journalier dans l’économie domestique.
Dans l'origine , le commerce de l'épicerie était exercé par les chandeliers vendeurs de suif. Sous
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François ltr, les épiciers furent constitués en corporation et régis par dcs'statuls particuliers. En 1520, on leur donna la qualité d' Épiciers simples, et il leur fut défendu de rien entreprendre sur les attributions des apothicaires; en 1712, cette qualification fut changée en celte d’il, droguistes et d 'E. grossiers. Aujourd'hui, leur profession est libre; mais il leur est défendu do vendre ni préparer aucune composition pharmaceutique. Ils peuvent faire le commerce eu gros des drogues simples, sans en vendre aucune au poids médicinal.. Par la loi du 21 germ. an XI, ils sont soumis à la visite annuelle du jury médical.
La plupart des épices sont originaires des lies de la mer des Indes : aussi, jusqu'à la découverte du Cap de Bonne-Espérnuee , fureul-ellcs très-rare* ou Occident, et considérées comme un objet de luxe. Il était d’usage d’en offrir en présent, comme on fait encore des dragées, boubous ou confitures; ou en donnait aux juges devant qui on avait eu un procès : cet usage , d’abord de pure politesse, était devenu d’une obligation telle qu’on appela épices les honoraires que les juges étaient autorisés à exiger des parties, et qu'ils se taxaient eux-mêmes au bas des jugements. Cet abus n'a disparu qu’en 17^9.
EPICUEKE.MK [du grec épikheiréma, attaque, argument agressif ) , syllogisme dont chaque projK»sitiou est accompagnée de sa preuve. Tout ouvrage ou le raisonnement domine peut, quelle qu’en soit l'etendue, se résumer dans un épichérème: tel est le discours de Cicéron pro Milone , qui se réduit À l ‘épichérème suivant : « 11 est permis de tuer quiconque nous dresse des embûches : la loi naturelle, le droit des gens, les exemples, tout le prouve. — Or, Clodius a dressé des embûches à Milon : ses armes, ses soldats, ses manœuvres le démontrent; — donc il était permis à Milon de tuer Clodius. »
EP1CLINE (du grec épi , sur, et kliné, réceptacle), se dit, en botanique, du nectaire lorsqu’il est placé sur le réceptacle, c.-a-d. lorsque le disque est hypogy ne. comme daus les Labiées, la Hue, etc.
EPICONDYLE (du grec épi, sur, et hontiglos. condyle), éminence que présente en dehors l’extrémité inférieure de l’humérus, parce qu’elle sc trouve placée atl-de9Stl8 de la petite tète de cet os, à laquelle on a donné le nom de condyle.
EPI CK A NE (du grec <fp», sur, et Arant’oii, le crâne), nom donné a plusieurs organes situés sur le crâne. On a appelé muscle épicrûne le muscle oceipito-frontal qui recouvre le dessus de la tête, et aponévrose épicrûne l’aponévrose qui nuit les deux parties de ce muscle , et forme la calotte aponévrotique.
EPICYCLE (du grec épi , sur, et kyklos , cercle), sc disait, dans l’aucienne Astronomie, d’un orbite circulaire dont le centre était supposé se mouvoir sur la circonférence d’un plus grand cercle appelé le déférent. On s’en servait pour ramener à des moiivemeuts réguliers les irrégularités apparentes des mouvements des planètes.
EP1CYCL01DE (d épicycle . et de cidos, forme), courbe décrite par uu point d une circonférence de cercle roulant sur une autre circonférence. Lorsque les deux cercles sont dans le mémo plan, l'épicycloido est via ne , lorsqu’ils sont dans des plans différents, elle est sphérique. Ces courbes sont d'un fréquent usage daus la fabrication des cames et des roues dentées. Leur découverte est attribuée à l'astronome danois Kœmer; elles furent l’objet d’un traité particulier publié par Laliirc en 1694, et occupèrent les j*lus grands géomètres : Newton, Jean Bernouilii , liallcy, Maupertuis, Nicole et Clairaut ont successivement examiné leurs propriétés.
