‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 397 sur 508 · FEU) — G58 — FEMM · texte numérisé non relu

FEU) — G58 — FEMM

FÉDÉRALISME (du latin fotdw, fimleris» alliance), système politique Jans lequel plusieurs Etals voisins se réunissent en un corps de nation , tout en conservant leur gouvernement propre cl leur ludr|K.‘ndance pour tout ce qui ne roucernc pas leurs intérêts communs. La Suisse en Europe , les Etats- Unis et les autres Confédérations de l'Amérique , sont det États fédératifs. — Les Girondins essayèrent eu 1793 d’établir le fédéralisme eu France en rompant l'unité nationale et en Alliant des départements autant de petits Etats indépendants. Cette idée malheureuse contribua beaucoup au triomphe fies Montaunards , qui proclamaient au contraire l'unité et Y indivisibilité de ta République.

FEDERATIF (état). Yoy. com édéhatior et fédéralisme.

FEE, être fantastique, du scie féminin, doué d’un pouvoir surnaturel ( Voy. le Dict. unit). d'Uist. et de Géoor.). — Outre le Cabinet des fées (41 vol. in-12, 17&5-89), qui contient la plupart des contes de fées, on peut consulter sur ce sujet les Lettres de AI. Walckenaer sur les contes de fées et l’origine de la féerie (1826, iu-12), et Les fées du moyen dye; rerheixhes sur leur origine , leur histoire et leurs attributs, de M. A. Maury (Paris, 1843, in-18).

FEERIES. Sous le nom tl'opéra- féerie, on entend un opéra dont le personnage principal est une fée, ou un génie tout-puissant , et où le merveilleux régne sans partage. La beauté et la variété des décorations, les changements à vue et les ballets en font surtout le charme. C’est Qu in nuit qui, dans son Armide, Introduisit ce genre sur la scène de l’Opéra ; Mouci if et Cahutac ie cultivèrent avec succès au xvm« siècle. La scène de l'Opéra-Comique a offert éualemeut de charmantes féeries : La fée Ur gèle, Zémire et Asor, Cendrillon. etc. Sur la scène étrangère, Shakspeare n’a point dédaigné ce genre féerique : la Tempête et le Songe d'une nuit d'été sont des opéras- féeries.

FERA (du botaniste français Fée), Feea , genre de la famille des Fougères, tribu des Hyménophyl- Jées, composé de belles et élégantes fougères, dont les fructifications, analogues k celle des Osmomiacéos. sont supportées par une columellc très-longue. La F. A plusieurs pieds, originaire de la Guadeloupe, a pour racine des faisceaux de fibres trèsdurs, se ramifiant eu brauches capillaires qui s’enfoncent dans la terre; ses feuilles sont longues de 15 à 18 renlim. sur 4 A 5 centim. de largeur; entre les feuilles naissent des hampes nues, courtes et surmontées par des épis élevés.

FEINTE (du latin frtio, fiction). En Musique, c'est l’altération d’une uotc ou «l'un ton par un dièse ou un bémol. — Dans l'Esc ri mu, c’est un coup qui a l’apparence d'une botte, et qui détermine l’adversaire à parer d'un côté, tandis qu'on frappe d’un autre.

FEINTE OU FINTE, SOl tC d’Alose. Votf. ALOSE.

FELD-MARÉCI1AL , grade militaire eu Allemagne, etc. V. ce mot au Dict. univ. d’Uist. et de Géogr.

FELDSPATH (de l'allemand Md spath , Spath de champ), nom commun à plusieurs minéraux silicates , remarquables par leur état cristallin et leur clivage plus ou moins facile : quelques-uns forment la base de plusieurs roches, telles que le grauitc. Je gneiss , la siéuite. Les espèces de felds|iatli les plus connues sont ïorthose (silicate d’alumine et do potasse), Valbite (silicate d'alumine et de soude), lo pétalite (sil. d’alumine et de litliiue), le labradorite (sil. d'alumine et de chaux), etc. Certaines variétés d’orthosc, qui offrent plus ou moins de transparence, avec des reflets nacrés, sont employées dans la joaillerie sous le nom de pierres de lune; les plus belles viennent do Ceylan ou du montSaint- Gotliard ( en latin Adulas nions, d'où le nom de pierres adulai res un on leur donne quelquefois). Du nomme pierre de solt-i! une variété analogue ,

