‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 399 sur 508 · FEU · texte numérisé non relu

FEU

gir ce mélange dans un haut fourneau , porté à une température très- élevée; le minerai se désoxyde alors aux dépens du charbon; les matières terreuses uî l'accompagnent se vitrifient au moyen du fouant, et le métal, très-chargé de charbon, coule, en raison de sa densité , dans la partie inférieure du fourneau, appelée creuset , qu'on débouche quand elle est pleiuc,pour faire couler au dehors la fonte dans des sillons creusés dans le sable ou dans des moules destinés 8 la fabrication de petites pièces, telles que marmites, boulets, biscaions, etc. ; le fer ainsi coulé prend le nom de fer en gueuse. Un soumet ensuite la fonte 8 Y affinage ( Voy . ce mol) pour la transformer en fer ductile et malléable. Le fer qui renferme du soufre, de l'arsenic ou du cuivre, a le défaut d’étre cassant quand on le forge à la chaleur rouge ; s'il contient du phosplioro , il se brise quand on veut le ployer après le refroidissement ; aussi n'oxlrait-on le fer que des oxydes et du carbonate de fer. Les premiers sont principalement exploités en France; les carbonates, en Angleterre. tnl855. on comptait on France 177 minesde fer exploitées, 1850 minières, et près d’un millier de fonderies et forges. La production annuelle s’élève 83,500,000 quintaux métriques de fonte brute, et à environ 30,000 quintaux métriques de fer malléable, lu tout d'une valeur de 150 millions de francs.

Le fer forme plusieurs combinaisons chimiques rjuiont de l’importauce dans les arts. 11 donne avec 1 oxygène trois composés : le protoxyde, ou oxyde ferreux (FeO), dont le sulfate est employé en teinture sous le nom de vitriol vert ou couperose verte ; le sesquioxyde , ou oxyde ferrique (Fe*0*), qui forme la rouille et de nombreux minerais de fer; Y oxyde ferroso- ferrique (FeU -j-Fe‘01), ou pierre d'aimant. Les sels à base de fer correspondent toujours au protoxyde ou au sesquioxyde; ou distingue les premiers sous le uoin de sels ferreux , ut les seconds sous celui de sels ferriques. Les sels ferreux sout généralement verdâtres à l'état cristallisé, et incolores après avoir été desséchés ; ils ont uuo saveur «l'encre, et s'altèrent peu a peu au contact de l'air, dont ils attirent l'oxygene. Les sels ferriques sont jaunes ou rouges; ils ont une saveur styplique et une réaction acide.

La connaissance du fer et l'art de le travailler ont dù être bien postérieurs à l’emploi des autres métaux usuels, à cause de la difficulté de son extraction. Quelques auteurs attribuent la découverte et l'usage de ce métal aux Cyclopes, d'autres aux Chalyhes, peuples très-anciens et fort renommés pour leur habileté à travailler le fer. La Bible constate l'ancienneté de cette découverte dam l'Egypte et daus la Palestine : elle en fait houneur 8 Tubalcain. Les auteurs grecs s'accordent à placer l'iutroduction en Grèce de la connaissance du fer aiusi que de l'art de le travailler sous le règne de Minos 1er, vers 1431 avant Jésus-Christ. Cette connaissance y aurait été apportée de Phrygie par les Dactyles, lorsqu'ils quittèrent les environs du mont Ida pour venir s’établir dans File de Crète. Toutefois, l'usage de ce métal ne parait pas avoir été très-répandu chez les premiers peuples de l'antiquité.

Outre ses nombreuses applications dans les arts, le Ter s'emploie en médecine comme tonique et pour donner de la couleur au sang : pour obtenir ces effets, ou l'emploie en limaille, réduit par l’hydrogène en poudre impalpable, en pilules, eu pastilles, mêlé au chocolat, 8 l'eau, etc. Voy. ferrugineux.

Fer arséniaté. espèce de fer qui est fusible à la simple flamme daine bougie, et qui donne beaucoup de vapeurs arsenicales quami on le grille sur des charbons. Ce fer se trouve eu vaines dans le granit, avec le cuivre arséujalé, le fer arsenical, le quartz, le cuivre pyriteux, le fer oxydé, etc.

