‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 369 sur 508 · ÉRIC · texte numérisé non relu

ÉRIC

Mammifères de l’ordre des Rongeurs , «o rapproche du Porc-épic par ses piquants en partie blancs ou jaunâtres, et en partie bruns ou noirâtres; mais en diffère par son mufle plus petit, par sa queue plus longue , et par les poils noirâtres qui cachent scs piuauls. Ce genre est propre à l'Amérique du Nord, 'espèce type cet V£. urson . que Ruffou a fait connaître sous le nom d’Urson. Les sauvages mangent sa chair, se couvrent de sa fourrure, et se serveut de scs piquants comme d'aiguilles et d épinglés.

ERGOT, sorte doubles des doigts des Mammifères, imparfaitement développés , et qui se trouvent en général placés derrière les autres : tels sont les ongles des doigts rudimentaires du cochon domestique et des ruminants sont des ergots. Plusieurs oiseaux, le coq, par exemple, ont aussi un ergot derrière le pied : ou le nomme plus souvent éjteron.

En Anatomie, on appelle ergot un tubercule médullaire qu'on observe dans la cavité digitale des ventricules latéraux du cerveau.

ergot, maladie qui attaque les végétaux de la famille des Graminées et surtout le seigle , dont les épis présentent alors des espères de cornes semblables aux ergots du coq. Le seigle ergoté est oblong, légèrement anguleux, et a uu peu la forme du grain de seigle, mais il est développé trois ou quatre fois davantage ; il est d’une odeur uu peu rance, d'une saveur âcre et désagréable. La plupart des botanistes croient que l’ergot est nue production analogue aux champignons et l'attribuent au Sc/erotium clavus, rhampignon parasite qui envahit le grain ; d’autres peusenl que c’est une espèce de gale due à la piqûre d’une mouche. La farine du seigle ergote donne au {vain une teinte violacée. LV-rgot est très-véuéneux ; l’emploi des farines où il est a bond. ml cause des maladies g rayes , qui régnent parfois énidémiqueinent dans les pays où l’on s’en nourrit. Le symptôme principal de ces maladies est la gangrené des doigts et des orteils, quelquefois même des pieds cl des mains ; les malades éprouvent des vertiges, des nausées, des spasmes, des convulsions. Le seigle ergoté exerce une action spéciale sur l’utérus, dont il augmente la force contractile; on l’administre i»our ce motif dans les accoudnmieu ts laborieux; cettepropriété inexpliquée est couuue depuis le xvi® siècle. Il cst^uissi hémostatique. — L’ergot du mais se mou Ire sous la forme d’un petit tubercule pisiforme, ou d’uu cône enté sur le grain, dout le volume et la couleur sont très-peu altérés. La maladie qu'il cause à ceux qui s’eu nourrissent se nomme en Amérique pe/adero : elle détermine la chute des poils et des cheveux chez l’homme, le porc, les mulets; les membres sont paralysés.

ERICA . nom botanique de la Bruyère.

ERICINEES ou kiucacêes (du genre type Erica , bruyère), famille de plantes Dicotylédotiées monopé taies, se compose d arbrisseaux et d’arbustes élégant», à feuilles toujours vertes, à périaulhc double dans la plupirt, quadri ou quiuuuélide, avec autant d 'étamines que de divisions. Les Ëricinées servent de litière et de chauffage ; ou en fait des balais. Les abeilles et les hèles à laine en recherchent les fleurs. Genres principaux : Erica (Bruyère, genre type), Andromeda, ArOutus, Rhododendron.

EHICl.’LE (diminutif d 'erinaceus, hérisson). E vint hus, genre de Mammifères carnassiers, famille des Insectivores, formé aux dépens du genre Taorec. Leur pelage, comme celui des Hérissons, se compose de trois sortes de poils : 1° de poils ordinaires, sur la tête et sous le corps, 2° de moustaches dirigées eu arrière, 3® de piquants très-résistants, couvrant le dessus du corps, sans mélange de lougucs soies comme dans les Tanrecs. On en connaît deux espèces, qui ne se trouvent qu'à Madagascar : le Sora {E. nigri - «'■<•«*), type du genre, de 15 ccntim. de longueur; et le Tenante ( E . setosus).