remplie de petites paillette* de mica, mil esl beaucoup plus rare et d un prix très- élevé. Un feldspath laminaire d’une belle couleur verte, connu sous In nom de pierre des Amazones, est employé pour do petits objets de fantaisie, tels que boites, socles, pendules, etc. C'est au même usage qu’on emploie les belles variétés chatoyantes de labradorite. On so sert aussi de plusieurs roches felds(Kilhiques composée* , telles que le granité , la siéuite , divers porphyres, pour les bornes, pour les bordures des trottoirs, etc. Le* anciens faisaient de ces roches, improprement appelées marbre dur, des colonnes, des baignoires, des bornes sépulcrales, «les laides, etc. ; on les utilise peu aujourd’hui, parce qu’elles exigent de grands frais pour être taillées et polies.

FELE ou pesle, canne de fer pour souiller le verre.

FELINS (de /élis , « bat), famille «le Mammifères carnassiers, a pour type le genre Chat, et se subdivise en deux genres : le genre Chat proprement «lit, dont les ongles sont rétractiles, cl le Guéjtaril, dont les ongle* sont non rétractiles.

FELONIE (du saxon fello, traître). C’était, dans l’ancien Droit féodal , Faction d'un vassal qui commettait envers son seigneur un outrage ou une injure grave. La peine de la félonie était , outre la confiscation «lu fief, F Amende, l'emprisonnement, 1 1 mort, suivant la gravité des cas. — Il pouvait y avoir aussi félonie de la part du seigneur envers le vassal. Lo seigneur perdait alors sa tcuure féodale, qui passait, avec tous les droits y attachés, au seigneur suzerain. L’assassinat du jeune Artns de Bretagne par Jean sans Terre, et le refus que lit ensuite ce prince de comparaître devant les pairs assemblés à ï’aris, offrent un exemple «le rcs deux goures de félonie. Eu conséquence , le roi Philippe-Auguste confisqua le duché «Je Normandie et érigea le comté de Bretagne en fief immédiat de la couronne.

FELOUQUE (de l'espagnol feluca, dérivé de l’arabe fou/k, navire), petit bâtiment léger de la famille rie* Galère*, long et étroit, est encore en usage dans la Méditerranée. La felouque va A la voile et à l'aviron; elle a deux infits, l 'arbre de mettre et Y arbre de trinquet, dont chacun porte une' voile ù antennes; elle a «1e plus 12 avirons de chaque côté. Ce petit navire sert à la navigation marchande; autrefois on en armait en guerre.

FEMELLE. Outre son sens vulgaire , ce mot a quelques acceptions technique*. En Uotanhpie, on nomme Fleurs femelles celle* qui ne portent que «les pistils, sans étamine*. — Les Plumassiez noniment Femelles claires «le* plumes d'autruche femelle, blanches et noires, mais où le blanc domine sur lo noir ; F. obscures, celles où le noir domine. — Dans la Marine, on nomme ferrures femelles , ou fémelots, les pentures «à deux brandies qui portent le gouvernail et reçoivent les mamelons «les gonds. Les fémelots , placés sur l’étambot à des distances égales, sont au nombre «1e 7 à 8, depuis le talon jusqu'au-dessus de la flottaison.

FEMININ, genre grammatical. Yoy. genre.

FEMME («lu Latin femina). Considérée nu point do vue «le l’Histoire naturelle, la femme ne diffère pas seulement de Fhoinme par le sexe. Elle en diffère encore par sa taille qui est moins élevée, par sa croissance qui s’arrête plus tôt, par ses os qui présentent moins d’aspérités que ceux de l’homme, par sa poitrine plus évasée, son bassin plus ample, ses fémurs plus obliques, son larynx plus étroit et moins saillant, sa voix plus atçuè. enfin par la prédominance do système cellulaire et «lu système lymphatique qui, en arrondissant s« s firmes et donnant plu* de délicatesse à son organisation , lui assurent les avantages «1e la gr&ce et «le la beauté. Sur 33 enfants, il natt 17 garçon* et 16 filles. Terme moyen, la femme vit plus longtemps que l’homme.