Fer arsénicùl. Voy. mispiceel et pyrite.

Fer azur é, variété bleue de fer mélangé avec l’acide phosphorique. Il cristallise en prismes, mais plus souveut H se présente à l’état terreux.

Fer blanc. Voy. ci-après fer-blanc.

Fer cai'bonaté ou fer spathique, minerai de fer composé «l’acide carbonique et de protoxyde de fer (CO*, FeO), qu’on rencontre souvent eu cristaux qui ont la même forme et sensiblement les mêmes angles que la chaux carbonatée. 11 est d’un gris de poussière et d’une pesanteur spécifique variant de 3,0 8 3,8; il se dissout daus les acides avec effervescence. C’est un des principaux minerais qu’on exploite. Il forme des filous dans les terrains anciens et daus les terrains de transition de la Saxo, du la Bohême, de la Styrie, des Pyrénées, du Dauphiné, etc. Ou le rencontre souveut dans les terrains houillère, comme 8 Saint-Etienne, 8 Anzin, et dans la plupart des raines de l’Angleterre; 18 il ofTro le précieux avantage d’étre placé 8 côté du combustible nécessaire à son exploitation.

Fet' carburé. Voy. plombagine.

Fer chromé, minéral gris du fer, d’une pesanteur spécifique de 4,5, composé d'oxyde de chrome, da sesquioxyde de fer et d'alumine , en proportions variables. Il sert 8 la préparation des combinaisons du chrome. On le trouve daus des roches de serpentine 8 Baltimore, 8 Chestercoutz (Etats-Unis), en Silésie, en Sibérie, dans les munis Ou rais et en France , 8 Gassin , sur la plage de Cavalaire (Var).

Fer galvanisé, fer étamé au zinc. Voy. Etamage.

Fer limoneux (ainsi nommé parce qu’on le rencontre dans le limon des terraius d’alluvion ), dit aussi Limonite ou Fer hydroxydé, minéral composé de sesquioxydo de fer et d’eau, qu’on rencontre dans les terrains tertiaires en masses amorphes, en roches ou en grains, de couleur jaune brunâtre plus ou moins foncé. Il constitue une grande partie des minerais de fer qu'on exploite eu France. Lorsqu'il se présente en grains soudés ensemble, comme des œufs de poisson , ou le nomme Fer oolithique.

Fer magnétique , ou Fer oxydulé, synonymes

Aimant naturel. Voy. aimant.

Fer météorique. Voy. aErolithes.

Fer natif fer métallique qu’on rencontre dans la nature, libre de toute combinaison. Il est d’une grande rareté. On présume que le fer natif qu'on a rencontré dans certaines localités , par ex. h Labouicbe dans le département de l'Ailier, et 8 Lasalle dans l’Aveyron, est de la meme origine que les aérolithes.

Fer oligiste {du grec oligiston, très-peu, ainsi nommé par Haiiy parce qu’il y a très-peu 8 faire pour en retirer du fer pur), minéral rouge brun composé de sesquioxyde de fer presque pur. Lorsqu’il est en masses lamellcuscs d'un gris d'acier et d'un éclat métallique, il prend le nom de Fer séculaire (du latin spéculum, miroir). En masses fibreuses , couleur de sang , il prend le nom tYllématite (du grec haima, sang). Il se trouve eu filons puissants dans les terrains anciens et les terraius do transition, au Brésil, en Suède, 8 l'ile d’Elbe, à Framont, dans les Vosges , etc. U est aussi très-abondant dans les volcans : on en extrait le fer. On l'appelle, dans les Arts, Ferret et aussi Pierre à brunir, parce qu’on s’en sert pour polir certains coras, et en particulier les métaux.

Fer oolithique (du grec oon, œuf, et lithos, pierre), espèce de fer limoneux en grains agglomérés comme les œufs de poisson. Voy. fer LIMONEUX.

Fer oxydulé, fer magnétique. Voy. aimant.

