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la langue grecque . caractérise le futur et l’aoriste; le K , qui caractérise le parfait ; la figurative précède toujours la terminaison.
FIGURÉ (du latin figura). En Géométrie, on nomme en général figure la forme qu’affecte une portion quelcunquc.de l’étendue : le triangle, le quadrilatérale cercle, etc., sont des ligures. V .ces mots.
Deux ligures sont dites égales, lorsque, étant superposées , elles coïncident exactement dans toutes leurs pat lies; éfjuivalentes , lorsqu'elles ont la même éteudue , saus avoir la même forme ; semblables, lorsqu’elles ont la même forme sans avoir" la même étendue; symétriques , lorsqu'elles ont toutes leurs parties égales chacune à chacune, mais dans une disposition inverse.
On demie aussi le nom de figure, dans tout traité didactique de science ou de technologie, à tout objet figuré, c.-à-d. représenté par le dessin pour venir & l’appui d’une démonstration ou d’une description.
Eu Rhétorique, on appelle figures, certaines manières de parler qui rendent la pniséeavee plus de vivacité, de force et de grâce : c'est surtout le langage de l’imagination et de la passion. On distingue les F. de pensée et les F. de mois. Les premières dépendent de la forme que la pensée a prise dans l’esprit ; on peut en changer l’expression sans détruire jMjur cela la ligure. Telles suiit : V interrogation , la prélérition , la réticence, la suspension , la prtdepse, la correction , la concession , 17 'typerbote, la litote, l 'ironie, V antithèse, la comparaison, Yhypotypose , Véthopée, V imprécation , 1 exclamation^’apostrophe, la vrosopopée , V éptphoncme, etc.
(I ’ay. ces mois ). — Les Figures de mots tiennent surtout à la forme de l'expression et disparaissent quand ou la change; elles se distinguent : en F. de grammaire, qui modifient l’emploi grammatical des mois, telles que V ellipse, le pléonasme, la sj/lleftse et JTntttrfiofi; en Tropes, qui modifient le sens des mots, tels que la métaphore , la métonymie. la synecdoque , la catachrèse , l’ hypallage, I antonomase , V allusion ; el en F. de mots ftroprement dites , comme la répétition, la gradation , la disjonction, la périphrase, l’ onomatopée, etc. On doit a Dumarsais, à Fou tau ier, des Traités des Figures. — Pour h* Figures du Syllogisme, Voy. syllogisme.
En Théologie, ou a apjielé figures les choses, les personnes, les événements de rAnri.u Testament qui, suivant l’opinion de quelques commentateurs , sont les images du Nouveau Testament et de ses mystères : ainsi la manne est line figure de l'eucharistie ; Abel, Isaac, Joseph sont des figures de Jésus-Christ. Ou nomme figurisme, le système de ceux qui cherclient ainsi, dans toute l’Ecriture, des ligures ou allégories. Ce système, déjà en faveur chez les Juifs, et adopté par Origène, devint surtout à la mode au moyen Age. On cite parmi les figurlstes du xvii* siècle le savant Coccéius do Lcyde , qui voyait dans j toute la suite de l’Ancien Testament l'histoire de Jé«us-Chrisl et celle de l'Eglise.
Eu Astrologie, on nomme figure une description ou reproduction de l'état et uc la disposition du ciel a une certaine heure , qui ronlieut les lieux d« s planètes et des étoiles, marqués dans une figure de douze triangles nommés maisons. On la uomine aussi horoscope et thème.
Dans les Arts du dessin, le mot figure désigne la représentation par le dessin de l’être humain, ainsi que celle de l’animal. — Eu termes de Blason, il se dit des pièces dont un écu est chargé.
Eu Musique, c’est un groupe de notes qui forme un certain dessin. On appelle chant figuré et musique figurée tout ce qui u'ett pas plain-chant.
En Chorégraphie, oti nomme aitisi les mouvements , les danses symétriques faites par les danseurs, de manière à former un tableau, uii ensemble agréable. La dause de société a aussi ses figures ,
qui tout connues de tout le monde. Voy. coxtre-
DAXSE et QUAftRIl.l.E.