La condition sociale «le la femme a beaucoup va-

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FÉMU — G

rié : chez les Juifs, la polygamie était permise ; mais la femme, soumise A son mari, pouvait exiger de la part de ses enfants le même respect, la même obéissance que le père. Dans l’Inde, les lois faisaient sa condition plus humble, mais les mœurs la rendaient en réalité plus élevée. Én Egypte, la polygamie était prohibée, et la position civile des femmes n'était eu rien inférieure à celle des hommes; elles pouvaient s'élever au rang suprême. Chez les Grecs, les Spartiates n’estimaient que la femme mère; les Athéniens traitaient la femme avec égards : ils ne pouvaient avoir qu'une épouse légitime; cependant le droit de répudiation était presque absolu , et A côté de l’épouse était la captive ou la femme achetée et la concubine. A Home, l’épouse était sous la complète dépendance de son mari; elle était traitée par la loi comme une mineure; toutefois la qualité de mère émancipait la femme et lui donnait des droits sur la fortuue de son mari. Dans le moyen Age , la condition de la femme s’améliora sous l'influence du christianisme. Aujourd'hui, dans toute l'Europe occidentale, elle a, sauf certaines restrictions, des droits presque égaux à ceux de l'homme, et dans le monde elle est toujours environnée d'égards et «le respect.

Dans tout l’Orient, la femme estcousidéréc comme étant d’uue condition inférieure A celle de l'homme, et la polygamie v est généralement en mage. Les Chinois n'ont qu’une femme légitime; mais, si elle est stérile, c’est un devoir de prendre une concubine.

En Droit, on peut considéror la femme en généra] ri la femme mariée. En générai , les femmes ne peuvent exercer aucune magistrature, ni servir de témoins aux actes «le l’état civil (Code civil, arl. 37, 980), ni être contraintes pur corps en matière civile, si ce n’est dans les cas de stcllionat (art. 2066). Les femmes, autres que la mère et les ascendantes, ne peuvent être tutrices ni membres des conseils de famille (art. -4-412) . Le droit canonique défend aux femmes do recevoir aucun ordre ecclésiastique, de toucher aux vases sacrés, de servir les ministres de l’Eglise. — La femme ne peut contracter mariage avant 15 ans révolus (art. 144 ). Mariée, elle doit obéissance et fidélité A son mari ; elle en suit la condition. et ne peut rien faire sans son autorisation ou celle ae la Justice, sauf les exceptions prévues par la loi; cependant elle peut tester sans autorisation (art. 213-226). Voy. les art. dot, époux, mariage.

Parmi les nombreux ouvrages qui ont été écrits sur la femme, on remarque : le Système physique et moral de ta Femme, par Houssel, Paris, 1775, ir>-8; Y Histoire naturelle de la Femme, de Moreau de la Sartbe, Paris, 1808, 3 vol. in-8; De la Femme, par J. -J. Virey, Paris, 1824, in-8: De la Femme 'physiologie, histoire, morale), par M. le I)r Belouino, 1852, etc. Legouvé a écrit un charmant poème sur le Mérite des Femmes.

FEMMES-MATURES OU POISSORS-FFMMXS , nom Vlll-

eaire donné aux Lamentins , aux Dugongs, etc., dans lesrjucls on a cru voir des monstres marins, des Sirènes, des hommes et des femmes aquatiques.

FEMORAL (de fémur, cuisse), se dit des parties qui appartienn«;nt ou nui ont rapport à la cuisse : on dit plutôt crural. Voy. CRURAL.

FEMUR (du latin fémur , cuisse), le plus fort et le plus long de tous les os du corps, s’étend du bassin au tibia , et forme la partie solide de la cuisse. H est cylindrolde, légèrement courbé en devant, non symétrique, oblique en bas et en dedans. Le corps de cet os est en forme «le prisme, contourné sur luiméme , et présente en arrière une licne saillante nommée ligne Apre. \J extrémité supérieure ou pelvienne présente 1° la télé, éminence soutenue par une partie plus rétrécie nommée col ; 2° le grand trochanter , éminence quadrilatère, occupant la partie la plus externe ; 3® le petit trochanter , apophyse située en arrière et au-dessous de la base du

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col. L'extrémité inférieure ou tibiale offre deux émin«*nces nommées condyles du fémur , et articulées avec le tibia et la rotule pour former le genou.