Fer titané , minéral composé d'acide titanique, de sesquioxyde et de protoxyde do fer, noir, d'un éclat métallique, et daine pesanteur spécifique variant de 4,0 à 4,9. On le rencontre particulièrement aux environs «lu lac Ilmen en Russie, au mont Saint-Gothard , en Transylvanie , etc.

fer (acceptions diverses). Dans la Consl motion,

FERB

cm —

FERM

on appelle F. de carillon au fer qui a 2 centim. du grosseur ; F. ambouté, la tôle relevée eu bosse, pour faire divers ornements; F. corroyé , du fer forgé que l’on bâté froid pour le rendre moins susceptible de casser; F. coudé , du fur plié dans son épaisseur, pour retenir une poutre: F. élire, du fer qu’on a allongé en le battaut à chaud ; F. d'amortissement, une aiguille de fer entée sur un poinçon pour touir un ornement qui termine uu comble.

Eu Techuologie, eu mol désigne un grand nombre d’outils et d'instruments usités dans les arts, et dont les formes varient suivant les usages auxuels on les emploie. Tels sont , entre autres : le *. à bâtir, dont les bourreliers se servent pour rembourrer les bâts; les F. à repasser et les F. à boudin des blanchisseuses; les F. à friser des coiffeurs ; les F. à gaufrer, ù fileter, à dot'tr, à jtolir, dont se serreut les doreurs, les relieurs, les galniers, les fleuristes, etc.; les F. à râcler des ébénistes; les F. à éc/m mer et à raturer des corrojeurs ; les F. ù souder des plombiers, zingueurs, ferblantiers, etc.; les F. à tirer des tireurs d’or, etc. Tels sont encore : les F. de coupé, de velours frisé et de peluche , dont on se sert pour couper lô poil du velours et do la peluche ; le F. du cordier , morceau de fer plat nui sert ù assouplir l’étoupe ; les F. de Bouvet et de Guillaume , espèces de rabots à l’usage des menuisiers, etc.

fer a cheval, espece* de semelles de fer qu’on attache avec des clous daus la corne du pied des chevaux, des mulets, des ânes, des boeufs. Ou fait les fers de plusieurs formes différentes (Voy. marEchal ferrant). — La Lin gère nomme ainsi une petite pièce qui sert do doublure ou de soutien à l'épaulette des chemises d'homme*. — En termes de Fortification , ou nomme fer A cheval un ouvrage fait en demi-cercle au dehors d'uue place. — En Architecture, c’est un escalier qui a deux rampes et qui est fait en demi -cercle.

En Histoire naturelle, on nomme Fer à cheval, à cause de leur forme , deux espèces européennes de Eliauves-Souris, du genre Rhinolophe. Le Petit Fer à cheval, ou Hh. ù deux lances , a la feuille nasale droite lancéolée, couverte de quelques poils ; son pelage est long, fin, lisse, soyeux, d'un blanc lustré; les membranes des ailes ot de la cuisse sont diaphanes. Sa longeur est de 65uiîlllni. Le Grand Fer ù cheval, ou Bh. uni fer , est long de 95 millim. Son pelage est cendré par-dessus, et gris blanchâtre eu dessous chez le mâle. La femelle a la hase des poils blanche, et l’extrémité rougeâtre; sus parties inférieures sont d’un cendré lavé de rose. — On nommeFer de lance une Chauve-Souris du genre Phyllostome.

FERCiiAiD, maladie inflammatoire de l’estomac, nommée aUMl Pyrosis. Voy. ce mot.

fer en meubles. Dans le Commerce, on nomme ainsi, sans qu’il soit facile d’en donner une bonne raison, toutes les fournitures nécessaires pour garnir les meubles, laines, crins, étoffes pour meubles, etc.

FER-BLANC , télé mince recouverte sur ses deux faces d’une couche d'étain qui la garantit de la rouille. Pour obtenir le fer-blanc, on décape parfaitement la télé, et on la maintient daus uu bain d’etain en fusion. Cette fabrication a pris naissance en Allemagne. Le fer-blanc anglais a eu longtemps la suprématie sur celui des autres pays , mais aujourd’hui nos fabriques françaises fournissent des produits tout aussi bons. A l aide des arides , ou parvient à faire sur le fer-blanc des dessins particuliers qui portent le nom de moiré (Voy. ce mot). — Ou appelle ferblantier l’ouvrier qui fabrique toutes sortes d’objets en fer-blanc. La plupart des ustensiles de ménage, casseroles, cafetières, passoires, écumoires, moules, boites, entonnoirs, etc., sont dus à la ferblanterie. Pour confectionner ces divers objets, le ferblantier taille les feuilles de fer-