EIU1) AN, constellation de l'hémisphère austral , située entre la Baleine et Orion d’une part , et de l’autre entre la Harpe de George et le Fourreau. Elle renferme une étoile de lr# grandeur, dite Achnrtmr.

ERIGËRON (du grec ér, printemps, et gerôn, vieillard ; qui vieillit dès le commencement de la saison », genre de plantes de la famille des Composées, tribu des Astéroidées, à tiges herbacées, à feuilles alternes et entières, à capitules multiflores; elles sont pour la plupart originaires d’Amérique. La plus liellc espère est VE. du Canada (E. Canadensis), ou Vergerette. Sa tige est haute d'uu mètre , hérissée de poils, terminée par des petites fleurs jaunâtres, en grappes axillaires, présentant l'aspect d'un long épi fouillé. Ses feuilles sont étroites, redressées, avec des poils d’un vert blanchâtre. Cette plante est commune dans les lieux pierreux et arides de la France. Elle contient du carbonate de potasse.

ER1GNE (du grec airéô, saisir), instrument de Chirurgie formé d'une tige d'acier aplatie dans son milieu , et dout les extrémités sout pointues et recourbées en crochets, sert dans des dissections délicates et dans certaines opérations, comine la résection des amygdales, pour saisir ou jiour écarter les parties.

ERINACEUS, nom latin du genre Hérisson.

ERIN'E ou MANDKUKE (du grec érines, figuier sauvage), Erinus, plante de la famille des Scrofulariées, dont la tige est haute de 18 ceutim. Ses faillies sont sjtatulées et oblongucs, alternes sur la tige, étalées à sa Iwse en rosette touffue. Les fleurs sout purpurines, d'une odeur agréable. L’Erine habite les Alpes ; on la cultive dans quelques jardins.

ERIOCAULON (du grec érion, laine, poil,etco»far, tige), genre type de la famille des Eriocaulonées, détachée des Restiacées : plante herbacée, à fleurs trèspetites. en capitules plu» ou moins globuleux, portes sur de longs pédoncules pileux; le réceptacle est convexe, garni d’écai Iles uni flores ; le fruit se compose de petites coques monospermes ; les feuilles, linéaires et radicales, sont réunies eu un faisceau, du centre duquel s’élève un% hampe mie, terminée par un capitule. Ces plantes, propre» à l'Amérique, habitent les lieux humides. L ’E. dendroïdes est la Joncinelle .

ER IODE (du grec ériôdès, laineux), Eriodes, genre de Singes du Brésil, voisin des Atèles, est caractérisé par un poil doux au toucher et laineux, par l’ahseuce d'abajoues et de callosités, une queue longue et prenante , et des molaires au uouibrc de 24. Ils ont des formes grêles, des membres trèsallongés, et une voix sonore qu'ils font entendre une grande jtartie de la journée. L'espèce type est lo Singe-araignée ( E . arachnoïdes),- dont le pelage est fauve-clair, avec l'extrémité des pattes e.t de lu queue d'un roux dort;.

ERIODEN’DRON (du grec érion , laine, et tiendron, arbre), genre de la famille des Storeuliacco , tribu des Bombacées, est composé de beaux arbre» qui croissent dans le» régions tropicales de l’Amérique et de l’Asie, et que l’on cultive pour l’éltganre de leur feuillage autant que pour lu singularité de leurs grandes fleurs, roses ou blanchâtres. Son nom vient des poiff laineux qui garnissent la corolle.

ER10G0NUM, femocoNtEs. Voy. polygoiuckes.

ÉRIODHORUM (du grec érion, laine, et phoros. porteur), ou Linaigirtte, plante ainsi nommée à cause de ses aigrettes soyeuses. Voy. linaigrette.

ËRISTALE, Eristalis , genre dansée les Diptères do la famille des Athéricères. Ils oui les ailes écartées dans le repos, le dessous de l’ouverture buccale bombé, la face entre les yeux . large , triangulaire ; le corps entier couvert de poils. Leurs larves ont b* corps arrondi, et terminé par une queue longue et mince, portant les stigmates de la respiration. Elles se tiennent dans les lieux d'aisances , le» eaux corrompues , dans les mares et les étangs.