FENAISON (du latin ftienvm , foin). Ou nomme ainsi et la saisou où l’on coupe les foins et l'opération de couper les foins. On désigne plus souvent cette dernière sous le nom «le fhnage. Voy. ce mot.

PENDERIE (de fendre ), machine au moyen de laquelle , dans les usines à f«*r, on fabrique les baguettes carrées nommées Jéntons [Voy. ce mot). Une fonderie est disposée comme un lamiuoir; mais, au lieu de cylindres, on y emploie des disques en acier, également espacés sur chacun des deux axes «le la machine, qui se croisent réciproquement en forme de cisailles.

FENDIS, ardoise brute ou grossièrement divisée, qui, pour être employée, a besoin d’étre façonnée.

FENDOIR, instrument fréquemment employé dans les Arts, mais dont la forme varie suivant l'usage auquel on le destine. Le fendoir du fabricant de romain est cylindrique et évi«lé en angle par un de ses bouts; — relui du tonnelier «:t du vannier est un morceau «le bals ou de bois dur dont la tête est partagée en trois rainures, et dont chaque séparation est fqrmêe en tranchant : il sert A partager les brins «l’obier ou «le jonc en trois; — celui du cordier est un outil d’acier large et coupé en biseau par un bout, mais sans tranchant : l'autre* bout lui tient lieu de manche; — celui du jardinier est nu outil en for tranchant, qui sert A greffer en fente, etc.

FENETRE (du latin fenestra, dérivé du grec phainâ, éclairer). Il faut distinguer la fenêtre , qui n'est que l’ouverture destinée A donner do l’air et du jour, de la croisée, châssis qui sert A la fermer; cependant on les confond dans l’usage. On distingue dans la fenêtre le mur d'appui; le linteau, pièce de bois posée horizontalement sur les piedsdroits , ou côtés de la fenêtre ; les tableaux, partie «le l'épaisseur du mur eu dehors de la croisée; et V ébrasement , portion évasée du mur intérieur. La grandeur des fenêtres varie suivant l’importance do l'édifice : dans les maisons ordinaires, la largeur de l’ouverture est de 125 A 185 centim.; pour ia hauteur, elle varie selon l'importance de la construction et selon l'étage. Aujourd'hui , beaucoup de fenêtres sont ouvertes Jusqu'au plancher, ou A peu de distance; dans les anciennes maisons, « lies sont ordinairement A hauteur d’appui. Pour la forme, la plupart des fenêtres sont rectangulaires, ou d plate-bande, on bien à plein cintre, c.-A-d. en arca<ic. Les entresols et les attiques ont quelquefois des fenêtre* carrées, ou même plus larges que hautes, dites mezzanine. On appelle F. en tribune celles qui ont un balcon en saillie; F. fuyantes , celles «huit le mur d'appui est plus large que le liétcau, et dont, par conséquent, les pieds-droits ne sont pas parallèles. Il y a encore les F. en embrasure , dont l'ouverture va s’élargissant en dehors; !es F. d’encoignure, les ails de bœuf, le« jours de souffrance , etc.

Chez les anciens , les fenêtres étaient rectangulaires ou cintrées, ornées «le chambranle* ou de corniches; du iv« au xi® siècle, elles furent presque toutes à plein cintre, souvent géminées, ornées de colonnes adossées aux jambages et d’archivoltes fort larges. Les roses, ou fenêtres circulaires, datent du xi® siècle : elles furent perfectionnées du xui® au xv®. Vers le milieu du XII*, apparut V ogive: on appelle F. en lancette et Iles dont l’ogive est étroite »‘t allongée. A la Un du xiv® siècle, on remarque les F. en accolade, empruntées A l’architecture mauresque; aux xt® et xvi* siècles, les fenêtres rectangulaires, à angles supérieurs, arrondis, ou a croisée do pierre; dans les siècles suivants, oo multiplia, comme «irneinents, les chambranles A l’entour des fenêtres, les corniches et les frontons au-dessus, et les console* sous les corniches ou sous les appuis.