blanc avec des cisailles, les contourne sur la bigorne, et les soude ensuite avec de la soudure de plombier. Pour les polir, il se sert du brunissoir ou du marteau. Quant aux cannelures ou ornements, ils se faisaient autrefois au marteau, et c'était dans ce travail que brillait surtout le talent de l'ouvrier ; aujourd'hui on les façonne à l'estampage. Depuis quelque temps les ferblantiers fabriquent avec le zinc des seaux, des baignoires, des plombs, des gouttières, des tuyaux de conduite, etc., ouvrages qui faisaient aiqiaravant partie de l’industrie du plombier.

FERBLANTIER , ferblanterie, Voy. fer-blanc.

FERIES (du latin ferire, immoler des victimes, ou bien à fe rendis epulis . à cause des festins qu’on célébrait) , jours peudant lesquels tout travail était interrompu à Rome. Le plus souvent c’étaient des jours de fête. 11 y en avait plusieurs sortes : les unes étaient fixes (statica-) et se distiuguaieuton annuelles ( annales ) et anniversaire* ( anniversariœ ) ; les autres étaient mobiles. La célébration de celles-ci était déterminée par les prêtres et les magistrats, et on les nommait indicative ou indicate (désignées) , ronce plu: œ (votives), impérative (ordonnées). Il y avait encore les fériés de famille (ferie privâtes ou proprie ), les natalitie, ou de naissance, les exseyuiales, pour les funérailles, les denicales. pour l’expiation faite après un euterrement, les sernentine, pour les semailles, etc. Parmi les fériés publiques, on remarquait les fériés latines, instituées par Tarquin le Superbe en mémoire de son alliance avec le roi des Latins. Voy. le l)ict. univ. (T Hist. et de Géoyr.

Dans la Liturgie catholique, ou nomme fériés les jours de la semaine après le dimanche. Le lundi est compté pour la 2e férié, et ainsi de suite jusqu'au vendredi, qui est nommé la O férié. Un ue dit point la 1™ férié ni la 7e férié; on se sert des mots ordinaires, dimanche et samedi. Un nomme férié * majeures, les trois derniers jours de la semaine sainte, les doux joui s d’après Pâques et la Pentecôte, et la 2* férié des Rogations, qui a son office particulier.

FÉRIÉS (jours), jours où Fou chôme, c'est-àdire où il y a cessation de travail présenté par la religion pour la célébration d’une fête. Il yen avait infiniment au moyen âge, ce qui uuisait beaucoup au travail et ruinait l’ouvrier; la loi a porté uu frein à cet abus. Sont considérés aujourd’hui en France roinmo jours fériés, outre les dimanches, Noël, l'Assomption, l'Ascension et la Toussaint (loi du LS germ. au X et arrêté du 29 du même mois), le premier jour de l'an (avis du couscil d'Etat, 20 mars 1810), le 15 août, fêle de l’Empereur, et avant 1848. te iour de la fête du Roi. Toute la sanction donnée par la loi aux jours fériés consiste à ne faire aucun acte public ou de procédure pendant ces jours, si ce n'est en vertu d'une permission du président du tribunal, à ne pas arrêter un débiteur, à n’exécuter aucune condamnation. Une lettre de change échéant à un jour férié légal est payable la veille, ainsi que les billet* à ordre. Le protêt ne peut être fait que le jour suivant.

FERLAUE, action de ployer une voile sur**a vergue. Pour ferler une voile qui est larguée, ou te relève et on l^t serre tout leloug, un peu au-dessus, et sur l’avant de la vergue, à l’aide de cordes ou tresses nommées rubans de ferlaye. Le fcrlage des voiles est la base de l'instruction des matelots.

FERLIN , jietite monnaie de cuivre usitée jusqu'au xviua siècle, valait le quart d’uu denier.

Le. ferlin, mesure agraire, valai 13,200 inètr. carrés.