EPIDEMIE (du grec épi, sur, et démos. peuple). On appelle épidémies , ou maladies épidémiques , toutes les maladies qui, dans une localité, frappent sur un grand nombre d’individus à la fois , mais dont la cause est accidentelle, fortuite, passagère;
elles diffèrent en cela des maladies endémiques f qui , propres à certains pays , s’y développent sous l’iuflaence de causes persistantes (Foy. emikmiquls). Les maladies épidémiques affectent diverses formes. Quelquefois elles n'atteignent qu’une certaine classe d’individus, le« enfants, les femmes ou les vieillards ; quelquefois elles frappent indistinctement toute la population, ou spécialement certaines professions, certains tempéraments. Les causes des épidémies sout encore peu connues. L'influence de l’air, de l’humidité , de l’alimentation , joue un graud rôle dans la production de certaines épidémies restreintes et limitées; mais ces mêmes causes no sont plus applicables à cos grandes épidémies qui envahissent souvent des régions entières du globe , où les conditions de climat et de température, bien que complètement opposées, laissent pourtant à la maladie son caractère originel : tels sont la Grippe et le Choléra-morbus. On les a attribuées aux causes les plus diverses : à l’action de l’air, des vents, du cours «les fleuves, aux tremblements de terre, à l'apparition des comètes ou autres météores, à l’influence de certains miasmes et d’insectes microscopiques; enfin à un état spécial de l’électricité du globe.
Un grand nombre de maladies peuvent revêtir la forme épidémique : la coqueluche, le croup, la scarlatine , ia dyssenterie , le* fièvres intermittentes, le typhus, la fièvre jaune, la peste, le choléra, la variole,la sueltc, le* fièvres éruptives, les névrosc*,etc.
Les épidémies sont aujourd’hui et moins fréquentes et moins meurtrières qu’autrefois , grâce aux progrès de la civilisation et des soins hygiéniques. la durée des épidémies est fort capricieuse et incertaine ; il est rare qu’elles cessent avant trois ou quatre semaines, et qu’elles se prolongent au delà de trois mois. Rarement deux maladies épidémiques graves régnent simultanément; et, durant les épidémies, les maladies sporadiques soûl sensiblement plu* rares que de coutume. Ou a remarqué aussi qu'a près les épidémies meurtrières, là mortalité et le nombre des malades étaient notablement diminués. Les maladies épidémiques sont particulière* aux climats situés entre les tropiques et les pôles; dan* leur marche , elles se dirigent ordinairement de l’est à l’ouest, comme on l’a remarqué pour le choléra-morbus.
Pour ht* épidémies qui frappent les animaux, Voy. épizootie.
KPIDENDREES (du genre type Epidendrum ) , tribu de la famille de* Orchidées, est caractérisée par scs masses polliuiques , terminées chacune par un appeiidire filiforme roulé au-dessous d’elle. Le genre Epidendrum, type de cette tribu, se compose do plantes en général sous-frutescente*, originaires do l'Amérique du Nord. Ces plantes varient beaucoup dans leur port : les unes ont une tige élancée à feuilles alternes, d’autres offrent d'espace en espace «les tubérosités rouvertes de plusieurs feuilles. L'espècê ta plus cultivée dans les terre* est l'E. coquille ( E . cochleatum) des Antilles, espèce à grandes fleurs roses, et qui tire son nom de sou label le recourbé en forme, de coquille.
EPIDERME (du grec épi, sur , et «ferma, peau), dit aussi culùmle et surpeau, couche membraneuse, demi-trauspareute, qui recouvre la surface de tous les corps organisés. Chez l’homme, c’est une enveloppe Albumineuse insensible qui paraît être sécrétée par le derme et qui se moule h sa surface. Cette enveloppe est formée elle-même d’un plus ou moii^ grand nombre de couches superposées, dont la plus interne est appelée réseau muqueux de la peau, ou corps muqueux de Alalpighi. C'est dans cette dernière couche que réside la matière colorante à laquelle les nègre* doivent leur couleur. L’épiderme a pour fonction principale de soustraire au contact de l'air et de défendre contre les cori«s extérieur