‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 370 sur 508 · ESCL · texte numérisé non relu

ESCL

à limaçon, et le* K. à gousset , escalier* légers en Itois ou eu fonte , souvent employés dans les cafés ou les magasins à cause du Deu de place qu'ils occupcut.

ESCAUN , monnaie d argent, usité dan* les Pays- Bas et en Suisse , et dont la valeur, fort variable, est eu moyenne de t>5 centimes de France.

KSCALL0N1À (du botaniste Escallon) , genre tvpo de la famille des Esc.illomées, détachée des Aixifragéos, renferme des arbres et des arbrisseaux propre* à l'Amérique tropicale. L’A’, viyrtil /ou/e , espece type, a un bois très-dur, employé en ébéuUteric. L’È. floribnnda k fleurs blanches et I A. rubra k fleurs rouge* sont cultivées dans les jardins.

ESCAMOTEUR. Voy. prestidigitateur.

ESCAHBUT (du grec scavubcrs, carabtts, qui a le même sens), llister, genre de Coléoptères de la tamillc de* Clavicornes : antennes terminées par une massue globuleuse de trois articles; pattes aplaties, triangulaires ; corps carré, peu ou point renflé, long, rétréci dans le* deux bouts ; élytres plats et carrés, luisants, bombés et durs. Ces insectes vivent dans les boues, les fumiers , les charognes , sous les écorces dis arbres, etc. Le typedu genrecstl’A. descadavres, qu'on trouve aux environs de Paris. — Vulgairement on donne le nom d'escarbot au hanneton et au scolyte.

ESCARBOL’CLE (du latin carbuneulus, charbon, à cause de son vif éclat, comparable à celui d’un charbon ardent), variété de Grenat, qui est un silicate double d’alumine. Cette pierre était fort estimée des anciens. Il suffisait, disaient-ils, de l'exposer à l'action d'une vive lumière pour lui faire acquérir uue couleur rouge de feu. Plusieurs de cet pierres brillaient dans l’obscurité, et d’un éclat si vif qu’elles pouvaient éclairer un appartement.

ESCAHCELLK (du bas latin scatrellum ) , vieux mot qui signifiait bourse au moyen Age. Elle était ordinairement faite de cuir et se pendait à la ceinture à l'aide d’un simple cordon : on y serrait, outre l’argent, les chapelets , les bijoux et autres objets de valeur. C'était aussi un signe de pèlerinage. Les châtelaines appelaient aumônière , l’escarcelle où elles mettaient l’argent destiné aux aumônes.

ESCARGOT, nom vulgaire qui s’applique k tous les Limuçons , et plus particulièrement à celui des vignes ( Hélix trotnalia) . Voy. hélice.

ESCARMOUCHE (de l’ilahen scaramuccia, farce, embuscade), se dit, dans l’Art militaire, d’un léger engagement entre les tirailleurs de deux années. On engage les escarmouches pour contrarier l’ennemi , souder ses intentions, apprécier sa force, masquer une opération, reconnaître une position , etc.

— Le mot escarmouche a été introduit en France lors des expéditions de Charles VIII eu Italie.

ESCARüLLK ou scarole, nom vulgaire : 1° d’une espèce de Laitue cultivée ( Ixrctuca srariola). indigène au midi de la France; 2® d’une variété de Cli> corée origiuaire de Hollande. V’. laitue et chicorée.

ESCAR0T1QUE. Voy. escharotique.

ESCARPE (de l’italien scarpa, même signifient. ), face extérieure du rempart , qui descend jusqu'au fond du fossé : elle est opposée a la contrescarpe , ou ligne extérieure du fossé du côté de la campagne. L escarpe en terre n’est autre chose que la surface du talus extérieur : elle est ordinairement revêtue de gazon et défendue au pied par des |>alissadcs ; l'escarpe en maçonnerie sc compose d’un mur surmonté •l’un parapet: l’épaisseur de ce mur varie en raison de sa hauteur : il est toujours appuyé de contre-forts.

— On doit k Cormontaigne l’usage des escarpes inaperçues du dehors.

ESCARPIN (de l’italien scarpino). Voy. soulier.

ESCARPOLETTE (de l'italien srarpoletta, petite écharpe), sorte de fauteuil suspendu par des cordes, auquel on imprime un mouvement oscillatoire semblable I celui d’un pendule. On donne aussi quelquefois li cette machine le nom de balançoire.