EulSTIQUE f kcole), du grec cris, dispute; secte

EKPÉ — 600 — EltSE

philosophique qui s'attachait surtout A la Dialectique, et qui avait réduit la controverse en art, avait pour chef Euclide de Mégaru, disciple de Socrate, qui vivait a la fin du v« siècle avant J. -C.

ERM1NETTE, petite hache à manche très-court et en forme de houe, c.-A-d. dont lu tranchant est dans un plan non perpendiculaire a relui du manche. Les charpentiers et les tonneliers s’eu servent pour doter le bois dans les jtarties concaves. Il y eu a dont le fer est dlsjH.sc en gouttière, pour les |>arties creusées eu gorge sur leur longueur.

ERMITE (du grec é ré mi tés , dY rémos, désert, solitude), nom donné, du ni* au v« siècle, aux chrétiens qui, pour fuir les persécutions ou pour se livrer en liberté A la vie contemplative et pénitente, sc réfugièrent dans les déserts de la Théliaide et des pays voisins ; et, dans la suite , A tous ceux qui, suivant cet exeinjde, se retirèrent dans des lieux solitaires .sans toutefois s astreindre a une règle religieuse. Paul, Egyptien île la Basse-Égvple, qui vécut 90 ans dans le désert (250-340;, fut le premier ermite; après lui, on cite S. Antoine, S. Jérôme, S. Pacôine, S. Macaire, S. Sim» on Stylite, etc. Quelques femmes, entre autres, Madeleine et Marie l’Egyptienne, menèrent la même vie. On trouve eucorc aujourd hui quelques ennitesen Europe, dans les solitudes des Alpes et dans les Iles inhabitées de l’Archipel. — üii a aussi donné le nom d 'ermites à certains ordres religieux, tels que les Ermites do S. Paul, les Ermites de S. Jérôme ou Hiéronymites et W Auuustius. Les Chartreux et les Camaldules menaient également la vie érémitique.

ERMITE I BERNARD t‘). Crustacé. Vot/. BERNARD.

EK0D1LM (du grec érétdios, héron, parce que la craine a quelque analogie de forme avec un bec du héron ), genre de la famille des Géraniées : plantes herbacées, quelquefois suffrutiqueus»*, d’autres fois araulcs; a feuilles pennées, A pédoncules axillaires, à fleurs élégantes, le plus souvent en ombelles. Plusieurs sont cultivées pour la beauté de leurs fleurs, principalement P£\ des Alites, à fleurs violettes, veinées de pourpre.

ER0PH1LE (du grec er , printemps, et philos, *»l) , synonyme de Drave. Ce nom vient de ce que l’Erophilc sc montre dès le début du printemps.

EROSION (du latin erodere, ronger), sorte d'érorrhure, destruction superficielle de la peau produite par l'action d'une substance corrosive.

EROTIQl’E (poésie) , du grec ^ro*\ amour; poé- *ie qui a pour objet la pointure de l’amour. L/élcgie, l'ode, l'épltre, l'héroide, sont surtout affecté»-*

* c® genre de poésie. Les plus fameux jurâtes én*tiqncssont, chez les anciens, Anacréon, Saph». . Properc»*, Catulle, etc. ; et, chez les modernes, Maroi, du Bellay, Ronsard, Raif, Berlin, Parny, André Cl»énier; etc. 11 ne faut pas confondre le genre érotique, qui ne dépasse jamais les bornes de la décence et de la pudeur, avec le geure libre et grivois ; c'est A ce dernier qu’il faut rapjwrter tant de productions cyniques ou obscènes qu’on range à toi t dan» le genre érotique. Voy. anacbêontiqce (genre .

EROTYLE (du latin ei'otytus , nom donné par Pline à une pierre précieuse) , genre do Coléoptères Ictramèreo, type de la famille des Clavipalpes. Ce genre, érigé en famille par M. Lacordairc , sous le nom d'Erotyliens, est un des plus remarquables I»ar leclat des couleurs et les formes singulières d»-s espèces qui le comjvoscnt. Le type du genre est VE. histrio, qui vif dans les agarics et les bolet*.

