‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 413 sur 508 · FLEU · texte numérisé non relu

FLEU

*c trouve eu Russie, mêlée au quartz Ityaliu : Fl. de pierre, lt*§ Bélemnitcs.

Eu Horticulture, ce mot dénis ne la pousse de la canne

lucre et autres plantes à tiges ferme* et droites.

fléchi: (la), constellation de l'hémisplieru boréal, située sur les bords de la Voie Lactée, entre le Ilenard et V Aigle, et qui contient 18 étoiles de quatrième grandeur. Les poètes ont prétendu que c'était la flèche de l'Amour, ou celle qui servit â tuer le vautour déchiraut les entrailles de Prométhéc.

FLECHlERE, Sagittaria, genre de la famille des Alismarées, est composé d'iit-rbus aquatiques , à racines vivaces, à feuilles eu forme ue fléchés, et à fleurs monoïques, blanches ou rougeâtres, disposées en épi, les fleurs mâles eu haut, les femelles au-dessous. Ces plantes croissent sur le bord des eaux. La Fl. sayittée , qui vieut en Europe, fleurit de juin â juillet. L'iutérieur des tiges et des feuilles est rempli d’une moelle douce, savoureuse, qui les fait rechercher des chevaux et des pourceaux. Cette plante lixe les terrains d'nlluvion et procore un bon engrais.

FLECHISSEURS (muscles), muscles destinés a fléchir certaines parties du corps. Le Fl. suUime ou superficiel des doigts , situé à la partie antérieure de l’avaut-hras, fléchit les deuxièmes phalanges sur les premières , celles-ci sur les os du carpe, et la main sur l’avant-hras ; le Fl. profond des doigts , situé au-dessous du précédent, fléchit les troisièmes phalanges sur les deuxiemes ; il y a aussi le Fl. du pouce. du petit doigt , celui des orteils , etc.

FLmiME. Voy. piii. f cme.

FLEULE, dit aussi Fléau, en latin Phleum, genre de la famille des Graminées : patiicule resserrée en épi, glumes tronquées et terminées |>ar deux pclilcs pointes avec une plus courte datis le milieu. La Fl. des prés est une herbe a tige droite, glabre, haute do 75 centimètres à l mètre , et très-commune dans nos prés. Tous lei bestiaux la recherchent, particulièrement les chevaux. Ou en fait de bonnes prairies artificielles, auxquelles on reproche toutefois de donner trop pende fane. La Fl. noueuse, presque aussi commune que la précédente, se trouve dans les prés marécageux; elle n’est pas moins agréable aux troupeaux. Elle se distingue par scs racines noueuses et par scs tiges couchées à leur partie inférieure.

rLET, nom vulgaire d’un poisson du genre Plie, lé Platessa fie s sus.

FLETAN , Hippog/ossus, genre de l’ordre des Malacoptérygiens subbracliieus , famille des Pleurourctes, et composé de poissons plats ayant les nageoires et la forme des Plies; les yeux et la ligne litérale les uus a droite, les autres à gauche. Le Fl. helbut , type du geure , est très-commun daus les mers du Nord. Il ressemble beaucoup aux Plies, dont il ne ditfere que par rallongement de son corps, il •tteiut jusqu’à *2 m., et pèse de 1T>0 â 200 kilogr. 8a chair fournit un aliment copieux cl agréable. Un ie mange frais, ou réduit en longues lames salées ou Séchées. La membrane de son estomac est transparente : les Groenlandais eu font des plaques dont ils se servent comme «le vitres pour les fenêtres.

FLETRISSURE. Voy. marque.

FLEUR (du latiu fios), la partie la plus éclatante et la plus passagère de la plante :c est un appareil qui renferme les organes reproducteurs et le* protège, et dans lequel s'effectue la fécondation et se développent les graines qui doivent perpétuer In plante. Les organes qui composent les fleurs sont, les uns, essentiels, comme les étamines ou organes tnâles,et \espislils ou organes femelles ; les autres, accessoires, comme la corolle et le calice, etc., auxquels U fleur doit particulièrement sa grâce et son éclat.