ESCHARE ou escarre (du grec eschara, croûte), croûte noire ou brunâtre qui résulte de la mortification et de la désorganisation d’une partie vivante affectée de gangrène , ou profondément brûlée par l’action du feu ou d’un caustique. L'eschare, ne participant plus à la vie, se détache au bout de 6, 10 ou 15 jours, par l'inflammation et la suppuratiou qui se développe dans les parties saines environnantes.

eschare , genre de Molluscoides de la classe de» Bryozoaires ou Polypes ciliés, famille des Eschares. C’est un polypier presque pierreux, non flexible, a expansions comprimées ou aplaties, lamelliformes, fragiles, simples, rameuses, couvertes sur toutes les faces de cellules à parois commîmes , disposées en quinconce. On les trouve dans presque toutes les mers. Leur grandeur est peu considérable. L'A. foliacé, le plus grand, atteint i mètre de grandeur en tous sens. Il est commun sur les côtes de France.

ESCHAR0T1QUKS, sulislauces qui , appliquées sur une partie vivante , l’irritent violemment , la dèsorgauiseut, et y déterminent la formation d’une eschare * tels sont les arides minéraux concentrés, les alcalis caustiques, le deutocblorure d’antimoine, etc.

ESCLAVAGE (du latin S/avus, Siaie, Esclavon, à cause du grand nombre d’esclaves que fournissait ce peuple , ou, selon Vossius, parce que Charlemagne réduisit les Slaves en servitude). L'esclavage, fruit de l’oppression du faible par le fort, remoule aux premiers temps du genre humain ; on a pu dire qu’il était le fondement de la société antique.

Les patriarches de l’Ancien Testameut avaient à leur suite un grand nombre d'esclave*. Moïse, en condamnant à mort ceux qui vendaient un homme dout la possession ne leur était pas légitimement acquise, consacre l’esclavage; toutefois, il limite à dix aus l'esclavage, d’un Israélite; après cette époque, si l'esclave refusait le bénéfice de sa libération , on lui perçAit l’oreille, et il ne pouvait redevenir libre qu’après 45 ans d'une servitude nouvelle.

Les Grecs et les Romains avaient un grand nombre d’esclaves ; ce nombre excédait le plus souvent le chiffre de la population libre, lis étaient, selon les pays, traités avec plusou moins de douceur. Les esclaves des Lacédémoniens, connus sous le nom d 'Ilotes, étaient traités avec une rigueur extrême : aussi se révoltércn tils souvent contre leurs maîtres. — Tout au contraire, l’esclavage était fort doux k Athènes; aussi l’histoire ne mentionne-t-elle pas d’exemple de rébellion d'esclaves dans l’Attiquc. Lorsqu’un maître maltraitait un esclave, il était permis à ce dernier de le citer devant le magistrat, et de demander à être vendu a un autre maître. Les esclaves athéniens étaient employés h la culture des terres, aux manufactures, aux mines, aux carrières et aux travaux domestiques. Plusieurs s'adonnaient aux ouvrages d’industrie et aux arts. La loi défendait aux esclaves de laisser croître leur chevelure, de plaider, et même de rendre témoignage. Ils ne pouvaient jiorter des armes.

Les Romains avaient des esclaves de trois sortes : ceux qu’on prenait h. la guerre (mancipia) , ceux qui étaient nés de parents esclaves [venue ) , et ceux qu’on achetait aux marchands qui en taisaient trafic. 11 y eut pendant un temps une 4e espèce d’esclaves : c’étaient ceux qui, étant libres, se veudaieut volontairement ou devenaient esclaves de leurs créanciers. Il y avait à Rome un marché affecté a la vente des esclaves. Cette vente se faisait de trois manières, dites : l*sub hast A ( sous la lance), parce qu’on plantait une lance dans 1 endroit où se faisait cette vente : c’était celle des prisonniers de guerre; 2° sub coronA (sous la couronne), parce que, dit-on, les marchands posaient une couronne de fleurs sur la fête des esclaves qu’ils voulaient vendre; 3° rub pileo (sous le bonnet), parce qu’on leur mettait sur Ja tète une espèce de tounct ou de chapeau : par cette marque, le vendeur annonçait qu’il uc garan-

F.SCO

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