ERPETOLOGIE (du grec erpélon, reptile, et /o- 9?*, discours), partie do l'Histoire naturelle qui s'occupe de l'étude des Reptiles ( Voy . ce mot}. — Cher les anciens, Hérodote , Aristote, Pline et ()loscoride nut commencé A s’occuper des Reptiles. Chez les modernes, Gcsner, AMovraudi, Duverncy, Ray, Linné, Klein, Meyer, Muller, Lacépèdc, Latreillc,

Cuvier, Geoffroy Qucy, Gaymanl , Le.sson , Bn>ngniarl, Dmnéril, Bibron, sont les plus grands erpéto logistesron «loit aux2 derniers Y Erpéto! orne générale.

ERPETON (du grec erpéton , reptile), nom «lonnô par Lacéjjede à un serpent de la Nouvelle-Guinée, a corps régulièrement cyliudrique, revêtu d’écailles rhomboldalcs, égales, carénées, imbriquées, réticulées un dessus ; garni en dessous du lamelles étroites, bicaréuâes, et reinar»|iiahle surtout par deux tentacules charnus placés à l’extrémité de la rnôrhoiro supèrienre. Ce serpent a près de 1 mètre de long.

ERRATIQUE (du latin errare, errer), nom donne, en Minéralogie , à certains fragments de roche »|ui no se rattachent à aucune couche (Voy. bloc et caillou); — en Ornithologie, aux oiseaux qui, sans être oiseaux de passage, vont souvent d’un endroit à un autre; — en Médecine, aux lièvres intermittentes qui reviennent A des intervalles irréguliers.

ERREMENTS de plaids , gages donnés autrefois par les plaideurs au moment où se liaient les instances civiles. — En Procédure, on nomme aujourd’hui errements la série d’actes qui se succèdoul de- J»uis la citation devant le juge de paix jusqu'A l’arrêt définitif. Les derniers errements sont, aux termes de l’art. 375 du Code de Procéd., les dernières procédures faites de part et d’autre dans une affaire.

ERREUR. Les Logiciens se sont occupés de classer les erreurs auxquelles l’homme est sujet, de rechercher leurs causes et d'indiquer les moyens »le les éviter. Bacon', dans le Sovtan organum ( liv. I, 38-70), distinguo 4 classes d’erreurs : E. communes à tous les hommes . E. projires à chaque individu, E. provenant du langage, E. provenant des systèmes. ComjKiraut les idées fausses A do vains fantômes ( idola ) qui se jouent de noire esprit, il désigne ces quatre sortes d’erreurs par les noms bizarres d’ Idola trihus, I. sjtecus, /. fori, I. theatri, selon que ces fantômes fout illusion à toute l'espèce humaine, ou »ju’ils apjiaraisscnt à chacun dans sa caverne (specus), selon «|u‘iU se produisent sur la place publique (forum), dans les communications »|ue les hommes ont entre eux; ou sur le théâtre des opinions humaines, et par l'effet du système que chacun a embrassé. Considérées dans leurs causes, ces erreurs naissent les unes des sens, les autres de la mémoire, de rima.-iii.iti. m , de l'abstraction , «les passions, «l«: l’esprit «le jiarti , de la précipitation, de 1a paresse, «les préjugés et des préventions , d’uue confiauro aveugle dans l'autorité, des sophismes , etc . Quelques philosophes ont voulu ramener toutes ces cause* d’erreur* A une seule : A la précipitatiou de l’esprit »-t A l’abus de la liberté (Port-Roval); A l'imagination, qui a été appelée la folle du logis ( Malebranrhe ) ; A l’imperfection »1e la mémoire (Destutt-Trary). — Quant aux remède* A opposer à nos erreurs, ils no consistent «jue dans l’ajiplication des règles d’une bonne loghjne, et surtout dans le soin de n’admettre aucune opinion qu'après l’examen le plus attentif. On doit lire sur ce sujet, outre le Novum ôrganum, la logique de Port-Royal et la Recherche de la vérité de Malebranche. M. Salgues a donné un livre Des erreurs et des préjugés , 1810 et 1828.

En Droit, l’erreur est une cause de nullité : « Il n’y a point de consentement valable si le consentement n’a été donné que par erreur. » (Code civil , art. 1109.) — Le mariage ne peut être attaqué pour erreur de personne que par celui des deux éj*>ux qui a été induit en erreur (art. 180).