FERMAGE. Voy. ferme et bail.

FEHMAlL se dit, en termes de Blason, des fermoirs, agrafes ou boucles qui sout fixés aux manteaux ou ceintures. Ils sont représentés dans les armoiries, rondes ou en losange. Un écu fet'maillé est celui qui renferme plusieurs fermaux. Voy. fermoir.

FERME (du latin firma, dérivé du grec herma, clôture, ou du celtiquo, ferma, louage), su dit :

FERM

FERM

l°de toute exploitation rurale,comprenautles terres, les bâtiments d’exploitation, l’habitation du fermier, les animaux domestiques, etc.; 2® d’une contention par laquelle le propriétaire d’un héritage rural abandonne à certaines conditions la jouissance de son héritage; le fermage est fait, soit pour un prix contenu stipulé par aimée, soit sous la condition d’un partage des fruits avec le propriétaire fie Code civil trace les régies particulières aux baux à ferme dans les art. 1765-78) ; 3® de toute exploitation prise à forfait et moyennant un revenu fixe.

Yoy. FERMIER.

On nomme Ferme école , F. expérimentale , F. modèle , tou rétablissement agricole qui a pour objet de former des agriculteurs et d'enseigner les perfectionnements qui urit été introduit» dans la culture des terres et le soin des animaux. La plus ancienne ferme expérimentale date de 1771 : elle fut fondée par S&rcev de Sullères, à Anne! (Oise), près de Compïègne. Le peu de certitude dt sd .uur. s de la science arrêta longtemps le développement de ces utiles instilutiuu». Tuutelois ou a vu s’élever au commencement de cc siècle l’Académie agricole de MœgJin (Prusse) , la ferme exemplaire de Roville (Meurlhe), fondée en 1822 par Mathieu de Dombasle ; la ferme de Grignon , prés Versailles (1827); V Institut agronomique de Cireucester, en Angleterre (1845). Eu 1854 on comptait en France 49 fermes-ra odeles.

Le décret du 3 octobre 1818, qui a organisé l’enseignement de l'agriculture eu France, ordonne l'établissement de fermes-écoles dans tous les départements ; La ferme de Grignon , celles de Graudjouan (Loire-Inférieure), do la Saulsaie (Ain), de Saint-Augeau (Cantal), sont devenues des écoles régionales ; enfin un Iwdiiut agronomique fut créé à Versailles ( Voy. agriculture) . Eu 1849, le gouvernement belge a créé huit fermes-écoles destinées également à l’euseignement pratique de l'agriculture.

ferme , assemblage de pièces de bois qu’on place de distance en distance pour porter Je faite et les chevrons d'un comble , se compose ordinairement de deux pièces de bois inclinées ( arbalétriers ) assemblées par leurs pieds dans le tirant qui arrête l'écartement , et par le haut dans le jxdnçon qui est vertical. D’autres poutres , dites faux entrait» et contre- fiches , empêchent les arbalétriers de fléchir.

firme (jeu de la) , jeu de cartes que l'on joue à dix ou douze personnes , en ôtant les huit et les six, excepté le six de cœur, et où le nombre seize gagne le prix de la ferme et dépossède le fermier. Le jeu de la ferme se joue aussi avec six dés marqués d un seul côté depuis un point jusqu'à six, de sorte que le plus haut coup, celui où l’on gagne la poule ou la ferme , est de vingt et un points.

FERMENT (du latiu fèrmentunt, dérivé de fervere, s'échauffer, bouillonner), «e dit de toute substance qui a la propriété de déterminer la fermentation dans une autre. On a reconnu que les substances organiques azotées très-altérables, telles que la Ievûre de bière, la pôle aigiic, la lie de vin, le sang décomposé, lt fromage pourri , etc. , agissent particulièrement comme ferments quand on les met en présence d’au- IÛ0* substances organiques. — Les médecins humoristes donnaient ce nom à un principe matériel qui, selon eux, se développait dans l'économie, altérait les liquides du corps et causait plusieurs maladies.