FIGURE. Eu Arithmétique, on appelle nombres figurés des suites de nombres formant des progressions arithmétiques de divers ordres , dérivées les unes des autres par une lot constante. La suite des nombres 1, 2, 3, 4, 5, etc. forme loi F. du premier ordre. Si l’on ajoute ensemble les termes de cette suite ainsi : 1 et 2 font 3; 3 et 3, G ; 6 et 4, 10, etc., il en résulte les nombres 1 , 3, 6, 10, 15, 21, etc., que l'on nomme F. du deuxième ordre , ou nombres triangulaires. En ajoutant de la même manière les termes de cette 2* série, on a la suite 1,4, 10, 20 , etc. , nommée F. du troisième ordre , ou nombres pyramidaux ; ajoutant encore la 3« série, on a les nombres I, 5, 15, 35, 70, 126, etc., nommés F. du quatrième ordre, etc.
Dans la Géométrie pratique , on nomme figuré la représentation des dilferents objets que renferme un terrain dont on lève le plan , ou un pays dont on fait la carte.
En Littérature, on appelle style figuré tout style où l'on fait un fréquent usage ues figures ( Voy. ce mot). On dit d'un mot qu’il est employé daus un sens figuté, lorsqu’on le détourne de son sens propre pour lui faire exprimer des choses analogues, mais qui n’ont point de signes propres dans le langage ordinaire. Voy. trope et métaphore.
En Musique, on appelle trait figuré, un trait dans lequel on fait pisser, pair une marche diatonique, d’autres notes que celles de l'accord aclticl ; basse figurée, une basse dont les notes portant accord sont subdivisées en plusieurs autres noies de moindre valeur; harmonie figurée, celle où l’on fait passer plusieurs notes sur un accord.
FIGURINE (diminutif de figure), se dit en Sculpture d’une petile figure. Plus souvent , on entend par ce mot de très-petites figures antiques eu terre cuite, en bronze , eu argent. La plupart de ces figurines représentent des divinités , et étaient, selon toute apparence , un objet de dévotion domestique.
FIGURISME. Voy. figure en Théologie.
FIL (du latin fdum), petit briu long et menu qu’on détache de l’écorce du lin ou de celle du chanvre , ou de toute autre substance susceptible d’être filée, et que l’on tord ensemble soit entre les doigts, soit ail moyen du rouet, dit fuseau, ou d’instruments mécaniques produisant le même elTet (K. filature). La force du fil se mesure par le poids qu’il peut supporter; sa Gnessc, par l’opération dite numérotage. Le fil, en sortant «lu métier, est mis cil écheveau; chaque écheveau est formé de dix écbe- > cites de 100 mètres chacune , et ayant 70 tours de dévidoir; après avoir pesé ces écbcvcaux, on met ensemble ceux qui ont le tnôme poids jusqu'à concurrence d’nn demi-kilogr. , et leur nombre pour former ce poids donne le numéro du fil.
Les fils de lin ou de chanvre servent soit à fabriquer des toiles, rubans on tissus quelconques , soit à coudre. Parmi les fils à coudre , on distingue : 1° le fil de Bretagne, le plus fort entre les fil* communs : il est bis ou teint en di versez couleurs, toujours tors eu deux ou en trois, et sort aux tailleurs, aux tapissiers, cl pour le gros linge ; 2° le fil blanc de Bretagne, également bis, mais plu* varié daus les degrés de finesse; 3° les fils de Flandre [en jioignées, blancs, demi-blancs ou à la religieuse , bis, à marquer, etc.), qui se fabriquent a Lille et aux environs, numérotés de 14 à 50Ü et même au delà; 4° le fil d’Èpinay ou de France, dit aussi fil blanc bonnetier, fil blanc en deux et en trois, fort estimé; 5° le fil de Bailleul ou fil en masse , teint de toutes couleurs et dont on fait une consommation considérable. — On connaît encore les fils dits de Malines , pour la fabrication et le raccommodage des dentelles; de Saxe, très-unis, irès-fiu».