ERRI1IN (d’en, etrhin, nez). Voy. stebnutatoirf..

ERS, Rrvum, genre de Légumineuses, renferme des herbes A tiges grêles et faibles, A fleurs petites, portées sur des pédoncules axillaires. Les fruits sont des gousses oblongiics, renfermant deux A quatre grains orbiculaires. L’espèce la plus connue est la Lentille cultivée (Rrvum le tu). Koy. lentille.

ERSE , nom üomi<'-, dans la Marine, aux cordages

ÉRYS — 610 — ÉRYT

de différente* grosseurs, éplssés ensemble des deux bouts, pour former une espèce de bague ou petite élingue destinée à lever des objets qui ont un grand poids sous un petit volume. On nomme erse du gouvernail une erse particulière qui sert A lier le gouvernail à l'étambot et à le retenir en place.

Dialecte de la langue gaélique. Voy. euse au Dict. unir. d'IIist. et de Gcoyr .

ERUCA , genre de la famille des Crucifères , composé d’herbes annuelles à feuilles pennatilobées et à fleurs blanches ou jaunes, dont la saveur est Acre et brûlaute. On cultive Vk. sativa , vulgairement Roguctte, employée comme condiment dans les salades.

éritca . nom latin de la Chenille. Voy. ce mot.

ERUPTION (du latin erumpere, sortir brusquement au dehors). Ce terme, qui désigne proprement l’action des volcans [Voy. ce mot), est appliqué vaguement à toutes les maladies de la peau qui surviennent avec rapidité, et spécialement à la rougeole, à la variole, A la scarlatine, à la miliaire, et, en tin mot, à toutes les maladies fébriles dites fièvres éruptives. — On nomme encore éruption les taches, rougeurs ou boutons qui surviennent à la peau sous l’influence des causes les plus diverses.

KRVï’W . nom lalin du ecnre Ers.

KRYNdltlM, nom latin du genre Panicaut.

ÊRYON ( Eryon ), Crustacé décapode de la famille des Macroures : carapace plane , large , ovale, fortement découpée sur le bord antérieur, droite sur les bords latéraux; ouverture buccale allongée et assez étroite; queue courte , terminée par 5 écailles natatoires; pieds longs, grêles et terminés en piuces. On le trouve à l’état fossile dans les couches de calcaire, surtout dans le margraviat d’Àuspach.

ERYSIMUM (du grec éry Simon, plante aujourd'hui indéterminée), genre de la famille des Crucifères, tribu des Sisymbriées, renferme des plantes ordinairement bisannuelles, à feuilles étroites, pétiolées ou atténuées à la base; A fleurs jaunes, disposées en petites tète6 terminales. Une des espèces les plus connues est VE. cheirantoides , que l'on trouve le long des ruisseaux et des rivières. Quelques espèces sont cultivées dans les jardins. Voy. vêlai.

ERYS1PÈLE (du grec éry et n , attirer, et pélas, proche, parce que cette maladie s’étend ordinairement de proche en proche), vulgairement Erésipéle, inflammation superficielle de la peau, non contagieuse, avec fièvro générale, tension et tuméfaction de la partie, douleur et chaleur plus ou moins Acre, et rougeur inégalement circonscrite, disparaissant momentanément sous la pression du doigt. La partie affectée est parsemée, au bout de quelques jours, de petites pustules ou vésicules, remplies d'une sérosité roussàtre , qui, bientôt, se rompent, se dessècheul et tombent sous forme d’ôcailles furfuracôes. Cette maladie , à laquelle prédisposent le tempérament bilieux, une constitution pléthorique,

Rjut avoir pour causes l'impression subite d’un air oid et humide, l'insolation prolongée, la malpropreté , l’usage des vêtements de laine sur la peau , la suppression d’une hémorragie habituelle ou d’un exanthème, les bains trop chauds, les excès de boissons splritueuses, l'usage d’aliments malsains, etc. On l’observe surtout au printemps et en automne ; elle règDe parfois épidémiquement. On distingue VE. accidentel, provenant de cause externe, et VE. spontané, de cause interne; il est simple quand l'inflammation ne dépasse pas l’épaisseur de la peau ; phlegmoneux , si ^inflammation so propage aux couches sous-jacentes. L’érysipèle affecte le plus souvent le visage et les membres; sa marche est constamment aiguë; sa durée moyenne est de 10 à 12 jours. U peut être fixe , vague , ambulant ou erratique , périodique ou habituel. Il se termine presque toujours par desquamation , quelquefois par résolution, par

délitescence , avec ou sans métastase , gangrène , ulcération des parties.