FERMENTATION (de ferment ), décomposition qui s'effectua dans un grand nombre de substances organiques, comme dans le sang, burine, les liquides contenant du sucre, lorsqu’elles sont exposés à l’action de l’eau, de l’air et d’une chaleur tempérée. Une substance organique qui fermente fournit une série non interrompue de nouveaux produits moins complexes et plus stables, et dont la plupart appartiennent à la nature inorganique, tels ,

que l’acide carbonique, l’ammoniaque, l'eau, l’acide sulfhydrique, etc.; ordinairement la fermentation est accompagnée de gaz, quelquefois inodores, mais le plus souvent répandant une odeur infecte. — On a donné des noms particuliers à la fermentation, suivant la nature des produits auxquels elle donne lieu : ainsi on distingue la F. saccharine, celle où se produit du sucre, comme dans l’action de l’orbe germé*.- sur la fécule; la /•’. vu, ruse, spiritueux ou alcoolique, celle où le sucre reconvertit eu esprit-de-vin ut en acide carbonique, comme dam la fermentation du vin, du cidre, de la bière, et en général des liquides sucré* ; la F. acide, celle où IV-sprit-do-vin se convertit en vinui-u ; la F. putride , ou putréfaction , celle où la décomposition îles matières organiques développe des gaz infects, tels <pie l’acide sulfhydrique, l’ammoniaque. Dans les matières azotées la putréfaction semble être spontanée,et de très-petites quantités de matière! putréfiée* peuvent communiquer celte al U ration à des quantités indéterminées des mêmes substances non altérées : ainsi, une faible portion de verjus en fermentation , ajoutée à du moût de raisin nouvellement extrait, fait entrer toute la musse en décomposition; la plus petite portion de lait aigri, de pAte de farine altérée, de chair ou de sang putréfié, occasionne les mêmes altérations dans du lait, du la pâte de fariuo, de la chair ou du sang non altérés : ccs substances prennent le nom de ferments quand on les emploie pour hâter artificiellement la fermentation.

Un peut empêcher la fermentation dus corps organiques en les préservantde l'action du l’humidité et de celle de l’air. Les sucs végétaux les plus sujets à s'altérer se couservent parfaitement à l’abri du contact du l’air; de même les viandes de toute espèce , les légumes les plus sujets à se corrompre , si on les renferme dans des vases hermétiquement clos, après les avoir chauffés jusqu’à l'ébullition de beau, de manière à les dépouiller de l'air qu’ils contiennent. C’est sur ce principe qu'est fondée la méthode d’Àppert pour la conservation des aliments. Il y a aussi des agents chimiques, comme les alcalis, qui favorisent la fermentation; d’autres dits antiseptiques, comme les acides minéraux, les sels mercuriels, la créosote, l'essence de térébenthine, qui l'entravent ou l’arrêtent tout à fait. Voy. embaumement.

Les phénomènes du fermentation sont depuis longtemps connus , mais ce n'est que dans les temps modernes , grâce aux efforts de M. Liebig, que bon est parvenu à les expliquer d une manière scientifique. Voy. zymolocie.

fermentation colorante, sorte de fermentation que Fourcroy et d’autres chimistes croyaient exister pendant la formation des matières coloraiites.

FERMENTATION PANAI RE , DOD1 dORDÔ par quelque*

chimistes à la fermentation que subit la pâte dout on se sert pour faire le pain ; elle sc rapporte aux fermentations acide , saccharine , alcoolique , etc.

FERMIER (de ferme) , nom donné à celui qui dirige l’exploitation d’une ferme . soit qu’il en soit Je propriétaire, soit qu’il cultive fa terre d’un autre, à charge de payer au propriétaire mie redevance fixée par des conventions réciproques (loi/, ferme). — On nomme F. partiaire, colon partiaire , ou métayer, celui qui prend des terres à exploiter, à condition de rendre au propriétaire une certaine partie des fruits produits par le fonds affermé.

On a éleudu le nom de fermier à celui qui prend à ferme certains droits, c.-à-d. qui s’engage à verser annuellement une somme fixe eu sc chargeant de percevoir des droits dont le produit est variable : c’est en ce sens qu’on dit fermier des jeux, etc. — Avant 1789, on appelait Fermiers généraux les membres d’une association privilégiée qui tenait à ferme les revenus publics. Leurs fonctions sont eu

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