Une fleur se compose ordinairement de quatre couches concentriques appelées i sertie il les, qui, de l'extérieur à l'intérieur, sont la corolle, le calice, les Hommes tt les pistils. Quelquefois, un 5* vcrticille

est formé, entre les étamines et les pistils, par uns rangée de nectaires. Le calice et la corolle constituent le pèrianthe. On nomme undtécée le vcrticille des organes mâles, et gynécée relui des organes femelles. Une fleur est dite complète lorsqu'elle possède les quatre verticillcs, et incomplète dans le cas contraire; nue , si elle ne porte ni calice ni corolle. Elle est hermaphrodite lorsqu’elle renferme les organes mâle et femelle; unisexuée, lorsqu’elle ne porte que des étamines ou des pistils, et neutre , lorsque les organes sexuels avortent, comme cela arrive souvent dans les Composées. On appelle monoïques les plantes qui ont sur le même pied des fleurs mâles et des fleurs femelles séparées; dioiques, celles qui n'ont sur chaque pied que des fleurs mâles ou des fleurs femelles; et polygames . celles sur lesquelles on trouve à la fois des fleurs unisexuées et des fleurs hermaphrodites. La fleur est encore monandre , diandre, triandre, polgandre, suivant qu’elle renferme unp, deux, trois, ou un plus grand nombre d’étamines; et monogyne , digyne , trigyne ou polygyne, suivant quelle renferme un, deux, trois ou un plus grand nombre de pistils. On nomme réceptacle l’axe qui supporte tous les verticillcs , quelle que soit sa forme. Lorsque la corolle est d'une seule pièce, on dit la fleur monopétale ; elle est dite polyjtélale lorsque la corolle est formée de plusieurs pièces. La fleur peut être encore hyfiogyne , périgyne , épigyne : régu/ièi'e, irrégulière ; infundibu li forme, tubuleuse, etc. V’oy. cos mots.

Ou nomme vulgairement : Fleur ailée , plusieurs espèces d’Ophridts, la Manlisie et la Rhexic veloutée; Fi. d'amour, l’Amarante , l'Ancolie et le Pied d'alouette sauvage; Fl. d* Arménie, l’Œillet de poète; Fl. de carême , une variété de Renoncule ; Fl. de chair, le Trèfle incarnat , le Mé lampyre des champs, la Lychnide laciniée; Fl. changeante, la Ketmie de l'Inde; Fl. du ciel , le Nostoc et la Tremellc; Fl. de crapaud, la Stapélie panachée; Fl. des dames, r Anémone coquelourde . l’Hépatiquc des jardins et l'Héliotrope du Pérou ; Fl. écarlate, la Lychnide do Russie et le Qu.imnrlit jasmin: Fl. <f écrevisse, la fleur du Balisier Indien; FV./euiV/e, la Sauge hormin ; Fl. impie, la fleur du Doinbeva éclatant; Fl. de jalousie, l’Amarante tricolore ; ri. joyeuse, I Acacia de Malabar ; Fl. miellée , le Mélianthe pyramidal et la Moseatclliuc printanière; Fl. mistele, une es|x*ce de Talin ; Fl. de muscade, le Macis; Fl. de jtnssion. la Grcnadille et le Passiflore; Fl. de plume , la Valériane grecque ; Fl. printanière, la Pâquerette et la Primevère; Fl. de sang, la Capucine et la Tulipe du Cap; Fl. satanique, l'Iris do Perse ; Fl. de soleil, l'Héliotrope, l’Hélianthe, la Belle-de-jour, la Gaude, la Mauve, etc.; Fl. de tous les mois, le Souci des jardins ; ri. des veuves, la Scabieuse atropurpurée.

On donue encore le nom de Fleur : 1® à la partie la plus fine de la farine , du soufre et d’autres matières ; 2® aux taches blanches que l’on voit sur la MU! de certains fruits qui n’ont pas été maniés; 3® en termes de Corrojreur, au côté de la peau dont on a enlevé le poil ; 1 autre côté se nomme chair.

On appelle fleurs du vin les moisissures que le contact de l’air développe à la surface de ce liquide.

Les anciens Chimistes nommaient fleurs certains produits solides et volatils obtenus par la suhlimatiou. ainsi que les sublimés pulvérulents. Telles sont les Fl. ammoniacales martiales, produit de la sublimation du chlorhydrate d’ammoniaque avec le chlorure de fer; les Fl. argentines d’antimoine, ou protoxyde d’antimoine: les Fl. d'arsenic, ou deutoxyde d'arsenic; les Fl. de benjoin, ou acide benzoïque; les Fl. de bismuth, ou oxyde de bismuth ; les Fl. de cuivre, oxyde et sulfate de cuivre ; les Fl. de zinc, oxyde de ziuc ; les Fl. de soufre. V. soufre.

On nomme Fleur d'argent, dechau. rou de pierre f i une chaux rarbonatée qui se réduit facilement eu

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