Ce mal n'exige, au début, que la diète et les boissons rafraîchissantes, et des lotions locales tièdes de guimauve ou de sureau. Si l’inflammation est intense, on pratique sur-le-champ une saignée du bras, suivie d'une saignée locale, à une certaine distance du point affecté. On Uxe l’érysipèle ambulant en appliquant un vésicatoire sur le lieu qu’il occupe ou sur un de ceux qu’il a primitivement occupés.

L'érysipèle est une maladie peu grave en ellemême, mais qui peut le devenir par les complications, ou lorsqu elle-même vient compliquer des plaies ou des opérations chirurgicales. L’érysipèle de la face est dangereux chez les vieillards, surtout lorsqu’il occupe le cuir chevelu, parce qu'alors il peut communiquer l’irritation au cerveau. Quelquefois, l’érysipèle survient comme un phénomène critique, et termine heureusement une autre maladie.

ÊRYSIPHE, genre de Champignons, do la section des Théracpnrés : réceptacle charnu , jaune, roux et plus tard noir, renfermant plusieurs péricarpes ovoïdes aigus, dont chacun contient deux séminules et est entouré d'une pulpe blanchâtre. Les Erysiphe* forment des taches blanchâtres ou grises qu’on observe sur les feuilles de* végétaux cultivés en touffes serrées dans les lieux humides et peu aérés : c'est ce qu'on appelle le blanc. Uu rencontre ces cryuiueauius sur les rosiers, les pommiers, le frêne, la vins. etc.

ERYTHEME (du grec érythéma, rougeur', exanthème non contagieux, caractérisé par des taches rotures , de grandeur variable , disséminées sur une ou plusieurs régions du corps , et dont la durée ordinaire A l’état aigu est de 7 à 14 jours. L'érythème est ordinairement produit par le frottement continuel de deux surfaces contiguës du coq», surtout «-liez les individus qui ont de l’embonpoint ; par le contact des urines , etc.

ERYTHREE (du grec érythros , rouge), Erythnea, genre de la famille des Gcntiauécs, renferme des plantes herbacées , à tige droite et rameuse, à feuilles opposées, entières; à fleurs roses, blanchâtres ou jaunes. VE. centaurium , ou Petite centaurée, est une plante à fleurs roses ou blanches, A feuilles ovales , oblongiiës, entières, marquées «le trois nervures, que l’on trouve dans tous les bois «le l’Europe. Sa taille est de 35 A 40 centimètres. Cette plante a des propriétés amères et fébrifuges.

On nomme aussi Erythrée un genre d’Arachnides trachéennes de ta famille des Holêtres et de ta tribu des Acarides, qui a pour type VE. rurû'ole , d’«in beau rouge de carmin. Cette espèce, qu’on trouve sous les pierres, daus les lieux secs , est presque microscopique; elle n'en est pas moins très-vorace à l'égard des autres Acarides plus petits qu’elle.

ERYTHRIN (du grec érythros, rouge), Erythri nus , genre de poissons Sfalacoptérygiens abdominaux, de la famille des Clupes : bouche largement ouverte, mâchoires garnies «le dents nombreuses, fortes et pointues; corps allongé et comprimé latéralement; écailles dures; point de nageoire adipeuse. Les Erythrins sont de couleur rouge, et habitent les eaux «louces des pays chauds. Le type du genre est VE. de Malabar, dont la chair est fort estimée.