FENT

Les Anatomistes nomment fenêtres deux ouvertures placées sur la paroi interne de la cavité du tympan. La F. ovale ou vestibulaire est ovalaire, fermée par la base de l'étrier . et correspond à la cavité du vestibule; la F. ronde ou cochléaire es\ située au fond d’une excavation particulière, bouchée par une membrane line et transparcute, et correspond à la rampe interne du limaçon.

FENÊTRE ou ferkstré, c.-à-d. percé à jour. On appelle bandes ou compresses fenélrécs des bandes, des compresses garnies de petites ouvertures. Ces compresses sont employées daus les pansements des plaies, parce qu’elles permettent à la suppuration île s’écouler, et empêchent la charpie de se fixer sur la surface dénudée.

FENIL, bâtiment où l’on renferme le foin. C’est une grange ou un grenier placé au-dessus des étables. Suivaut la plu(>art des agronomes, le foin en meule se conserve mieux qu’enfermé dans les fenils.

FENIN. monnaie décompté allemande. V. pfehnig.

FENNEC ou zf.uda, Ktdott fennicus, espece du genre Renard, propre à l'Afrique, qui ne diffère guère du Renard commun que par la longueur de ses oreilles et par sa petite taille: il est long do 22 centim. environ, d'un fauve jaunâtre tres-pâle, varié de grisâtre; son pelage est doux et épais. Le Fennec vil dans les déserts, et il se creuse dos terriers où il reste caché pendant une grande partie du jour. 11 a été observé pour la lr® fois par Rrucc eu 17G7.

FENOUIL, Fœniculum . genre de la famille des Oinbellirères, se compose de plantes herbacées , bisannuelles ou vivaces, à tige rameuse, à feuilles laciniées et à fleurs jaunes. Le F. officinal est aromatique, stimulant et diurétique. Cette plante croit naturellement eu Italie et daus le midi de la Frauce. Scs grosses racines vivaces donnent tous les ans naissant à de nouvelles tiges qui s'élèvent jusqu’à 2 m. de haut. Ses feuilles nombreuses, Huemcnt découpées et alternes, plaisent à l’œil par leur délicatesse et leur légèreté; elles exhalent une odeur agréable quand unies touche ou qu'on les mâche. Les graines du fenouil sont aussi tres-parfumées et s'emploient, avec plusieurs autres graines, pour la préparation des liqueurs, telles que l'.misette et la fenouillette. — Il existe une variété de Fenouil , dite Anis de Paris, moins aromatique et plus douce que le fenouil du Midi, que l’on mange en salade comme le céleri.

Ou nomme F. commun, ou F. puant, l'Aucth odorant; F. annuel, l'Aunni Visnaga ; F. d’eau, le Phellandrc aquatique ; F. de montagne , le Pyrcthre du Levant; F. marin, le Bacilc ou Crilhine; F. sauvaye , la Cigué; F. de j/orc, la Pcucédane, etc.

FENOÜILLET, nom donné à trois variétés de Pommes, à cause de la saveur de leur chair, qui rappelle celle du fenouil. On distingue le F. gris ou Ams, le F. jaune ou Drap d'or ; et le F. rouge.

FENOUILLETTE, liqueur parfumée, formée d'eaudo-vie distillée avec la graine du Fenouil.

FENTE (de fendre). Eu Aiiatomie, on nomme ainsi les ouvertures longues et étroites qui traversent toute l’épaisseur des os : telles sont la F. cthmoïda/e, à la partie antérieure de la gouttière et de la lame criblée de l’ethmoidc ; la F. sphénoïdale ou orbitaire sujtérieurc, placée entre les grandes et les petites ailes du sphénoïde; la F. sphëno-maxil taire ou orbitaire inférieure, formée par les os maxillaire supérieur, sphénoïde, nialaire et palatin ; la F. ylcnoidale , qui divise en deux parties la cavité glénoide du temporal.

En Géologie, les diverses fentes du sol ont reçu, suivant leur importance, les noms de crevasses , fissures, failles , etc. Voy. ces mots.

peste et refente. Dans l’ancien Droit français, on appelait ainsi la subdivision entre les diverses branches d’une même ligne de parenté , des droits héréditaires attribués à cette ligne. En matière de

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