ERYTHRINE idu grec érythros, rouge), Erythrina , genre de la famille des Légumineuses, section des Papilionacées, renferme des arbustes originaires des deux Indes , A feuilles alternes et composées de trois folioles; à fleurs d’un rouge éclatant, formant de petites grappes axillaires ou des épis terminaux. Les fruits sont des gousses allongées, uniloculaires,à deux valves, renfermant plusieurs graines. On cultive dans les jardins l’J?. crête de coq, à fleurs rouges superbes. VE. corail ou Rois immortel est un arbuste de 5 m. environ, à tronc jaunâtre et uni, jkîu rameux, hérissé d'aiguillons; à fleurs rouges et

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ilispojéw en Apis. Le» graine» son! rouge», luisante» et margn^es d’une tache noire: on en fait deteotiiers, des chapelets, des bracelets. L’E. de t Inde est riche eo tannin et fébrifuge. La graine d’une espace d'Êrythrioe commune en Abyssinie, et appelée cuara pir les indigènes, leur sert a peser l’or. Voy. carat, ürttnrirb, arséniate de collait. Voy. a r semâtes. ERYTHROÎSE («lu grec crythms. rouge), Erythronium , genre de la famille des Liliacées, tribu des T ulipiacées, composé de plantes herbacées, bulbeuses, k feuilles radicales et lancéolées, à hampe aniflore, à calice campanule à 6 divisions profondes. VE. dent de chien, ou Vioutte , à feuilles maculées de vert ou de rouge , à fleurs blanches en dedans , rouges m dehors, est cultivée dans les jardins.

EIIYTHROXYLE (du crée érythros, rouge, et ryton, bois), Erythrorylum , genre type de la famille des Êrythroxylées , renferme des arbres garnis de rameaux comprimés, à feuilles simples , alternes. quelquefois opposées; à fleurs solitaires , géminées ou en faisceaux ; le bois fournit une couleur rouge qui lui a valu son nom. Le fruit est un drupe sec , uniloculaire , ohlong, cylindrique, anguleux , conteuant an noyau. VE. aréolé, ou Dois major, s’élève à 4 on 5 in. Ses fleurs blanches exhalent une odeur de jonquille et ses fruits sont remplis d’un suc rouge. — Pour VE. du Pérou , Voy. coca.

ÊRYTHROXYLÉES (du genre type Êrythroxytum) , famille de plantes Dicotylédones polypétales bypocvncs, a été détachée des Malpighiarées.

ÊRYX (nom mylhol.), genre de Reptiles de la famille des Ophidiens, voisin des Rouleaux, est caractérisé par une queue courte , obtuse, une langue épaisse , des lèvres simples, et par l’absence de crochets à venin. Ces animaux sont timides et iuotfentifo ; Us se nourrissent de vers et d'insectes , et sc trouventen Asie et en Afrique. L'espèce type est VE. turc ■ commun eu Egypte et en Turquie.

EdCADRE (du latin qvadra , carré), subdivision d’une «armée navale. Ordinairement une armée navale se compose de trois escadres , commandées : la première., par un amiral; la seconde , par un viceamiral ; et la troisième , par un contre-amiral. Chaque escadre peut être subdivisée eu trois divisions. Le nombre des vaisseaux qui composent une escadre ne peut pas être moins do 9, et s'élève quelquefois jusqu'à 20. — On appelle en général chef d'escadre, l'officier chargé de commander une escadre. Avant 1789 , c’était un grade particulier : il a été remplacé par celui de contre-amiral. Une escadre légère est la réunion des bâtiments légers , tels que corvettes, avisos , etc., qui se trouvent daus une escadre de vaisseaux. On nomme E. d'évolution , une petite quantité de vaisseaux ou seulemeut de frégates et de corvettes armées en guerre pour l'Instruction des jeunes marins sur la tactique, la manœuvre et les exercices; E. d'observation , la réunion de bâtiments de guerre sous un chef chargé d’observer les mouvements des escadres étrangères, même en temps de paix. — On nomme Escadrille , une petite escadre formée de bâtiments au-dessous du rang des vaisseaux et frégates, tels que des canots et des chaloupes.

Dans l’Armée de terre, escadre se disait autrefois pour escouade , et désignait un carré formé de 25 hommes. Ce mot, dérivé de l’italien, a été employé depuis François 1er jusqu’à la fin du règne de Louis XIV ; mais l’escadre avait un sens administratif et tactique que l’escouade ne comporte pins.

ESCADRON (de l'italien squadrone , dérivé du latin qvadra. à cause de sa forme carrée 1, corps de cavalerie, oroinairement composé de quatre compagnies ou pelotons. L'escadron est, dans la cavalerie, ce qu’est le bataillon dans l’infanterie, c.-à-d. l’unité fondamentale du régiment. En temps de paix , il faut quatre escadrons pour former un régiment; fl en faut six sur le pied de guerre. La force d’un

escadron est communément de 100 à 120 chevaux. Il y a ordinairement un chef d'esrodron pour deux compagnies : ce grade, créé en 1774 , est analogue à celui de chef de bataillon dans l’infanterie.

Chei les anciens, les escadrons de la cavalerie perse étaient de 100 hommes sur huit ou douze rangs; l’escadron grec ou épitarchie était de 128 hommes sur huit rangs; l’escadron romain ou turma était de 40 hommes sur quatre rangs. — Cher les modernes , ce sont les Allemands , sous Charles- Quint, qui ont organisé les premiers leur cavalerie par escadrons. En France , cette organisation ne remonte qu’au régne de Louis XIV : l’escadron ne se composait alors que de 3 ou 4 compagnies fortes de 35 à 40 hommes. L’organisation actuelle date des guerres de l’Empire. Sous Frédéric le Grand , un régiment de cavalerie prussienne se composait de 5 escadrons dont chacun était subdivisé en 2 compagnies de 70 hommes chacune.

ESCALADE (du latin scala, échelle), attaque brusque, assaut fait le plus souvent au moyen d’échelles. Les escalades, jadis très-fréquentes, sont assez rares aujourd’hui. Elles sc font de nuit, à bas bruit, à l’arme blanche. Parmi les plus célèbre* escalades modernes, on cite celles des Français au siège de Prague (1741), au siège de la citadelle d’Anvers (1832) , et à celui de Constantine (1837).

En Jurisprudence, l 'escalade est toute entrée dans un lieu clos, par toute autre voie que par la porte. C'est une circonstance aggravante du vol. Voy. vol.

ESC AL ADO G ou escouladoo, sorte de dévidoir, se compose d’une planchette portant vers sc* deux bouts deux poupées en fer, qui reçoivent dans leur partie supérieure les extrémités coniques d’un arbre, du fer de 40 centiin. environ. Il porte au milieu de sa longueur une roue de 15 ceniim. de diamètre, qui fait corps avec lui , et qui sert de volant à la machine. On fait passer la tige à travers une bobine, et on fïiit tourner l’arbre en passant dessus la paume du la main. La bobine se recouvre à mesure de fil, de soie, etc.

ESCALE (du latin scula , échelle ), nom donné, dans les mers du Levant et sur les côtes du Sénégal, k tout lieu de relâche et de rafraîchissement pour les vaisseaux. Faire escale, r’est entrer dans un port pour se reposer et se rafraîchir.

Dans l’Art militaire, on nommait encore ainsi une échelle à pétard , ayant plusieurs entre-toises, et qui servait autrefois à renverser une porte , lorsqu’elle était précédée d’un fossé.

ESCALIER (du latin scala , échelle). L’escalier est formé de parties nommées marches ou degrés ; la surface sur laquelle le pied pose est le giron de la marche ; la contre-marche e«t ce qui est en dessous de la marche, et qui en forme le devant. On ne donne pas aux marches moins de 12 ccntim. de hauteur, et jamais plus de 20; le giron n’a pas moins de 30 ceniim. Le palier est un giron plus étendu qui interrompt l’escalier et forme repos. La première marche, nommée palière, doit avoir un giron plus large que les autres. La volée d’escalier est une suite non interrompue de marches d'un palier au suivant. Le limon esl un petit mur suspendu ou une pièce do bois portée par le bout isolé des marches, et qui soutient la rampe en fer ou en bois, rampe sur laquelle on peut s’appuyer. L'enceinte dans laquelle l’escalier est contenu et où aboutissent les portes des différents étages se nomme cage. L’escalier se construit en pierre, en marbre, bois, fer , etc. Quant à la forme, les escaliers sont: ou non-suspendus , c.-à-d. dont les marches sont scellées par les deux bouts dans desmurs parallèles ou concentriques, ou suspendus , r.-à-d. à limons; ils peuvent être droits, elliptiques , circulaires ou enfin mixtes.c.-h-â. en aemi-eerclese raccordant avec des lignes droites. Parmi les escaliers circulaires, on remarque les E. à vis ou hélicoides, vulgairement dits

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